Sciences humaines & sociales

  • l'insécurité a été au coeur des dernières élections présidentielles de 2002.
    elle le sera encore en 2007. le manque de conviction dans les dispositifs mis en oeuvre, la méconnaissance des réalités de terrain et le dogmatisme anti-sécuritaire avaient trop souvent conduit à une politique erratique et sans ambition qui fut, logiquement, sanctionnée par la population. l'arrivée d'une nouvelle majorité au pouvoir, élue en grande partie sur sa capacité à lutter contre la délinquance, devait traduire une rupture avec les errances antérieures.
    le ministère sarkozy engagea une réflexion globale sur la stratégie à conduire et mena des actions au pas de charge laissant, enfin, les idéologies désuètes au vestiaire. toutefois, attendre de la seule action policière la réussite d'une politique de lutte contre l'insécurité relève de l'aveuglement, de l'ignorance et du parti pris. des résultats importants ont, certes, été obtenus mais on ne peut régler, seul, une question qui relève de multiples acteurs.
    tant que les responsables politiques n'auront pas pris conscience de la nécessité d'une réflexion de fond sur l'ensemble de notre chaîne pénale (police, justice, administration pénitentiaire) et de ses satellites (éducation nationale, politique de la ville), la criminalité sera peut-être contenue mais, en aucun cas, éradiquée. c'est dans le cadre d'une politique globale que l'efficacité sera au rendez-vous.
    un ouvrage engagé, documenté, fort de plus de 100 propositions, sur les stratégies de sécurité mises en oeuvre depuis 2002.

  • Héritière de la Lieutenance générale, la police judiciaire parisienne s'installe au 36, quai des Orfèvres dans la seconde moitié du XIXe siècle, après l'incendie du palais de justice qui a ravagé durant la Commune les anciens locaux de la police criminelle rue de Jérusalem. Dirigée par des hommes charismatiques tels que Vidocq, Canler ou Goron, l'adresse devient celle d'une véritable institution en 1913 avec la naissance d'une direction autonome sous l'impulsion de Célestin Hennion, le successeur de Louis Lépine.
    Liée à nombre d'événements tragiques des IIIe, IVe et Ve Républiques (affaires Stavisky, Petiot, Ben Barka, attentat du Petit-Clamart, Action directe, etc.), la " maison de la mort " traverse un XXe siècle politiquement instable où les réussites largement médiatisées de la Brigade criminelle et de l'antigang créée en 1964, mais aussi les nombreux romans de Simenon et les films de Clouzot et de Marchal, rendent le lieu tour à tour mystérieux, effrayant ou mythique.

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