• Avec l'audace qui la caractérise, Maggie Nelson raconte l'histoire d'un fantôme familial, Jane, sa tante, morte assassinée en 1969, alors étudiante en droit à l'université du Michigan.
    À travers une série de collages de poèmes, sources documentaires, fragments du journal intime de sa tante, brèves dans des journaux et enquête sur les traces de la disparue, Maggie Nelson explore la nature de ce fait divers, le dernier en date d'une macabre série d'assassinats perpétrés dans la région. Dans cette grande oeuvre écrite sous forme de long poème, l'autrice éclaire l'ombre portée sur son passé, et interroge ces fantômes qui peuplent nos vies et que l'on tait. Elle crée une forme hybride et poétique qui impose une réalité brutale au silence pesant, la juge, la confronte et la fait plier par l'écriture. L'ouvrage présent réunit deux livres de Maggie Nelson dans un volume tête-bêche. Jane, un meurtre, enquête poétique sur la disparue. Une partie rouge, au verso, démarre à l'instant où la police annonce l'arrestation d'un suspect et la tenue d'un procès.
    Cet ensemble que l'on pourrait nommer «Le livre de Jane» est un document littéraire unique sur un féminicide et sur la violence à l'oeuvre dans nos sociétés.

  • Dans le sillage des Pensées de Pascal citées en exergue, Bleuets est un objet hybride quelque part entre l'essai, le récit, le poème. Deux cent quarante fragments composent cette méditation poétique, intime et obsessionnelle autour d'une couleur, le bleu. Le deuil, le sentiment amoureux, la mélancolie sont autant de thèmes chers à Maggie Nelson ici abordés dans une maïeutique convoquant l'art et la beauté entre deux digressions introspectives ou savantes, des fantasmes de l'auteure à des approfondissements autour de la pensée de Platon ou de Goethe, en passant par l'oeuvre d'un Warhol ou d'un Klein ou la musique de Leonard Cohen. Laissons-nous séduire par cette déclaration d'amour fou à une couleur, un livre à ranger précieusement entre les Fragments d'un discours amoureux de Roland Barthes et Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stig Dagerman.

    "Et si je commençais en disant que je suis tombée amoureuse d'une couleur. Et si je le racontais comme une confession ; et si je déchiquetais ma serviette en papier pendant que nous discutons. C'est venu petit à petit. Par estime, affinité. Jusqu'au jour où (les yeux rivés sur une tasse vide, le fond taché par un excrément brun et délicat enroulé sur lui-même pareil un hippocampe), je ne sais comment, ça a pris un tour personnel."

  • Les Argonautes, c'est d'abord une histoire d'amour. Deux êtres qui se rencontrent et tombent éperdument amoureux. Leur amour grandit, leurs deux corps se transforment, et avec leurs mutations d'autres grandes questions résonnent : qu'est-ce que la maternité ? Comment se construit le genre ? Comment vivre et penser la marge en construisant une famille ?

    À la lisière de l'essai et de l'autofiction, Les Argonautes est à la fois amusant et indigné, souvent emporté, toujours brillant. Maggie Nelson nous y présente les penseurs qui l'ont aidée à vivre, Judith Butler, Susan Sontag, Gilles Deleuze ou Roland Barthes. Elle parvient à mêler histoire intime et réflexion, livrant un texte à nul autre pareil, brillant et solaire. Au fil de ses lectures, elle nous emmène en Floride sur la plage, au cabaret burlesque, dans une université de New York, dans le bureau d'un shérif en Californie, à la très kitsch chapelle de Hollywood... Et surtout, elle s'assure que nous ne verrons plus jamais de la même façon le mystère de la fabrication d'un corps par un autre.

  • 2004. Maggie Nelson travaille à un recueil de poésie, Jane : A Murder, livre qui revisite l'histoire de sa tante Jane Mixer, assassinée en 1969 dans le Michigan. Trente-cinq ans plus tard, l'affaire est encore irrésolue. Tout va basculer lorsque l'auteur reçoit un appel de sa mère lui annonçant que la police a trouvé un nouveau suspect, un certain Leiterman, sexagénaire et infirmier à la retraite. Un procès aura lieu. Nelson va y assister avec sa mère et son grand-père, contraints de se confronter à nouveau aux images choquantes du meurtre et à un passé enfoui dans la mémoire familiale. Nelson n'oublie pas. Celle que son grand-père ne peut s'empêcher d'appeler «Jane» par mégarde se reconnaît dans cette femme qu'elle n'a pourtant jamais rencontrée, dont la vie et le destin font écho à ses propres questionnements.

    Avec Une Partie rouge, Maggie Nelson nous offre une méditation sur ces fantômes qui peuplent nos vies et que l'on tait. L'auteur crée une forme hybride et poétique qui impose une réalité brutale au silence pesant, la juge, la confronte et la fait plier par l'écriture.

  • ON FREEDOM - FOUR SONGS OF CARE AND CONSTRAINT Nouv.

    Maggie Nelson is the author of several books of poetry and prose, including the New York Times bestseller and National Book Critics Circle Award winner The Argonauts , and most recently in the UK, Bluets . She teaches at University of Southern California and lives in Los Angeles.>

  • Anglais Bluets

    Maggie Nelson

    Maggie Nelson is one of the most electrifying writers at work in America today, among the sharpest and most supple thinkers of her generation - Olivia Laing
    Bluets winds its way through depression, divinity, alcohol, and desire, visiting along the way with famous blue figures, including Joni Mitchell, Billie Holiday, Yves Klein, Leonard Cohen and Andy Warhol. While its narrator sets out to construct a sort of 'pillow book' about her lifelong obsession with the colour blue, she ends up facing down both the painful end of an affair and the grievous injury of a dear friend. The combination produces a raw, cerebral work devoted to the inextricability of pleasure and pain, and to the question of what role, if any, aesthetic beauty can play in times of great heartache or grief.Much like Roland Barthes's A Lover's Discourse, Bluets has passed between lovers in the ecstasy of new love, and been pressed into the hands of the heartbroken. Visceral, learned, and acutely lucid, Bluets is a slim feat of literary innovation and grace, never before published in the UK.

  • On Freedom Nouv.

  • Avec l'audace qui la caractérise, Maggie Nelson raconte l'histoire d'un fantôme familial, Jane, sa tante, morte assassinée en 1969, alors étudiante en droit à l'université du Michigan.
    À travers une série de collages de poèmes, sources documentaires, fragments du journal intime de sa tante, brèves dans des journaux et enquête sur les traces de la disparue, Maggie Nelson explore la nature de ce fait divers, le dernier en date d'une macabre série d'assassinats perpétrés dans la région. Dans cette grande oeuvre écrite sous forme de long poème, l'autrice éclaire l'ombre portée sur son passé, et interroge ces fantômes qui peuplent nos vies et que l'on tait. Elle crée une forme hybride et poétique qui impose une réalité brutale au silence pesant, la juge, la confronte et la fait plier par l'écriture. L'ouvrage présent réunit deux livres de Maggie Nelson dans un volume tête-bêche. Jane, un meurtre, enquête poétique sur la disparue. Une partie rouge, au verso, démarre à l'instant où la police annonce l'arrestation d'un suspect et la tenue d'un procès.
    Cet ensemble que l'on pourrait nommer "Le livre de Jane" est un document littéraire unique sur un féminicide et sur la violence à l'oeuvre dans nos sociétés.

  • The Penguin Modern Poets are succinct, collectible, lovingly-assembled guides to the richness and diversity of contemporary poetry, from the UK, America and beyond. Every volume brings together representative selections from the work of three poets now writing, allowing the seasoned poetry lover and the curious reader alike to encounter our most exciting new voices.Volume 6, Dark Looks, features the work of Maggie Nelson and Claudia Rankine, the two American poets who, in hybrid books bridging the divide between poetry, lyric prose, life-writing and theory such as Bluets, The Argonauts, Don't Let Me Be Lonely and Citizen, have transformed the literary landscape over the last 15 years, alongside that of Denise Riley, who for decades has been exploring closely related concerns - motherhood; identity and oppression; loss; the language and words that build, or assault, our selves - as one of the best-kept secrets of British poetry, now fittingly recognized by a string of shortlistings and awards. These are writers who combine deep thought with deep feeling to illuminate our world, how we suffer in it, how we resist it, and how we can live with and love it.

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