• Les silencieux

    Eric Delbecque

    • Plon
    • 27 Août 2020

    La France vit une grande illusion. Nous croyons être toujours le pays où l'on débat, où l'on échange des arguments, alors même que nous sombrons chaque jour un peu plus dans un climat intellectuel de guerre civile.
    Ce constat vaut en particulier pour le débat actuel sur la place de l'Islam dans la société française et sur l'ampleur du péril islamiste. Allons droit au but : l'Islam ne constitue pas une question en soi dans la France de 2020. L'adversaire de la République s'appelle le salafisme.
    La source du problème ne réside pas dans le Coran mais dans ceux qui le transforment en arme pour affaiblir la démocratie libérale. Dans ce camp, on trouve bien évidemment les jihadistes, mais aussi les salafistes et l'ensemble des acteurs contestataires davantage animés par une fureur décolonialiste que par une authentique ferveur spirituelle.
    Le centre de gravité de cette galaxie dangereuse est le salafisme. Leur stratégie, et les tactiques afférentes, font des salafistes dits « quiétistes » et « politiques » des Silencieux, ces petits cylindres également qualifiés de modérateurs de son, que l'on visse sur le canon d'une arme pour gagner en discrétion. Ils nous endormissent, démonétisent l'idée que c'est bien une nouvelle forme de totalitarisme qui tente de s'épanouir en France. Au mieux on déplore, puis on passe rapidement à autre chose... En attendant, les Silencieux franchissent les uns après les autres les remparts censés défendre la démocratie, les libertés individuelles et l'héritage républicain.

  • Depuis quelques années, le terrorisme met en péril l'équilibre des puissances : le faible est désormais capable de meurtrir le fort. Pour comprendre les enjeux de cette guerre asymétrique permanente, il est essentiel de revenir sur l'histoire de la guerre. Comment les forces armées, dotées de moyens de plus en plus sophistiqués, se sont professionnalisées au fil du temps ? Qu'est-ce qu'une guerre de l'information ? Que sont les nouveaux visages de la guerre Chronologiquement, ce livre fait la lumière sur l'univers de la guerre, qui, aujourd'hui plus que jamais, est un sujet incontournable.
    Découvrez :
    - L'homme « guerrier » depuis la préhistoire.
    - La guerre, expression du nationalisme.
    - Les grands conflits mondiaux.
    - Les zones sous tension permanente.

  • «  La violence est-elle inscrite dans l'ADN de l'«  ultragauche  »  ? L'année 2018, avec les affrontements musclés de Notre-Dame-des-Landes, ceux de la manifestation du 1er  Mai ou encore les gilets jaunes, peut le laisser penser. Ces formes d'action révèlent une montée en puissance de la violence politique dans les sociétés occidentales.    Mais qui sont ces Ingouvernables au fond si méconnus, qui refusent l'autorité de l'Etat et se déclarent les ennemis du capitalisme ? Je les ai baptisés Hipunk- combinaison de l'utopie romantique hippie et de la radicalité punk, du mythe orphique de la Nature et du nihilisme existentiel propre à la société de consommation. Les Hipunk ont renoncé à la Révolution marxiste par le haut- la dictature du prolétariat- mais adopté une nouvelle tactique offensive  : saper l'autorité publique par le bas, en investissant et multipliant les «  territoires perdus de la République  ». Chez ces ingouvernables, la ZAD (non plus Zone d'Autonomie à Défendre, mais Zone d'Autonomie Définitive) est l'objectif à atteindre, la technique s'appelle black bloc et la philosophie se nomme l'antispécisme. Si les groupuscules idéologiques sont nombreux et souvent rivaux au sein de «  l'ultragauche  », ils se rejoignent  dans un rejet viscéral de l'idée de Progrès et un athéisme politique radical : à leurs yeux le clivage droite/gauche n'existe plus.
      Ce qui nous menace, avec les Hipunk, ce n'est pas la grande insurrection révolutionnaire, c'est la montée progressive d'une France trouée, d'une «  France léopard  » où la République ne sera plus partout chez elle mais se retrouvera condamnée à composer avec différents communautarismes. »Eric Delbecque

  • L'intelligence économique (IE) n'a rien à voir avec les "barbouzeries" dont les excès illustrent régulièrement les unes des journaux ou enflamment la blogosphère ! Elle est en revanche indispensable à la pérennité et au développement des entreprises. Une croissance soutenue et la création d'emplois exigent la compétitivité des acteurs économiques, des PME jusqu'aux multinationales. Et celle-ci dépend désormais de la capacité de ces organisations à anticiper, à se sécuriser (notamment l'information stratégique, dont il fut question à l'occasion du récent débat sur le secret des affaires), et à façonner son environnement global, c'est-à-dire à influencer des acteurs variés sur un marché mondialisé et encombré. Ce sont précisément les piliers mêmes de l'intelligence économique : veille, sûreté, influence. L'IE est par ailleurs une culture du combat économique et une politique publique, en plus d'être un métier. Elle doit contribuer à l'élaboration de la stratégie de l'entreprise.
    En résumé, s'adapter à l'âge de la guerre économique, marqué par la montée en puissance des pays émergents, anticiper et agir vite dans un univers complexe et conflictuel, c'est l'objet même de cette discipline qui est d'abord un dispositif opérationnel au service du business, et aussi une coopération public/privé en faveur de l'emploi, de la dynamisation de nos territoires et de la préservation du périmètre industriel stratégique d'une nation. Un objectif stratégique dans lequel chacun de nous a un rôle actif à jouer.

  • Les superhéros nous sont familiers depuis 75 ans. Ils ont intégré  la culture populaire à travers la bande-dessinée, le cinéma, mais aussi la télévision, et même la décoration. Envahissant plus que jamais notre imaginaire via les blockbusters d'Hollywood, ils constituent sans aucun doute possible un phénomène de société.
    Que disent-ils sur les sociétés contemporaines ? Beaucoup. Loin d'être un simple divertissement réservé aux enfants, leurs aventures racontent quelque chose d'essentiel sur l'évolution de l'humanité au XXe siècle. Ils mettent scène notre évolution politique et sociale, témoignent des modes intellectuelles et culturelles et sont globalement le reflet des débats éthiques et sociétaux de toute une époque. Les superhéros narrent l'aventure de l'espèce humaine et constituent aux Etats-Unis une mythologie nationale qui rappelle celles, européennes, de l'Antiquité. Ils méritaient donc faire l'objet d'un opus de « Pour les nuls » !

  • Idéologie sécuritaire, état d'urgence, opération Sentinelle, risque zéro, dit la théorie. Impréparation, outrance, illusion, imprévoyance, dit la pratique. Face à la terreur, les effets d'annonce sont tout, sauf des mesures de réalité.
    Spécialiste des guerres nouvelles, Éric Delbecque dit ici la vérité sur la politique-spectacle de la rassurance publique. Il dévoile la faiblesse des conceptions et des dispositifs qu'elles signalent. Il révèle les moyens stratégiques et technologiques qu'elles requièrent. Il éclaire la mutation des mentalités qu'elles appellent.
    Comment penser la vulnérabilité de nos sociétés, plutôt que de promettre un monde idéal dont le conflit, la violence et la mort seraient bannis ? Comment repenser notre modèle de protection, inefficace et obsolète ? Comment substituer, désormais, l'anticipation à la réactivité ? Bilan implacable sur le défi des attentats et le manquement des gouvernants, voici un manuel autant d'existence que de résistance.

  • L'intelligence économique est devenue un concept à la mode, dont les discours des hommes politiques et les articles des journalistes se font régulièrement l'écho. Cette soudaine visibilité médiatique s'explique par le fait que l'intelligence économique se situe à l'intersection de nombreuses préoccupations publiques majeures du monde contemporain : nouvelle politique industrielle, sécurité économique, intelligence territoriale, gestion de l'innovation... En bref, l'intelligence économique constitue l'un des leviers les plus puissants de la performance des entreprises, et de la réforme de l'État appelé à devenir stratège et partenaire : on comprend donc qu'elle suscite un intérêt croissant.
    Dans le cadre des politiques publiques actuellement mises en oeuvre et de l'implantation grandissante de la discipline dans l'enseignement supérieur, cet ouvrage présente aux publics intéressés (membres de la fonction publique, étudiants et professionnels) une ample et utile synthèse des concepts, catégories et outils de l'intelligence économique. Il fait également le point sur les grands débats dans lesquels s'inscrit aujourd'hui cette discipline en plein essor.

  • Le XXIe siècle a besoin d'un nouveau modèle de leader pour temps de « crise », c'est-à-dire de circonstances exceptionnelles. Nous sentons tous confusément que les multiples organisations auxquelles chacun d'entre nous appartient se révèlent inadaptées à notre temps, et que les chefs qui les dirigent peinent à répondre à l'attente de leurs semblables. Les leaders d'aujourd'hui et de demain doivent avoir pour objectif de favoriser l'épanouissement de ceux qui les reconnaissent comme tels et qui leur accordent leur confiance. Il leur incombe également de faire agir les hommes ensemble en vue de réaliser un objectif, de coordonner leurs efforts dans le but de matérialiser un projet commun. Tâches qu'ils devront mener le plus souvent dans des circonstances difficiles, porteuses d'incertitude et de conflit. Plus que jamais, il faut par conséquent dresser le portrait de ces nouveaux leaders, savoir quelles qualités ils doivent cultiver, et comment les repérer, ou les faire naître et les former.

  • Le patriotisme économique fait débat. Contrairement aux idées reçues, il ne se confond en rien avec un quelconque protectionnisme. Il entend promouvoir la synergie public/privé au profit de la compétitivité et de l'emploi. Il vise également à favoriser le travail en réseaux et l'innovation, à la manière de l'esprit des pôles de compétitivité. Il est l'occasion d'une réforme profonde de la politique industrielle marquant la fin du modèle de l'État producteur. Son message est simple : construire l'État stratège et partenaire au service du développement et de la sécurité économique.

  • Depuis trente ans, le " Pouvoir " se métamorphose profondément.
    Il apparaît aujourd'hui comme venant " de partout et de nulle part ". De nouveaux pouvoirs (entreprises, ONG, institutions internationales...) se sont affirmés, condamnant définitivement les discours, les analyses et les actions s'articulant sur l'imaginaire du " Pouvoir " au singulier. Si l'on peut se réjouir du déclin d'une certaine forme d'étatisme sclérosant et de l'apparition de la " gouvernance " (en clair du partage de la décision), différentes facettes d'un soft totalitarisme nous menacent.
    Citons par exemple le capitalisme financier, devenu fou. Entre concurrence des nouveaux pouvoirs et nouvelles manifestations hégémoniques fondées sur l'influence (américaines ou chinoises), aux conséquences plus ou moins lisibles, l'Europe et la France doivent construire enfin cet introuvable État stratège, qui s'avère indispensable pour l'avenir des sociétés libérales et démocratiques. Ce défi de la réforme étatique exige prioritairement la construction d'une stratégie globale de sécurité nationale.
    Cette dernière, prenant acte de l'évolution des formes de la guerre et de l'émergence de nouvelles conflictualités, devra s'insérer dans une logique de sécurité collective européenne et mondiale, c'est-à-dire de coopération internationale, et non de " choc des civilisations " : tout au contraire, la métamorphose du pouvoir pourrait apparaître comme la chance des civilisations !

  • Les guerres secrètes existent.
    Mais elles ne ressemblent guère aujourd'hui aux intrigues les plus folles des blockbusters hollywoodiens. Pensons-nous qu'un quelconque savant fou rêve de devenir le maître de l'univers en créant un super-soldat puis en le clonant à des millions d'exemplaires ? Évidemment non. Un cénacle occulte se réunit-il dans des bases ultrasécurisées pour planifier la conquête du monde par des agents infiltrés dans les plus hautes sphères gouvernementales ? Encore non.
    Existe-t-il à la surface du globe un génie criminel au QI exceptionnel capable d'inventer une arme terrifiante lui permettant de faire chanter tous les États de la planète? Toujours non. Lex Luthor, tout comme le professeur Moriarty, le Docteur No ou l'organisation du Spectre, habitent l'imaginaire des scénaristes mais pas des souterrains sécurisés sous nos cités, ou des châteaux médiévaux fortifiés, au fond de sombres campagnes au climat transylvanien... À mille lieues de l'attirail fantasmatique de toutes les formes de théories du complot, ces guerres « masquées » se révèlent à la fois bien plus prosaïques et plus complexes à explorer.
    Il faut les chercher sur le terrain de l'influence, des stratégies pour configurer et par conséquent contrôler, de la manière la plus discrète possible, l'espace mental, collectif ou individuel, et le maillage normatif. L'influence, pour reprendre la formule de Walter Lippmann, c'est la « fabrique du consentement ».

  • Management de crise

    Eric Delbecque

    • Vuibert
    • 27 Janvier 2016

    Dans un monde complexe et incertain, les décideurs et les communicants doivent impérativement maîtriser les outils de management des crises et faire preuve de résilience. Les organisations, et la société civile en général, doivent aujourd'hui être capables de réagir vite et efficacement après un choc ou un scandale. Les réseaux sociaux et les divers moyens modernes de communication n'ont de cesse d'accélérer cette tendance et d'accroître la pression qui s'exerce sur les entreprises, multipliant les défis à l'infini. Les nombreux exemples concrets et études de cas (Volkswagen, Air France, cyberdéfense, terrorisme, fraudes internes, crise du leadership.) illustrent la diversité mais aussi la complexité croissante des déstabilisations auxquelles les organisations font face.
    Cet ouvrage fournit autant d'outils et de bonnes pratiques à adapter à un contexte particulier. Public Étudiants (écoles de management, écoles d'ingénieurs, IEP, universités et IAE). Professionnels (managers, communicants et consultants). Stagiaires de la formation continue.

  • En France, l'idéologie sécuritaire et la société de surveillance sont deux thèmes classiques du storytelling du XXIe siècle, alimentés aussi bien par les analyses d'intellectuels et de journalistes que par les discours politiques. La surveillance, qui s'exercerait sur chaque citoyen, ne cesserait de progresser dans des collectivités obsédées par le principe de précaution et par les « nouveaux » risques (terrorisme, cybercriminalité, etc.).
    L'État menacerait donc les libertés individuelles tandis qu'une idéologie sécuritaire, prônant la mise en place de dispositifs liberticides, contaminerait lentement mais sûrement les esprits, nous rapprochant insensiblement d'un régime fascisant. Certes, la société de surveillance progresse. Cependant, nul apprenti dictateur n'entend consciemment nous l'imposer ; chacun d'entre nous l'appelle de ses voeux face aux menaces de l'insécurité et de la société de défiance.
    Parallèlement, la société du spectacle, la peur de l'autre et la méconnaissance du monde fabriquent une idéologie sécuritaire qui ne résulte d'aucun projet gouvernemental, quelle que soit la majorité au pouvoir. Cette tentation de la société de surveillance et de l'idéologie sécuritaire sonne le glas du culte du progrès et démontre la nécessité de repenser notre modèle démocratique.

  • Patriotisme... Le mot est à peine prononcé que la sentence tombe : nationalisme, protectionnisme, archaïsme... Loin de tomber dans le piège de la caricature, Eric Delbecque propose au contraire de penser ce qui rend ce débat si sensible en France. Pour ce faire, il nous invite à explorer notre inconscient collectif et les perceptions de l'idée nationale que fabriquent certaines élites et le politiquement correct, mettant ainsi en lumière les rapports qu'entretiennent à l'origine le nationalisme et le religieux d'un côté, le patriotisme et la République de l'autre.
    Sans oublier le contexte de guerre économique, qui conduit assez mécaniquement à reconnaître la légitimité du patriotisme économique sans sombrer dans une quelconque obsession autarcique vindicative. Si bien qu'Eric Delbecque peut mettre très clairement en évidence pourquoi, au-delà des partis-pris idéologiques, la nation demeure simplement le cadre légitime de la démocratie, tout en s'affirmant comme un périmètre nécessaire pour construire une politique économique socialement acceptable.
    Ôtant donc à ce débat son caractère inutilement passionné, Eric Delbecque met au jour l'âme du patriotisme économique qu'il s'agit de faire prospérer non pas en refusant la réalité de la mondialisation, mais en faisant appel à l'intelligence, à l'innovation et aux ressources des territoires.

  • L'insécurité n'est pas juste un mot. C'est hélas une réalité dont souffrent en silence des millions de gens. Perçues de plus en plus comme des métastases des grandes villes, les banlieues dites « difficiles » occupent une place particulière dans l'esprit des Français.
    Ce livre n'est ni un énième témoignage, ni un essai polémique, mais un document qui, partant du terrain, présente une radios-copie de la France des peurs et des angoisses.
    Souvent sous couvert d'anonymat, maires, policiers, préfets, éducateurs témoignent ici d'une réalité insoutenable que nous com-mençons seulement à apprécier dans toute son ampleur.
    Grand thème de la campagne présiden-tielle, la lutte contre l'insécurité n'est ni de droite ni de gauche. Quel que soit le prési-dent élu et le gouvernement mis en place, ils devront en faire une priorité, sous peine d'être submergés par le chaos.

  • L'Europe a fait l'actualité de 2005. Les sujets brûlants furent nombreux, des élections au Parlement européen à la consultation sur la Constitution européenne, en passant par l'entrée dans l'Union des nouveaux membres de l'ex-Europe de l'Est ou le débat sur la Turquie. De surcroît, la guerre en Irak a initié un vaste débat sur l'Europe puissance et les tentations hégémonistes des États-Unis. À partir de ce constat, Éric Delbecque propose une nouvelle conception du projet européen et de ses implications pour la France. Il milite pour que notre pays fasse sienne l'idée d'État stratège, fondée sur la coopération public/privé et sur la notion d'influence culturelle et économique. Bâtir l'Europe puissance, c'est croire en la vocation et l'avenir de la France. Et c'est la France qui doit entraîner l'Union européenne vers ce combat. Notre nation doit redevenir une puissance d'influence mondiale dont la mission est d'inciter l'Europe à se hisser au rang de « troisième force », capable de faire face aux États-Unis et à la Chine : elle doit contribuer à briser les suprématies dominatrices, d'où qu'elles viennent, tout en entrant en synergie avec le « système-monde » contemporain. La France, avant-garde de l'Europe : c'est ainsi qu'elle deviendra une puissance énergique mais ouverte, convaincante mais étrangère à l'esprit de domination. L'Europe doit consacrer l'individu, se nourrir du dynamisme de ses nations et réussir à s'imposer dans la guerre des mondes, pour mieux contribuer à y mettre un terme, pour conjurer le choc des civilisations. Au-delà des clivages politiques, ce livre est un appel de la génération des trentenaires qui ne s'identifie pas au discours politique actuel, et à qui reviendra la tâche de construire une nouvelle ambition européenne.

  • Le harcèlement communautariste tue la République. Où se situe donc notre problème ? Dans la propension de notre pays, estime Eric Delbecque, à se culpabiliser à tout propos. La neurasthénie nous empoisonne. Mais cette haine de soi est d'abord encouragée par ceux qui nous gouvernent. Pourquoi ? Parce que, selon lui, elle s'inscrit dans la volonté de nos « élites » d'atteindre leurs objectifs personnels en flattant tous les communautarismes bruyants. Terrorisés par le politiquement correct, nos politiciens, obsédés par la conquête des "places", quelques intellectuels fascinés par l'angélisme exterminateur et une poignée de titans des affaires obnubilés par leur quête sans fin du profit préfèrent donner des gages aux minorités vindicatives. Comment en sortir ? En osant s'opposer aux discours faussement modernes de ces dernières années qui affirment de façon péremptoire que le roman national est un instrument d'oppression et un anachronisme. Pourvu qu'on le comprenne bien et qu'on le modernise, il demeure notre meilleure défense contre la guérilla communautariste, tissé de rapides assauts incessants contre les fondements des sociétés ouvertes.

  • Les entreprises et les organisations évoluent dans des environnements de plus en plus instables et complexes, ce qui les amène à se confronter à des risques plus nombreux, souvent inédits, difficilement prévisibles, qui entravent la continuité de leurs activités et mettent à l'épreuve leur solidité quelle que soit leur taille.
    Face à l'imprévu et à l'impensable, la mise en oeuv re d'un dispositif global de gestion des crises est devenue indispensable : réaliser une cartographie des risques, établir une procédure de veille et de qualification de l'information, constituer une cellule de crise et organiser des simulations sont désormais des pratiques que tout manager ou dirigeant doit connaître. Pour préparer son entreprise à anticiper et résister aux « tempêtes », c'est bien un management du risque qu'il faut créer.

  • Sommes-nous vraiment en guerre contre le terrorisme ? La question mérite non seulement d'être posée d'un point de vue opérationnel mais aussi politique. Si la réponse est oui, encore faut-il préciser de quelle sorte de guerre il s'agit, et si la réponse est non, il importe de déterminer pourquoi nos gouvernements successifs l'affirment. Finalement, il semblerait bien que nous n'ayons guère de stratégie dans la lutte contre le terrorisme. Or, faute de stratégie globale et complètement adaptée à une situation sans précédent, cette "guerre d'un nouveau genre" ne peut être gagnée.

    Face à la confusion générale sur le sujet, la thèse des deux auteurs de ce livre est que le concept de "guerre au terrorisme" est par nature porteur de son propre échec. Il nous empêche en réalité de comprendre la nature exacte du terrorisme islamiste et de saisir que le salafisme est le carburant du djihadisme.

    Au bout du compte, dans chacun des camps, il s'agit d'une guerre de l'information, maniant les messages idéologiques, les mots, les perceptions et les images, d'un combat dont les champs de bataille sont les esprits...

  • L'intelligence économique est devenue un outil incontournable pour construire les stratégies des organisations.
    Dans un monde d'hyperconcurrence, les savoir-faire de la veille, de la protection et de l'influence sont indispensables à la compétitivité.

    Ce manuel explore les aspects théoriques et les enjeux opérationnels de l'intelligence éoconomique. Le cours est illustré par une dizaine d'études de cas et par de nombreux éclairages techniques.

    Cette nouvelle édition prendra en compte les évolutions de la discipline et sera parfaitement à jour des pratiques actuelles.

  • Attentats terroristes, prises d'otages, violences urbaines, guerres civiles. : en de multiples points du globe, le monde semble, d'une minute à l'autre, sur le point de basculer dans le chaos absolu. Du moins est-ce ainsi que nous sommes incités à raisonner. L'obsession du gros titre conjuguée aux instabilités bien réelles sont le terreau de cette société du spectacle et de la défiance dans laquelle nous évoluons aujourd'hui. Mais les grands mouvements d'excitation autour de quelques événements dramatiques ou, tout au contraire, perçus comme le signe du salut inespéré de l'humanité, ne masquent-t-ils pas les véritables lignes de force et menaces de déstabilisation qui pèsent sur nos sociétés ? La démultiplication des formes d'affrontement - militaire mais aussi économique -, le reflux des valeurs démocratiques, l'érosion des institutions étatiques par des mouvances criminomafieuses signent l'échec des constructions idéologiques des années 1990 (celle de Fukuyama mais aussi celle d'Huntington qui, bien que s'étant engagé dans un effort de reconception des affrontements internationaux, a persisté dans un modèle statique, inadapté pour expliquer les évolutions contemporaines).
    De la Syrie à Charlie Hebdo, d'Al-Qaida à Merah, d'Anonymous à PRISM, cet ouvrage fournit des clés pour analyser ces nouveaux phénomènes hybrides générateurs de violence et d'insécurité auxquels tous sont exposés : individus, sociétés, États, entreprises...

  • Depuis la fin de la guerre froide, les rapports de force entre les puissances s'articulent autour d'enjeux économiques. Les gouvernements de la planète, dans leur grande majorité, ne cherchent plus aujourd'hui à conquérir des terres ou à établir leur domination sur de nouvelles populations, mais à construire un potentiel industriel et une force de frappe commerciale capable d'apporter devises et emplois sur leur territoire. En parallèle, l'essor de la mondialisation a transformé la libre-concurrence « aimable », limitée et encadrée, en une « hypercompétition » généralisée.
    Quelles sont les raisons qui ont amené le monde vers cette guerre économique ? Sous quelles formes se manifeste-t-elle ? Quels acteurs fait-elle s'affronter ? Quelles conséquences peuvent en découler pour les nations, les collectivités, les organisations et les individus au XXIe siècle ? Et enfin, est-il possible d'inventer la « paix économique » ? Illustré par de nombreux exemples concrets de batailles économiques récentes, cet ouvrage propose une synthèse sur un concept né dans les années 1990 aux Etats-Unis, celui de « guerre économique ». Il propose une analyse des stratégies géoéconomiques actuelles.

  • Sur une scène internationale désormais structurée par des relations d'interdépendance entre les acteurs, c'est la capacité d'influence, et non la coercition, qui fonde aujourd'hui le pouvoir réel.
    Cette interdépendance apparaît croissante, spécialement dans le domaine économique où la concurrence - à présent à l'échelle mondiale - se révèle particulièrement forte. le développement de politiques d'intelligence économique efficaces est ainsi devenu un enjeu économique majeur soutenu par la puissance publique. cet ouvrage propose la synthèse des initiatives développées depuis peu en france dans le domaine de l'intelligence économique, notamment celles articulées autour des s pôles de compétitivités ".
    Il dresse, en regard, un panorama unique des politiques d'ie les plus significatives menées à l'étranger

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