• Le Roi Arthur n'a jamais été aussi présent sur les écrans.
    Il apparaît de façon revisitée dans la fantasy (Le Seigneur des anneaux), la science-fiction (Star Wars), ou dans des séries comme Kaamelott.
    Comment expliquer un pareil succès ? D'où vient ce renouveau ?
    Le Roi Arthur, un mythe contemporain se propose de répondre à ces questions en explorant la légende du souverain de Camelot et ses représentations au cinéma, à la télévision, dans la bande dessinée, dans les romans, mais aussi dans le champ politique.
    Ce voyage permet de percevoir les différentes mutations des figures arthuriennes : chevaliers de la Table ronde mobilisés par les colonisateurs britanniques puis le maccarthysme ; Morgane héroïne féministe ; ou encore Merlin en précurseur écologiste dans la fantasy.

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  • Loin d'être un simple produit de divertissement, le genre super-héroïque a été pensé dès son origine comme un outil politique par des auteurs issus de milieux modestes.
    Captain America a été créé par deux auteurs juifs pour corriger Hitler dans des comics avant même que les États-Unis n'entrent en guerre alors que Wonder Woman a été pensée pour promouvoir l'émancipation des femmes. D'autres ont rapidement eu comme fonction de faire croire à l'existence d'un futur radieux à portée de mains dans lequel le modèle démocratique se répandrait sur l'ensemble du globe pour triompher des tyrannies « féodales » totalitaires. Plus tard, de nouveaux super-héros plus troubles ont symbolisé une Amérique en plein doute, frappée par la crise pétrolière et la défaite au Vietnam, puis le 11 Septembre.

  • « Les dragons et les Hobbits ont toujours été des animaux politiques. Voyager avec eux, c'est prendre des détours pour mieux parler de l'indicible, c'est s'aventurer sur des chemins de traverse vers d'autres futurs. » Grande fresque épique de fantasy inspirée des romans de G. R. R. Martin, Game of Thrones est désormais la série la plus célèbre au monde. Cette fascination pour un univers médiéval, dont les protagonistes craignent la venue d'un long hiver apocalyptique, fait écho aux angoisses contemporaines concernant le dérèglement climatique causé par l'activité humaine.
    G. R. R. Martin n'a pas été le premier auteur à utiliser la fantasy pour parler des dérives du monde moderne et d'écologie. À bien y regarder, le genre du merveilleux contemporain développé à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne a constamment servi d'outil pour critiquer la société industrielle.
    De William Morris à J. R. R. Tolkien en passant par Ursula Le Guin, Robert E. Howard ou Hayao Miyazaki, ce petit ouvrage invite à questionner la généalogie politique de la fantasy.

  • Ce travail est le fruit d'une collaboration entre l'historien William Blanc et l'illustrateur Thierry Guitard.
    Fascinés depuis leur enfance par les pirates du XVIIIe siècle, ils ont décidé de partager leur passion en leur consacrant une synthèse illustrée accessible à tous. Les textes sont organisés en brefs chapitres traitant des divers aspects de l'histoire des pirates : les navires, l'équipage, l'abordage, le partage du butin. D'autres sont consacrées à des aspects mal connus, comme les femmes pirates et les pirates africains. Certains s'intéressent aux grandes figures, comme Barbe Noire, Olivier Levasseur ou Bartholomew Roberts. Chaque chapitre est pourvu de plusieurs illustrations couleur influencées par la ligne claire, mais aussi d'une iconographie d'époque et de cartes.

  • De l'histoire au mythe identitaire.

    La bataille de Poitiers, en 732 (ou 733), opposant les troupes arabo-berbères d'Abd el-Rahman aux Francs de Charles Martel, est un événement de l'histoire de France, peu à peu devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire. Alors que le dernier livre véritablement consacré à la question date de 1966, les années 2000 ont vu l'apparition d'un nombre croissant de publications souvent écrites sans distance ni mesure. Au même moment, la commémoration de l'événement devient l'objet d'utilisations politiques par l'extrême droite occidentale, phénomène qui a culminé en France avec l'occupation en octobre 2012 du chantier de la mosquée de Poitiers par le groupe Génération Identitaire.

    Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l'histoire au mythe identitaire propose, alors que les mémoires s'enflamment, de revenir tout d'abord à l'histoire mal connue de la bataille en la resituant dans le contexte large des relations entre le monde franc et l'empire islamique. Puis d'analyser, en deuxième partie, les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l'époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République et au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l'actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites française et européenne. Ce travail inédit d'histoire et d'historiographie permet de nuancer la portée réelle de la bataille, tant au moment des faits que dans les mémoires.

  • Des explications simples et claires, richement illustrées afin de donner aux jeunes lecteurs les clefs essentielles pour bien comprendre le sujet abordé et satisfaire pleinement leur curiosité !

  • Tout le monde a en tête certaines phrases : « Je vous ai compris ! » « Nos ancêtres les Gaulois. » « S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche ! » Elles ont longtemps figuré dans les manuels d'histoire, avant d'en être expulsées - ce qui ne les a pas empêchées de continuer à hanter notre imaginaire commun, alors même que leur fausseté ou leur caractère apocryphe étaient démontrés. Aurore Chéry, William Blanc et Christophe Naudin proposent dans cet ouvrage une déconstruction de chacune de ces assertions qui en disent finalement plus long sur le contexte qui les a vus naître ou les réactive que sur le fait historique lui-même. Ils démontrent ainsi le pouvoir des mots, et l'usage politique que l'on peut faire de la langue.

  • Lorànt Deutsch passe aujourd'hui pour un historien débonnaire mettant l'histoire à portée de tous. Or, l'immense succès des livres et documentaires du comédien, loin de véhiculer une l'histoire sans idéologie, s'appuient sur une vision profondément réactionnaire de notre passé. Les auteurs des Historiens de garde démontrent, grâce une étude du Métronome, en quoi Lorànt Deutsch est l'héritier des historiens d'extrême droite et la façon dont il interprète l'histoire au profit du "roman national" cher à Barrès et à Patrick Buisson.

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