Entreprise, économie & droit

  • Si tu meurs, je te tue

    Chloe Verlhac

    • Plon
    • 7 Janvier 2021

    « Ce soir-là, comme à son habitude, il fabrique ses couleurs devant le JT. Et puis, saisi d'une impulsion, il se lève sans un bruit. Je le regarde du coin de l'oeil. Il disparaît comme un chat. Il réapparait quelques longues minutes plus tard. Il me tend un galet, en me souriant doucement. On adore les galets. On en fait collection... Il me demande de le retourner. Il l'a signé au feutre.
    Il me dit : "Tu as vu ? Je les ai tous signés. On ne sait jamais, ça pourra valoir très cher dans quelque temps." C'était quelques jours avant l'attentat. » Ainsi commence le récit de Chloé. Épouse Verlhac. Maman à la tête d'une petite tribu recomposée et pas mal de chats. Par fragments, sensations, éclats de souvenir, Chloé Verlhac reconstitue le puzzle d'une vie fracassée, d'une vie qui n'est plus pareille, mais d'une vie qui continue malgré tout, âpre, belle, mordante. Une sacrée vie, Tignous.

    Elle raconte les coulisses, largement inconnues du grand public, de l'attentat et de l'après, et la lente reconstruction des proches.

  • L'exposition « Renaud », dont l'album est le livre officiel, n'est pas une simple exposition biographique. Elle raconte l'univers de l'artiste à travers un paysage visuel autant que musical.
    L'ouvrage sera, comme l'exposition, composé de quatre sections qui sont autant de facettes du chanteur : Renaud le révolté, Renaud le poète-portraitiste, Renaud l'engagé et bien-sûr Renaud l'amoureux de l'enfance.
    A l'image de l'exposition, le livre proposera d'alterner des sections ancrées dans le réel et des sections plus oniriques qui voient le déploiement de l'imaginaire des chansons. Un basculement entre réel et imaginaire, face lumineuse et face sombre, sera présent tout au long de l'album, tout comme l'humour, à l'image de Renaud.
    Côté textes, l'ouvrage sera préfacé avec les deux commissaires de l'exposition, David Séchan, frère jumeau de Renaud, et Joanna Copans, spécialiste de l'artiste et autrice d'un ouvrage sur ses chansons. Chaque chapitre sera accompagné d'un texte signé des proches et meilleurs connaisseurs de Renaud : Jack Lang, Bertrand de Labbey (son agent historique), François Bernheim (« découvreur » de l'artiste), Alain Rey, Riss de Charlie Hebdo, Jean-Pierre Bucolo (son compositeur historique), Titouan Lamazou, Daniel Colling (directeur du Zénith de Paris, Printemps de Bourges, etc.), Helena Van Den Nest (fan belge de la 1re heure, créatrice du 1er vrai et grand site dédié à Renaud « Le HLM des fans de Renaud », Didier Varrod (journaliste, auteur, proche de Renaud) et Jean-Noël Tronc (DG de la Sacem, grand admirateur de l'artiste qui lui aura éveillé la conscience politique durant l'adolescence).
    Enfin, riche de plus de 200 iconographies, le livre comportera de nombreuses archives personnelles inédites, manuscrits, dessins et documents rares et photographies.
    Préface inédite de Renaud.

  • Cavales

    François Besse

    • Plon
    • 22 Avril 2021

    François Besse a passé près de deux décennies en prison, s'est évadé à sept reprises et a connu plus de vingt années de fuite à travers l'Europe et le Maghreb. Quant au nombre de braquages dont il est l'auteur, lui seul le connaît. Mais tout porte à croire qu'il est élevé.
    Cet homme lettré et philosophe, dont le nom est resté associé à de grands épisodes du banditisme français, prend pour la première fois la plume afin de raconter les événements qui ont marqué son existence. De Cognac à la Santé, de Bordeaux au palais de justice de Paris, il porte un regard à la fois précis et distancié sur sa vie et sur les questions que chacun voudrait lui poser. Choisit-on d'être libre ? Un bandit comme Mesrine, avec lequel il a fait équipe, doit-il faire figure de héros ? Quelles valeurs nos actes portent-ils ? La prison a-t-elle un sens ? Sans jamais nier les murs franchis ni les armes tenues, apparaît ici le parcours d'un honnête homme.

  • Amour malade

    ,

    • Plon
    • 8 Octobre 2020

    « Ca devient quoi, l'amour, quand l'un des amants tombe malade ? D'un mal incurable dont on ne peut espérer - au mieux - qu'une évolution lente ? Qui est le mieux placé pour répondre à cette question ? Les neurologues, les chercheurs, les psychologues ? Ou, simplement, toi et moi ?
    Sommes-nous encore en mesure de dialoguer, comme si nous étions simplement un couple de gens qui s'aiment ? On croyait, en commençant ce livre, à l'alchimie amoureuse qui transformerait le désir en courage, nos serments en vertu, la peur en espoir.
    Puis la catastrophe est arrivée : en mars 2020 le monde entier est tombé malade. Plus d'amour, partant plus de joie dit La Fontaine à propos de la peste. Devons-nous, enfermés, nous résigner à vivre dans un monde sans amour ? Le monde est-il tombé malade de son manque d'amour ? » Malgré la maladie de Catherine, malgré l'épidémie de Covid-19, Catherine Laborde et Thomas Stern ont décidé de renouer avec le dialogue amoureux qui fonde leur histoire.
    Dans un duo femme-mari et malade-aidant, ils racontent ce que devient l'existence quand une épée de Damoclès pèse sur les épaules, la manière dont on l'affronte, les états d'âme, les colères, les peurs aussi, les attentions, les tendresses, le quotidien qui n'est plus simple mais totalement chamboulé.
    Et nous livrent un précieux témoignage sur cette évidence : l'humanité n'existe que par l'espoir et l'espoir par l'amour.

  • Trembler

    Catherine Laborde

    • Plon
    • 11 Octobre 2018

    Dans ce livre vérité sur la maladie de Parkinson dont Catherine Laborde est victime, elle raconte tout en pudeur, émotion, humour aussi, ce mal qui touche plusieurs milliers de personnes, malades et aidants inclus.

    « Après avoir réfléchi à mon quotidien, j'établis ainsi la liste non exhaustive des symptômes de la maladie de Parkinson qui me touchent : trembler, baver, tourner en rond, crampe, ralentissement de la marche, hésitations, mémoire récente défaillante, discours incohérent, cauchemars, perte de repères géographiques, main gauche tordue, constipation, larmes, sentimentalisme, trébuchements, insomnies, hallucinations fugaces. Mais aussi fourmillement dans les pieds, le dos, peur des escaliers, des vélos, de la vitesse, des bêtes sauvages, d'être abandonnée, d'être seule la nuit, peur de tout, perte des repères géographiques, généalogie incertaine, déambulations sans objet.
    Est-ce que tout cela fait une maladie ? »

  • En direct de la morgue

    Michel Sapanet

    • Plon
    • 23 Janvier 2020

    Un chef d'entreprise pendu avec une balle dans la tête, une femme en tenue affriolante étranglée dans ses toilettes, un mort sans visage près d'une voie ferrée, un marginal suriné soixante-seize fois avant d'être incendié... La table d'autopsie du docteur Sapanet, au CHU de Poitiers, ne désemplit pas. Chaque année, son équipe d'experts traite plus de 450 dossiers de morts suspectes ou criminelles à la demande de la justice.
    Avec humour et pédagogie, Michel Sapanet nous plonge dans le quotidien d'une équipe de médecine légale, des constatations sur les scènes de crime aux auditions devant les cours d'assises, en passant par les autopsies, les reconstitutions criminelles, ou encore l'examen de rescapés de violences.
    Corps suppliciés, cadavres putréfiés, restes humains... Autant de mystères sur lesquels l'auteur lève un coin de voile.

  • Papa

    Clemence Rochefort

    • Plon
    • 24 Septembre 2020

    Une amie qui n'avait jamais rencontré mon père m'a dit un jour, en parlant de lui : « Il aurait pu donner tout ce qu'il n'avait pas. » Elle avait raison. Il est rare, je trouve, qu'un personnage public soit en total adéquation avec la personne que l'on découvre dans la vie privée. J'ai donc écrit ce livre pour rendre autre chose qu'un hommage à mon père. Pour raconter des anecdotes, décrire sa sincérité sans calculs, sans plan de carrière, sans filets... la personnalité de ce père « connu par hasard, sans vouloir le devenir ». Un père qui aimait les autres non pour qu'on dise de lui : « Il est gentil Jean Rochefort », mais parce que les écouter l'intéressait et surtout lui était vital. Pourquoi papa est-il tant aimé ? Une seule réponse, en vérité, et un mot : la sincérité.

    Mais lorsqu'un tel personnage disparait... comment faire son deuil ? Comment être digne de lui ? De quelle manière continuer à vivre, sans être hantée par les souvenirs mais sans pour autant oublier ? Comment trouver un compagnon de vie, une présence masculine qui prenne, en quelque sorte, la suite ? De quelle manière, se servir de sa transmission ? Que reste-t-il lorsqu'un tel père disparait ?

  • Presque un demi siècle après Un oursin dans le caviar, Philippe Bouvard donne avec Des grumeaux dans la passoire une suite à ce qui fut le best-seller de l'année 1973. (Eh oui, déjà !) Une cascade de souvenirs souvent indiscrets et une galerie de portraits hauts en couleurs : Les présidents de Vincent Auriol à Emmanuel Macron ; les stars de Bardot à Delon ; les génies de Salvador Dali à Marcel Pagnol; les vedettes de l'audiovisuel de Léon Zitrone à Stéphane Bern. Chemin faisant, l'auteur égraine des anecdotes plus personnelles : sa traque par Mesrine, son contrôle fiscal après un déjeuner chez Giscard, les découvertes du « Théâtre de Bouvard » et le succès pendant 37 ans des « Grosses Têtes ».
    A 90 ans, l'ex-petit garçon de course du Figaro devenu un temps directeur de France Soir n'a rien oublié des rencontres providentielles offertes par un métier qui le passionne toujours. Bref, une existence hors du commun d'un fils de petit commerçant, ne possédant pas d'autres diplômes que le certificat d'études primaires, admis à titre de témoin parmi les grands de ce monde.

  • Avocate irrespectueuse

    Gisèle Halimi

    • Plon
    • 20 Août 2020

    « En entrant dans le prétoire, j'emporte ma vie avec moi. » Gisèle Halimi se retourne sur son passé. Celui d'une avocate mythique, mais... irrespectueuse, comme elle se définissait elle-même. Irrespectueuse des juges soumis au pouvoir ou aux « bonnes moeurs ». Irrespectueuse des règles d'un Ordre des avocats trop « moral ».

    Elle fut l'une des premières à féminiser le mot avocat et s'engagea en faveur des droits des femmes, exigeant le droit à l'avortement et la répression du viol lors de procès retentissants. Mais la vie de Gisèle Halimi, c'est aussi la solitude, les menaces de mort, l'éloignement de ses jeunes enfants, des meurtrissures.

    À travers ce livre, elle nous fait revivre ses défenses difficiles, exaltantes, mémorables, de sa première plaidoirie pour un voleur de pommes de terre aux grands procès politiques, et les moments qui ont fait basculer la société. Une existence guidée par sa foi en l'égalité de tous les êtres humains et une soif de justice.

    Voici les mémoires d'une femme révoltée, qui a fait de l'irrespect un synonyme du courage.

  • D'où vient la fascination qu'exercent encore la vie et l'oeuvre de Marguerite Duras ?
    Née en 1914 dans l'Indochine coloniale, elle traverse le siècle au coeur de ses turbulences, de la trouble période de l'occupation aux mouvements ultra-gauchistes de l'après 68, en passant par le communisme. Partout et toujours, elle porte la parole de la révolte, scandaleuse par la violence de ses engagements et de ses passions.
    Mais la vie de Marguerite Duras ne peut se concevoir détachée de ce qui la tient justement en vie : l'oeuvre inlassablement recommencée, comme si le poids d'un destin exigeant la condamnait aux dangers de l'écriture.
    En recomposant cette existence, unique matériau de l'oeuvre, Alain Vircondelet nous permet de saisir la dimension douloureuse et l'absolue nécessité de la création d'un grand écrivain, tout en nous menant au plus près du secret de son écriture.

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  • De la prison, on connaît quelques témoignages de surveillants, souvent retraités ou anonymes. Mais un récit en nom propre et en activité de directeur de prison, ou plutôt de directrice, on n'a encore jamais lu.
    Ce livre est une plongée unique dans le quotidien de Christelle Rotach, la directrice de la prison de la Santé.
    De son métier, Christelle Rotach ne parle jamais, sauf pour en citer quelques anecdotes qui ne sont que des bribes, des éclats de vécu, une réalité qui n'en est pas une et qui reste méconnue. Impossible de se représenter l'amplitude des situations auxquelles peut être exposé un directeur de prison sur un terreau aussi explosif où tout peut basculer, à tout moment, dans des établissements où la surpopulation est aujourd'hui à son comble.
    La gestion d'une prison, c'est de la sismologie. Une affaire à la fois logistique, humaine et politique. Qui peut peser, à la longue.
    « Ce métier, c'est une somme de petites blessures qu'au fil des années, on n'encaisse plus aussi bien ».
    A force de marcher sur un volcan avec des bouts de ficelle, la charge mentale est sans doute devenue trop lourde.
    A force d'arpenter la noirceur, on finit par avoir l'impression de vivre la nuit. La prison avale tous ceux que la société vomit - les criminels, les fous et, fait nouveau, les terroristes, face auxquels la pénitentiaire n'est pas préparée.
    Et pourtant, ils vont tous sortir. Un jour.
    Sans éluder aucune question, Christelle Rotach raconte, de l'intérieur, le cambouis, le rythme infernal de la maison d'arrêt, les questions, l'inquiétude, le règne des injonctions paradoxales, la violence, la mort. Elle nous parle d'elle, de nous, de ce miroir dans lequel la société ne veut plus se voir.

  • C'est l'histoire de trois garçons. Trois fils. Trois orphelins. Leurs pères ont été tués à quelques mois d'écart, en Corse, à la fin des années 2000. Chacun a décidé de venger le sien et de ressusciter la Brise de Mer, clan criminel mythique vieux d'un demi-siècle, fondé une génération plus tôt.
    Flics, juges, avocats, ils pensaient avoir tout vu. Ils restent sidérés par les ressorts de cette vendetta corse mûrie dans la tête d'orphelins fous de haine. On voyage de bar en palace parisien, du Bastia des années 1980, berceau de la Brise et de ses fondateurs, à Ajaccio et Marseille en passant par le Paris chic. On croise sur le chemin une matonne amoureuse et fan de polars, un espoir du football, un repenti vivant désormais sous une nouvelle identité, l'un des voyous les plus craints de l'île, alias « le Mat » (le fou), des veuves inconsolables. « Honorer nos pères », disent-ils. La détermination des fils est totale.
    Entre témoignages inédits, archives historiques, écoutes effarantes, Vendetta offre une plongée dans la vérité de la criminalité corse et de ses dérives mafieuses où rien ne s'oublie, rien ne se pardonne. Et c'est plus haletant que n'importe quel roman noir.

  • Bosnie, Rwanda, Liberia, Syrie... La liste des conflits ayant donné lieu à des exactions contre les populations civiles ne cesse de s'allonger. Mais la trentaine de femmes et d'hommes, regroupés au sein de l'Office chargé de la lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), ne manque ni d'énergie ni de volonté pour faire aboutir les enquêtes et confondre les auteurs des pires atrocités.
    À leur tête, le colonel Éric Emeraux lève le voile, pour la première fois, sur le quotidien de ces enquêteurs confrontés à l'insoutenable. La retranscription des témoignages recueillis sur les terrains de guerre est une épreuve particulièrement redoutable. Massacres de masse, exécutions sommaires, tortures, les récits des survivants dépassent l'entendement. Mais ils sont nécessaires à la procédure pouvant mener à la mise en cause du ou des auteurs, et à leur arrestation.
    Le colonel Emeraux raconte les auditions hallucinantes de celles et ceux revenus de l'enfer. Lejla, la Bosniaque, qui verra son mari et son fils emmenés pour toujours par les milices serbes, et tant d'hommes et de femmes de son village fusillés sous ses yeux. Désirée, la Rwandaise tutsie, réfugiée dans une église avec ses enfants pour échapper aux tueurs hutu, qui les voit découpés à la machette avant d'être elle-même laissée pour morte dans une fosse commune. Darius et Steve, les Libériens, contraints d'assister aux séances de torture infligées par les troupes rebelles en lutte contre le pouvoir, avec ingurgitation forcée d'huile bouillante, éviscération et actes de cannibalisme. Al Ahmar, le Syrien, rescapé des geôles de Bachar Al-Assad, qui dit les coups, les plaies à vif et les chairs brûlées par des tortionnaires hilares.
    Pour chaque dossier, ce sont des heures et des heures d'enquête, de recueil d'informations, de recoupement, de planques, de filatures, pour aboutir enfin à des arrestations, parfois bien des années après ces crimes odieux. Mais peu importe. « Hora fugit, stat jus. » Le temps passe, mais la justice demeure - la devise de l'OCLCH.
    Profondément convaincu de la nécessité de justice face aux pires exactions, Éric Emeraux partage avec les lecteurs le combat quotidien de ses équipes, pour le droit face à la force, pour l'humanité face à la terreur.

  • Dans cette famille, un soir de novembre 2011, sur le parking d'une résidence cossue, assise à l'arrière d'une voiture, une fillette de 11 ans, Carla-Serena est blessée par plusieurs balles de kalachnikov lors d'une tentative d'assassinat qui vise son père, Yves Manunta, un ancien nationaliste reconverti dans les affaires. À l'avant sur le siège passager, touchée à la hanche et à la cuisse, sa mère va perdre l'usage d'un pied.
    Mère et fille portent en elles les stigmates de cette violence, des fragments de balles de kalachnikov que les médecins n'ont pu extraire de leurs corps.

    Après cette tentative ratée, la menace continue de planer. L'appartement familial, avec vue imprenable sur le golfe d'Ajaccio, se transforme en bunker. Comme dans le petit village d'Amérique du Sud de «Chronique d'une mort annoncée» de Gabriel Garcia Marquez, où tout le monde sait que Santiago Nasar va être tué, à Ajaccio une macabre rumeur bruisse : Manunta est un homme à abattre. Il sera finalement assassiné le 9 juillet 2012. Déjà en 1996, en pleine guerre entre nationalistes, alors militant nationaliste actif, il avait échappé à 98 tirs de pistolets mitrailleur, et avait gagné un surnom : « Robocop »... Aujourd'hui c'est sur le fils , qui vit désormais loin de la Corse, que pèsent les menaces.

    C'est l'étoffe d'une tragédie. La famille Manunta ne semble pouvoir échapper à un destin dramatique.

    Des années romantiques du nationalisme aux guerres fratricides, du temps des affaires jusqu'aux dérives mafieuses et affrontements sanglants entre groupes armés, cette affaire de famille illustre la difficulté de l'Etat à esquisser une vérité judiciaire sur une île en proie à la violence, qui n'épargne même plus les femmes et les enfants.

  • S'il existe autant de spécialités journalistiques que d'activités humaines, je ne distingue que deux catégories de confrères : ceux qui recueillent l'opinion d'interlocuteurs qu'ils estiment plus qualifiés qu'eux et ceux auxquels on offre le grand luxe de ne donner que leur avis et lui seul. Après de rapides débuts chez les premiers, j'ai rejoint depuis plus d'un demi-siècle les seconds. Lorsque j'ai commencé à broder sur l'actualité, les haricots verts avaient encore des fils ; les plateformes ne se situaient qu'à l'arrière des autobus et pas sur internet ; les gens qui monologuaient dans la rue ignoraient le téléphone portable. La chronique a été mon bâton de maréchal. Elle m'a évité les déplacements et les démentis sans m'empêcher toujours de me tromper sur l'interprétation des événements et le caractère des hommes.
    De 1987 à 2019, j'ai donc tenté, alors que je n'ai jamais touché un ballon rond de ma vie, de rebondir chaque semaine dans la tribune privilégiée que m'offrait Le Figaro Magazine. J'ai surfé - sans plus d'expérience sportive - sur les chambardements politiques, sur les phénomènes de société, sur les vrais talents et sur les fausses gloires. A aucun moment, je n'ai manqué de matière première. Souvent, le choix était délicat entre tourner en ridicule les gouvernants et sublimer le dérisoire. Je me suis efforcé d'accorder la priorité aux contemporains les plus imaginatifs ou les moins futés en ratissant très large dans les univers des affaires et de la culture. Parfois, ma réaction était prémonitoire. Autrement, elle n'avait d'autre effet que de provoquer un sourire jusqu'à ce que le vaudeville tourne au drame ou qu'un scandale chasse l'autre. Car je me suis surtout délecté des orateurs peu doués pour la parole, des politiciens sans foi ni loi, des réformes avortées et des projets abandonnés en rase campagne électorale. J'assume mes contradictions : j'ai dénoncé l'argent-qui-ruine-tout mais j'ai refusé le bénévolat ; je me suis moqué des VIP affamés de notoriété mais j'ai offert un verre à mon entourage le jour où mon nom est apparu au-dessus de mon article plutôt qu'en-dessous ; j'ai daubé sur les frimeurs mais j'ai arrêté des bolides qui ressemblaient aux leurs devant les hôtels où je savais les retrouver ; j'ai osé écrire «Que notre République serait triste sans les rois d'à côté !» alors que je suis l'archétype du franco-français franchouillard.
    Au total, des centaines de chroniques dont j'ai sélectionné la quintessence et qui doivent à l'attention des lecteurs et au courrier qu'ils m'ont adressé autant qu'à mon inspiration. Sans ces complices indulgents et fidèles, je me serais trouvé dans l'impuissante position des champions de pelote basque dépourvus de fronton. Le bon Dieu qui veille sur le parcours des tâcherons agnostiques m'a permis de jouer les prolongations et la possibilité de transformer l'écume des semaines en morceaux choisis. Un grand merci.

  • La théorie du donut

    Kate Raworth

    • Plon
    • 15 Novembre 2018

    Crises financières à répétition, inégalités extrêmes de revenus et d'accès aux ressources, exploitation destructrice de l'environnement... tout le monde peut se rendre compte par lui-même que notre système économique dysfonctionne.

    Kate Raworth propose de revisiter les principaux concepts et principes sur lesquels est fondée la science économique, en introduisant, outre les concepts classiques de croissance, de marché, d'agents économiques, le facteur humain et la préoccupation environnementale au coeur de la réflexion. Consciente de la force des schémas et des images, elle s'attaque à sept schémas-clés de l'économie pour montrer à quel points ils sont galvaudés et méritent d'être remplacés.

    Pour en venir au donut du titre : l'auteur propose de remplacer l'objectif économique général de croissance du PIB, par un objectif de stabilisation de l'activité économique entre deux "frontières" : la frontière des besoins humains de base comme "plancher", et la frontière de la préservation de l'environnement comme "plafond". C'est la représentation de ce plancher et de ce plafond, sous forme de cercles, qui donne l'image du donut dans lequel l'activité économique doit s'inscrire.

    Outre la croissance du PIB, le livre démonte ainsi plusieurs mythes économiques comme la "main invisible du marché", le sujet économique rationnel, l'équilibre de loffre et de la demande... Une lecture rafraichissante, qui propose une vision renouvelée, accessible et optimiste de la pensée économique.

  • Victor, mon père

    Richard Nataf

    • Plon
    • 12 Mars 2020

    « Quand j'avais quelque chose d'important à lui dire, j'ai souvent été plus à l'aise de le faire à l'écrit. Aujourd'hui, je n'ai plus le choix, je ne peux plus l'appeler ni lui parler de vive voix. Ce livre arrive donc au bon moment, il va raconter notre collaboration qui débuta également à point nommé, juste à temps pour que nous puissions faire table rase, et repartir sur un pied d'égalité. Toute mon enfance, et même à l'âge où j'aurais dû m'affirmer en tant que jeune adulte, Victor m'impressionnait beaucoup trop pour que nous parvenions vraiment à nous aimer, mais l'écriture de scénarios nous a rapprochés, et pour un temps, les rôles furent inversés : j'étais le père de Louis La Brocante, et lui n'a jamais désarmé, il a toujours tout donné. Après plus de quarante épisodes, il parvenait encore à me surprendre, une émotion, un mot, un geste que je n'avais pas imaginés.
    En partant de mes premiers souvenirs d'enfant ébloui par les décors et les costumes du TNP, je vais remonter le temps en sa compagnie et partager ce qu'il fut. Ce qu'il a été. » Richard Lanoux.

  • La France doit savoir

    ,

    • Plon
    • 19 Septembre 2019

    « Je suis né dans une banlieue difficile du Val-d'Oise. Policier formé dans les rangs de la Sécurité publique, j'ai ensuite été recruté dans le renseignement où j'ai travaillé sur de nombreux dossiers sensibles.
    J'ai assisté à la genèse de l'État islamique et de ses réseaux en France. J'ai surveillé des membres de cellules d'Al-Qaïda, alors implantées sur le territoire national, lancées à la conquête d'une jeunesse désoeuvrée et des banlieues, et suivi les premiers départs vers l'Irak et la Syrie. Écoutes téléphoniques, filatures et surveillances : j'ai infiltré des lieux où prospéraient l'islam radical et la mouvance salafiste, notamment en Seine-Saint-Denis, le département qui compta le plus grand nombre de fichés S de France.
    Moi qui ai notre pays dans la peau, je veux aussi raconter la gestion piteuse de l'islam tricolore, abandonné à des responsables fantoches ».
    Un récit passionnant, limpide et inédit. Loin des fantasmes et des angélismes.

  • Alain Jakubowicz a toujours voulu être avocat.
    Défendre la veuve et l'orphelin, voilà ce qui l'exaltait. Pétri d'humanité, il a été partie civile dans les procès Barbie, Touvier, Papon. Il a écouté les récits poignants des rescapés des camps, il a plaidé contre les négationnistes, les profanateurs de cimetières et les extrémistes. Il a défendu les familles des victimes de la catastrophe du Mont-Blanc et de celle du vol Rio-Paris, il a servi de béquille à des femmes effritées par la vie, parce qu'il est convaincu que David peut triompher de Goliath et que, quelle que soit la technicité du dossier, le plus important reste l'humain.
    Mais la vie d'avocat réserve parfois des surprises. L'appel, un soir, de l'un de ses anciens clients, était de celles-là. Il lui demandait de rencontrer les parents de Nordahl Lelandais, alors simplement suspecté d'avoir enlevé la jeune Maëlys.
    Les suspects ont aussi une mère, une famille qui les aime et ne les imagine qu'innocents. Alain Jakubowicz les a rencontrés. Le dossier n'est plus le même aujourd'hui, et si les faits dont son client est accusé lui font horreur, ce ne sont pas les faits qu'il défend, mais l'homme. Alors il plaidera encore et encore. C'est cela le métier d'avocat dont il rêvait enfant.

  • A 61 ans, Thierry Beccaro compte parmi les animateurs de télévision les plus populaires auprès du grand public, notamment comme présentateur du jeu Motus sur France 2 depuis 1990 ou comme joker de William Leymergie pour Télématin. Depuis plus de 20 ans il s'illustre également comme comédien, notamment au théâtre où il accumule les grands succès populaires à Paris comme en province. Thierry Beccaro, apprécié pour sa bonne humeur et sa gentillesse, a en réalité toujours cherché à lutter et à enfouir un terrible secret qu'il confie pour la première fois : celui d'un enfant battu.
    Victime de terribles violences dont le souvenir aura constitué un traumatisme profond jusqu'à ces dernières années, il témoigne aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive...

  • On croit tout savoir sur Loana. Souvenez-vous, il y a seize ans, la jolie blonde est sortie victorieuse du Loft et la France était à ses pieds. On a rarement vu autant de passion se cristalliser autour d'une personnalité qui, comme elle le dit elle-même, « n'avait encore rien fait ».
    Très vite, tout s'enchaîne : un livre, un disque, deux immenses succès. Jean Paul Gaultier la fait défiler, elle devient même styliste. L'argent, la gloire... la vie lui sourit enfin, une Cendrillon moderne. Lui manque ce prince charmant qu'elle rêve de rencontrer. Elle croit parfois le trouver, se trompe souvent, bien trop souvent, et paiera cher un romantisme qui lui voile la face.
    Drogue, alcool, médicaments, Loana tombe peu à peu et peine à se relever. Les tentatives de suicide se multiplient, on ne donne pas cher de son avenir.
    Mais Loana n'est pas aussi fragile, pas aussi naïve qu'on ne le croit. Bien décidée à se sortir de cette spirale infernale, elle mène, seule, un long combat. Aujourd'hui en pleine forme, dans ce livre tout en vérité elle se raconte sans fard, sans tabou. Elle ne renie rien : sa descente aux enfers a été longue et douloureuse, sa renaissance n'en est que plus spectaculaire. À 40 ans, la première star de la téléréalité française est une femme bien dans sa peau, décidée à reprendre sa vie en main. Debout, vivante et fière de ce qu'elle est devenue, Loana ne veut plus qu'on parle à sa place. Ce livre est son livre, sa vérité.

  • Karl Zéro balance tout

    Karl Zéro

    En 1996 Karl Zéro inventait avec son VRAI JOURNAL un ton souvent imité depuis : un mélange de journalisme d'investigation, de parodies et d'interviews tutoyées de politiques.
    L'aventure commence en 1981 à « Actuel » et continue avec le mythique « Nulle Part ailleurs » de Canal+... Mais aussi aujourd'hui, avec quelque 130 films documentaires (dont le César pour « Dans la peau de Jacques Chirac). Le 15 décembre 2019, Karl Zéro sera remis sous les feux de l'actualité médiatique de façon totalement inattendue et a décidé de se mettre à table.
    Pour la première fois, il accepte de dévoiler les coulisses du Paris branché des années 80 à nos jours. Karl Zéro a tout connu, et n'a rien oublié : les secrets de l'actualité, les dessous des grands faits divers & affaires politico-judiciaires, les stars, les politiques, les vrais gens et les faux amis... DES PERSONNALITÉS : Choron, Reiser, Coluche, PPDA, G. Durand, JL Aubert, B. Tapie, Gainsbourg, Chabat, Lafesse, Pierre Lescure, Philippe Gildas, A. De Caunes, BHL, Alain Delon, Arielle Dombasle, Khadafi, Pierrette Le Pen, N. Sarkozy, « les cons, les nuls », F. Hollande, DSK, Ségolène Royal, F. Fillon, Tarik Ramadan, Johnny Hallyday & Laetitia, G. Depardieu, Joey Starr, Dieudonné...
    DES AFFAIRES : L'affaire Baudis Allègre, La dernière interview du Commandant Massoud, Dans la peau de Jacques Chirac, François Mitterrand et les cassettes d'astrologie d'Elisabeth Tessier, La fin du Vrai Journal, Les dessous inattendus de l'affaire Epstein...

  • "L'humanité est en danger et c'est de modèle économique qu'il faut changer. Il est temps de comprendre comment fonctionne notre économie pour pouvoir construire un monde nouveau : une économie de l'être alliant le quantitatif au qualitatif, une économie sociale, solidaire, collaborative, éthique, axée sur le développement durable, circulaire, contributive...
    Le système capitaliste a permis des avancées majeures dans l'histoire de l'humanité mais ses effets sont si dévastateurs qu'il est temps de comprendre maintenant qu'il est désuet, qu'il faut le dépasser, le transcender. Sans doute une période nécessaire de notre histoire, dirigeons-nous enfin vers un système, une économie plus empreinte de sagesse et de maturité...
    Elle est là, en partie, mais il ne suffit pas de l'observer, il faut la co-créer.
    Ce livre est un appel à l'action. A vous tous, hommes, femmes, jeunes, retraités, entrepreneurs, salariés, il y a des raisons d'espérer, de penser que les choses peuvent changer et vont changer..." Aurélie Piet.

    À la manière d'un Sapiens et dans la lignée du penseur Edgar Morin, Aurélie Piet décortique simplement et de manière très pédagogique le monde économique dans lequel nous vivons, comment il s'est construit et définit le monde dans lequel nous pourrions et devrions vivre demain.

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