• Alors que la mondialisation s'est bâtie sur les bénéfices attendus de la liberté d'investissement, elle n'a pourtant pas effacé la compétition entre nations. Ces rivalités étatiques prennent ainsi la forme d'une guerre économique où les entreprises sont autant acteurs que cibles. La France est traversée par cette dynamique. C'est pourquoi le temps du retour de l'État dans le jeu des fusions-acquisitions d'entreprises sensibles est venu. Des politiques de sécurité économique et un dispositif de sécurité nationale (décret IEF) s'appliquent ainsi à toutes les opérations d'investissements étrangers liées aux secteurs stratégiques. Dans ce contexte, sociétés et investisseurs s'efforcent d'aborder leurs négociations dans un jeu où les pouvoirs publics s'invitent désormais autour de la table.

  • Avec 1800 milliards de dollars potentiels, les Investissements directs étrangers constituent la force vitale de la mondialisation. Comment faire pour attirer ces investissements, dans une entreprise comme dans un état, sans perdre pour autant contrôle ou souveraineté ?
    Un défi majeur pour tous les pays du monde.
    Comment identifi er les secteurs stratégiques afi n de développer les parts de marché des entreprises en même temps qu'assurer le leadership d'une nation ?
    Les enjeux sont immenses, les dispositifs de plus en plus complexes et les investisseurs s'efforcent de les maîtriser dans le cadre de négociations où l'État s'invite désormais presque systématiquement au tour de table.
    Ce guide apporte des réponses concrètes à tous les opérateurs économiques :
    Investisseurs, fonds et sociétés de capital-investissement, conseils fi nanciers, banques d'affaires, auditeurs, cabinets d'avocats et de conseil en stratégie, comme aux pouvoirs publics et spécialistes d'intelligence économique. Grâce à lui, ces forces vives de l'économie disposent enfi n de l'outil qui leur permet d'identifi er à coup sûr les secteurs stratégiques et d'intégrer les mécanismes de contrôle administratifs et politiques sur les investissements étrangers. Il nous permet de comprendre enfi n l'ensemble des enjeux qui se rattachent à ces secteurs stratégiques.

  • Ce guide apporte des réponses concrètes qui permettront aux investisseurs, fonds et sociétés de capital-investissement, etc., mais aussi aux pouvoirs publics et spécialistes d'intelligence économique, de connaître les mécanismes de contrôle des Etats sur les investissements étrangers

  • Mal-aimé de la vie publique, le lobbying est souvent perçu comme corrupteur et contraire à l'intérêt général. Pourtant il est partout et constitue désormais un acteur à part entière de la démocratie française. Il est indispensable pour aider les décideurs publics à se faire un avis sur des sujets complexes. D'où vient alors notre rejet d'une pratique bien courante chez nos voisins, notamment aux États-Unis et dans l'Union européenne ? Comment expliquer ce rapport répulsion/attraction pour la plaidoirie des intérêts particuliers ? Plus encore, quand il s'agit désormais de se battre à armes égales sur la scène internationale, la France peut-elle à ce point être dans le déni ?
    Dans ce livre, les auteurs offrent le regard unique d'un universitaire et d'un représentant d'intérêt sur cette « névrose française » qui consiste à refuser le lobbying au nom d'un intérêt général sublimé. Ils nous proposent une perception nouvelle des règles s'appliquant désormais aux métiers et pratiques de l'influence. Face à l'incohérence des comportements des représentants de l'État et à la crise de confiance des citoyens dans leurs rapports avec leurs élus, ils plaident surtout pour que la réforme du lobbying initiée en 2016 relève un défi : celui de l'art de convaincre, et non de contraindre, pour une démocratie renforcée.
    Et si le lobbying était le dernier atout des individus comme des entreprises pour faire bouger un État indolent ?

  • De Washington à Bruxelles, la France a-t-elle perdu la bataille de l'influence ?
    Les normes s'établissent aujourd'hui à l'encontre de ses intérêts industriels et la France, trop élitiste, trop loin des cercles ou s'élaborent pas à pas les réformes, perçue comme arrogante, voit trop souvent ses espoirs de succès réduits à néant.
    Mal connu, souvent déprécié, toujours caricaturé, le lobbying est le mal aimé de l'opinion publique. Pour autant, il est un acteur incontournable des sociétés démocratiques. Il concourt, par la présentation argumentée d'intérêts particuliers auprès des pouvoirs publics, à l'information pluraliste de ceux-ci.
    C'est parce que la République n'assume pas cette culture du lobbying comme arme de l'influence, qu'elle le pénalise et ne se dote pas d'une réglementation claire de son exercice.
    Il n'est pas trop tard pour revoir nos positions sur ce sujet et professionnaliser une activité dont nos meilleurs éléments oeuvrent au service des Anglo-Saxons.

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