• Ceux des marais

    Virginie Barreteau

    • Inculte
    • 3 Mars 2021

    Dans un pays de marais, au début des années 60, un docteur rend visite à ses patients en flottant sur sa « plate ». De maison en maison, d'îlot en îlot, il sillonne ce paysage d'eau et de limon. Ses tournées le mènent à la rencontre d'une population miséreuse et isolée, réduite à quelques poignées de familles, auprès desquelles il fait office de vigie autant que de guérisseur. Passionné de photographie, il a aussi l'étrange manie de faire poser les habitants pour lui, comme s'il cherchait à ausculter à la fois l'intérieur et l'extérieur des êtres. Il devient ainsi le témoin de leurs vies, l'archiviste de leurs traces, le gardien de leur mémoire - et le révélateur des troubles qui circulent entre les corps. Mais lorsque Pacot, l'un de ceux des marais, disparaît mystérieusement, son absence perturbe le cours immuable de ce microcosme.

  • Nord

    Virginie Barreteau

    • Quartett
    • 15 Janvier 2014

    Au bout du bout du monde.
    Au bout du bout du froid.
    Le père est dans la cave à Pert.
    Le père attend l'arrivée des outardes.
    Sils est belle mais Rina est jeune et elle a de gros nichons.
    Rina sort et va au magazin de Torp.
    Torp regarde ses nichons.
    Sills est la femme de Torp.
    Sills est partie et personne ne sait où elle est.
    Le père dit que Torp est un con.
    Au bout du bout du froid.
    Au bout du bout du monde.

  • Un village planté dans les marais. Benjamin-Néon annonce dans son porte-voix, les fiançailles du Marié et de la Mariée. Pendant ce temps, les majorettes défilent et dansent. L'une d'elles, élue Reine-Merveille, sera mariée à son tour avec celui que la Sorcière aura vu dans le miroir. Mais Sarah-Pas-d'Culotte, à peine élue, trouble Topaze tout juste arrivé dans le village avec sa Juliette... Les Mariés s'empêtrent dans leur désir naissant, alors qu'en fanfare, le village oeuvre à leur union. Un peu plus loin dans les marais, Baette se dévoue à son père gras et malade.

  • Hinterland

    Virginie Barreteau

    • Quartett
    • 5 Décembre 2009

    Cinq vierges. Cinq adolescentes à voix pures. Cinq prénoms désincarnés. Cinq bêtes farouches. Sanglées par une surveillante à l'étrange sourire dont l'unique mission semble de les soustraire à tout contact extérieur. Les sexes de ces jeunes filles sont tenus en réclusion, mais il en est de même, pour leur conscience, leur capacité à penser et structurer leur identité. Hinterland est un texte ciselé qui invite à réfléchir aux conséquences de toute forme de conditionnement.

  • Plage

    Virginie Barreteau

    Dans cette pièce, autrement appelée Plage, on préférera mettre de côté les affaires courantes : le travail, la famille, l'action en bourse, etc.
    Laisser tomber tout cela au dehors. Par ailleurs, la pièce étant trop étroite et peu propice au déploiement intérieur, on se contentera d'apprécier ici un repos tiède et délicieux, agrémenté de quelques soupirs, souvenirs, tels ceux de madame A que nous voyons ici étendue sur un transat.

  • La Centrale, quelque part au bord du vide. Dans La Centrale, l'onirisme cède la place à une réalité blafarde. Crue. Electrique. (...) Glauques, les personnages de V. Barreteau? Leur vie l'est certainement. Mais eux vont, viennent, impuissants. Dans ce monde qui semble fait pour les autres. (...) Rien ne fonctionne plus, dans cette ville. Ni les centrales, ni l'électricité, ni les rapports humains. Tout semble coupé. Même la parole. Brusque. Lapidaire. Affûtée. Les secrétaires ne transmettent pas. Les patrons sont très occupés. Les ouvriers ont le rire gras. Ça suinte la fatigue, la peur, le dégoût. Il faudrait qu'un feu prenne pour changer tout ça. Un brasier. Un grand incendie. (...) De l'enfance, il ne reste plus rien. Les enfants n'ont plus de mots d'enfants. N'ont plus de gestes d'enfants. (...)L'environnement est hostile. Même les tableaux électriques sont hostiles. Ils font saigner.

  • Que s'est-il passé ? Et cette robe ? Est-ce que je revenais d'une fête ? Je ne me souviens de rien. (.) Oh Oh. Mes jambes. Debout sur mes jambes, me rappelle quelque chose à présent. Quelque chose remonte à la surface, tiré d'une nuit ancienne, quelque chose d'enfoui dans les tréfonds de mon squelette. Je me souviens oui.

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