Mots du libraire

  • Un an après Waterloo, le monde est frappé par une catastrophe restée dans les mémoires comme l'« année sans été ». Que s'est-il passé ?
    En avril 1815, près de Java, l'éruption cataclysmique du volcan Tambora a projeté dans la stratosphère un voile de poussière qui va filtrer le rayonnement solaire. Ignoré des livres d'histoire, ce bouleversement climatique fait des millions de morts. On lui doit aussi de profondes mutations culturelles, dont témoignent les ciels peints par Turner ou le Frankenstein de Mary Shelley.
    L'auteur nous invite à un véritable tour du monde. Au Yunnan, les paysans meurent de faim. Dans le golfe du Bengale, l'absence de mousson entraîne une mutation redoutable du germe du choléra, dont l'épidémie gagne Moscou, Paris et la Nouvelle-Angleterre. L'Irlande connaît une effroyable famine, suivie d'une épidémie de typhus. En Suisse, des glaciers fondent brutalement, détruisant des vallées entières. Aux États-Unis, des récoltes misérables provoquent la première grande crise économique, etc. Ce livre, qui fait le tour d'un événement à l'échelle planétaire, sonne aussi comme un avertissement : ce changement climatique meurtrier n'a pourtant été que de 2 °C...

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    La réussite de cet essai réside dans le sujet, peu ordinaire, abordé par la fenêtre monde. Prodigieux !

    La réussite de cet essai réside dans le sujet, peu ordinaire, abordé par la fenêtre monde : Tambora, un volcan indonésien, dont personne ne soupçonne les dégâts qu'il a causé sur la planète. Mais aussi les avancées scientifiques. Le passage sur le Yunnan est sublime. On ne sort pas de ce livre comme on y est entré. Prodigieux !

    Sabrina

  • Cette histoire de la boxe noire et des plus grands boxeurs noirs des 19e et 20e siècles s'ouvre sur les combats des esclaves contraints de s'affronter sous les yeux de leurs maîtres respectifs. Cette scène est le point de départ d'une généalogie dont l'engagement et la carrière de Muhammad Ali constitueront, quelque 150 ans plus tard, l'aboutissement.
    De la période esclavagiste au mouvement des droits civiques des années 1960, en passant par l'entre-deuxguerres, la figure du boxeur noir n'a cessé de cristalliser les espoirs de la population africaine-américaine.
    Que ce soit Tom Molineaux, ancien esclave qui connut la célébrité lorsque ses victoires portèrent atteinte au prestige racial blanc, Peter Jackson, victime, comme tant d'autres boxeurs noirs, de la barrière de couleur qui le priva de la consécration suprême sur le ring, ou encore Jack Johnson, premier champion du monde noir poids lourds en 1908, dont le fameux combat de 1910 donna lieu à des campagnes de lynchages qui firent une dizaine de morts.
    C'est cette douloureuse histoire que nous raconte l'auteur et où l'on croise bien d'autres boxeurs comme Battling Siki, Joe Louis ou encore Sonny Liston.
    À travers ces portraits, c'est aussi une histoire du peuple africain-américain et des États-Unis que nous propose ce livre.
    La figure du boxeur noir, à laquelle s'identifie largement une partie de la communauté afro-américaine, cristallise la haine, car elle défie le suprématisme blanc dans la certitude de sa supériorité raciale et la question obsédante de sa virilité. La victoire d'un boxeur noir est perçue comme un assaut contre la citadelle blanche.
    Cette Histoire politique du ring noir constitue une contribution majeure où sport et politique, racisme et histoire des États-Unis s'entremêlent et dessinent des figures comme autant de coups portés, reçus et esquivés.

    Ne passez pas à côté de ce texte incroyable qui pourrait devenir un classique !

    Ne passez pas à côté de ce texte incroyable qui retrace l'histoire des grands boxeurs afro-américains en la situant dans l'histoire politique des Etats-Unis : Molineaux, Patterson, Jackson et bien sûr Ali. L'auteur a fourni un énorme travail pour un livre qui a de grandes chances de devenir un classique.

    Sabrina

  • Ce roman marque l'arrivée d'une plume talentueuse dans le paysage littéraire américain. Claire Lombardo, 30 ans à peine, s'inscrit dans la lignée des conteuses que nous aimons tant : Jane Smiley, Anne Tyler ou encore Ann Patchett... Elle signe un portrait de famille aussi drôle que percutant, qui possède un redoutable pouvoir d'addiction. Lombardo réinvente la tradition de la saga dans une version qui flirte avec le «soap opera» ou la série «This is us»«,» sans jamais renoncer à une vraie ambition littéraire. Sa langue est vive, parfois féroce, inventive et rythmée. Dès sa sortie aux USA, le livre a emporté l'enthousiasme de la presse, des clubs de lecture, se plaçant plusieurs semaines dans la fameuse liste des best-sellers du «New York Times». Une série est en cours de développement pour HBO, avec Laura Dern et Amy Adams côté casting et production.

    Avec un dispositif narratif impeccable et un art confirmé du dialogue, Claire Lombardo impressionne pour son premier roman !

    Avec un dispositif narratif impeccable et un art confirmé du dialogue, Claire Lombardo impressionne pour son premier roman dont les 700 pages à l’écriture enlevée filent sans temps morts et avec de savoureux rebondissements.  Sur 40 ans se déploie la vie de cette famille entre joies et rancoeurs, réconciliations et trahisons de la vie de ces quatre soeurs qui parviennent difficilement à s’émanciper du couple «idéal» de leur parent. Mais c’est l’arrivée de Jonah, enfant caché par une des soeurs, qui va jouer très finement, par sa naïveté et sa candeur, le rôle de révélateur pour que les visages de chacun se dévoilent. Une saga familiale drôle, souvent cynique, tendre et extrêmement subtile … Un bonbon acidulé à savourer de toute urgence !

    Caroline

  • Ils vivent en Suisse, au Japon, à New York, Los Angeles ou Tel-Aviv. Ce sont des hommes et des femmes de tous âges qu'a priori rien ne rapproche. Et pourtant... Saisis à un moment décisif de leur parcours, les personnages d'Être un homme sont poussés à questionner le sens profond de leur existence. Pour certains, il s'agit de leur judéité. Pour d'autres, des liens familiaux, amoureux ou amicaux qui les unissent. Une aura de mystère les entoure, comme si une présence invisible les accompagnait. Dans ce recueil de nouvelles conçu avec l'ampleur d'un roman, Nicole Krauss fait mouche par la justesse et la poésie de son écriture. Elle tient une place à part dans le paysage littéraire américain et le prouve une fois de plus. Magistralement.

    Un texte étincelant et profond !

    Dans une écriture unique et singulière, Nicolas Clément réinvente une langue pleine de poésie pour porter avec élan et beauté l'histoire d’un drame familial où se glissent des rayons de lumière. Un texte étincelant et profond !

    Caroline

  • Hamnet

    Maggie O'Farrell

    • Belfond
    • 1 Avril 2021

    Un jour d'été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l'aide car aucun de leurs parents n'est à la maison...

    Agnes, leur mère, n'est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail ; tous deux inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir.

    Porté par une écriture d'une beauté inouïe, ce nouveau roman de Maggie O'Farrell est la bouleversante histoire d'un frère et d'une soeur unis par un lien indéfectible, celle d'un couple atypique marqué par un deuil impossible. C'est aussi l'histoire d'une maladie « pestilentielle » qui se diffuse sur tout le continent. Mais c'est avant tout une magnifique histoire d'amour et le tendre portrait d'un petit garçon oublié par l'Histoire, qui inspira pourtant à son père, William Shakespeare, sa pièce la plus célèbre.

    Une histoire captivante et des personnages inoubliables….

    Dans l’art de la spéculation, Maggie O’Farrell livre un roman brillant. Inspiré de la courte vie du fils de William Shakespeare, Hamnet est un roman d'une beauté à couper le souffle sur la condition féminine et maternelle. Maggie O’Farrell a un rare talent pour nous immerger dans le quotidien de l’époque et décrire les sentiments de chacun avec finesse pour faite naître une intense émotion ! Une histoire captivante et des personnages inoubliables….

    Caroline

  • Les attaques contre les sciences sociales se font de plus en plus nombreuses. À travers elles, ce sont certains travaux critiques qui sont particulièrement visés, notamment ceux portant sur les discriminations raciales, les études de genre et l'intersectionnalité.
    À partir d'un article de 2019, devenu référence et paru dans la revue Mouvements, entièrement revu et actualisé, voici, pour toutes et tous, une synthèse salutaire et nécessaire sur ce qu'est réellement la notion d'intersectionnalité. Les autrices, sociologues, s'attachent d'abord à rappeler l'histoire du concept élaboré il y a plus de trente ans par des théoriciennes féministes de couleur pour désigner et appréhender les processus d'imbrication et de co-construction de différents rapports de pouvoir - en particulier la classe, la race et le genre. Il s'agit ensuite de s'interroger sur les résistances, les « peurs », les discours déformants et autres instrumentalisations politiques que l'intersectionnalité suscite particulièrement en France. Mais justement, défendre les approches intersectionnelles, n'est-ce pas prendre en compte, de manière plus juste, les expériences sociales multiples et complexes vécues par les individu·es, et donc se donner les moyens de penser une véritable transformation sociale ?
    Pour l'intersectionnalité : « Qui nos institutions académiques accueillent-elles et quels savoirs valorisentelles et font-elles éclore sont donc deux questions indissociables. Et ce n'est qu'en tentant d'y répondre et en donnant toute sa place à des travaux potentiellement porteurs de transformation sociale pour les groupes marginalisés que l'enseignement supérieur et la recherche pourront continuer de jouer un rôle politique et social en France, car elles produiront une recherche scientifique qui renouvelle notre compréhension du monde social et le donne à voir dans sa complexité. » Éléonore Lépinard et Sarah Mazouz.

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    Livre très important pour une meilleure compréhension des enjeux autour de la notion d'intersectionnalité

    Court essai dense et très bien référencé qui détricote un à un les récents procès intentés à la notion d'intersectionnalité. Livre très important pour une meilleure compréhension des enjeux autour de cette notion et des possibilités de faire bouger les lignes.

    Sabrina

  • Des années durant, l'écrivain Yves Pagès a glané toutes sortes de statistiques, notant dans un carnet des centaines de pourcentages. De ce vertigineux inventaire, il a fait un livre étrange qui, entre jeu littéraire à la Raymond Queneau et réflexions philosophiques à la Theodor Adorno, reconstitue par fragments le tableau d'une société infestée par une vision comptable du monde. Difficile de rompre la glace du monstre statistique, d'échapper à ses ordres de grandeur qui prétendent tout recenser de nos faits et gestes, quantifier nos opinions, mettre en coupe réglée nos vies matérielles. Sous emprise comptable, chacun se sent casé d'office, sondé de bas en haut, pris au piège. Mais alors, comment nous soustraire au grand dénombrement ? Sans prétention d'exhaustivité, l'auteur se propose de passer ces données brutes au tamis de rêveries interprétatives, pour traquer leurs failles implicites ou les confronter à d'autres cas de figure.
    À la logique de la quantification de toutes choses, il oppose, par collage, accumulation et divagation, une poétique de l'absurde.
    Par-delà cet art du détournement stylistique, il nous livre en pointillé une analyse caustique de la condition des vivants à l'ère de la gouvernance par les nombres, agrémentée de quelques suggestions paradoxales pour passer entre les mailles du filet statistique.

    Lire Yves Pagès est toujours un bonheur pour l'esprit.

    Lire Yves Pagès est toujours un bonheur pour l'esprit. Que faire de ces données statistiques que nous lisons et entendons chaque jour si ce n'est, comme Yves Pagès, tracer un fil conducteur qui nous mène vers des pensées ou questionnements plus subjectifs : "rêveries fragmentaires". Un pur délice !

    Sabrina

  • Joseph Kabris est tatoué de la tête aux pieds. C'est ainsi qu'il gagne sa vie dans les lieux de spectacle et d'exhibition de la Restauration, montrant son corps et mettant en mots l'« étrange destinée » qu'il a eue. Né à Bordeaux vers 1780, embarqué sur un baleinier anglais, il a vécu sept ans sur une des îles Marquises, Nuku Hiva. Parmi les « sauvages », il est devenu l'un d'eux. Il a appris leur monde, leurs gestes, leur langue et oublié la sienne. C'est là qu'il a été tatoué. En 1804, une expédition russe est venue et l'a arraché à son île, à sa femme et à ses enfants. Sans cesser tout à fait d'être un « sauvage », il est devenu russe, a rencontré le Tsar, avant de regagner la France. Il a repris sa langue, il a appris à dire sa vie, à lui donner les traits d'une épopée. Il a fasciné les foules. Il est devenu le monde en personne. Il est mort à 42 ans, sans jamais revoir son île.

    Kabris a ainsi multiplié les recommencements, ne cessant de voir ses habitudes s'abolir et d'en reprendre d'autres. Il devient marin, chef de guerre, professeur de natation, homme de foire, recyclant les passés qu'il a incorporés, prenant appui sur les systèmes sociaux où il se trouve. Et, chaque fois, il tire parti de ce qu'il a déjà vécu pour négocier au mieux ce qu'on attend de lui.Dans cette enquête fascinante et troublante, il ne s'agit pas seulement de découvrir à hauteur d'homme une histoire de la mondialisation dont émergent nos sociétés contemporaines. Cheminer dans cette existence se faisant, l'explorer à la manière d'une « carrière » dans laquelle Kabris s'engage, bifurque, insiste, abandonne ou se convertit, comprendre en somme comment on devient Joseph Kabris, c'est aussi saisir la manière dont le monde historique traverse une vie et la rend possible.

    Plutôt qu'une biographie C. Granger, avec un regard bienveillant, interroge "les possibilités d'une vie". Remarquable !

    Suivez l'incroyable parcours de Joseph Kabris, marin français échoué aux îles Marquises où il vivra de nombreuses années avant de reprendre la route malgré lui. Plutôt qu'une biographie C. Granger, avec un regard bienveillant, interroge "les possibilités d'une vie". Remarquable !

    Sabrina

  • Le socialiste Léon Chautard est arrêté dans la foulée des journées de juin 1848 et « transporté » de Montmartre à Belle-Île, puis d'Algérie et au bagne de Cayenne en 1852, dont il réussit à s'évader. Après des pérégrinations au Surinam hollandais et en Guyane anglaise, il trouve refuge aux États-Unis en 1857 où, au contact du milieu abolitionniste, il écrit et publie le récit de son évasion.
    Cette trajectoire singulière témoigne avec force des influences réciproques et des réseaux de solidarité entre les mouvements révolutionnaires en France et aux États-Unis. Elle est aussi emblématique du combat républicain et antiraciste pour l'abolition de l'esclavage en métropole et outre-mer, ainsi que de la communauté de destins entre les clubs de Montmartre et les cercles militants de Boston, à la veille de la guerre de Sécession. Au coeur du xixe siècle insurgé, le récit de Léon Chautard pose en outre un jalon dans l'émergence d'une littérature de témoignage à la croisée du roman picaresque et du récit d'esclave, dont Frederick Douglass, Solomon Northup ou Nat Turner sont aujourd'hui les représentants les plus connus. En situation d'exil politique, le narrateur s'inscrit dans la lignée d'une parole populaire à laquelle il s'associe en tant qu'homme blanc, socialiste et européen.
    Michaël Roy qui a trouvé, traduit et documenté ce texte ouvre la voie pour une histoire de l'abolitionnisme dont les acteurs internationaux furent aussi bien métropolitains et ultramarins, blancs et noirs, bourgeois et ouvriers.

    Magnifique !

    Républicains arrêtés après juin 1948 et le coup d'état de Napoléon III, Léon Chautard et ses compagnons se retrouvent détenus dans les bagnes de Cayenne avant de fuir miraculeusement pour l'Amérique. Le texte de L. Chautard, remarquablement introduit par M. Roy, révèle par ailleurs le lien étonnant entre Républicains et abolitionnistes. Magnifique !

    Sabrina

  • « Pour faire simple, le féminisme est un mouvement qui vise à mettre fin au sexisme, à l'exploitation et à l'oppression sexistes. » Ainsi débute cette efficace et accessible introduction à la théorie féministe, écrite par l'une de ses figures les plus influentes, la militante noire-américaine bell hooks.

    Conçu pour pouvoir être lu par tout le monde, ce livre répond de manière simple et argumentée à la question « qu'est-ce que le féminisme ? », en soulignant l'importance du mouvement féministe aujourd'hui. Ce petit guide, à mettre entre toutes les mains, nous invite à rechercher des alternatives à la culture patriarcale, raciste et homophobe, et à bâtir ainsi un avenir différent.

    Ouvrage essentiel sur le féminisme

    Ouvrage essentiel sur le féminisme, accessible à tous, pour comprendre que le combat se joue aussi au niveau social et racial. S'il y avait un seul livre à garder sur ce sujet ce serait sans hésitation celui-ci.

    Sabrina

  • Sur la presqu'île de Solak, au nord du cercle polaire arctique, trois hommes cohabitent tant bien que mal. Grizzly est un scientifique idéaliste qui effectue des observations climatologiques ; Roq et Piotr sont deux militaires au passé trouble, en charge de la surveillance du territoire et de son drapeau. Une tension s'installe lorsqu'arrive la recrue, un jeune soldat énigmatique, hélitreuillé juste avant l'hiver arctique et sa grande nuit. Sa présence muette, menaçante, exacerbe la violence latente qui existait au sein du groupe. Quand la nuit polaire tombe pour plusieurs mois, il devient évident qu'un drame va se produire. Qui est véritablement la recrue ? De quel côté frappera la tragédie ?
    Dans ce premier roman écrit « à l'os », tout entier dans un sentiment de révolte qui en a façonné la langue, Caroline Hinault installe aux confins des territoires de l'imaginaire un huis clos glaçant, dont la tension exprimée à travers le flux de pensée du narrateur innerve les pages jusqu'à son explosion finale.

    Un premier roman d'une grande maitrise d'une écriture incroyablement tendue.

    Trois hommes se trouvent isolés dans un coin paumé au nord de la Sibérie, à l'écart de toute civilisation. Un quatrième vient les rejoindre. Il est muet...mais observe tout avec acuité. L'ambiance se tend... Un premier roman d'une grande maitrise d'une écriture incroyablement tendue. Lisez les deux premières pages : si cela vous prend, vous vous laisserez emporter par ce livre d'une grande force.

    Antoine

  • Durant presque trente ans, Mo Anthoine a grimpé les sommets mythiques du monde entier - des Alpes à l'Everest, de l'Argentine à l'Écosse -, mais n'a jamais voulu devenir professionnel : pour lui, boire des pintes avec ses potes était plus important que faire la une des journaux. Avec lui nous découvrons un adolescent parti de chez lui en stop vers la Nouvelle-Zélande avec seulement 12 £ en poche, un grimpeur chevronné participant aux expéditions les plus difficiles, un type qui a été la doublure de Sylvester Stallone dans Rambo III et un homme qui sent et qui décrit l'escalade comme «?l'art de jouer aux échecs avec son propre corps ».

    Al Alvarez, écrivain et poète admiré par des auteurs comme Philip Roth, Sylvia Plath, John Le Carré et J. M. Coetzee, et grimpeur lui-même, nous livre ici les coulisses et le vertige des grandes et petites expéditions - dont certaines dignes d'un blockbuster -, tout en nous montrant comment les grands aventuriers cherchent leurs limites, mentales et physiques, en s'appliquant à « nourrir la bête ».

    Un livre culte sur l'escalade, la montagne, l'évasion et l'amitié, traduit pour la première fois en français. Une prose étincelante au service du goût de l'aventure, du risque et de la camaraderie.

    "Nourrir la bête" est un vrai bonheur pour les amateurs de montagne !

    Nourrir la bête est un vrai bonheur pour les amateurs de montagne ! On y suit les tribulations d'un gallois, Mo Anthoine, depuis les iles Orcades jusqu'aux plus hauts sommets de l'Himalaya. Un très bel éloge de l'amitié, de la liberté et de l'effort : "Si tu te mets délibérement dans des situations difficiles, tu as une assez bonne idée de ta trajectoire. C'est pour ça que j'aime nourrir la bête. (...) Mais passer l'armez à gauche sans savoir qui tu es ni de quoi tu es capable, il n'y a rien de plus triste à mes yeux."

    Antoine

  • C'est officiel : le vieux Sportcoat a pété les plombs comme ça, en plein jour et devant tout le monde. Personne ne sait pourquoi ce diacre râleur, adepte du «King Kong», le tord-boyau local, a tenté de descendre sans sommation le pire dealer du quartier. Mais il faut dire que la fin des années 1960 est une époque d'effervescence à New York, et que le développement du trafic de stupéfiants n'est pas la moindre des causes d'agitation.
    Afro-américains, latinos, mafieux locaux, paroissiens de l'église des Five Ends, flics du secteur : tout le quartier est affecté par ce nouveau fléau aux conséquences imprévisibles.
    À travers ces portraits croisés, James McBride, lauréat du National Book Award pour L'Oiseau du bon Dieu, nous entraîne dans la cité de son enfance à Brooklyn, qu'il peint avec humour, tendresse et fantaisie.

    Un roman passionnant et plein d'humanité qui fait du bien !

    Deacon King Kong retrace la vie d'une peite communauté de Brooklyn dans les années 60-70. Au centre de celle-ci une église avec ses paroissiens, son équipe évangélique et toutes leurs petites misères et grandeurs. Mais aussi quelques jeunes dealers et vieux maffieux qui se disptutent les territoires. Et puis Sportcoat, diacre un peu déboussolé depuis que sa femme est morte, qui cherche à défendre son vieux monde à coup de pistolet. Un roman passionnant et plein d'humanité qui fait du bien !

    Antoine

  • Janvier noir

    Alan Parks

    Premier opus d'une série mettant en scène l'inspecteur McCoy et son adjoint Wattie dans le Glasgow des années 1970, sur fond de musique, drogues et gangs, dans la lignée de William McIlvanney. Quand une jeune femme est abattue par un garçon de 18 ans en pleine rue à Glasgow non loin de la gare routière, l'inspecteur Harry McCoy y voit autre chose qu'un acte de violence isolé. Son enquête le met sur la piste d'un réseau de drogue et surtout l'amène à croiser la route de Teddy Dunlop, fils dégénéré d'une riche famille de Glasgow, qui fait la pluie et le beau temps dans la ville. 

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    Plongez dans les derniers lieux interlopes du Glasgow des années 70 !

    Cédez au plaisir (honteux) de suivre un nouveau venu dans la catégorie des inspecteurs durs à cuire et têtes brûlées dans les derniers lieux interlopes du Glasgow des années 70.

    Alexandre

  • La ville piège

    Jason Starr

    David Miller, journaliste new-yorkais, se fait voler son portefeuille. C'est d'autant plus rageant que pour lui, les choses vont déjà mal : la mort de sa chère grande soeur, sa descente du Wall Street journal à un canard de seconde zone et sa copine déséquilibrée avaient déjà largement entamé son moral. Aussi, lorsqu'une junkie en manque l'appelle pour lui monnayer son portefeuille, David se dit que ce n'est pas ce petit chantage qui va changer quoi que ce soit et qu'au point où il en est, il ne peut pas lui arriver grand-chose. Funeste erreur. Variation jubilatoire sur le thème classique de la descente aux enfers dans une métropole qui se transforme en jungle, ce roman féroce, irrigué par une insidieuse et étouffante paranoïa, a valu à son auteur d'élogieuses comparaisons avec Thompson et Cain. La ville piège a été couronné par un Anthony Award en 2005.

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    Un roman noir cynique et cruel sur le thème de la chute

    "Vous qui entrez, laissez toute espérance", aurait dit Dante s'il avait parlé de La Ville Piège, roman noir cynique et cruel sur le thème de la chute, de l'extrême précarité de nos zones de confort et de l'enfer où peuvent nous faire plonger nos mauvais choix.

    Alexandre

  • La mort du roi et l'éclatement politique qui s'ensuit plongent les primautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu'à ce que les tempêtes qui secouent le vieux monde finissent par chavirer le sien, et que son destin fourche à tout jamais.
    L'enfant de poussière ouvre Le cycle de Syffe, grande saga de fantasy portée par l'écriture puissante de Patrick K. Dewdney. Il a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire, le prix Pépite du roman, le prix Libr'à Nous Imaginaire, le prix Julia Verlanger et le prix Imaginaire de la 25 ? Heure du Livre du Mans.

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    Une grande saga d'aventure, à la fois poétique et captivante.

    Patrick K. Dewdney se sert ici d'un style narratif qui n'est pas sans rappeler Charles Dickens, faisant du Cycle de Syffe un Oliver Twist au pays de la Fantasy Médiévale, Une grande saga d'aventure, à la fois poétique et captivante.

    Alexandre

  • Chaque année depuis plus de trente ans, Kermit Lynch sillonne le vignoble français. Caviste et distributeur californien réputé, amoureux fervent de nos terroirs et farouche défenseur de la qualité, il nous entraîne dans ses aventures avec tout son humour et son franc-parler, qu'il s'agisse de déguster de grands vins ou de faire la connaissance de truculents personnages. « Les Français vont découvrir avec fascination cet homme qui a manifesté tant de curiosité et d'érudition vis-à-vis d'une de leurs principales sources de gloire... Lisez ce livre et vous vous aimerez davantage ! » (Jim Harrison).

    Photographies de Gail Skoff.

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    Un regard à la fois drôle, amoureux et érudit sur la France viticole.

    De ses années passées à sillonner nos domaines et côteaux, K. Lynch, négociant et caviste californien, a tiré un recueil savoureux où s'entrecroisent personnages truculents et souvenirs de dégustations homériques.  

    Gildas

  • Pour que Jim, chauffeur Uber de soixante ans, voie la vie du bon côté, que faudrait-il? Une petite cure d'antidépresseurs? Non, c'est plus grave, docteur. De l'argent? Jim en a suffisamment. Au fond, ce qu'il veut, c'est qu'on lui fiche la paix dans ce monde déglingué. Et avoir affaire le moins possible a` son prochain, voire pas du tout. Alors, quand sa nouvelle voisine, flanquée d'un mari militaire et d'un fils de quatre ans, lui adresse la parole, un grain de sable se glisse dans les rouages bien huilés de sa vie solitaire et monotone. De quoi faire exploser son quota de relations sociales...
    En entremêlant les destins de ses personnages dans un roman plein de surprises, Levison donne le meilleur de lui-même, et nous livre sa vision du monde, drôle et désabusée.

    Mené d’une main de maître, Iain Levison continue de dessiner une fresque de la société américaine et de ses travers avec son humour corrosif et communicatif !

    Mené d’une main de maître, avec  Un voisin trop discret, Iain Levison continue de dessiner une fresque de la société américaine et de ses travers avec son humour corrosif et communicatif ! Depuis Tribulations d’un précaire, ses intrigues réjouissent en mettant en scène les petites gens du quotidien percutées par des événements qui les dépassent dont les destins individuels se croisent pour faire voler en éclat leurs petites tartufferies. Il nous mène par le bout du nez grâce à une mécanique de précision implacable dont il a seul le secret pour nous balader jusqu’à des dénouements purement jubilatoires ! 

  • Jeune-vieille

    Paul Fournel

    Geneviève se souvient de tous les moments où son désir d'écrire a grandi avec elle, avec la petite fille turbulente, avec la jeune amoureuse cinéphile, avec l'étudiante maladroite et la femme pressée. Son rêve est accompli : elle écrit. Elle publie des livres. Elle a un grand éditeur, Robert Dubois, qui est devenu l'homme le plus important de sa vie. Il n'est pas un mari, il n'est pas un amoureux, il n'est pas un parent, il n'est pas un confident, il est son éditeur. Et elle va le trahir.

    Un roman savoureux et plein d’humour qui en fera sourire plus d’un !

    Avec un talent certain dans l’art du récit, Paul Fournel nous plonge dans les arcanes de l’édition au côté de Geneviève, jeune romancière tout aussi naïve qu’ambitieuse. Portrait plein de malice - et de nostalgie - d’un monde qui change où l’argent devient le maître étalon, et le marketing la garantie de voir son livre en librairie, Jeune-Vieille nous régale avec sa galerie de personnages réalistes et sympathiques et ses dialogues vifs et délicieux. Un roman savoureux et plein d’humour qui en fera sourire plus d’un !

  • À sept kilomètres de Smiljevo, haut dans les montagnes, dans un hameau à l'abandon, vivent Jozo Aspic et ses quatre fils. Leur petite communauté aux habitudes sanitaires, alimentaires et sociologiques discutables n'admet ni l'État ni les fondements de la civilisation, jusqu'à ce que le fils aîné, Krešimir, en vienne à l'idée saugrenue de se trouver une femme.
    Bientôt, il devient clair que la recherche d'une épouse est encore plus difficile et hasardeuse que la lutte quotidienne des Aspic pour la sauvegarde de leur autarcie.
    La quête amoureuse du fils aîné des Aspic fait de ce road movie littéraire une comédie hilarante, où les coups de théâtre s'associent pour accomplir un miracle à la Combe aux aspics.

    Du Rififi en Dalmatie !

    Du Rififi en Dalmatie ! Épopée burlesque, personnages hauts en couleurs, situations truculentes. Un roman déjanté, persifleur et jubilatoire mené tambour battant par Ante Tomi? et dont la mécanique narrative épate par tant de précisions. Miracle à la Combe aux Aspics tombe à pic et nous réjouit !

  • Dans Ce n'est pas un hasard (P.O.L 2011), écrit dans le contrecoup de la triple catastrophe de Fukushima, Ryoko Sekiguchi abordait la question de la « veille de la catastrophe ». En arrivant à Beyrouth en 2018, elle ne pouvait pas se douter que cette ville était à son tour menacée par des drames imminents, la révolte anti-corruption en février 2020 et la terrible explosion du port de Beyrouth en août. Durant sa résidence d'un mois et demi, 961 heures précisément, elle avait prévu de faire le portrait de la ville à travers les gestes des cuisiniers et les histoires de cuisine partagées par les Beyrouthins. Ce projet d'écriture a été en partie bouleversé. Le livre est saisi alors dans la nostalgie d'un Beyrouth d'avant les catastrophes. Ce devait être un livre de cuisine savoureux, rempli de la joie du partage. L'idée était forte : dans une société multiethnique et multiconfessionnelle, une étrangère peut voir s'ouvrir à elle plus de portes qu'aux habitants. Chacun lui livre ses récits les plus intimes. Mais l'autrice comprend alors que le livre s'est écrit dans un avant-drame. La ville qu'elle explore devient « la ville d'avant l'explosion du 4 août 2020 ».
    Japonaise vivant entre la France et le Japon, Ryoko Sekiguchi est familière des moeurs « orientales ». Elle mène une réflexion sur ces « deux Orients » que sont le Liban et le Japon, et les autres Orients qu'elle a connus, comme l'Iran ou la Syrie.
    Celle qui avait, dans Nagori (P.O.L 2018), su réunir divers thèmes sous l'angle du passage des saisons, pousse encore plus loin le défi. A travers le prisme de la cuisine, elle traite ici des questions de transmission, de mythe, de tradition, des symboles culinaires, mais aussi de la mémoire, des catastrophes, des non-dits, de la grande famine libanaise, de la fracture sociale, ou encore de l'immigration. En s'appuyant sur le cas libanais, elle met en lumière le sort des « intouchables » (burakumin) au Japon, grand tabou que les Japonais n'ont pas encore levé à ce jour.
    Le livre est composé de 321 micro-chapitres qui tous font écho d'une certaine façon à une recette de cuisine, un plat, une saveur.

    Une rencontre avec les libanais qui met en évidence leur formidable appétit de vie !

    961 heures à Beyrouth, c'est le temps de la résidence qu'effectua Ryoko Sekiguchi dans cette ville en 2018, le temps pour elle de poser mille et une questions aux habitants sur leur rapport à la nourriture ; sujet majeur pour les libanais qui leur permet aussi de parler de tout et de rien, de leur ville, de la guerre civile, des privations, des révolutions en germe et met en évidence leur formidable appétit de vivre.

  • Elmet

    Fiona Mozley

    « Le sol regorgeait d'histoires brisées qui tombaient en cascade, pourrissaient puis se reformaient dans les sous-bois de façon à mieux resurgir dans nos vies. » John est venu s'installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans le Yorkshire rural où était née leur mère. Ils y construisent une petite maison, bordée par la forêt et la voie ferrée. Dans ces paysages tour à tour désolés et enchanteurs, les deux enfants grandissent en marge des hommes, chassant pour se nourrir et recevant, pour toute éducation, quelques leçons d'une voisine. Mais un gros propriétaire terrien, Mr Price, menace de les expulser si John refuse de passer à son service. Ravivant un passé trouble, ce chantage déclenche dans la région un crescendo de violence. Jusqu'où John ira-t-il pour protéger les siens ?

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    Un roman puissant, poétique et envoûtant, centré sur trois personnages inoubliables dans leur humanité, leur courage et leur complexité. Une belle réussite !

      Dans une Angleterre rurale dont on ne parle jamais, une famille traitée en paria tente de résister au pouvoir usurpé des nantis. Avec une grande sensibilité et un soin particulier porté aux détails qui confère à la nature un statut de personnage, la romancière transcrit la tendresse silencieuse qui unit ce père et ses enfants, en marge de la société comme de la modernité. Un roman puissant, poétique et envoûtant, centré sur trois personnages inoubliables dans leur humanité, leur courage et leur complexité. Une belle réussite !  

  • C'est en 1770 que Georg Kempf, l'ancêtre du narrateur, poussé par la famine, décide de quitter le sud de l'Allemagne pour la « Transylvanie », où la terre est grasse et fertile. Comme d'autres miséreux il a été convaincu par un messager de Marie Thérèse, d'aller peupler ce territoire délaissé de l'Empire austro-hongrois. Les années passent et la famille Kempf jouit d'une situation confortable dans cette région de Croatie nommée Slavonie lorsque Hitler appelle les Volksdeutsche, les Allemands de « l'extérieur », à rejoindre ses forces armées. Dans la Waffen-SS, Georg Kempf, dernier du nom, vit le sort dramatique des « volontaires forcés ». Au moment où l'armée allemande essuie ses dernières défaites à l'Est, il parvient à s'enfuir dans la forêt polonaise, et à rejoindre, après de multiples rencontres, un groupe de maquisards soviéto-polonais. À la Libération, muni d'un certificat de combattant soviétique, il regagne sa terre natale, totalement changée, dans une Yougoslavie en pleine révolution. Là, il rencontre Vera, militante communiste. Une histoire d'amour se noue sans pour autant effacer les marques laissées par l'Histoire sur chacun d'eux et sur l'enfant né de cette union, le narrateur. Des marques qui demeurent toujours sensibles dans cette région des Balkans, aujourd'hui talon d'Achille de l'Europe.

    Une fresque historique grandiose !

    La Réparation du monde raconte avec passion le destin tourmenté des membres de la communauté allemande des balkans engagés contre leur gré dans l'armée allemande pendant la seconde guerre mondiale. On y découvre l'inextricable embrouillamini des peuples, des religions, des croyances politiques et philosophiques, des nationalismes où chacun emporté par la violence des guerres cherche à sauver sa peau. Une fresque historique grandiose !

  • Jours à Leontica

    Fabio Andina

    • Zoe
    • 8 Avril 2021

    Chaque matin, à une heure où le coq dort encore, le Felice quitte le village et part vers les sommets qui dominent le Val Blenio, personne ne sait vraiment où. Jusqu'au jour où le narrateur, arrivé de la ville, décide de lui emboîter le pas. Voici le récit de ses journées passées en compagnie du vieil homme et des habitants du village, au contact d'une existence marquée par les mêmes habitudes immuables, les gestes simples et beaux de ceux qui ont construit une relation privilégiée avec la nature. L'écriture de Fabio Andina, aussi sobre que sensible, instille dans Jours à Leontica le rythme lent et serein d'une existence passée au coeur de la montagne.

    Un magnifique éloge de la sobriété et de l'accord avec le monde.

    Leontica est un petit village haut-perché du Tessin. L'auteur y vit et passe une grande partie de son temps avec son ami Felice, un vieil homme de 90 ans avec lequel il arpente la montagne. Dans ces villages, on ne parle guère, quelques mots à peine, quelques réflexions sur la vie, la souffrance, le temps qu'il fait. On y vit en symbiose avec la montagne, les saisons. On doit se contenter de ce qu'elles nous donnent. Un magnifique éloge de la sobriété et de l'accord avec le monde.

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