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RIVAGES
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Un demi-siècle après l'holocauste, Vera Stein, rescapée d'Auschwitz, entreprend une odyssée pour obtenir du gouvernement allemand la maigre indemnité à laquelle elle sait avoir droit. Elle s'y résout à contrecoeur, ne serait-ce que pour ne pas laisser ouvertes de vieilles blessures. C'est ainsi que commence une folle correspondance qui s'étale sur sept années, avec de multiples employés d'une Fondation qui réclame papiers après papiers qui vont jusqu'à exiger la preuve « documentée » des souffrances subies. Dans son parcours, Véra se rend compte, avec le temps, que ce n'est plus une question d'indemnité, mais que son identité et son expérience même sont mises en doute ou carrément niées.
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Philosophie de la maison : l'espace domestique et le bonheur
Emanuele Coccia
- Rivages
- Bibliothèque Rivages
- 13 Octobre 2021
- 9782743654429
Partant de l'expérience de ses trente déménagements, dans un style de conteur très personnel, croisant les disciplines et analysant des sujets apparemment ordinaires comme la cuisine, les armoires, les lits, les couloirs et jusqu'aux salles de bains, sans négliger la parentalité, le sexe et le soin, Coccia aborde de manière passionnante un sujet ancestral et très moderne, qui nous concerne tous.
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Qu'est-ce que la philosophie?
Jean-Baptiste Brenet
- Rivages
- Bibliothèque Rivages
- 12 Novembre 2025
- 9782743668402
La tradition veut que l'acte de philosopher soit comparé à la vision. Or Aristote dit deux choses qui sont trop négligées : premièrement, que voir, c'est non seulement saisir le visible, mais aussi, paradoxalement, l'invisible, le non-visible ; deuxièmement, que voir, c'est voir des couleurs, de jour mais aussi de nuit, le phosphorescent. Dès lors quelles sont les implications pour la philosophie ? Que veut dire philosopher si c'est appréhender ce qu'on ne voit pas, ce qu'on ne peut voir, ou bien ce qui, dans le noir, luit ?
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L'esprit et la lettre : Sur l'interprétation des Ecritures
Giorgio Agamben
- Rivages
- Bibliothèque Rivages
- 15 Octobre 2025
- 9782743668372
La distinction entre sens littéral et sens spirituel, entre figure et accomplissement, ne s'applique pas seulement à l'Écriture, mais aussi à la vie. Il est ainsi possible de considérer la vie comme une écriture dont les faits et les événements en lesquels elle semble se résoudre constituent le sens littéral, mais dont le sens véritable n'apparaît qu'à celui qui sait les percevoir comme les figures d'un sens spirituel qu'il convient de déchiffrer.
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La démocratie sans emprise ou la puissance du féminin
Corine Pelluchon
- Rivages
- Bibliothèque Rivages
- 5 Mars 2025
- 9782743666200
Dans cette période troublée, la puissance du féminin, qui s'oppose à la force et à l'obsession du contrôle et naît de la gratitude pour le donné, prend toute son importance. Le féminin, qui n'a rien à voir avec des clichés essentialistes, désigne l'attention à la singularité et à la diversité. Nourrie par le féminisme, la puissance du féminin témoigne de l'amour d'un monde rendant possible l'accueil d'êtres nouveaux et diffuse un esprit de convivialité sans lequel un projet humaniste et écologiste ne peut s'imposer
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Que veut dire penser ? : arabes et latins
Jean-baptiste Brenet
- Rivages
- Bibliothèque Rivages
- 9 Mars 2022
- 9782743655822
On ne sait pas ce que penser veut dire. Il n'est pas de mot plus banal, de phénomène humain plus courant, plus commun, et la chose même, pourtant, se dérobe. Ce livre voudrait revenir sur cette variété qui place la pensée, entre l'intelligence pure et le corps. Constitué de brefs chapitres, écrit de façon libre, cet essai explore les mots, le lexique : comment on a tâché de dire, en latin, et en arabe aussi, ce que d'un seul vocable imparfait nous appelons « pensée ».
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Révolutions à l'envers : Essais sur la politique, la violence, l'art et l'imagination
David Graeber
- Rivages
- Bibliotheque Rivages
- 15 Mai 2024
- 9782743662417
L'auteur présente sous une forme condensée et accessible les leçons tirées de sa réflexion théorique nées de la pratique militante au sein du Direct Action Network et dans d'autres groupes d'inspiration anarchiste. Il reprend pour l'essentiel les thèmes qu'il a depuis exposés dans ses ouvrages les plus importants, et particulièrement dans "Possibilités".
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Les « dissonances » sont cette chambre d'écho où ces réminiscences se répondent et se confrontent au mal qui est fait aux innocents, qu'il s'agisse de juifs, de jeunes femmes, d'enfants ou de vieillards.
Ce troisième recueil complétera les deux premiers, en constituant une sorte de triptyque sur le mal et sur la mémoire. -
Le plaisir effacé ; clitoris et pensée
Catherine Malabou
- Rivages
- Bibliothèque Rivages
- 4 Novembre 2020
- 9782743651459
L'une des tâches de la philosophie a toujours été de faire apparaître des pans du réel restés cachés. Le corps a été un l'un d'eux. La sexualité a été l'un d'eux. Mais cela n'était jamais encore arrivé à une partie du corps. Cette partie, qui n'en est pas vraiment une, parce qu'elle est une tout à elle seule, c'est le clitoris. Organe dit du plaisir de la femme. Organe longtemps ignoré, souvent mutilé. L'organe du plaisir effacé. Inédit.
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Partant de la femme, de la différence entre l'homme et la femme, ce recueil se conclut par un retour sur l'enfance. Entre les deux il y a toute la panoplie du monde : la morale, l'érotisme, le christianisme, la presse, le théâtre, la politique, la bêtise, etc. La succession des thèmes y est autant désinvolte que réfléchie. Il ne s'agit pas en effet d'un recueil disparate, une simple succession de bons mots mais d'un véritable traité : à la fois système du monde et sa déconstruction.
Kraus révèle ici en raccourci tout le chatoiement de sa pensée : il est irritant et enthousiasmant, réactionnaire et progressiste, injuste et pertinent. Impertinent toujours !
Contrairement à ce que laisserait penser son titre, qui induit une pensée ramassée en quelques mots, on trouve dans Aphorismes des réflexions qui font parfois plus d'une page, comme si Kraus se moquait lui-même du cadre qu'il se donnait : " Un aphorisme n'a pas besoin d'être vrai, mais il doit dépasser la vérité. " Ou encore : " L'aphorisme ne recouvre jamais la vérité ; il est soit une demi-vérité, soit une vérité et demie. " On sent là une pensée en gestion, résolue à ne pas se fixer sur une vérité unique mais cherchant l'équilibre du monde dans l'oscillation perpétuelle des choses.
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Le nom de Virginia Woolf est indissociable du quartier de Bloomsbury. Mais ses promenades dans Londres dépassaient de loin ce cadre étroit. On se souvient des rues bruyantes parcourues par Clarissa Dalloway pour aller chercher - elle-même - ses fleurs, et des cloches de Big Ben que l'on entend, de près ou de loin, sonner les heures, de Westminster à Bond Street. Romancière de génie, Virginia Woolf était aussi une essayiste prolifique. Les quinze essais proposés ici portent la trace de sa connaissance intime de la capitale, de son regard amusé ou amoureux. Dans ces textes de détails sur des quartiers bien précis (Hampstead ; Wembley ; Bloomsbury ; Oxford Street) ou des vues d'ensemble (« En avion au-dessus de Londres »), retrouve toute son intelligence du contemporain, son regard humaniste et son sens aigu du style. Edition illustrée et complétée par des cartes des différents quartiers.
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Dans cet essai dense et limpide, savant et profond, érudit mais sans lourdeur aucune, Emanuele Coccia, un des philosophes les plus brillants de sa génération s'interroge sur la sensibilité, sur la vie sensible. « Etre sensible », « être trop sensible », « heurter la sensibilité de quelqu'un » - nous avons souvent recours à ces expressions pour définir ce qui nous plaît, ce qui nous touche, ce qui nous affecte. Nous sommes sensibles et cette sensibilité est le commerce que nous entretenons avec la vie même. Mais si la sensibilité est si évidemment présente en nous, si elle est l'évidence même, si nous cherchons par tous les moyens, à jouir d'elle et à jouir avec elle, comment se fait-il que la philosophie lui ait comme tourné le dos ? Comment se fait-il même qu'elle en ait fait ce dont nous devions nous détourner ?
Ce livre est donc en premier lieu une réhabilitation de la sensibilité. Réhabilitation urgente. De fait, par la sensibilité nous tenons au monde et le monde tient à nous. Mais réhabilitation qui prend aussi la forme d'une réflexion inattendue sur l'image - cette modalité par laquelle nous rendons sensibles les idées. L'image n'est-elle pas la forme sensible de l'autre ? Le sensible n'est-il pas le producteur et le réceptacle des images ?
A travers de brefs paragraphes qui invitent au rêve et à la méditation, cet essai riche et stimulant s'articule en deux parties qui tendent, la première à définir ce que nous appelons sensibilité, vie sensible, la seconde à penser le rapport de l'image et de la sensibilité.
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La métamorphose, tout vivant y passe. C'est l'expérience élémentaire et originaire de la vie, celle qui définit ses forces et ses limites. Depuis Darwin, nous savons que toute forme de vie - l'être humain compris - n'est que la métamorphose d'une autre, bien souvent disparue. De notre naissance à notre alimentation, nous en faisons tous l'expérience. Dans l'acte métamorphique, changement de soi et changement du monde coïncident. Affirmer que toute vie est un fait métamorphique signifie qu'elle traverse les identités et les mondes sans jamais les subir passivement. Cet essai novateur jette les bases d'une philosophie de la métamorphose.
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Hiérarchie : la société des anges
Emanuele Coccia
- Rivages
- Bibliotheque Rivages
- 8 Novembre 2023
- 9782743661106
Le mot « ange » vient du grec angelos qui signifie simplement « messager ». Dans la mythologie grecque, ce sont Iris et Hermès qui se voient chargés de transmettre les messages, ordres ou conseils des dieux aux hommes, ou entre les dieux eux-mêmes. Avec le monothéisme, va apparaître la catégorie des anges : des intermédiaires entre Dieu et les hommes. Si l'homme a été créé à l'image de Dieu, c'est en référence au pouvoir : Dieu l'a créé pour commander aux autres créatures terrestres. La relation qui relie la création au créateur est d'ordre politique. Et ce sont les anges qui l'assurent.
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Petit frère : Minan
Amets Arzallus Antia, Ibrahima Baldé
- Rivages
- Bibliothèque Rivages
- 2 Octobre 2024
- 9782743664725
Ce livre te changera. Son histoire commence ainsi : « Je me trouve en Europe, mais je ne voulais pas venir en Europe. » Né en Guinée, Ibrahima Balde s'est vu obligé d'abandonner sa maison pour se mettre à la recherche de son petit frère. Il n'est pas parti pour poursuivre un rêve. Il a abandonné son foyer afin de retrouver l'être qui lui était le plus cher.
Ingénu, châtié, irrésistiblement poétique, son regard est le regard unique de celui qui a souffert de tout ce dont on peut souffrir et qui, malgré tout, garde la force d'en faire quelque chose d'utile. Quelque chose de beau.
« Je vous recommande un livre, Petit frère. Il nous fait comprendre ce qu'est la traversée du désert : le trafic de migrants, l'emprisonnement, la torture, la traversée en mer... » (Pape FRANÇOIS) -
On ne peut vivre qu'à Paris
Emil Cioran, Patrice Reytier
- Rivages
- Bibliothèque Rivages
- 10 Mars 2021
- 9782743652326
Un livre illustré à partir des aphorismes de Cioran : il distille ses maximes en se promenant à Paris, l'unique ville où on peut vivre - « c'est la ville idéale pour rater sa vie ». Un aphorisme doit cingler comme une gifle, il faut qu'il soit écrit sous le coup de la fièvre pour devenir un moyen thérapeutique pour se soulager du poids du monde. Surnommé le Diogène du xxe siècle, tant par ses propos qui relèvent des cyniques que pour ses refus des honneurs, Cioran devient ici un personnage de bande dessinée, le Tintin de la philosophie.
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Quelle est cette maison qui brûle ? Le pays où l'on vit ou bien l'Europe, ou encore le monde entier ? Peut-être les maisons et les villes ont-elles déjà brûlé, depuis on ne sait combien de temps, dans un unique et immense brasier que nous avons feint de ne pas voir.
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Que faire de l'intelligence artificielle ? Petite histoire critique de la raison artificielle
Vivien Garcia
- Rivages
- Bibliothèque Rivages
- 10 Janvier 2024
- 9782743659042
L'intelligence artificielle vit un renouveau. Certains s'en enthousiasment, rêvant d'une vie d'extase libérée de toute tâche pénible, quand d'autres s'en inquiètent : disparition de secteurs professionnels entiers, poussant des masses entières de travailleurs au chômage ; ou "explosion" d'intelligence avec laquelle les êtres humains ne pourraient plus rivaliser. D'autres, encore, se soucient de savoir quel contrôle nous pourrons conserver sur ces artefacts. Séduisants, ces scénarios déjà entendus à propos d'autres objets techniques nous évitent de comprendre ce qu'est l'IA. Revenant sur son émergence, ses différents modèles et ses évolutions, ce livre refuse d'abandonner les concepts-clés de ce domaine au seul discours technique et entend les faire discuter avec la philosophie.
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La ville murmure, bruisse, s'exprime et, s'exprimant, elle ne cesse de nous parler, moins des êtres et des dieux que des choses. Des choses elles- mêmes. Dans l'espace symbolique, où les monuments anciens sanctifiaient et honoraient les Dieux, la Cité ou les Morts, un discours monte qui ne fait que parler des choses. Ce discours célèbre leur valeur et loue le bonheur qu'elles recèlent.
Forme moderne de la littérature et de l'iconographie monumentale propre à l'espace politique, la publicité est un discours moral, où se dit de la manière la plus immédiate et la plus forte l'ethos de notre temps. Et comme tout discours moral, elle exprime et présuppose une doctrine morale sur la nature du Bien, sur sa façon d'exister, sur la relation possible aux hommes. Qu'on y prenne garde : le Bien dont elle parle ne coïncide plus avec les Dieux, la Cité ou les Morts. Il n'existe que dans les choses, quel que soit leur disparate.
Regardons les murs des villes, et l'on découvrira la vraie nature des marchandises : avant d'être le résultat d'une production, l'élément de l'économie globale ou même l'objet de la consommation, toute marchandise est l'objet du discours public qu'on lit à même la ville et qui structure l'espace urbain. L'économie marchande est un ordre moral qui s'efforce de penser, de dire et de produire le Bien comme ce qui est immanent aux choses.
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"En réunissant ici les chroniques qu'elle a données à «Libération», on donne à tous les lecteurs la possibilité de voir comment la psychanalyste et la philosophe a su, dès leur apparition symptômale, déceler les pathologies, les travers, les difficultés que connaît une société, et qui pour se révéler empruntent parfois les voies les plus inattendues." (Robert Maggiori).
Toutes les chroniques qu'Anne Dufourmantelle a écrit pour« Libération» (2015-2017) présentées par Robert Maggiori. Du Taser, à la valeur du travail, des Pokemon ou l'art de l'enfance, on retrouve toute l'acuité et la subtilité qui ont fait son succès.
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La peur des autres : essai sur l'indésirabilité
Michel Agier
- Rivages
- Bibliotheque Rivages
- 21 Septembre 2022
- 9782743657185
Si chacun peut faire le constat qu'il est relié à la planète entière et au sort de tous les humains et non-humains qui y vivent, partout la relance des politiques nationales de sécurité, voire d'immunité, l'encourage au repli sur soi, à l'indifférence et, plus encore, à la peur des autres. Ainsi naît l'indésirabilité. A l'heure de la globalisation, l'étranger n'existe plus que sous la forme de l'indésirable. Tout ce qui est désirable est rendu proche, acceptable et vite familier, le reste est dérangeant, jetable, et peut être abandonné.
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Au moment même où il achève son grand cycle Homo Sacer, Agamben offre une réflexion sur la littérature et la création qui déplace le coeur de l'esthétique vers une réflexion plus vaste sur notre présence au monde.
Qu'est-ce que raconter ? Pourquoi raconte-t-on ? Qu'est-ce qui est en jeu dans la littérature, quel est donc ce feu que le récit a perdu et qu'il cherche coûte que coûte à retrouver ? Dans dix essais admirables consacrés à l'acte de création, Agamben revient sur sa définition par Deleuze comme « acte de résistance » : l'acte qui libère l'oeuvre de la puissance dans le geste même où elle libère sa puissance. Comme dans ses écrits précédents, l'interrogation obstinée sur le « mystère » de la littérature, menée jusque dans ses aspects les plus matériels (la transformation de la lecture dans le passage du livre à l'écran) s'entremêle à une méditation sur l'autre mystère de la modernité : celui de l'éthique et de la politique. Car comme le révèle le dernier Foucault, l'esthétique entendue comme esthétique de l'existence est désormais une des formes majeures de l'éthique.
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Depuis plus de deux millénaires, le paradis terrestre, le jardin planté par Dieu en Éden, a constitué pour le monde occidental le paradigme de tout bonheur possible sur la Terre. Et pourtant, depuis le début, c'est aussi le lieu d'où la nature humaine, déchue et corrompue, a été chassée pour toujours. D'un côté, tous les rêves révolutionnaires de l'humanité peuvent être vus comme une tentative inlassable de revenir en Éden, bravant les gardiens qui en interdisent l'accès, de l'autre, le Jardin reste une sorte de traumatisme originel qui condamne à l'échec toute recherche du bonheur terrestre. Dans les deux cas, le paradis est essentiellement un paradis perdu et la nature humaine quelque chose d'essentiellement défectueux. Au moyen d'une critique rigoureuse de la doctrine augustinienne du péché originel et d'une relecture passionnante du paradis de Dante, la recherche d'Agamben tente au contraire de penser le paradis terrestre non comme un passé perdu ni comme un futur à venir, mais comme la figure encore et toujours présente de la nature humaine et de la juste demeure des hommes sur la Terre.
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L’Iliade ou le poème de la force
Simone Weil
- Rivages
- Bibliotheque Rivages
- 8 Janvier 2014
- 9782743626785
Ce recueil réunit cinq textes de Simone Weil écrits entre 1933 et 1943, sur la guerre - et la force en général - et ses effets politiques, moraux et spirituels. Qu'advient-il lorsque la pensée se trouve prise dans des rapports de forces, lorsqu'elle est aux prises avec la force ? La capacité de juger, la lucidité, la capacité de penser et d'affirmer des principes peuvent-elles rester intactes ?