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Voici le troisième volume des oeuvres de Joseph Conrad, qui présente les textes publiés entre 1906 et 1912. Conrad a derrière lui de grands livres : Lord Jim, Typhon, Nostromo, pour ne citer que ceux-là. Années de maturité, de crise aussi ; une longue dépression nerveuse l'affecte si durement qu'il écrira : «J'ai l'impression d'être un homme revenu de l'enfer.» Enfer créateur puisqu'il publie les textes présentés ici dans des traductions nouvelles pour la plupart : - deux romans souvent associés puisqu'ils abordent tous deux la question politique : L'Agent secret et Sous les yeux d'Occident ; - deux recueils de nouvelles : Six nouvelles (Gaspar Ruiz et autres récits) et Entre terre et mer ; - deux recueils autobiographiques : Retour de Pologne et Souvenirs personnels, autobiographie faite d'ombre et de lumière. Conrad fait fi de la chronologie et ressuscite au fil du souvenir ses «trois vies» : l'enfance et l'adolescence polonaises, la carrière de marin et d'officier de marine, la carrière d'écrivain de nationalité britannique, ces trois moments indispensables à la compréhension de l'oeuvre. Le thème principal qui relie les oeuvres de cette période, c'est l'être humain. Sylvère Monod note dans son introduction : «Ce qui est au premier plan ici, c'est l'homme et tout particulièrement l'homme en sa qualité d'animal social donc politique.» L'homme dans ses difficultés, ses contradictions, ses doutes.
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Oeuvres complètes Tome 1
Jean de La Fontaine
- Gallimard
- Bibliotheque De La Pleiade
- 12 Avril 1991
- 9782070112029
La Fontaine restera éternellement l'auteur des Fables. Sans doute parce qu'en chacun de nous survit quelque chose de l'enfant maussade qui ânonnait La Cigale et la Fourmi sur l'estrade d'une salle de classe. Il y a les Contes, aussi. Mais dans les Contes, les nonnes font des manières à la grille du couvent, les courtisanes sont amoureuses, les
cocus vont se percher dans les arbres : trop d'audace, peut-être, pour les écoles. Audace calculée cependant : lecteur de Boccace et de l'Arétin, «Arétin mitigé» lui-même (d'après Furetière), La Fontaine enveloppe les égarements du coeur et la faiblesse de la chair dans des voiles qui, naturellement, montrent plus qu'ils ne dissimulent. L'érotisme, déjà, est «là où le vêtement bâille». Les fables, pourtant... «Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être.» Dans leur univers discrètement cynique, les faibles paient pour les forts, et les naïfs pour les roués. Proches de notre poésie - parce qu'elles traduisent en la sublimant la parole universelle -, elles ont parfois de riantes duretés. Elles répètent inlassablement qu'une fois passé le temps des amours il ne reste plus, des heures joyeuses, qu'un souvenir nostalgique et lancinant. C'est toujours trop tard, lorsqu'on a compris qu'elle a des bornes, que l'on mesure combien la vie est précieuse. La présente édition est la seule à procurer l'intégralité des gravures originales des fables, dues à François Chauveau. En tête du volume, une notice sur les illustrateurs de La Fontaine, qui comprend 70 reproductions, analyse l'attrait qu'ont exercé, depuis le XVII? siècle jusqu'à nos jours, les fables et les contes sur les artistes. On trouvera en appendice des textes de Houdar de La Motte, La Harpe, Chamfort et Taine, tous consacrés au fabuliste. -
Je voulais vivre
Adélaïde de Clermont-Tonnerre
- Éditions Grasset
- Littérature Française
- 20 Août 2025
- 9782246831662
C'est une petite fille traquée qui garde secrète la mort terrible de sa mère et de sa nourrice. Et c'est une enfant fière, poétique, qu'un prêtre plein de bonté décide de sauver.
C'est une jeune fille assoiffée de connaissances et de lectures qui apprend à monter à cheval puis à se battre à l'épée malgré l'avis des religieuses qui l'éduquent. Depuis toujours, elle porte, dans son corsage, un poignard et des poisons, car il faut savoir se défendre pour être libre.
C'est une amante passionnée, trahie, aimée, ambitieuse. Et c'est une mère, aussi, prête à tout pour son fils. On dit qu'elle est puissante, entre deux royaumes, pourtant elle reste incomprise.
Vous croyez la connaître ? C'est l'héroïne la plus célèbre de la littérature, enfermée à jamais dans ce rôle éternel : intrigante, empoisonneuse, séductrice, génialement criminelle. Sorcière. Elle s'appelle Milady.
Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction a droit à sa vérité. Dans ce roman inoubliable, Adélaïde de Clermont-Tonnerre rend vie à la petite Anne et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les trois mousquetaires, sans prendre le temps de la raconter.
La construction extrêmement habile se joue de tous les codes romanesques du XIXème siècle, pour les revisiter d'une voix puissamment contemporaine. Alternant les témoignages et les époques, dans une succession de courts chapitres palpitants, il recompose un puzzle d'intrigues politiques et amoureuses qui nous conduisent au coeur des affrontements opposant les royaumes d'Europe au temps de Louis XIII et de Richelieu.
Se révèle ainsi le portrait d'une héroïne menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où tant d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
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Nana ruine ceux qui la désirent : le banquier Steiner, le capitaine Hugon... tous seront séduits et conduits au désespoir par la «Vénus blonde». En décrivant la vie d'une courtisane, Zola dépeint, à la manière des moralistes, la débâcle de la société bourgeoise du Second Empire en un saisissant tableau de moeurs. DOSSIER - La théorie naturaliste - Nana, roman naturaliste.
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Changer la vie par les moyens de la poésie : telle fut l'ambition de Rimbaud. Ce volume rassemble les oeuvres d'un poète devenu mythe, depuis son premier récit, composé à l'âge de dix ans, jusqu'aux poèmes en prose des Illuminations, qui précèdent son renoncement à la littérature, la vingtaine venue. On y découvrira, aux côtés de ses textes les plus célèbres - les lettres du Voyant, les poésies ou encore Une saison en enfer -, des écrits moins connus récemment retrouvés. Et l'on mesurera le chemin parcouru par ce génie «ravagé violemment par la littérature», selon les mots de Mallarmé, acteur d'«une aventure unique dans l'histoire de l'art».
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Précédée par et les chiens se taisaient (1946, " arrangé " pour le théâtre en 1956) et suivie de une saison au congo (1967), la tragédie du roi christophe constitue la pièce maîtresse de ces " tragédies de la décolonisation " écrites par aimé césaire pour témoigner - remarquablement - d'un acte politique majeur de notre temps.
La tragédie du roi christophe, est une oeuvre barbare (au sens noble du terme) lyrique et nécessaire. affirmant que la politique est la force moderne du destin et l'histoire la politique vécue, aimé césaire donne à voir l'invention du futur, d'un futur enraciné. l'aventure haïtienne de christophe évoque le destin collectif du peuple africain d'aujourd'hui. a la phase de la révolte aiguë a succédé celle de la re-connaissance, de la constitution d'un patrimoine authentique et librement assumé.
Cette entreprise doit être celle d'un bâtisseur, d'un architecte : aimé césaire a su créer un personnage d'une grande et haute stature avec une vigueur et une invention poétique exceptionnelles. christophe (qu'habita, si puissamment, le comédien douta seck) est un homme d'afrique. il est le muntu, l'homme qui participe à la force vitale (le n'golo) et l'homme du verbe (le nommo). le texte initial de la pièce a fait l'objet de révisions multiples.
La dernière version, que présente aujourd'hui présence africaine (après avoir publié le texte initial) révèle la qualité de la collaboration qui a réuni, à tous les instants, l'auteur aimé césaire et le metteur en scène jean-marc serreau.
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En face de la pauvre boutique du père Baudu se dresse, dans toute son arrogance, le Bonheur des Dames, nouveau temple de la consommation féminine, dirigé par l'ambitieux Octave Mouret. C'est alors sous le regard fasciné de la jeune provinciale Denise, bien décidée à travailler au Bonheur, que va se jouer la bataille du commerce moderne. Dénonciation des excès du système capitaliste, le onzième volume de la série des Rougon-Macquart, où fourmillent les descriptions des expositions aguicheuses et des étalages à faire rêver le chaland, est aussi le grand roman zolien du désir et de la joie.
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Lorsque Laurent franchit le seuil de la mercerie des Raquin, c'est l'adultère, la passion et l'effroi conjugués qui pénètrent dans ce foyer insipide. Avec une précision chirurgicale, Zola peint l'ennui profond de Thérèse et la médiocrité de sa vie conjugale. À la morosité succède la fureur sexuelle ; à la haine enfouie, la frénésie de meurtre. Drame expressionniste, étude de crime, roman expérimental, récit fantastique : Thérèse Raquin, paru en 1868, est conçu par son auteur comme un manifeste de la modernité. Son matérialisme provocant et l'impudeur des descriptions ont choqué nombre de ses contemporains. À la lumière des théories de Freud et de Bataille, cette édition propose une lecture renouvelée d'un roman qui possède l'énergie éclatante d'un coup de pinceau. DOSSIER - Structure du récit - Des personnages naturalistes : physiognomonie et théorie des humeurs - La peinture en toile de fond de l'écriture zolienne - Destin de l'oeuvre : du scandale au manifeste.
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Enfermés dans une abbaye à cause d'une crue, cinq femmes et cinq hommes se racontent des histoires pour passer le temps. Soixante-douze nouvelles, racontées sur sept jours par dix orateurs : ce recueil est l'un des textes les plus importants de la Renaissance française, entre Rabelais et Montaigne. Ces nouvelles «à l'italienne» alternent entre le rire et les larmes : entre la farce, le fait divers, la comédie psychologique et le drame. Toutes se veulent véritables et actuelles, miroirs des passions et de la violence humaines. Après chaque récit, les auditeurs confrontent leurs réactions et leurs interprétations. L'amour est disséqué, selon la morale, la société, la sexualité, la métaphysique. Marguerite de Navarre (1492-1549), soeur de François I??, reine de Navarre et grand-mère d'Henri IV, joua un rôle diplomatique important à la cour de Franc et fut mécène des artistes et des écrivains de son temps. Avec ce recueil, elle définit le genre de la nouvelle en langue française, dont nous sommes les héritiers.
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« Je me trouvai enflammé tout d'un coup jusqu'au transport » : le jeune chevalier des Grieux vient de découvrir Manon Lescaut dans la cour d'une auberge d'Amiens. Plus tard, cette « charmante et adorable créature » se retrouve dans un convoi de prostituées en partance pour le Nouveau Monde, suivie de son amant ruiné. Comment le couple est-il parvenu à une telle déchéance ? C'est ce que nous apprend le récit du chevalier à son retour d'Amérique.
Les aventures de ce couple formé de deux êtres que tout oppose socialement deviennent, sous la plume de Prévost, un « exemple terrible de la force des passions », traitant de questions fondamentales : l'amour et la morale sont-ils conciliables ? La passion est-elle possible dans une société corrompue ? Le bonheur n'est-il qu'un « fantôme » ?
Dossier
1. Le contexte historique de Manon Lescaut.
2. Personnages de marginaux : aventuriers, chevaliers d'industrie, tricheurs.
3. Plaisirs du romanesque : coups de foudre, passions, héroïnes « fatales ».
4. Réception de Manon Lescaut.. -
L'entreprenant Octave Mouret, tout juste arrivé à Paris pour conquérir la capitale, emménage dans ce qu'il croit être un immeuble respectable. Il ne tarde pas à découvrir les turpitudes de ses voisins, manigances auxquelles lui-même n'échappe pas - il compte bien parvenir socialement grâce à ses succès auprès des femmes.Avec cette parodie grinçante du romanesque sentimental, Zola dresse un portrait au vitriol de la bourgeoisie:la morale des convenances couvre hypocritement un monde de mensonges et d'adultères. Roman «plein de cochonneries sur les gens comme il faut», Pot-Bouille est ici présenté dans une nouvelle édition qui invite à en ressaisir, avec finesse, toute la charge comique et satirique.
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Agrégation de Lettres 2026-2027. Littérature générale et comparée. Vertiges biographiques (textes et images)
Natalie Reniers-Cossart, Antona Montefusco-Martin, Emmanuelle Stock
- Éditions Ellipses
- Capes/Agrégation
- 29 Juillet 2025
- 9782340105577
Cet ouvrage porte sur le thème de littérature générale et comparée de l'agrégation de Lettres 2026.
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Histoires fantastiques
Guy de Maupassant
- L'École des loisirs
- Classiques Integral
- 30 Octobre 2019
- 9782211304597
« On n'a vraiment peur que de ce qu'on ne comprend pas », écrit Maupassant. En effet, ces Histoires fantastiques ont toutes en commun le surnaturel, l'incompréhensible, et l'insurmontable frayeur qu'ils engendrent. Mais, là où nous parlerions volontiers de monstres, d'extraterrestres ou de fantômes, Maupassant, lui, décrit des faits. Une paysanne mange un oeuf frais pondu en plein hiver : elle devient folle. Le mobilier d'une gentilhommière prend vie et s'enfuit, piétinant au passage le propriétaire. Un homme se croit atteint d'une maladie étrange avant de se rendre compte qu'une créature invisible, douée d'intelligence, lui vole son souffle pendant son sommeil... frissons garantis ! Dans ce recueil : « La peur », « Apparition », « Le Horla » (première et deuxième versions), « Un fou ? », « Qui sait ? », « Conte de Noël », « L'homme de mars », « La peur ». Textes réunis par Christian Poslaniec
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Guide du Routard : Berlin et ses environs (édition 2025/2026)
Collectif
- Hachette Tourisme
- Guide Du Routard
- 26 Mars 2025
- 9782017312338
Nouvelle mise à jour du Routard, le guide de voyage n°1 en France !
Découvrez Mitte, incontournable quartier central ; Prenzlauer Berg, l'endroit où faire la fête ; Kreuzberg, le quartier cosmopolite ; sans oublier Friedrichshain, le repaire des artistes en tous genres... Chaque secteur berlinois saura vous séduire, chacun à sa façon !
Dans Le Routard Berlin, mis à jour par nos spécialistes, vous trouverez :
Une première partie en couleurs pour découvrir la ville à l'aide de photos et de cartes illustrant les coups de coeur de nos auteurs ;
des itinéraires thématiques et géographiques, avec toutes les infos et astuces dont vous avez besoin pour réussir et profiter pleinement de votre voyage ;
des activités (monter sous la coupole du Reichstag et découvrir l'architecture futuriste du nouveau Berlin, pour les mélomanes, concert obligatoire au Berliner Philharmoniker...), des visites (visiter le Kaufhaus des Westens, le légendaire KaDeWe, véritable temple de la consommation, plonger dans l'art allemand du XXe s à la formidable Neue Nationalgalerie, musée d'art moderne dessiné par Mies van der Rohe...), à partager en famille, entre amis ou en solo ;
près de 10 cartes et plans avec toutes les bonnes adresses du Routard positionnées ;
et, bien sûr, le meilleur de la destination et des pas de côté pour découvrir Berlin hors des sentiers battus...Merci à tous les Routards qui sont solidaires de nos convictions depuis 50 ans : liberté et indépendance d'esprit ; découverte et partage ; sincérité, tolérance et respect des autres. -
À travers les paysages du Caucase et le régiment de Cosaques auquel il est affecté, un jeune officier, Olénine, qui n'est autre que Tolstoï lui-même, découvre la splendeur du monde primitif. «Dieu que notre Russie est triste», soupirait Pouchkine ; le Caucase, c'est pour Tolstoï la découverte de la joie, l'oubli de l'accablant sentiment de culpabilité qui est au fond de l'âme russe. D'admirables évocations de nature. Le pittoresque éclatant des voyages romantiques. Et une histoire d'amour où nous voyons Olénine s'éprendre d'une jeune Cosaque, Marion, qui est pour lui le symbole d'une liberté encore insaisissable. Marion refusera d'épouser Olénine mais celui-ci ne l'oubliera jamais, et Les Cosaques sont le point de départ de l'évolution morale de Tolstoï.
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«Un classique est un livre qui n'a jamais fini de dire ce qu'il a à dire.» Pour comprendre qui nous sommes, Italo Calvino nous invite à lire ou relire les chefs-d'oeuvre de la littérature universelle. De Xénophon à Borges, en passant par Homère, Balzac, Dickens, Flaubert, Tolstoï, Queneau et Ponge, suivez le guide. Un livre intemporel, enfin réédité.
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«- Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !... - T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie... - Il y a l'amour, Bardamu ! - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds.»
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ColléGram' : Français ; 4e ; Cahier de l'élève (édition 2025)
Céline Carriou, Amélie Archenault, Bénédicte Gaillard, Bénédicte Le Doré, Anne-Caroline Lissoir, Emmanuelle Toudic, Isabelle-Marie Franchet
- Éditions Bordas
- Collégram'
- 17 Avril 2025
- 9782047407103
Des cahiers accessibles qui facilitent la gestion de l'hétérogénéité et la différenciation.
Bien apprendre :
pour chaque notion, une page, avec une leçon courte et visuelle, des conseils pour acquérir les bons réflexes et des exercices de difficulté progressive ;
des fiches outils pour réviser l'essentiel ;
des activités bilan pour consolider les apprentissages avec des exercices récapitulatifs, une dictée préparée et une production écrite.
Mieux s'évaluer :
des tests au début et à la fin de chaque section pour évaluer ses connaissances et ses progrès ;
en 3° : une préparation méthodique à tous les exercices du brevet et 5 sujets pour s'entraîner.
Apprendre à son rythme :
des exercices de difficulté croissante pour progresser à son rythme ;
des dictées en version audio pour un entraînement autonome ;
des tests imprimables au format DYS pour les élèves à besoins particuliers. -
Une plongée éblouissante de rage et d'espoir dans l'intimité d'une adolescente iranienne.
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Oeuvres romanesques Tome 2
Virginia Woolf
- Gallimard
- Bibliothèque De La Pléiade
- 23 Avril 2012
- 9782070132249
Cette édition propose, dans des traductions pour la plupart nouvelles, tous les livres de fiction publiés par Woolf ou, pour Entre les actes, au lendemain de sa mort : dix romans, et un recueil de nouvelles, Lundi ou mardi, qui n'avait jamais été traduit dans notre langue en l'état. S'y ajoutent les nouvelles publiées par l'auteur mais jamais rassemblées par elle, ainsi qu'un large choix de nouvelles demeurées inédites de son vivant. Les nouvelles éparses qui présentent un lien génétique ou thématique avec un roman sont réunies dans une section Autour placée à la suite de ce roman. On trouvera ainsi, Autour de «Mrs. Dalloway», un ensemble de textes dans lequel Woolf voyait «un couloir menant de Mrs. Dalloway à un nouveau livre» ; ce «nouveau livre» sera un nouveau chef-d'oeuvre, Vers le Phare.
Romans et nouvelles, donc, mais ces termes ne s'emploient ici que par convention. Woolf en avait conscience : «Je crois bien que je vais inventer un nouveau nom pour mes livres, pour remplacer «roman». Un nouveau ... de Virginia Woolf. Mais quoi? Élégie?» L'élégie, qui a partie liée avec la mort, est une forme poétique, et le roman, chez Woolf, emprunte en effet à la poésie («Il aura une part de l'exaltation de la poésie»), aussi bien qu'à l'essai et au théâtre («Il sera dramatique»), jusqu'à un certain point («mais ce ne sera pas du théâtre»). Play-poem, «poème dramatique», qualifiera Les Vagues ; essay-novel, «roman-essai», désigne Les Années ; Flush et Orlando partagent la même indication de genre: a Biography, ce qui ne dit à peu près rien de ces deux livres, mais confirme qu'il faut ici renoncer aux catégories reçues et, plus largement, considérer d'un oeil neuf tout ce qui semblait définir le romanesque: «Le récit peut-être vacillera; l'intrigue peut-être s'écroulera; les personnages peut-être s'effondreront. Il sera peut-être nécessaire d'élargir l'idée que nous nous faisons du roman.» Élargir : rompre avec la continuité chronologique, en finir avec l'hégémonie de la représentation, faire du vécu subjectif de la conscience la véritable matière du roman. Woolf le reconnaissait, elle n'avait pas le don de la réalité: «J'immatérialise le propos...» Il s'agissait moins pour elle de bâtir des intrigues que d'isoler des «moments d'être», déchirures éclairantes dans l'obscur tissu d'une existence, témoignant «qu'une chose réelle existe derrière les apparences». «Je rends [cette chose] réelle en la mettant dans des mots. Ce sont mes mots et eux seuls qui lui donnent son intégrité; et cette intégrité signifie qu'elle a perdu le pouvoir de me faire souffrir.»
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Romans, nouvelles et récits Tome 2
Francis Scott Fitzgerald
- Gallimard
- Bibliotheque De La Pleiade
- 20 Septembre 2012
- 9782070137466
Cette édition propose tous les romans publiés du vivant de Fitzgerald, à quoi vient naturellement s'ajouter Le Dernier Nabab, «roman inachevé», dit-on généralement, alors qu'il s'agit plutôt d'un chantier littéraire : l'organisation interne de l'oeuvre posait à l'auteur des problèmes qui n'avaient pas encore été résolus au moment de sa mort, le 21 décembre 1940. Le texte est ici retraduit sous le titre figurant sur le dactylogramme laissé par Fitzgerald : Stahr. A Romance, et il est suivi de documents permettant de mieux cerner le projet dont il est le vestige. Fitzgerald a également publié quatre recueils de nouvelles - auxquels le public français n'a jamais eu véritablement accès : alors que leur auteur les avait conçus et revus avec soin, dans l'espoir de corriger sa réputation (équivoque) de collaborateur des magazines de grande diffusion, ils n'ont jamais été traduits en l'état dans notre langue. On découvrira donc ici Garçonnes et philosophes, Contes de l'âge du jazz, Tous les jeunes gens tristes, Quand sonne la diane, et c'est, par exemple, au sein des Contes de l'âge du jazz qu'on lira des nouvelles aussi célèbres que «Le Diamant gros comme le Ritz» ou «L'Étrange Histoire de Benjamin Button». S'ajoutent à ces recueils les Autres histoires de Basil et de Josephine, fictions non recueillies liées à Quand sonne la diane, et les Histoires de Pat Hobby, que Fitzgerald publia dans la presse puis révisa afin de les faire paraître en volume ; la mort, là encore, empêcha la réalisation du projet. Enfin, figure au tome II, sous l'intitulé Récits, un choix d'articles ou d'«essais personnels» (à caractère autobiographique) publiés dans divers périodiques entre 1924 et 1939 et jamais réunis par Fitzgerald. C'est dans cette section qu'on lira la célèbre «Fêlure», parue dans Esquire en 1936 : l'aveu, par l'écrivain fatigué et amer, de sa dépression. Que la première édition française respectant les choix éditoriaux de Fitzgerald paraisse près de trois quarts de siècle après sa mort a de quoi surprendre. C'est pourtant explicable. Les contemporains de l'écrivain n'ont jamais vraiment su que faire ni que penser de son oeuvre, et les clichés qu'ils ont répandus (peintre habile mais superficiel, «inventeur» d'une génération, etc.) ont eu la vie dure. Depuis, ces jugements ont été révisés à l'occasion de réévaluations successives, mais «le mythe Fitzgerald» (élaboré avec la complicité de l'intéressé) continue, dans une large mesure, à faire écran. Sans doute disposons-nous à présent de la distance nécessaire pour entreprendre de dégager la littérature de Scott Fitzgerald de ce qui la masque. Telle est l'ambition dont ces deux volumes voudraient être les instruments.
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Oeuvres en prose ; récits et essais
Rainer Maria Rilke
- Gallimard
- Bibliothèque De La Pléiade
- 11 Février 1993
- 9782070112555
Dans sa remarquable préface, Claude David émet l'hypothèse que l'oeuvre toute entière de Rilke s'édifie sur une absence, celle de la mère. Il va radicalement à l'absence, c'est-à-dire à la mort qui «mûrit en nous comme un fruit». Car la mère, qui n'est même pas morte (si on peut dire), s'est absentée et la retrouver, c'est l'halluciner. Ainsi s'ouvre le temps et l'oeuvre s'inaugure. Par des spectres, qui donnent à voir l'invisible. On sait que le Golem erre dans Prague comme Rilke ne cessera d'errer à la recherche de fantômes qui habilleraient la disparue. «Même Dieu, évoqué presque à chaque page, ce Dieu sans passé, sans tradition, sans contour, sans dogme, n'est guère différent d'une absence. Et les choses elles-mêmes ne sont à leur tour qu'un masque et qu'un décor» note Claude David. Comme les anges dans les églises baroques de Prague, elles sont suspendues dans le vide qui seul leur donne un sens. Dans ce «manchon de néant, à revêtir des déguisements et des masques, soudain on ne se reconnaît plus. Ce n'est jamais la chose, ni l'être que l'on trouve, mais seulement son image, sa représentation». Le deuil, pour s'apaiser, cherche une relique : l'oeuvre comme ombre portée de la mère ?
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Oeuvres complètes Tome 2
Jorge Luis Borges
- Gallimard
- Bibliothèque De La Pléiade
- 16 Avril 2010
- 9782070128167
«Je n'écris pas pour une minorité choisie, qui ne m'importe guère, ni pour cette entité platonique tellement adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois à aucune de ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis et pour atténuer le cours du temps.» Sans doute Borges considérait-il les lecteurs de la Pléiade comme des amis inconnus : il envisageait avec bonheur la perspective d'entrer dans cette «Bibliothèque». Non content d'autoriser cette édition, il a pris part à son élaboration jusqu'à l'extrême fin de sa vie : il a guidé le travail de traduction et d'annotation, en livrant avec générosité ses réflexions sur son oeuvre, et en indiquant quels textes oubliés il acceptait que l'on exhumât pour l'occasion.
On parlerait volontiers d'édition définitive, si Borges n'avait écrit (dans sa préface à la traduction en vers espagnol du Cimetière marin de Valéry) que «l'idée de texte définitif ne relève que de la religion ou de la fatigue»...