• « Ce vendredi 13 novembre 2015, je suis avec deux amis à un concert de rock, au Bataclan. Nous sommes là pour boire des bières, écouter de la bonne musique. La vie, quoi.
    À environ 21 h 40, c'est par un bruit de pétards que l'Histoire me percute. Le temps, en me retournant, de voir un terroriste, son regard haineux, et les flammes sortir du canon de sa kalash, tout s'accélère, je suis projeté en avant dans la fosse. Pendant plusieurs minutes sous le feu, je perds de vue mes amis et parviens à me réfugier dans un «cagibi» à droite de la scène. Nous n'en sortons que deux heures plus tard, libérés par le Raid.
    Les jours suivants, je suis pris dans un tourbillon. Je dois gérer le deuil de mon ami Vincent et mon retour au travail. L'esprit bombardé de questionnements et de sollicitations, je décide d'écrire un journal pour coucher mes réactions à chaud, me vider, me reconstruire.
    Le texte est tel quel, brut, sans relecture et réécriture, avec la violence et l'absence de recul critique que cela peut entraîner.
    Avant d'être victime d'attentat, je suis enseignant et historien, j'ai travaillé sur l'Islam médiéval et sur les usages politiques de l'histoire. Avec les attentats, la violence du réel a frappé ma conscience du réel.
    Cinq ans après les attentats, deux ans après la fin de ce journal, il était temps de faire le bilan. »

  • L'affaire a fait grand bruit : en mars 2013, Bruno Odos et Pascal Fauret, deux anciens pilotes de chasse de l'aéronavale, sont arrêtés en pleine nuit avec leurs deux passagers sur le tarmac de l'aéroport de Punta Cana, alors qu'ils s'apprêtent à décoller : les policiers de la DNCD dominicaine (un service de lutte contre le narcotrafic international) prétendent que leur Falcon 50 transporte 700 kilos de cocaïne ! Pour seule preuve : leur déclaration ! Personne ne verra jamais la drogue, ni les accusés ni les autorités françaises.

    Les deux pilotes passent quinze mois dans les prisons dominicaines avant d'être condamnés, à l'issue d'un procès d'opérette, à vingt ans d'incarcération. Assignés à résidence en attente de leur appel, ils sont exfi ltrés par voilier lors d'une opération de sauvetage organisée par un pilote : Christophe Naudin.

    Celui-ci, poursuivi par les services secrets de la République dominicaine à la suite de cet exploit, est arrêté en Égypte, puis extradé à Saint- Domingue au mépris des conventions internationales. Incarcéré dans la sinistre prison de Najayo, il fait face pendant vingt-trois mois à un système judiciaire et politique rongé par la corruption. Pour pouvoir regagner la France, il doit fi nalement se résoudre à signer des aveux de circonstance.

    Revenu de cet enfer, Christophe Naudin décide de dévoiler enfi n les dessous de cette affaire. Il éclaire, dans ce récit puissant et documenté, les secrets de la diplomatie française comme la réalité qui se dissimule sous les apparences idylliques d'un paradis tropical prisé des touristes.

  • La criminalité identitaire, nouvel Eldorado criminel du XXIe siècle, connaît une croissance fulgurante depuis 2000. En 10 ans, 4 % des Français ont été victimes d'une atteinte à leur identité, soit 213 000 personnes par an. En 2014 ce chiffre pourrait être de 400 000. Les tentatives d'ouverture frauduleuse d'un compte ou d'un crédit sont passées de 3,61 % à 4,08 % de 2010 à 2011. De plus en plus de cartes d'identité, de passeports et de titres de séjour sont aujourd'hui délivrés indûment. Les escroqueries associées à toutes ces fausses identités sont en explosion et concernent principalement les fraudes sociales. Qui s'en émeut ? Personne ou presque, sinon les victimes dont les identités sont usurpées et qui sont injustement mises en cause. Pourtant l'État reconnaît bien 15 000 procédures judiciaires, 3 millions de faux permis de conduire, 80 000 alias à l'identité judiciaire, 17 milliards de fraude fiscale. Que faut-il donc de plus pour déclarer une catastrophe ? La République sociale se tait. Faut-il y voir le silence coupable d'une politique amblyope qui consiste à ne jamais vouloir que les plus défavorisés de nos concitoyens aient des responsabilités dans les abus qui détruisent la confiance entre le citoyen et la nation ? S'opposer, dénoncer, c'est déjà mériter d'être conspué selon une nouvelle forme de sociologie militante. Qui mettra fin à ce scandale en s'attaquant frontalement à la criminalité identitaire dans son ensemble ?

  • La sûreté n'est plus un domaine seulement réservé à la protection du transport aérien international.
    Désormais, les techniques de sûreté se déploient dans d'autres secteurs stratégiques de l'économie : centrales nucléaires, transports (gares ferroviaires, gares maritimes, consignes, fret, colisage...), musées, ambassades, contrôle de la correspondance des entreprises, valise diplomatique, grands événements, contrôle d'accès, industries sensibles, sites de la Défense... Les technologies utilisées deviennent complexes, les procédures plus précises.
    Il devenait indispensable de proposer un outil didactique et pédagogique permettant aux dirigeants décisionnaires, aux encadrants ainsi qu'aux agents de sûreté de se former à la hauteur des attentes légitimes de leurs administrations de tutelle et du grand public. Dans ce tome, nous abordons : L'analyse radioscopique de sûreté, avec Rémi Arbonville et Christophe Naudin. La connaissance de l'armement, avec Philippe Peseux.
    La connaissance des explosifs, avec Thierry Vareilles. Les nouvelles menaces, avec Stéphane Cottin. Les facteurs humains, avec Hubert Roux. La détection des traces, avec Christophe Naudin. Les deux volumes de Sûreté mode d'emploi sont complétés par un site internet dédié (www.surete-mode-demploi.fr) présentant une abondante iconographie en couleur, des exemples, des exercices, etc.

  • La sûreté n'est plus un domaine seulement réservé à la protection du transport aérien international.
    Désormais, les techniques de sûreté se déploient dans d'autres secteurs stratégiques de l'économie : centrales nucléaires, transports (gares ferroviaires, gares maritimes, consignes, fret, colisage...), musées, ambassades, contrôle de la correspondance des entreprises, valise diplomatique, grands événements, contrôle d'accès, industries sensibles, sites de la Défense... Les technologies utilisées deviennent complexes, les procédures plus précises.
    Il devenait indispensable de proposer un outil didactique et pédagogique permettant aux dirigeants décisionnaires, aux encadrants ainsi qu'aux agents de sûreté de se former à la hauteur des attentes légitimes de leurs administrations de tutelle et du grand public. Dans ce tome, nous abordons : Le contrôle documentaire, avec Christophe Naudin. Les portiques et les bodyscans, avec Alain Establier. Les matières dangereuses, avec Yann Le Tonqueze.
    La tomographie de sûreté, avec Doron Levy. L'anglais de la sûreté, avec Jean-Claude Salomon. Les deux volumes de Sûreté Mode d'emploi sont complétés par un site internet dédié (www.surete-mode-demploi.fr) présentant une abondante iconographie en couleur, des exemples, des exercices etc.

  • 2002, le préjudice planétaire des crimes d'identité s'est élevé à 73,8 milliards de dollars.
    En 2004, en France, la fraude documentaire a coûté 1,4 milliard d'euros à la Sécurité sociale... Chaque mois, 30 000 faux permis de conduire sont mis en circulation dans l'Hexagone... A ce jour, on ne sait toujours pas qui étaient 17 des 19 terroristes du 11 Septembre... Tels sont, entre autres, les chiffres cachés de l'explosion, aux quatre coins de la planète et à tous les niveaux de la société, de la criminalité liée à l'identité.
    Car, des Twin Towers aux réseaux d'émigration clandestine, des mafias internationales aux escroqueries ordinaires, ce sont les Etats, les entreprises, les individus que menace la prolifération, opaque et multiforme, des alias. Et c'est cette face noire de la mondialisation dont Christophe Naudin révèle ici la réalité, l'étendue, la gravité. Alternant révélations, statistiques, récits, faits divers, mêlant l'enquête policière, la recherche historique, l'investigation anthropologique, le questionnement philosophique, cet essai passionnant nous met face aux échecs de notre représentation identitaire.
    Et à la nécessité et l'urgence de réagir afin que la sécurité puisse garantir, demain, la première des libertés celle d'être soi.

  • L'avion est entré dans nos vies.
    Le terrorisme aérien aussi. Depuis quarante ans, criminels et terroristes adaptent leurs méthodes et leurs moyens pour tenter de faire pression sur l'histoire ou le destin en détournant, tuant, détruisant des aéronefs. Aujourd'hui, l'avion lui-même s'est transformé en " une bombe " de nouvelle génération projetable sur un objectif prédéfini. Que faire? Potentiellement, tous les objets sont dangereux! La fourchette, la bouteille de vin, les lacets, les piles, les ordinateurs, les coupe-ongles, les lampes-torches.
    En juillet 2006, un complot visant dix avions de ligne reliant l'Europe aux États-Unis le même jour est découvert: des explosifs liquides devaient être utilisés par des kamikazes ayant décidé de sacrifier leurs propres enfants à la cause. Dans la précipitation, les liquides sont désormais interdits à bord des avions de ligne. Les gouvernements poussent au plus loin le principe de précaution qui amène à la déresponsabilisation du citoyen.
    L'inspection se dégrade. Les agents de sûreté sont inadaptés à la tâche ingrate qui leur est confiée. La protection du transport aérien est une grande illusion entretenue par les responsables des aviations civiles. Or, depuis le 11 septembre 2001, le terrorisme aérien se doit d'être spectaculaire. Le pire est à craindre. Cependant, des solutions existent. Selon l'auteur, il faudrait moins se polariser sur les objets et s'intéresser davantage aux passagers...

  • De l'histoire au mythe identitaire.

    La bataille de Poitiers, en 732 (ou 733), opposant les troupes arabo-berbères d'Abd el-Rahman aux Francs de Charles Martel, est un événement de l'histoire de France, peu à peu devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire. Alors que le dernier livre véritablement consacré à la question date de 1966, les années 2000 ont vu l'apparition d'un nombre croissant de publications souvent écrites sans distance ni mesure. Au même moment, la commémoration de l'événement devient l'objet d'utilisations politiques par l'extrême droite occidentale, phénomène qui a culminé en France avec l'occupation en octobre 2012 du chantier de la mosquée de Poitiers par le groupe Génération Identitaire.

    Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l'histoire au mythe identitaire propose, alors que les mémoires s'enflamment, de revenir tout d'abord à l'histoire mal connue de la bataille en la resituant dans le contexte large des relations entre le monde franc et l'empire islamique. Puis d'analyser, en deuxième partie, les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l'époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République et au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l'actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites française et européenne. Ce travail inédit d'histoire et d'historiographie permet de nuancer la portée réelle de la bataille, tant au moment des faits que dans les mémoires.

  • Tout le monde a en tête certaines phrases : « Je vous ai compris ! » « Nos ancêtres les Gaulois. » « S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche ! » Elles ont longtemps figuré dans les manuels d'histoire, avant d'en être expulsées - ce qui ne les a pas empêchées de continuer à hanter notre imaginaire commun, alors même que leur fausseté ou leur caractère apocryphe étaient démontrés. Aurore Chéry, William Blanc et Christophe Naudin proposent dans cet ouvrage une déconstruction de chacune de ces assertions qui en disent finalement plus long sur le contexte qui les a vus naître ou les réactive que sur le fait historique lui-même. Ils démontrent ainsi le pouvoir des mots, et l'usage politique que l'on peut faire de la langue.

  • Lorànt Deutsch passe aujourd'hui pour un historien débonnaire mettant l'histoire à portée de tous. Or, l'immense succès des livres et documentaires du comédien, loin de véhiculer une l'histoire sans idéologie, s'appuient sur une vision profondément réactionnaire de notre passé. Les auteurs des Historiens de garde démontrent, grâce une étude du Métronome, en quoi Lorànt Deutsch est l'héritier des historiens d'extrême droite et la façon dont il interprète l'histoire au profit du "roman national" cher à Barrès et à Patrick Buisson.

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