Mercredi 22 mai à 19h, rencontre avec René de Ceccatty, Gilles Sebhan et Martin Provost dans le cadre de la résidence de Stéphane Lambert

En ce printemps maussade et frisquet, nous vous proposons une sélection de livres qui, nous l'espérons, vous feront sourire et rire.

 

 

 

Wilt 1

Wilt 1

  • Poche 7.50 €

 

En 2019, la librairie Les Traversées accueille en résidence l’écrivain belge Stéphane Lambert, auteur de plusieurs livres sur des artistes et des écrivains (Rothko, Monet, Nicolas de Staël, Goya, Caspar David Friedrich, Beckett, Melville et Hawthorne). Sensible aux liens qu’entretiennent l’écriture et les autres modes de création, il proposera une série d’événements sur le thème « écrire l’art » dans la librairie et dans d’autres lieux. 

L’art est une grande source d’inspiration dans la littérature contemporaine. Le cycle veut montrer la vitalité et la diversité des échanges entre les mots et les images. Ce sera l’occasion d’entendre des écrivains raconter comment l’art joue un rôle dans leur processus de création et dans leur rapport au réel, de découvrir la démarche d’artistes utilisant l’écriture dans leur travail visuel, de se rendre dans des espaces où se fabrique la création au quotidien, de décloisonner les genres et les disciplines. 

Nous vous proposons quelques ouvrages choisis par Stéphane Lambert qui permettent de mieux comprendre son projet.

 

Rembrandt

Rembrandt

  • Grand format 12.00 €
Paysages

Paysages

  • Grand format 9.00 €
Cy Twombly

Cy Twombly

  • Grand format 10.00 €

Est défini par Henry Poulaille, fondateur du « Groupe des écrivains prolétariens de langue française », connu aussi sous le nom d'« école prolétarienne », comme auteur prolétarien tout auteur :

- né de parents ouvriers ou paysans

- autodidacte (ayant quitté tôt l'école pour travailler, ou à la rigueur ayant bénéficié d'une bourse - en général pour devenir instituteur dans le système primaire, « l'école des pauvres », à l'époque où deux systèmes scolaires cohabitaient)

- et qui témoigne dans ses écrits des conditions d'existence de sa classe sociale.

La littérature prolétarienne, entendue comme « des écrivains s'intéressant au prolétariat, et écrivant sur lui », ne se résume donc pas au groupe initié par Henry Poulaille dans les années 1930.

Elle s'est développée et continue son expression sous des formes diverses et hors de toute « école littéraire ».

En voici une sélection.

 

copyright Keystone/AP/Dan Balilty

 

« Pour écrire un récit de quatre-vingt mille mots, il faut prendre environ un quart de million de décisions : non seulement concernant le développement de l'intrigue, qui vivrait ou mourrait, qui serait amoureux ou volage, qui s'enrichirait ou se ridiculiserait, quels seraient les noms, les visages, les habitudes et les occupations des personnages, la division en chapitres, le titre du livre (c'étaient là les décisions les plus simples, les plus générales), non seulement ce qu'il fallait raconter, passer sous silence, ce qui venait avant ou après, ce qu'il convenait d'exposer en détail ou par allusion (décisions faciles là aussi), mais des myriades de choix subtils s'imposaient encore, comme, par exemple, écrire bleu ou bleuté dans la troisième phrase avant la fin du paragraphe ? Ou peut-être azurée ? Azur ? Bleu foncé ? Ou bleu-gris ? (…) A moins de se contenter de quatre mots « la lumière du soir », sans la colorer de bleu-gris, d'azur cendré, etc ? » ( Une histoire d'amour et de ténèbres, Gallimard, p. 289)

 

A l'occasion de la parution d'une nouvelle traduction des œuvres de Kafka dans la Pléiade (sous la direction de Jean-Pierre Lefebvre), nous avons voulu rendre hommage à l'un des plus grands écrivains du XXe siècle.

"Aux confins du rêve insondable et du logarithme exact, roi de la langue allemande moderne et maître des mystères du temps présent, Kafka (1883-1924), le Pragois, le Juif, le plus grand romancier allemand du siècle avec Musil, hante nos châteaux, instruit nos procès, et observe nos métamorphoses avec humour et fraternité, parraine jusqu’au bout du monde la solitude et le désespoir." (J.-P. L.)

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