Mots du libraire

  • Entre trois êtres qui semblent voués à la solitude, deux femmes que tout sépare - l'âge, le mode de vie, les expériences - et un jardin à l'abandon, un lien va se créer par-delà les mots, un lien salvateur pour tous les trois. Ce petit récit à la fois concret et suggestif nous entraîne dans le monde secret et délicat de ces affinités profondes, inexplicables, souvent indicibles, qui aident à grandir, à croître et à mûrir.
    Que l'on soit une femme simple et timide d'un certain âge, une adolescente rebelle ou un jardin livré aux mauvaises herbes, il suffit parfois d'une rencontre improbable pour retrouver le goût de la vie et poursuivre sa route. " Dans l'ombre grandissante, tournées vers un marronnier dont le faîte s'empourprait dans le crépuscule, nous nous tenions côte à côte sur la passerelle d'un navire qui avait, à notre insu, largué les amarres et entamé un voyage qui durerait plusieurs années, dure toujours...

    Ce court texte est un écrin qui renferme un pur bijou …

    Ce court texte est un écrin qui renferme un pur bijou ! De la rencontre d’une femme, Mariette, effacée, encombrée, qui s’est toujours pliée à la fatalité parce que « des fois que ...» avec une jeune fille, timide et bouillonnante, dans un hameau perdu va se nouer une une amitié imprévue, durable autour d’un jardin qui tient le rôle d'entremetteur d’où va éclore une relation fragile et intime qui marque à jamais. 

    La description de ce jardin, avec son cycle de vie, ses odeurs, ses couleurs est de toute beauté. L’écriture dépouillée, et d’une délicate poésie d’Anne Guglielmetti suscite un émoi qui vous transperce.

  • Sur les terres agricoles qui se trouvaient au sud de Rennes est née dans les années 60 une « ville nouvelle » : le quartier du Blosne. D'abord promesse de confort ou d'ascension sociale, l'ensemble a vieilli au fil des décennies, et les espérances se sont érodées. Au tournant des années 2010, un grand projet de rénovation est initié. Mais contrairement à ce qui se fait ailleurs, celui-ci va donner lieu à une vaste consultation appelant les habitants à associer leurs voix aux décisions de la mairie. Mieux : ils seront écoutés sincèrement. Youcef Bouras dirige une agence d'urbanisme impliquée dans le chantier. Pour lui aussi ce processus de concertation est une nouveauté, qui lui fait vite l'effet d'un caillou dans sa chaussure. Doit-il accepter de remballer une partie de l'expertise dont il est fier, lui qui a grandi dans une autre cité ? Les pratiques des usagers contredisent-elles les principes qu'il a mis en oeuvre dans d'autres circonstances ? L'intelligence qu'ils démontrent va-t-elle l'empêcher d'être le démiurge de ce chantier ? Pendant quatre ans, sur de longues périodes, les trois auteurs de ce roman ont résidé au Blosne. S'écartant des représentations habituelles de la « banlieue », ils racontent ici un quartier pluriel, où se cristallisent les transformations récentes de la société française. Dans la tension entre l'idéal et le réel, entre les volontés de domestication et la créativité concrète des habitants, c'est toute notre vie démocratique qui trouve à s'incarner.

    Pertinent, intelligent et stimulant !

    Il est ici question d’urbanisme, c’est à dire d’un "projet sous-tendu par une volonté d'assurer le bien-être de l'homme et d'améliorer les rapports sociaux en préservant l’environnement". Toute la question de ce roman est de savoir si ce projet doit nécessairement relever d’un idéal politique ou plutôt de la pratique d’une intelligence populaire et collective ? C’est par le biais de la fiction que les trois écrivains nous donnent matière à réflexion sur ces enjeux démocratiques ultra-contemporains en mettant en scène différents personnages pour multiplier les angles et les points de vue, déconstruire les stéréotypes associés à la banlieue et prendre de la hauteur sur ces sujets d’actualité. La lecture de Boulevard de Yougoslavie offre une grille de lecture aux questions liées à notre vie en collectivité et nous rend davantage clairvoyant.e.

  • Cette nuit

    Joachim Schnerf

    • Zulma
    • 3 Octobre 2019

    Au matin de Pessah, la Pâque juive, un vieil homme se remémore cette nuit si particulière que sa famille rejoue à huis clos et à guichet fermé chaque année - une comédie extravagante et drolatique dont elle a le secret.
    Il y a Michelle, la cadette qui enrage pour un rien et terrorise tout son monde, à commencer par Patrick, le très émotif père de ses enfants. Il y a Denise, l'aînée trop discrète, et son mari Pinhas, qui bâtit des châteaux en Espagne et des palais au Maroc. Et bien sûr Salomon, le patriarche rescapé des camps, et son humour d'un genre très personnel qui lui vaut quelques revers et pas mal d'incompréhension.
    Mais en ce matin de Pessah, pour la première fois, Salomon s'apprête à vivre cette nuit sans sa femme, sa douce et merveilleuse Sarah...
    Un roman au charme irrésistible, émouvant, drôle - et magnifiquement enlevé.

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    Une histoire où l'ironie le dispute à l'émotion, touchante et inoubliable !

      Ce roman délicat et plein de sensibilité met en scène l’histoire universelle des liens familiaux, de l’héritage culturel, de la transmission,… et du deuil au côté d’un homme, Salomon, à l'humour mordant et à la mélancolie touchante sous la plume pleine de finesse et de pudeur de Joachim Schnerf. Une histoire où l'ironie le dispute à l'émotion, touchante et inoubliable !

  • Le roman de Jim

    Pierric Bailly

    À vingt-cinq ans, après une séparation non souhaitée et un séjour en prison, Aymeric, le narrateur, essaie de reprendre contact avec le monde extérieur. À l'occasion d'un concert, il retrouve Florence avec qui il a travaillé quelques années plus tôt. Florence est plus âgée, elle a maintenant quarante ans.
    Elle est enceinte de six mois et célibataire.
    Jim va naître. Aymeric assiste à la naissance de l'enfant, et durant les premières années de sa vie, il s'investit auprès de lui comme s'il était son père. D'ailleurs, Jim lui-même pense être le fils d'Aymeric.
    Ils vivent tous les trois dans un climat harmonieux, en pleine nature, entre vastes combes et forêts d'épicéas.
    Jusqu'au jour où Christophe, le père biologique du garçon, réapparaît.
    La relation entre Aymeric et Jim, l'enfant de Florence, est le coeur de l'intrigue. C'est un roman sur la paternité. Aymeric sera séparé de Jim. Il va souffrir d'un arrachement face auquel il ne peut rien.
    Mais se donne-t-il vraiment les moyens de s'en sortir ? Aymeric multiplie les contrats précaires dans la grande distribution, les usines de plasturgie ou la restauration rapide. Plus tard, il est même photographe de mariage. Une grande partie de l'histoire se déroule à Lyon. Jusqu'au bout, Aymeric reste obsédé par cet enfant qu'il a vu naître et grandir, et qui lui a été enlevé, avec lequel il ne sait pas toujours observer la bonne distance, ni occuper la bonne place.

    Bouleversant et émouvant !

    Bouleversant et émouvant ! Le roman de Jim, c’est une histoire ordinaire, d’une paternité involontaire, de ces hasards qui tracent une vie. Aymeric voit sa vie se faire plus qu’il ne la décide. Une vie ordinaire, faite de bonheurs simples, toute centrée autour de cet enfant Jim, celui d’un autre, dont il tombe fou amoureux…jusqu’à cet arrachement vécu comme un abandon, créant une béance en lui ...et une profonde tristesse pour nous, à nous fendre le cœur. Si son narrateur semble agir avec un coup de retard, par naïveté, manque de confiance ou peur de blesser, il nous le rend d’autant plus attachant, humain et touchant. Dans ce nouveau roman, Pierric Bailly signe un magnifique mélodrame sur l’absence, les regrets, la précarité, en créant une atmosphère qui oscille jusqu’à la dernière page entre tension et émotion.

  • Rome, fi n des années 1960. Leo Gazzarra, milanais d'origine, est depuis quelques années installé dans la capitale. Il vit de petits boulots pour des revues et des journaux. Viscéralement inadapté, dans un monde où il ne parvient pas à trouver sa place, il se laisse aller à des journées qui se ressemblent et à des nuits souvent alcoolisées. Leo n'en veut à personne et ne revendique rien. Le soir de ses trente ans, il rencontre Arianna, une jeune femme exubérante à la fois fragile et séductrice. Sûre de sa beauté mais incapable d'exprimer ses véritables sentiments, Arianna est évanescente. Elle apparaît et disparaît, bouleversant le quotidien mélancolique d'un homme qu'elle aurait peut-être pu sauver de sa dérive existentielle.
    Dans ce premier roman, paru pour la première fois en Italie en 1973, Gianfranco Calligarich évoque les cercles intellectuels et mondains de l'époque tout en dressant le portrait d'un homme qui cherche un sens à sa vie. Une histoire d'amour et de solitude, récit d'un renoncement tranquille, qui nous plonge dans une Rome solaire, magnétique.

    Une écriture aussi élégante que désuète, Gianfranco Galligarich nous enchante avec un sens affûté de la formule, un roman solaire !

    Un chef d’oeuvre sorti de l’oubli pour notre plus grand bonheur ! Tout au long d’un été, on déambule dans les rues et les milieux intellos de Rome de la fin des années 60 au côté de Leo Gazarra, jeune journaliste sportif, qui traine sa mélancolie, son désoeuvrement avec un certain panache et une ironie mordante, jusqu’au jour où Adrianne, jeune femme  exubérante, vient bousculer son quotidien et pourrait donner un autre sens à sa dérive existentielle.  Une écriture aussi élégante que désuète, Gianfranco Galligarich nous enchante avec un sens affûté de la formule, un roman solaire !

  • Zones à risques

    Olivier Bodart

    • Inculte
    • 10 Mars 2021

    A la suite d'un drame personnel, Rook Rope cède son poste d'analyste à la FEMA (Federal Emergency Management Agency) à un certain Mat Check. C'est à lui que revient désormais la lourde tâche de se rendre sur des lieux où la nature s'est déchaînée, et de décider si le gouvernement doit décréter ou non l'état de catastrophe naturelle. Sans le rencontrer jamais, Rope continue de superviser le travail de son successeur. Il relit les rapports que Check envoie à son administration et, peu à peu, il est envahi par un curieux sentiment : les photographies des catastrophes sont prises de trop près, les témoignages concordent étrangement avec ceux que l'on trouve dans la presse. Check ne se serait-il jamais rendu sur les lieux dont il parle ? Pourtant, Rope ne fait pas part de ses doutes à la FEMA. Car Check connaît le terrible secret de Rope.  Autour de la trame acérée de ce roman à suspense vient s'enrouler un second récit, celui-ci autofictionnel. L'auteur, Olivier Bodart, décide d'aller visiter les lieux de cette histoire qu'il n'est jamais parvenu à achever d'écrire. Il se rend sur les vestiges des drames véritables qui ont inspiré son texte. Il s'interroge, s'immerge, parcourt les lieux que son personnage n'a pas parcourus, mène une enquête que son personnage n'a jamais menée, plongé dans ce qui n'était jusque-là qu'un décor de fiction pour lui et pour Mat Check.

    Olivier Bodart signe ici un premier roman fascinant qui entremêle la fiction et le réel.

    Zones à risques d’Olivier Bodart, qui signe ici un premier roman fascinant, entremêle la fiction et le réel. La fiction, c’est ce roman tout en tension autour de Mat Check, analyste à la FEMA, ayant pour responsabilité de se rendre sur des zones accidentées par les caprices de la nature et d’établir un rapport pour y décréter l’état de catastrophe naturelle… Hors, Mat Check sait-il rendu sur ces zones à risques ? Rien n’est moins sûr… En revanche, l’auteur, le créateur de ce personnage, décide lui de se rendre sur les lieux de sa fiction, de rencontrer les témoins, les victimes de ces drames, d’observer ces zones et de s’en imprégner. De cette plongée dans un décor de pure fiction au centre de la carte des Etats-Unis, Olivier Bodart interroge, digresse, établit des liens, se confronte à des situations insolites tout cela émaillé d’une bonne dose d’érudition autour de réflexions sur l’art, l’architecture, la frontière entre réel et fiction… et c’est passionnant !

  • Ceux des marais

    Virginie Barreteau

    • Inculte
    • 3 Mars 2021

    Dans un pays de marais, au début des années 60, un docteur rend visite à ses patients en flottant sur sa « plate ». De maison en maison, d'îlot en îlot, il sillonne ce paysage d'eau et de limon. Ses tournées le mènent à la rencontre d'une population miséreuse et isolée, réduite à quelques poignées de familles, auprès desquelles il fait office de vigie autant que de guérisseur. Passionné de photographie, il a aussi l'étrange manie de faire poser les habitants pour lui, comme s'il cherchait à ausculter à la fois l'intérieur et l'extérieur des êtres. Il devient ainsi le témoin de leurs vies, l'archiviste de leurs traces, le gardien de leur mémoire - et le révélateur des troubles qui circulent entre les corps. Mais lorsque Pacot, l'un de ceux des marais, disparaît mystérieusement, son absence perturbe le cours immuable de ce microcosme.

    Un premier roman singulier, troublant et envoûtant, la signature d’une magnifique plume !

    Dans ce roman magnétique et ténébreux, il suffit de quelques lignes pour nous plonger dans ce pays de marais, visualiser les lieux, s’imprégner d’un décor, percevoir les couleurs, sentir les odeurs de cette contrée isolée.  Dans Ceux des marais, Virginie Barreteau s’attache à faire (re)vivre une communautés d’individus aussi taiseux que braves, d’une vaillance et d’une solidarité exemplaires pour faire face aux caprices du temps et aux tragédies humaines. Un premier roman singulier, troublant et envoûtant, la signature d’une magnifique plume !

  • François et Jean, deux amis, se retrouvent des années plus tard dans un paysage sublime de montagnes pyrénéennes où gronde la Garonne. Ils sont liés par un secret : Geneviève. L'un est le frère de Geneviève, l'autre son premier amoureux.
    Un saut dans la nuit est le roman solaire et tragique de la naissance de nos premières émotions, du premier amour, les rêves et les désespoirs de l'adolescence, et la force de la nature. C'est le premier roman d'Olivier Schefer.

    Un récit court mais intense, une lecture qui vous laisse émerveillé.e.

    Un récit court mais intense, une lecture qui vous laisse émerveillé.e. Le narrateur François retrouve Jean, son ami d'enfance avec lequel il passa plusieurs étés dans les montagnes pyrénéennes. Dans une langue étonnante de justesse et pleine de poésie, il revient sur cette merveilleuse amitié qui les lia, sur le temps suspendu des vacances d'été. Au milieu du dernier de ces étés apparaît Geneviève, la sœur de Jean. Un drame se noue. On n'en dira pas plus de l'intrigue, ni de l'évocation magique des premiers émois qui transformèrent François à tout jamais.  C'est simple, magnifique, émouvant et pleinement réussi.

  • La Sibérie est beaucoup plus qu'un simple lieu sur une carte : c'est une sensation.

    Au cours d'un séjour en Sibérie, Sophy Roberts découvre avec étonnement que sur cette terre méconnue et hostile demeurent de nombreux pianos d'exception, en grande partie envoyés là-bas après la révolution de 1917, puis durant le régime soviétique tant cet instrument bourgeois fut banni des foyers russes.

    L'auteure décide alors de partir à la recherche d'un de ces pianos perdus et s'enfonce dans le passé terrible de cette région glaciale. C'est ainsi que se déploie une quête extraordinaire qui nous fait voyager dans des paysages à la fois enchanteurs et terrifiants. Entre carnet de voyage et grand récit littéraire mêlant l'aventure à l'intime, Les pianos perdus de Sibérie nous fait arpenter un continent fascinant pour retracer plus de deux cents ans d'histoire russe enfouis dans des instruments capables comme aucun autre de bouleverser l'âme humaine.

    Un voyage extraordinaire dans la Sibérie d'hier et d'aujourd'hui, une déclaration d'amour à la Sibérie, à ses habitants et à la musique qui toujours y eut sa place.

    Un voyage extraordinaire dans la Sibérie d'hier et d'aujourd'hui. À la recherche des pianos perdus, de l'Oural à Sakhaline, de l'extrême nord à la frontière mongole, Sophy Roberts partage avec nous des rencontres marquantes, accordeurs, descendants de familles reléguées dans ces lointains inhospitaliers, aventuriers ou vieux croyants, gardiens de la mémoire ou partisans de l'oubli. Jamais l'attention ne se relâche, happée par de multiples histoires, des destins singuliers, de magnifiques descriptions de paysages. Dans les pas de Bering, Tchekhov et tant d'autres, sur les chemins accidentés d'un pays sans limites, elle écrit une déclaration d'amour à la Sibérie, à ses habitants et à la musique qui toujours y eut sa place.

  • Marta et Arthur

    Katja Schonherr

    • Zoe
    • 4 Février 2021

    Marta était à peiné sortie de l'adolescence quand elle a rencontré Arthur, l'homme aux yeux menthe givrée. Et voilà qu'Arthur est mort, étendu à ses côtés. Tout au long de la journée tourmentée qui suit ce mystérieux décès, les souvenirs remontent pour dérouler l'histoire d'une relation faite de non-dits, d'incompréhension et de petites cruautés. Quarante années, au cours desquelles Marta a pris soin de peigner tous les jours les franges du tapis pour qu'elles soient bien droites, tandis qu'Arthur montrait plus d'affection pour son aquarium que pour son propre fils.
    Propulsée par son extrême sensibilité littéraire, Katja Schönherr nous offre un premier roman palpitant et glaçant sur deux êtres aussi incapables de vivre ensemble que l'un sans l'autre

    Un premier roman où la cruauté des relations humaines et la solitude tiennent le premier rôle, un regard clinique et sans pitié sur la décomposition d'un couple.

    Marta, toute jeune fille, rencontre Arthur, professeur de seize ans son aîné. Il représente pour elle une chance de quitter sa mère toxique, elle pense en être amoureuse. Mais c'est la haine qui liera ses deux êtres, et pour longtemps. Alors, quand après quarante de vie commune, Marta découvre Arthur mort dans son lit, la rage l'envahit, et la vengeance s'accomplit, quand tout ce qui l'a empêchée de vivre, qui l'a conduite au bord de la folie, doit être détruit.  Un premier roman où la cruauté des relations humaines et la solitude tiennent le premier rôle, un regard clinique et sans pitié sur la décomposition d'un couple.

  • Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'État vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté. Véritable hymne à la désobéissance, Pense aux pierres sous tes pas est également un cri d'espoir. Et d'amour fou.

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    La langue d’Antoine Wauters est unique, elle tranche dans le paysage littéraire et fait de ce texte un grand et beau roman !

    Pense aux pierres sous tes pieds est un conte aux accents poétiques qui fait naître des sourires, mêlant le malheur à l'incongru et au cocasse. Plaidoyer pour la liberté, ce roman d’apprentissage intemporel - parce qu’il ne se situe nulle part ou partout - dessine un portrait en creux des grandes mutations du monde, de la détresse des gens de la terre, des enfances volées, de l'arbitraire des politiques, des mirages de la modernité. Au milieu de cette noirceur, Antoine Wauters trace des traits de vie et de lumière, la beauté de la terre, la vaillance des hommes, la quête d’un amour absolu, l’élan de liberté d’où se dégage un optimisme forcené. La langue d’Antoine Wauters est unique, elle tranche dans le paysage littéraire et fait de ce texte un grand et beau roman !

  • Voilà l'été. Berthe Morisot, peintre impressionniste, et Eugène Manet, son mari affable, quittent Paris pour une partie de campagne. Ils posent valises et chevalet dans une maison champêtre, havre d'une douceur estivale propice à toutes sortes d'expérimentations nocturnes.

    Dans ce roman formant un diptyque avec Trois jours dans la vie de Paul Cézanne, Mika Biermann confond allègrement mots et couleurs, phrases et perspectives, écriture et peinture.
    De ces pages, comme d'autant de toiles, surgissent des méditations corrosives sur la chair comme matière à peindre.

    Subversif, incisif, voluptueux et poétique, un délice !

      Porté par une plume qui maîtrise l’art, Mika Biermann s’empare de la figure de Berthe Morisot en s’appuyant sur un événement biographique pour composer une fresque de vie imaginaire. Ces trois nuits à la campagne vont révéler à la peintre sa part sensorielle et sensuelle, et la libérer des conventions bourgeoises pour déployer librement sa vitalité créatrice. À travers ce texte, Mika Biermann mène subtilement une réflexion sur la représentation du sexe (masculin et féminin) dans les arts. Subversif, incisif, voluptueux et poétique, un délice !

  • En novembre 2017, Raphaël Krafft part en reportage à la frontière franco-italienne au niveau du col de l'Échelle. Il accompagne un habitant de la région parti en maraude à la rencontre d'éventuels migrants venus d'Italie, perdus dans la montagne au milieu de la nuit. Les premières neiges viennent de tomber. Ce soir-là, ils découvrent cachés dans un bosquet, transis de froid, quatre mineurs tous originaires d'Afrique de l'Ouest. Alors qu'ils les emmènent en voiture dans un lieu dédié à l'accueil des personnes migrantes, la gendarmerie les arrête avant d'abandonner les quatre adolescents dans la montagne au niveau de la borne frontière. Trois d'entre eux sont guinéens, comme la majorité des jeunes migrants qui passent par ce col.Marqué par cette expérience, Raphaël Krafft se lie d'amitié avec les habitants du village de Névache situé juste en dessous du col et propose aux enfants de l'école communale de partir pour eux en Guinée réaliser des reportages et les aider ainsi à comprendre pourquoi tant et tant de jeunes décident de quitter leur foyer. Là-bas, il découvre un pays démuni, marqué par des années de dictature.

    Un reportage passionnant entre vallée de Névache et Guinée, le parcours des migrants

    Raphaël Krafft, reporter, est parti enquêter dans la vallée de Névache (Hautes-Alpes), voie d'accès à la France pour les migrants venus d'Afrique. Les habitants de cette vallée surveillent leur passage pour leur porter assistance et les soustraire à la surveillance des forces de police. L'auteur est ensuite allé en Guinée, d'où viennent nombre de ces migrants, pour comprendre les raisons de leur exil. Il analyse avec finesse les efforts faits par les Européens pour apporter une aide économique à ces peuples démunis. Un reportage passionnant !

  • Réservoir 13

    Jon Mcgregor

    La nuit du Nouvel An, dans un petit village anglais où tout le monde se connaît, une adolescente disparaît. Les habitants se lancent à sa recherche, bientôt rejoints par les journalistes et la police. Au fil des semaines, les chances de la retrouver s'amenuisent. La vie finit progressivement par reprendre son cours. Mais le retour au calme est-il possible quand le souvenir de la jeune fille persiste dans les mémoires et les paysages ?
    Réservoir 13 est la chronique minutieuse et virtuose, pendant les treize années qui suivent le drame, de ce village au quotidien rythmé par les saisons et la nature alentour.

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    Le roman est celui de son absence et du temps qui passe : chronique précise et poétique des minuscules changements qu'apportent les saisons, de la vie quotidienne des habitants.

    Pendant ses vacances dans un petit village d'Angleterre, une jeune fille disparaît. La police et les journalistes investissent les lieux, et s'en vont, aucune trace, aucune piste. Le roman est celui de son absence et du temps qui passe : chronique précise et poétique des minuscules changements qu'apportent les saisons, de la vie quotidienne des habitants. À partir d'un fait divers dramatique, le livre se fait l'écho de ce qui façonne leurs existences, le jardin communal, les oiseaux, la renarde et ses petits, l'ennui parfois, les petits secrets et les trahisons, les départs et les retours. Pendant treize ans, autant que de chapitres, certains diront qu'il ne se passe rien. C'est l'inverse, juste la vie, qui ne peut pas ne pas continuer, malgré tout. Un très beau roman.

  • À l'occasion d'une « tournée » solitaire notamment au Texas, pour accompagner la publication de son livre, Brice Matthieussent regarde l'Amérique d'aujourd'hui, loin des pages joyeuses de la route 66, du mythe des années Kerouac, et des clichés les plus tenaces. Il traverse les villes de Dallas, Pittbursgh, Houston, Austin, avant de revenir à Boston, étonné par les fantômes qui hantent un paysage de halls d'hôtels, d'autoroutes ou de librairies, à la lumière des néons ou des phares de voitures. On y croise les plus démunis dans des rues sans trottoirs comme les classes aisées dans les parcs ou les salons, les plus chaleureux et les plus distants. Mais la rencontre est d'abord celle du regard et de la littérature.
    /> Le récit est scandé par une succession de faits divers et de photographies de l'auteur.

    Un voyage passionnant par ce traducteur talentueux des plus grands écrivains américains !

    À l'invitation de son éditeur, Brice Matthieussent parcourt quelques villes américaines, de Dallas à Pittsburgh, de Austin à New-York. Entremêlant humour et réflexions sur l'immensité et la solitude des espaces américains, il revisite les clichés que nous pouvons avoir sur les États-Unis et nous faire découvrir également les laissés-pour-compte de la réussite américaine et l'envers de l'Amérique de Donald Trump.  Un voyage passionnant par ce traducteur talentueux des plus grands écrivains américains !

  • Alegria

    Manuel Vilas

    «Je suis arrivé par la douleur à la joie», écrit le poète José Hierro.

    De chambres d'hôtel en aéroports, assailli par une profusion de souvenirs, Manuel Vilas poursuit la mise à nu de son narrateur. Il orchestre la symphonie de la mémoire et enrichit son tableau de nouveaux motifs comme celui de l'allégresse. Toujours entouré de ses musiciens, ombres de son passé, en dialogue incessant avec les doubles de ses fantômes, auxquels il ajoute Arnold (pour Schönberg), sa part sombre, son ange de la dépression. Le passé coule partout, vague sans cesse rabattue, il est dans les machines à presser les oranges, dans les chemises jamais assez blanches, dans les cours d'eau, comme sous le sol que l'on foule.
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    «La joie venait toujours après la peine», chante Apollinaire, Alegría tend résolument du côté de la lumière et Manuel Vilas offre, après Ordesa, un grand livre solaire. Son audace littéraire et sa capacité à transfigurer l'intime en universel le désignent comme un de nos écrivains contemporains majeurs.

    Un livre lumineux et joyeux !

    On avait beaucoup aimé son précédent livre, Ordesa, prix Femina 2019 qui nous plongeait dans la vie d'une famille des classes moyennes de l'Espagne des années 1980. On retrouve dans ce nouvel opus le narrateur qui continue de s'interroger sur son existence, son quotidien, les souvenirs qu'il a de ses parents. Il affronte son double maléfique Arnold (comme Schönberg) mais fort de son récent succès et de l'affection de ses proches, tous affublés de noms de musiciens, il découvre la joie de vivre vers laquelle nous tendons tous. Un livre lumineux et joyeux !

  • Tandis qu'au-dehors, à quelques centaines de mètres de chez lui, des attentats ensanglantent Paris, Jean-Michel Espitallier vit un autre drame, plus intime. Sa compagne, Marina, s'éteint, « assassinée » par le cancer. Ce livre est la chronique d'une disparition, qui enregistre - au sens musical du terme - la lente et calme approche de la mort, son surgissement, capté avec une rare acuité, puis la première année dans l'absence. Sans voyeurisme, mais avec parfois la crudité que suppose la grande intimité entre les corps, Jean-Michel Espitallier consigne, au fil des jours, les remarques, les pensées, les sentiments que la perte lui inspire.

    Certainement une des plus belles déclarations d’amour de la littérature française….

      C’est un journal de deuil de l’être aimé, la fin de sa vie, sa mort et l’année qui suit. « La Première année » est un récit qui vous étreint, vous serre la gorge et qui dégage une beauté des sentiments bouleversante. Jean-Michel Espitallier parvient à transcrire la singularité de ses émotions pour les inscrire dans une forme d’infini ainsi que la confusion des sensations pour révéler leurs fragilités avec une acuité et une pudeur qui vous touchent au plus profond. Certainement une des plus belles déclarations d’amour de la littérature française….

  • Le doorman

    Madeleine Assas

    Quand on lui propose un poste de doorman, de portier dirions-nous à Paris même si ces fonctions ne se ressemblent pas d'une rive à l'autre de l'Atlantique, Ray est déjà intégré, attaché à New York. Ce poste lui est proposé par une femme, propriétaire au 10 Park Avenue, cette tour de Babel qui fut à l'origine un grand hôtel. Et c'est là que cet homme passera cinquante ans de sa vie, au coeur d'une ville où il ne cessera de se promener et d'observer ce qui ne se passe nulle part ailleurs tant il s'agit du reflet d'un imaginaire collectif incomparable.

    On savoure ce roman le sourire aux lèvres. Un délicieux voyage littéraire à partager !

    D’une écriture élégante et pleine de poésie, nous accompagnons les déambulations dans New-York de Ray(mond), parsemées de ses souvenirs d’Oran et dont la vie de doorman, discrète et contemplative, se nourrit de rencontres et d’amitiés fidèles, de balades amoureuses pour cette ville vibrante où se croisent toutes les origines et tous les destins individuels. Madeleine Assas restitue admirablement l’ambiance, les lieux et les sensations de cette ville-monde.  Portrait d’une ville, portrait d’une vie, on s’attache au fil de la lecture à Ray comme à un ami qu’on aimerait avoir à ses côtés tant il nous touche par son attention, sa bienveillance et sa sagesse… Et on savoure ce roman le sourire aux lèvres. Un délicieux voyage littéraire à partager !

  • Le titre, Un dimanche à Ville-d'Avray, est un lointain écho du film féérique - et mystérieusement inquiétant -, sorti en 1962, qui a marqué, tel un météore, le cinéma français. Même sentiment d'inquiétude dans le livre de Dominique Barbéris : deux soeurs se retrouvent, alors que fléchit la lumière, dans un pavillon de Ville-d'Avray, avec chacune dans le coeur les rêves et les terreurs de l'enfance, le besoin insatiable de romanesque, de landes sauvages dignes de Jane Eyre et d'un amour fou, tout cela enfoui dans le secret d'une vie sage.
    L'une se confie à l'autre. Elle lui raconte une invraisemblable rencontre avec un amant mystérieux, dans le décor en apparence paisible de Ville-d'Avray. L'autre découvre, stupéfaite, son errance dans les bois de Fausse-Repose, les étangs de Corot, les gares de banlieue et les dangers frôlés... Les grands fonds de l'âme humaine sont troubles comme les eaux des étangs.

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    Entre Chabrol et Modiano, Dominique Barbéris charme avec ce roman qui se fait délicat et profond... 

    Un dimanche à Ville D’Avray, Dominique Barbéris fait se confier deux sœurs que le temps a éloignées. D'une plume aussi précise et sensible que malicieuse et impressionniste, la romancière raconte les tiraillements de ses personnages, entre désir et doute, curiosité et peur.  Roman en clair-obscur, il se dégage de ce court texte une singulière ambiance d’inquiétude qui laisse planer en nous un trouble de ce qui aurait pu être et qui n'a pas été.  Entre Chabrol et Modiano, Dominique Barbéris charme avec ce roman qui se fait délicat et profond...   

  • L'instruction

    Antoine Brea

    Patrice Favre a suivi les traces de son père magistrat. Sorti d'école, il est nommé temporairement juge d'instruction en banlieue parisienne. On observe les débuts de Favre, ses premières audiences au Palais de justice, ses investigations dans le cas criminel où son prédécesseur - Herzog, un magistrat décati, énigmatique - s'est épuisé avant de se donner la mort.
    Mais Favre sera bientôt renvoyé à ses dilemmes, à ses choix de vie, à sa propre histoire familiale et au récit national trouble, à toute la comédie sociale qu'il faut jouer pour tenir le rang dans son milieu et son métier.
    Roman empruntant parfois au documentaire, manière d'anti-polar, L'instruction questionne avec inquiétude la société française contemporaine à travers le prisme technocratique, judiciaire, carcéral et policier.

    Véritable portrait en creux du monde judiciaire et carcéral, "L'Instruction" nous interroge habilement sur les collusions entre politique et juridique. Une réussite !

    Véritable portrait en creux du monde judiciaire et carcéral, entre roman d’apprentissage et documentaire. On suit, dans ce roman aux multiples facettes, un jeune juge d’instruction qui voit ses convictions vaciller tout au long de l’instruction d'un dossier laissé en suspens. L’écriture d'Antoine Bréa impressionne par sa capacité à nous entraîner au coeur d'une enquête labyrinthique, à l’atmosphère quasi oppressante. Ses personnages, et en premier lieu le narrateur, sont finement incarnés pour nous immerger dans un univers aux codes bien définis sans nous égarer et nous inviter à nous interroger habilement sur les collusions entre politique et juridique. Une réussite

  • Un vent de magie souffle sur la jetée de Brighton au coeur de l'été 1959. C'est dans le théâtre de cette station balnéaire anglaise que se produisent chaque soir Jack Robbins, Ronnie Deane et Evie White. Cet époustouflant trio offre aux vacanciers du bord de mer un spectacle de variétés à nul autre pareil. Sur les planches, ils deviennent Jack Robinson, malicieux maître de cérémonie, Pablo le Magnifique, magicien hors pair, et Eve, sublime assistante au costume étincelant. Le succès ne se fait pas attendre et leur numéro se retrouve bientôt en haut de l'affiche. Le charme n'opère d'ailleurs pas uniquement sur scène : au fil de l'été, les deux amis succomberont l'un et l'autre à celui, irrésistible, d'Evie. Au risque de tout perdre.
    Avec délicatesse et maestria, Le grand jeu nous plonge dans les coulisses des spectacles de magie et redonne vie à une époque disparue. Graham Swift révèle une fois de plus son talent de conteur et livre une bouleversante histoire d'amour, de famille et de mystère.

    Graham Swift nous offre un roman enchanteur !

    Brighton, fin des années 50. Le spectacle de magie créé par Jack, le maître de cérémonie, Pablo le magicien et Evie sa très belle assistante attire la foule des estivants. Entre ces trois enfants de la balle, au-delà d'un travail acharné et des répétitions, c'est le grand jeu de l'amour qui se trame, tours et détours, illusions et désillusions, apparitions et éclipses. Graham Swift, dans ce roman enchanteur, nous offre la mélancolie du temps qui passe, le petit monde merveilleux de la prestidigitation où la réalité s'efface au profit du merveilleux, l'évocation nostalgique d'une Angleterre où la pluie et la brume de fin d'été ont la douceur du souvenir d'une époque révolue.

  • Tous des monstres ! À Margoujols, petit village isolé du Gévaudan, on a la difformité dans le sang. La faute au cirque Britiescu et sa caravane de bêtes de foire, passé par là en 45 et jamais reparti. Nains, géants, soeurs siamoises et femmes à barbe - jusqu'à cet homme-homard, vieillard-ermite pas vraiment pince-sans-rire, retrouvé de bon matin découpé en morceaux... Qui a tué l'homme-homard ? Julie, fille du maire et détective-escargot, a peut-être son idée sur la question - à vous faire bisquer les gendarmes...

    Cet ouvrage a reçu le Prix Paris Polar.

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    Avec Qui a tué l’homme homard? J.M Erre nous offre un récit décalé, déjanté extrêmement bien tenu et d’une ironie mordante !

    Un roman policier drôle où les personnages, les situations et l'intrigue sont à elles seules de purs moments de fous rires. Avec Qui a tué l’homme homard? J.M Erre nous offre un récit décalé, déjanté extrêmement bien tenu et d’une ironie mordante !

  • « Vicente n'avait pas voulu savoir. Il n'avait pas voulu imaginer. Mais, en 1945, peu à peu, malgré lui, comme tout le monde, il a commencé à savoir - et il n'a pas pu s'empêcher d'imaginer. » Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita, ils se sont aimés et ont eu trois enfants. Mais depuis quelque temps, les nouvelles d'Europe s'assombrissent. À mesure que lui parviennent les lettres de sa mère, restée à Varsovie, Vicente comprend qu'elle va mourir. De honte et de culpabilité, il se mure alors dans le silence.
    Ce roman raconte l'histoire de ce silence - qui est devenu celui de son petit-fils, Santiago H. Amigorena.

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    Un récit profondément bouleversant et émouvant sur la question de la culpabilité, de l'exil et de l'identité.

    C’est l’histoire de Vicente Rosenberg, polonais immigré à Buenos-Aires, qui assiste impuissant et désarmé à l’horreur qui se joue à 12 000 kms de là, dans le ghetto de Varsovie et à la destruction de sa famille, de son peuple. De cette culpabilité impossible à dépasser, Vicente va se plonger dans un mutisme qui l’accompagnera toute sa vie. Avec pudeur, justesse et intelligence, Santiago H. Amigorena retrace la vie de son oncle et nous interroge sur la question de la culpabilité, de l’exil et de l’identité. Un récit profondément bouleversant et émouvant.

  • Il existe à New York une rue au nom évocateur: Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe. C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie: mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit aronter le souvenir de son ls Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions; il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

    Questionnant avec sensibilité et justesse la question du péché, Goldie Goldbloom signe un roman d’émancipation piquant, subtilement féministe et plein d’amour.

    Surie, membre de la communauté juive orthodoxe de Wiliamsburg, tombe enceinte de jumeaux à 57 ans. Comment l’annoncer à Yidel, son mari, à ses enfants, ses petits-enfants ? Que va penser son entourage pétri de traditionalisme ? On suit avec tendresse et empathie les atermoiements de cette femme aimante, douce et généreuse dont la grossesse réveille en elle le secret qui entoure son fils Lipa. Questionnant avec sensibilité et justesse la question du péché, Goldie Goldbloom signe un roman d’émancipation piquant, subtilement féministe et plein d’amour.

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