• Devenu un classique depuis sa première édition dans la « Petite collection Maspero » en 1970, ce livre propose un choix raisonné de textes politiques et théoriques des grands noms de l'anarchisme. En les replaçant en perspective, Daniel Guérin a retracé l'aventure d'un mouvement politique et intellectuel dont la force de contestation n'a jamais faibli depuis sa naissance au XIXe siècle. Il offre un panorama complet, sur deux siècles, de la pensée anarchiste, en restitue la richesse, fait revivre les controverses qui l'animent. Daniel Guérin entend ainsi combattre le discrédit dont fut victime l'anarchisme, souvent réduit par ses détracteurs à une idéologie individualiste « réfractaire à toute forme d'organisation ».
    La première partie de cette anthologie présente le travail théorique des anarchistes du XIXe siècle à travers des textes de Stirner, Proudhon, Bakounine, Guillaume et Kropotkine. La seconde, plus historique, dresse le portrait des grandes figures du mouvement à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle : Malatesta, Henry, Pelloutier, Voline, Makhno, Durruti. Elle met en lumière le rôle intellectuel et politique des anarchistes pendant la révolution russe et la guerre d'Espagne.

  • Nouvelle édition revue et augmentée

  • Ce livre pionnier sur le fascisme, publié pour la première fois en 1936, fait partie des classiques. Encouragé par Simone Weil à combattre la « peste brune » par des recherches érudites, Guérin analyse l'origine de ce mouvement, de ses troupes et la mystique qui les anime ; sa tactique o ensive face à celle, trop légaliste, du mouvement social ; le rôle des « plébéiens » qui le rejoignent ;
    Son action anti-ouvrière et sa politique économique (une économie de guerre en temps de paix).
    Daniel Guérin s'attache en particulier aux cas de l'Italie et de l'Allemagne. Il cherche ainsi à dissiper les illusions anticapitalistes entretenues par le fascisme lui-même en montrant que son action, aussi bien avant qu'après la prise du pouvoir, bénéfi cie surtout au capital économique et fi nancier .

  • Daniel Guérin est une figure atypique, iconoclaste, tant son parcours cristallise toutes les facettes des courants révolutionnaires et émancipateurs du xxe siècle (il naît en 1904 et meurt en 1988). Du Front populaire à mai 1968, Guérin a été le témoin des grandes séquences insurrectionnelles en France.
    Proche du trotskisme puis figure emblématique du communisme libertaire, il a toute sa vie été un antistalinien convaincu. Sa traversée du siècle l'a mis au premier plan des luttes anticolonialistes et il s'avère être aussi un pionnier du mouvement de libération sexuelle des années 1970 (il publie dès 1954 Kinsey et la sexualité, qui dénonce la répression de l'homosexualité et participe aussi bien d'Arcadie que du FHAR). Guérin est une des rares figures transversale, qui fait écho à toutes les traditions des gauches intellectuelles et critiques d'aujourd'hui.
    Il a été de tous les combats, et surtout à la pointe de tous les combats - si bien que les thématiques portées par cette autobiographie de jeunesse sonnent aujourd'hui de manière très actuelle. Une thématique forte qui reste le fil conducteur de son récit traduit un noeud des débats contemporains : l'imbrication entre l'exploitation capitaliste, le racisme et les oppressions sexuelles.

  • La peste brune

    Daniel Guérin

    L'importance, les conséquences possibles de la nomination d'Hitler comme chancelier du Reich le 30 janvier 1933 furent mal évaluées, y compris dans les rangs de la gauche française. Après les élections de novembre 1932, les nazis ayant perdu des sièges, Léon Blum écrivait qu'Hitler n'arriverait jamais au pouvoir.
    En 1932, Daniel Guérin était parti avec un camarade, sac au dos, pour se rendre compte du climat qui régnait en Allemagne, que certains voyaient à la veille d'un affrontement révolutionnaire. Traversant aussi bien les grandes villes que les villages, il y rencontra sur les routes nombre de jeunes chômeurs qui, faute de mieux, vagabondent d'un endroit à l'autre ; de jeunes militants communistes et socialistes qui aspirent à l'unité que leurs directions ne font pas ; mais aussi de jeunes nazis, qui croient oeuvrer à un changement social radical.
    Dans nombre de villages, on dirait que, déjà, les nazis sont au pouvoir tant leurs symboles et leurs publications sont présents.
    Mai-juin 1933 : Daniel Guérin retourne en Allemagne, cette fois comme reporter pour Le Populaire. Il y constate avec quelle rapidité les nazis, combinant leurs forces paramilitaires (SA, SS, Jeunesses hitlériennes) avec la police de l'État, ont mis au pas, embrigadé la population allemande. Syndicats et partis de gauche sont démantelés, les camps de concentration se remplissent, la terreur règne.
    Dans ces récits de voyage engagés mais lucides, celui qui publiera Fascisme et grand capital en 1936 nous fait sentir les passions qui traversaient à l'époque l'Allemagne, et comprendre l'engrenage fatal qui la fit basculer dans la dictature. Une tragédie riche d'enseignements quand se multiplient les régimes autoritaires.

  • Abraham Lincoln signant l'abolition de l'esclavage ; le Ku Klux Klan, les lynchages ; Rosa Parks refusant de céder sa place à un blanc dans un bus à Montgomery ; Martin Luther King devant une foule énorme à Washington ; l'assassinat de militants de la cause noire, comme Malcom X ou Martin Luther King ; les athlètes noirs à Mexico levant leur poing ganté de noir sur le podium olympique, innombrables sont les images évoquant la condition des Noirs aux États-Unis et leurs luttes.

    La présence des Noirs sur le sol américain est quasiment aussi ancienne que celle des premiers colons, et le combat pour leur émancipation fait partie intégrante de l'histoire des États-Unis d'Amérique. La grande démocratie américaine, celle qui proclamait vouloir « assurer les bienfaits de la liberté » à tous, avait refusé d'inscrire dans sa première Constitution, l'abolition de l'esclavage, largement pratiqué dans les Etats du sud.

    Cet ouvrage raconte la longue histoire des dizaines de millions de Noirs pendant plus de trois siècles, de leur exploitation féroce, mais surtout de leurs révoltes, de leurs tentatives pour se défendre, pour s'organiser. C'est un livre d'histoire engagé. Mais c'est également un précieux témoignage de ce qu'étaient encore les conditions de vie de la population noire dans la seconde moitié du XXème siècle, profondément marquées par l'héritage de l'esclavage, la ségrégation légalisée et le racisme.

  • Il y a une quarantaine d'années, Daniel Guérin préfaçait ainsi un premier recueil de textes sur le communisme libertaire :
    " C'est à toi, jeunesse d'aujourd'hui, que je dédie ces essais.
    Je sais que tu te détournes des idéologies et des mots en "isme", que la carence de tes aînés a fini par rendre creux. Je sais que tu nourris une méfiance tenace à l'égard de tout ce qui touche à la "politique"... Je sais que le "socialisme", si souvent trahi par ceux qui s'en réclament, suscite ton juste scepticisme. Mais ce qui te détourne du socialisme, nous dis-tu, ce n'est pas la perspective de mettre fin à l'oppression de l'homme par l'homme, ce sont "les bureaucrates et les purges".
    /> Dans ta majorité, tu as un sentiment très vif de l'injustice sociale et, dans tes rangs, nombreux sont ceux qui ont conscience que "le capitalisme est condamné". Le communisme libertaire, face à cette vieillerie banqueroutière qu'est le socialisme jacobin autoritaire et totalitaire, est marqué du signe de la jeunesse. Non pas seulement parce qu'il est le secret de l'avenir, le seul substitut possible, à la fois rationnel et humain, à un régime économique historiquement condamné, mais aussi parce qu'il correspond aux aspirations profondes, bien qu'encore confuses, de la jeunesse d'aujourd'hui, sans la participation et l'accord de laquelle il serait vain de prétendre reconstruire le monde.
    " Aujourd'hui aussi, nombreux sont ceux qui ressentent l'urgence d'arracher notre monde à la rapacité des possédants et à la dictature de leurs bandes armées. S'il n'y a ni programme miracle, ni guide infaillible pour y parvenir, ces textes de Daniel Guérin nous apportent cependant des leçons tirées de deux siècles de luttes pour l'émancipation sociale, des leçons qui éclairent les combats à mener pour bâtir un monde nouveau.

  • Aujourd'hui, seules une minorité de la population française, et une minorité bien plus faible encore de la population algérienne, ont vécu les années de guerre qui ont abouti en 1962 à l'indépendance de l'Algérie.
    Pourtant, cette période, les souffrances qu'elle a causées, suscitent encore de fortes émotions des deux côtés de la Méditerranée. L'Algérie en France, la France en Algérie restent des plaies ouvertes.
    Il n'est donc pas inutile de revenir sur les conséquences qu'a eues la lutte des Algériens pour leur indépendance sur l'évolution politique des deux pays. Les conflits internes du côté algérien, la paralysie politique du côté français ont influencé de façon durable l'exercice du pouvoir dans les deux pays.
    Engagé dans les luttes anticoloniales dès les années 1930, Daniel Guérin a connu très tôt Messali Hadj, l'une des figures fondatrices de l'anticolonialisme algérien. Journaliste, il veut alerter dès le début des années 1950 sur ce qu'il appelle le « drame algérien ». Pendant plus de dix ans, tout en militant pour la paix et l'indépendance, il commente les événements et leurs conséquences. Du Manifeste du peuple algérien de 1943 aux pouvoirs spéciaux votés au gouvernement en 1956, de l'émergence des maquis en Algérie à la mobilisation des travailleurs algériens en France, du retour de De Gaulle au pouvoir en 1958 aux actes d'insubordination des appelés, c'est donc une fresque extrêmement vivante que constitue cette suite d'articles que l'auteur a choisis et sélectionnés pour en faire un ouvrage. Une introduction extrêmement accessible pour tous ceux qui veulent connaître les enjeux, les protagonistes de cette guerre et ses conséquences.

  • Ce livre est le témoignage précieux d'un des rares spectateurs qui, voyant naître et s'étendre le nazisme au jour le jour, en comprit immédiatement tout le sens, toute la portée, toute l'horreur.
    De 1932 à 1933, avant et après l'installation d'hitler au pouvoir, daniel guérin accomplit deux voyages à travers l'allemagne. prenant conscience de l'ampleur du drame qui se jouait, il décida de rédiger ce témoignage, dans l'espoir malheureusement vain d'alerter le public français. cette description sur le vif, publiée en divers articles dans la presse de l'époque, forme la matière de la peste brune, le premier tome de ses écrits sur le fascisme (réédités sous ce titre en 1965).
    Convaincu que seule une analyse en profondeur du phénomène fasciste permettrait d'en révéler la véritable nature, il entreprit en 1935 un travail de synthèse, fascisme et grand capital (publié en 1936, et republié en 1965 comme second tome de sur le fascisme), qui, par la clarté logique de son exposé, la rigueur de sa documentation et - l'histoire l'a prouvé - la justesse de ses vues, devait devenir un classique.

  • Devenu un classique depuis sa première édition dans la " petite collection maspero " en 1970, cet ouvrage propose un choix raisonné de textes politiques et théoriques des grands noms de l'anarchisme.
    En les replaçant en perspective, daniel guérin a retracé l'aventure d'un mouvement politique et intellectuel dont la force de contestation n'a jamais faibli depuis sa naissance au xixe siècle. il offre un panorama complet, sur deux siècles, de la pensée anarchiste, en restitue la richesse, fait revivre les controverses qui l'animent. daniel guérin entend ainsi combattre le discrédit dont fut victime l'anarchisme, souvent réduit par ses détracteurs à une idéologie individualiste " réfractaire à toute forme d'organisation ".

    Le premier volume de cette anthologie présente le travail théorique des anarchistes du xixe siècle à travers des textes de stirner, proudhon, bakounine, guillaume et kropotkine. le second volume, plus historique, dresse le portrait des grandes figures du mouvement à la fin du xixe siècle et au xxe siècle : malatesta, henry, pelloutier, voline, makhno, durruti. il met en lumière le rôle intellectuel et politique des anarchistes pendant la révolution russe et la guerre d'espagne.

  • Depuis sa parution en 1946, cette interprétation nouvelle de la Révolution française n'a pas cessé d 'être commentée avec passion. Certains critiques ont prétendu, à tort, qu'elle travestissait une révolution bourgeoise - la révolution bourgeoise par excellence - en révolution prolétarienne alors que l'auteur avait seulement prétendu éclairer les embryons de révolution antibourgeoise que la révolution bourgeoise recélait dans ses flancs. D'autres ont injustement restreint le terrain couvert par l'étude en laissant croire qu'elle ne touchait qu'un seul aspect de la révolution, - les luttes sociales qui l'agitèrent - alors qu'elle aborde tous les problèmes économiques, militaires, diplomatiques, administratifs et philosophiques, posés par cette remise en question radicale de l'ancien ordre établi. C'est pourquoi, à cette nouvelle édition entièrement refondue, Daniel Guérin a ajouté, à titre de complément, les divers écrits qu'il a publiés sur la question depuis la première édition de cet ouvrage devenu classique.

  • Devenu un classique depuis sa première édition dans la « Petite collection Maspero » en 1970, ce livre propose un choix raisonné de textes politiques et théoriques des grands noms de l'anarchisme. En les replaçant en perspective, Daniel Guérin a retracé l'aventure d'un mouvement politique et intellectuel dont la force de contestation n'a jamais faibli depuis sa naissance au XIXe siècle. Il offre un panorama complet, sur deux siècles, de la pensée anarchiste, en restitue la richesse, fait revivre les controverses qui l'animent. Daniel Guérin entend ainsi combattre le discrédit dont fut victime l'anarchisme, souvent réduit par ses détracteurs à une idéologie individualiste « réfractaire à toute forme d'organisation ». Le premier volume de cette anthologie présente le travail théorique des anarchistes du XIXe siècle à travers des textes de Stirner, Proudhon, Bakounine, Guillaume et Kropotkine. Le second volume, plus historique, dresse le portrait des grandes figures du mouvement à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle : Malatesta, Henry, Pelloutier, Voline, Makhno, Durruti. Il met en lumière le rôle intellectuel et politique des anarchistes pendant la révolution russe et la guerre d'Espagne.

  • Devenu un classique depuis sa première édition dans la " petite collection maspero " en 1970, ce livre propose un choix raisonné de textes politiques et théoriques des grands noms de l'anarchisme.
    En les replaçant en perspective, daniel guérin a retracé l'aventure d'un mouvement politique et intellectuel dont la force de contestation n'a jamais faibli depuis sa naissance au xixe siècle. il offre un panorama complet, sur deux siècles, de la pensée anarchiste, en restitue la richesse, fait revivre les controverses qui l'animent. daniel guérin entend ainsi combattre le discrédit dont fut victime l'anarchisme, souvent réduit par ses détracteurs à une idéologie individualiste " réfractaire à toute forme d'organisation ".
    Le premier volume de cette anthologie présente le travail théorique des anarchistes du xixe siècle à travers des textes de stirner, proudhon, bakounine, guillaume et kropotkine. le second volume, plus historique, dresse le portrait des grandes figures du mouvement à la fin du xixe siècle et au xxe siècle : malatesta, henry, pelloutier, voline, makhno, durruti. il met en lumière le rôle intellectuel et politique des anarchistes pendant la révolution russe et la guerre d'espagne.

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