Langue française

  • École est un mot doux qui nous promène entre le parfum de l'enfance et les charmes de la connaissance. Certains la rêvent sanctuarisée, protégée des violences du dehors. Mais c'est tout l'inverse, et c'est tant mieux, à condition d'accepter d'en débattre franchement, et de reposer sur ses bancs les termes d'une école résolument émancipatrice, donc définitivement politique.

    Après Peuple et Révolution, un nouveau titre dans la collection "Le mot est faible" : École, dont s'empare avec brio l'historienne et enseignante engagée Laurence De Cock.

    « Notre société a tout à gagner à voir s'accomplir un vrai projet d'école démocratique. C'est aux plus dotés de prendre conscience de la carte qu'ils ont à jouer sur ce terrain. C'est à nous donc, nous dont les enfants ont le plus de chances de traverser l'école aussi facilement qu'une rue piétonnière, de considérer que c'est une opportunité de travailler entre les mêmes murs que des enfants moins chanceux. À nous encore de déjouer les pièges des classes de niveaux, des filières d'élites, des filons pour contourner la sectorisation des établissements. À nous aussi de batailler au côté des familles les plus socialement discriminées pour leurs droits à scolariser et accompagner leurs enfants.

    À toutes et tous enfin de veiller sur chacun des enfants de ce monde, d'où qu'ils viennent, pour l'abolition des privilèges, et pour que l'émancipation des un.e.s ne puisse dépendre que de celle des autres. » Laurence De Cock

  • La réflexion politique sur l'école en général et l'enseignement de l'histoire en particulier aurait intérêt à délaisser quelque temps le domaine de la controverse stérile alimentée par quelques astrologues de la catastrophe pérorant dans Le Figaro, Marianne, ou Causeur.
    En redonnant la parole au terrain, elle pourrait se targuer d'une forme d'intelligence des choses susceptible de formuler plus sereinement les questions urgentes que l'école pose aujourd'hui à la société.
    C'est ce qu'ambitionne de faire cet ouvrage en proposant un retour historique sur l'enseignement de l'histoire du point de vue de ceux qui l'écrivent, l'enseignent ou l'apprennent. Il s'agit donc de donner la parole aux praticiens et usagers depuis le moment où l'histoire s'est constituée comme une discipline scolaire à la fin du XIXe siècle.
    Nous y faisons ressortir la configuration des tensions et débats dont la plupart existent encore aujourd'hui sous des formes qui ne sont que recyclées ; nous y rappelons les expériences pédagogiques oubliées, les tentatives plus ou moins temporaires de bouleverser les paradigmes dominants de l'histoire scolaire ; mais nous y éclairons aussi les raisons des pesanteurs dans lesquelles s'englue souvent l'histoire scolaire, assignée à la délicate mission de garantir une identité nationale et un comportement politique codifié dans les coulisses feutrées de la République.

  • Pourquoi et comment apprendre l'histoire ? Huit années ont passé depuis la première édition de La Fabrique scolaire de l'histoire et l'ouvrage a rejoint les classiques sur l'enseignement de l'histoire-géographie. Dans la continuité du premier volume, cette deuxième édition entièrement refondue poursuit la réflexion amorcée sur les spécificités de l'histoire enseignée en entrant plus profondément dans le détail des pratiques.
    Entre-temps, les programmes ont changé, les clivages se sont accentués et les attentats de 2015 ont eu des conséquences importantes sur l'enseignement. Si l'histoire scolaire a toujours été tiraillée entre finalités civiques, identitaires et critiques, il semble bien que la dernière soit aujourd'hui la plus maltraitée. Pour les auteurs de ce recueil, la pratique et l'expérimentation restent les meilleures manières de pallier les empêchements des prescriptions officielles.
    Mais l'enjeu est avant tout de participer à redéfinir les contours d'une école républicaine malmenée par le démantèlement du service public. Il en va de la légitimité de la posture enseignante, trop souvent réduite à la fausse évidence de l'« autorité », mais aussi des finalités politiques d'une école dont on prétend sans arrêt réparer les pannes d'ascenseur (social) par la destruction de ses fondations.
    Laurence de Cock, membre du bureau du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH), est professeure d'histoire-géographie en lycée à Paris et chargée de cours en didactique de l'histoire et sociologie du curriculum à l'université Paris-Diderot. Elle a consacré une thèse en sciences de l'éducation au « fait colonial à l'école » depuis les années 1980. Elle est notamment l'auteure, aux éditions Agone, de Comment Nicolas Sarkozy écrit l'histoire de France (2008).
    Au sommaire : Préface (Suzanne Citron), Introduction (Laurence De Cock), Élaboration des programmes (Patricia Legris), Formation des enseignants (Hayat El Kaaouachi), Enseignement de l'histoire aux États-Unis (Samuel Kuhn), Construction identitaire par l'histoire scolaire (Charles Heimberg), Géohistoire (Vincent Capdepuy), Le prisme géopolitique dans l'enseignement de l'histoire (Vincent Casanova), Enseignement de la colonisation (Françoise Lantheaume), Enseignement de l'histoire de l'immigration (Véronique Servat), L'enjeu du complotisme (Servane Marzin), L'enseignement de l'histoire à l'école primaire (Géraldine Bozec).

  • Que faire des enfants de l'immigration coloniale et postcoloniale ? L'école doit-elle adapter ses programmes à leur présence ? La question de l'articulation entre l'universalisme républicain et la pluralité culturelle a toujours travaillé l'institution scolaire, mais elle s'est reconfigurée ces quarante dernières années pour répondre aux débats sur l'immigration et la mémoire coloniale. Que faire des héritages d'une histoire douloureuse pour les uns, glorieuse pour les autres, méconnue de beaucoup ? A partir des archives de l'Education nationale, mais aussi des textes officiels et des manuels scolaires, Laurence De Cock retrace les débats qui ont agité l'enseignement de l'histoire de la colonisation depuis les années 1980.
    En analysant la confection des programmes d'histoire, elle interroge l'influence des débats publics sur leur écriture et montre combien le passé colonial, progressivement saisi par le politique, bouscule en profondeur la fabrique scolaire de l'histoire. Pour un enseignement qui a toujours eu comme finalité de contribuer à l'intégration sociale, les nouvelles demandes de reconnaissance des enfants et petits-enfants d'immigrés sont un facteur de reconfiguration de la discipline historique et des finalités de l'école républicaine.

  • Trouver la bonne phrase d'auteur, à la fois juste et originale, c'est donner un plus à votre copie et éventuellement gagner des points et faire la différence !

    Plus de 800 citations sont présentées ici et réparties dans les 4 disciplines littéraires de terminale : littérature, histoire-géographie, philosophie et sciences économiques et sociales.

    Fort de leur expérience dans l'enseignement secondaire, les enseignants auteurs de cet ouvrage ont classé les citations en fonction du programme. Pour chaque matière, ils proposent une analyse détaillée des 5 à 10 citations les plus emblématiques : en décryptant pour chacune ce qu'elle signifie et la meilleure façon de l'intégrer dans un devoir.

  • école publique et émancipation sociale Nouv.

  • Trouver la bonne phrase d'auteur, à la fois juste et originale, c'est donner un plus à votre copie et éventuellement gagner des points. Quelque 1 000 citations sont présentées ici et réparties dans les 5 disciplines littéraires de terminale : littérature, histoire, géographie, philosophie et économie. Fort de leur expérience dans l'enseignement secondaire, les enseignants auteurs de cet ouvrage ont classé les citations en fonction du programme de révision. Pour chaque matière, ils proposent une analyse détaillée des 5 à 10 citations les plus emblématiques : en décryptant pour chacune ce qu'elle signifie et la meilleure façon de l'intégrer dans un devoir.

  • Une vulgate ancienne, mais constamment réactualisée jusqu'à nos jours, voudrait imposer l'idée délétère selon laquelle l'étude de l'histoire devrait avoir pour objectif de faire aimer la nation.
    « Histrions de la cour du prince et éditorialistes de gouvernement s'entendent pour fustiger les universitaires étrangers à la mission patriotique et déconnectés de la réalité sociale (et dont les plus heureux vendent péniblement leurs livres à quelques centaines d'exemplaires). Cette dernière critique, du moins, n'est pas fausse. Beaucoup d'historiens, plus assidus à faire fructifier leurs carrières académiques qu'à diffuser le produit de leurs recherches, n'ont en effet jamais vraiment pris la mesure de leur fonction sociale. Mais contrairement à ce que racontent les chiens de garde du roman national, celle-ci n'est pas nécessairement d'appuyer les manoeuvres politiques les plus réactionnaires.
    La recherche historique n'a jamais cessé d'être créative, inventive et parfois engagée. C'est en référence à ce potentiel que nous voulons réhabiliter le concept d'«émancipation», galvaudé jusque dans les discours des politiques «en marche».
    Que serait une histoire émancipatrice ? Ce petit livre rappelle ce que l'émancipation signifie et plaide pour que la discipline historique y prenne sa part.
    Il faut regagner du terrain sur ceux qui confondent histoire et propagande haineuse, histoire et courrier du coeur. Replacer l'histoire dans la lutte contre les dominations et se débarrasser du fatalisme qui nourrit l'ordre dominant. » Historiens et chercheurs, Laurence De Cock, Mathilde Larrère et Guillaume Mazeau ont donné ensemble plusieurs cours libres aux étudiants qui occupaient leurs universités contre « Parcours Sup ». Ce livre en est issu.

  • Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ?
    En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des « grands hommes », elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires.
    Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...

  • "La pédagogie critique ne doit pas être confondue avec la "pédagogie alternative". Il ne s'agit pas, pour les éducateurs et éducatrices progressistes, de pratiquer des pédagogies seulement "alternatives", mais bien de viser la transformation sociale globale. D'autant que, dans une large mesure, les pratiques des pédagogies alternatives s'adressent essentiellement à des enfants issus de milieux socialement privilégiés".
    En France, les pédagogies critiques sont rendues invisibles, abusivement englobées dans les pédagogies "nouvelles" ou "alternatives" dont les pratiques purement techniques sont à la mode dans les écoles de riches. Alors que partout ailleurs dans le monde, elles sont clairement distinguées des méthodes pédagogiques libérales qui réduisent l'éducation à un parcours de performance et de réussite purement personnelle, la France se singularise par un débat réduit à l'opposition simpliste entre "tradition" et "modernité" qui laisse un boulevard à l'école néolibérale.
    Le propos de cet ouvrage est donc de redonner toute sa place à un courant pédagogique ancien mais très vivant, et de lui rendre toute sa force de critique radicale et d'émancipation sociale, notamment pour les classes populaires. C'était la démarche des grands fondateurs Célestin Freinet et Paolo Freire ; c'est aussi celle que perpétuent et renouvellent beaucoup de pédagogues d'aujourd'hui. Cet ouvrage collectif fait le panorama le plus complet possible des pédagogies critiques.
    Il remet à la première place l'essentiel : les pédagogies critiques participent d'un projet politique de remise en cause de l'ordre néo-libéral et des dominations de toutes sortes (sexistes, racistes ou de classe). Il revient aux origines et à la théorie des grands fondateurs et présente les pratiques actuelles qui s'en inspirent. Il brosse le tableau le plus large possible, à l'échelle internationale, de tous les lieux d'éducation (l'école et l'université, mais aussi l'éducation populaire).
    Il interroge la manière dont les pédagogies critiques peuvent contester de manière constructive l'école réduite au maintien de l'ordre républicain et s'opposer efficacement à la captation néolibérale de l'enjeu pédagogique.

  • Ils sont partout : dans les journaux, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux. Du matin au soir et du soir au matin, sur tous les tons et par tous les temps, ils débitent tous (à peu près) les mêmes poncifs en s'(auto)félicitant de lever les non-dits. Se flattant sur les plateaux de tenir un discours « incorrect », ils accusent gravement leurs adversaires d'étouffer le « débat » par leur omniprésence...
    Publié en 2009, Les Éditocrates, ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi faisait le portrait savoureux de dix de ces prophètes des temps modernes. Près de dix ans plus tard, il était urgent de compléter la galerie.
    Car le cauchemar continue.
    /> Avec la prolifération des canaux de diffusion (chaînes de télé, Facebook, Twitter, etc.), la corporation éditocratique s'est partiellement renouvelée : elle s'est (légèrement) rajeunie et (un peu) féminisée. Mais surtout : elle s'est dangereusement radicalisée.
    L'éditocratie a toujours des avis sur (presque) tout. Mais, plus obsessionnelle que jamais, elle s'acharne sur celles et ceux qui ne lui ressemblent pas, et qui incarnent par conséquent le mal absolu : « le chômeur », « le syndicaliste », « le migrant », « le musulman »...
    S'appuyant sur des démonstrations d'où le réel a été complètement banni, les éditocrates, toujours insensibles aux contestations citoyennes de leur magistère, continuent donc de fabriquer du consentement. Mais c'est avec une brutalité et un cynisme largement inédits qu'ils oeuvrent aujourd'hui au formatage des esprits.
    Jusqu'à quand ?

  • La transmission, dans le cadre scolaire comme dans l'espace public, de l'histoire des crimes de masse et des crimes contre l'humanité des régimes et mouvements fascistes des années 1930-1940, en particulier la destruction des juifs d'Europe, mais pas seulement, est un objectif dont la réalisation ne va pas de soi. Ces difficultés sont encore amplifiées par une distance temporelle croissante d'avec ces événements et la disparition progressive des derniers témoins directs de cette époque.
    La transmission de ce passé douloureux et problématique passe par un véritable travail d'histoire et non pas par des injonctions mémorielles, quelles qu'elles soient, et aussi légitimes qu'elles puissent paraître de prime abord.
    Elle implique de faire accéder à la complexité des faits ainsi qu'à la pluralité des protagonistes et des catégories de victimes de cette criminalité.
    Mais comment ce travail d'histoire, et de mémoire, peut-il s'effectuer ? Quels sont les différents écueils qu'il engendre potentiellement ? Qu'est-ce qui est au contraire susceptible de le faciliter ?
    Ce dossier de la revue En Jeu est consacré à ces questions.
    Loin de céder à un sentiment d'impuissance, il vise à promouvoir un travail d'histoire et de mémoire de la criminalité de masse du nazisme qui soit aussi délesté de toute naïveté.

  • Découvrez Ergothérapeute en libéral, du projet... à l'installation, le livre de Laurence Koch. Vous pratiquez l'ergothérapie en libéral ou vous l'envisagez ? L?Association Nationale Française des Ergothérapeutes a choisi d?éditer cet ouvrage dans la collection "Ergothérapies" pour soutenir le développement de la pratique libérale.
    Ce livre vous accompagnera dans vos démarches administratives, prospectives et professionnelles.
    Ecrit par des ergothérapeutes d'expériences très diverses, il aborde les règles de bonne pratique, la législation, la comptabilité, l'éthique, des questions techniques et matérielles.
    Il vous offre des outils concrets et des pistes de réflexion qui vous aideront à prendre du recul et de bonnes décisions.
    "Cet ouvrage est à lire et à relire !"

  • La France vit-elle une « crise d'identité » ? Les Français sont-ils en proie à une « insécurité culturelle » ? L'Europe connaît-elle une déclin culturel ? De nombreux auteurs et les grands médias surfent allègrement sur de telles idées, mais quelle est leur réalité ? Bref, y a-t-il une raison de s'inquiéter de la perte de « nos valeurs » ou d'un « modèle de civilisation » ? Est-ce la faute de Mai 68 ? du féminisme ? De l'islam ? De la fracture périrubaine ? De l'enseignement trop abstrait de l'histoire ? Battant en brèche ces idées reçues, une douzaine de spécialistes en sciences sociales analysent l'origine et les différentes déclinaisons de cette mythologie de la crise identitaire. Ils montrent qu'un ensemble de poncifs a été récemment utilisé par l'extrême droite pour mener une nouvelle offensive idéologique, qu'elle a réussi à imposer comme une évidence sur l'échiquier politique et dans tout l'espace public.

    Histoire et utilisations de la notion d'identité en sciences sociales et en politique, par Régis Meyran.
    Généalogie de l'insécurité culturelle, par Klaus-Gerd Giesen.
    Comment la rhétorique identitaire organise le brouillage idéologique entre gauche et droite, par Julien Théry.
    Ludivine Bantigny : la rupture 68 ?
    Une laïcité identitaire et islamophobe, par Raphaël Liogier.
    Le roman national comme acte de foi ? par Laurence De Cock.
    L'identité nationale et l'essor de la thématique identitaire, par Nicolas Offenstadt.
    Fabrice Dhume : communautarisme multiculturalisme et universalisme républicain : qu'en dit la sociologie.
    Les ambiguïtés du mot « diversité », par Réjane Senac.
    Les identitaires et la « théorie du genre », Fanny Gallot.
    La fracture périurbaine existe-t-elle ? Une critique des thèses de Christophe Guilluy, par Cécile Gintrac.
    Ce qu'on fait dire aux sondages, par Patrick Lehingue.
    Insécurité réelle et insécurité ressentie, par Laurent Mucchielli.

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