Après le silence

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Après le silence (Prix du Premier roman 2015 et Prix Eugène Dabit 2015)

Dans un monologue adressé au plus jeune de ses trois fils, Louis Catella se raconte. L'usine d'abord, omniprésente : les Fonderies et Aciéries du Midi où il entre à 16 ans, s'épuise dans la fournaise, mène la lutte syndicale en 68 pour que triomphent les idéaux de la Gauche. Le chef de famille charismatique ensuite : l'amour de Rose, la 2 CV bleu glacier sur la route des vacances, l'éducation des fils, les cours d'orthographe à 40 ans pour passer enfin le certificat d'études... Mais l'autobiographie qui se met en place est pipée. En juillet 74, Louis Catella meurt au travail, écrasé sous un moule de plusieurs tonnes. Et pourtant le monologue impossible se poursuit, retraçant les étapes du deuil infini, le passage à l'âge adulte de ce fils qui n'avait que 7 ans au moment du drame. Pour lui, la figure paternelle est une mythologie façonnée par les souvenirs et les mots des autres, une rengaine unanimement élogieuse que l'on ressasse pour tromper le silence. Derrière la parole de Louis, apparaît peu à peu l'imposture du fils et un autre parcours. Celui d'un intellectuel plutôt bourgeois, cherchant la vérité, tiraillé entre le désir d'échapper à l'encombrant fantôme paternel et la peur de trahir.

  • EAN 9782867468360
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 262 Pages
  • Longueur 18 cm
  • Largeur 12 cm
  • Épaisseur 2 cm
  • Poids 224 g
  • Distributeur Sodis

Rayon(s) : Littérature générale > Romans & Nouvelles

Didier Castino

  • Naissance : 1-1-1966
  • Age : 53 ans
  • Pays : France
  • Langue : Francais

Didier Castino, né en 1966, est professeur de lettres à Marseille. En 2015, il signe le très remarqué Après le silence, récompensé notamment par le Prix du premier roman et le Prix Eugène Dabit. À propos de Rue-Monsieur-le-Prince, il dit : « Je voulais écrire sur ce mouvement de 86 qui, pour moi et pour nombre de personnes de ma génération, représente la première prise de conscience politique. Je voulais revenir sur la mort de Malik Oussekine, les heures qui l'ont précédée. Parler du regard que l'on porte sur celui que l'on nomme étranger, parler des autres hommes - Algériens, Juifs, Noirs - qui ont dû courir aussi pour échapper à leur sort. Je veux parler de la jeunesse en ayant perdu la mienne, de nos engagements et de nos renoncements, des contradictions qui nous définissent. »

Broché
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