Puf

  • Alors que la mondialisation s'est bâtie sur les bénéfices attendus de la liberté d'investissement, elle n'a pourtant pas effacé la compétition entre nations. Ces rivalités étatiques prennent ainsi la forme d'une guerre économique où les entreprises sont autant acteurs que cibles. La France est traversée par cette dynamique. C'est pourquoi le temps du retour de l'État dans le jeu des fusions-acquisitions d'entreprises sensibles est venu. Des politiques de sécurité économique et un dispositif de sécurité nationale (décret IEF) s'appliquent ainsi à toutes les opérations d'investissements étrangers liées aux secteurs stratégiques. Dans ce contexte, sociétés et investisseurs s'efforcent d'aborder leurs négociations dans un jeu où les pouvoirs publics s'invitent désormais autour de la table.

  • Smartsécuté et cybersjustice Nouv.

    Aujourd'hui, chacun a le loisir de comparer la société qui se dessine à la société orwellienne de Big Brother. Tel Janus, le progrès présente deux visages : l'un, rassurant, d'une technologie améliorant la sécurité quotidienne, tandis que l'autre, plus inquiétant, révèle l'image d'une technologie pouvant être dévoyée ou mal maîtrisée.
    En réalité, les innovations numériques constituent une rupture stratégique douce dont les effets apparaissent avec le temps. En particulier, s'agissant des fonctions de sécurité et de justice, l'intelligence artificielle révolutionne progressivement les approches traditionnelles de l'ordre public, de l'enquête ou du jugement. Cette tendance traduit notre entrée dans une société du refus des risques, qui nous conduit à les prévenir et les prédire sur le modèle assurantiel d'un univers « probabilisable ».
    Désormais, l'ensemble des informations disponibles (OpenData) sont collectées, triées et analysées afin de nous garantir des aléas. L'enjeu réside alors dans la régulation de ces nouveaux outils par les autorités publique et judiciaire.

  • La police technique et scientifique renvoie le grand public à un imaginaire qui s'est imposé sur les écrans : l'expert qui résout les crimes depuis son laboratoire. La réalité est plus complexe. Connue sous les noms de criminalistique ou de science forensique, elle est désormais au coeur des grandes affaires judiciaires, mais aussi de la lutte contre la délinquance dite de masse. Si pendant des décennies, l'aveu demeurait la preuve ultime, la recherche de l'élément matériel et l'identification des traces sont maintenant les bases de la recherche de la vérité.
    Cet ouvrage retrace l'histoire et l'évolution de la criminalistique. Il interroge également son rapport à la procédure et, au-delà des réussites, pointe les carences dans la mise en oeuvre de ces techniques de police. Les « experts », sont-ils bien formés ? Entrant dans les détails du fonctionnement des différents services, ce livre est une véritable autopsie du monde de la police technique et scientifique. Il dissèque ses acteurs, explore le maquis juridique, délivre sans complaisance un constat.

  • Centré autour de trois thèmes, une présentation générale, l'administration douanière et les dimensions particulières du droit douanier, cet ouvrage tend à montrer voire à promouvoir l'action douanière sous ses diverses facettes et non seulement la simple fonction de collecte des droits de douane.
    Le droit douanier est un droit fiscal particulier qui connait de régulières évolutions tout en conservant une dimension " identitaire " qui peut surprendre. La Douane est en France l'autre administration fiscale, essentielle pour l'Union européenne, pour l'État et les administrations publiques et relève d'une dynamique internationale incontestable tout en participant au quotidien des entreprises.
    Si l'on perçoit les spécificités des questions douanières et leur intégration au sein de l'Union européenne au travers de l'Union douanière, fondement essentiel de la construction européenne, on oublie la dimension internationale du domaine douanier avec des organisations majeures comme l'Organisation mondiale des douanes ; on perçoit encore moins la place de la Douane dans le traitement des questions sécuritaires au sens large, profondément renouvelées depuis une vingtaine d'années.

  • Jusqu'à la loi de séparation de 1905, les questions religieuses apparaissaient comme trop susceptibles de porter atteinte à la paix publique pour pouvoir être confiées au juge ordinaire ; elles relevaient pour l'essentiel du Conseil d'État en tant que juge de l'abus. Depuis la loi de séparation, les divers ordres de juridictions se partagent la compétence dans ce domaine.
    La justice, qu'elle soit constitutionnelle, administrative, judiciaire ou européenne, a le premier rôle dans la fixation du droit applicable, qu'elle semble parfois façonner presque librement. Néanmoins, le juge judiciaire et le juge administratif n'appréhendent pas le fait religieux de la même façon. Le juge judiciaire se considère comme saisi de l'application du droit commun (Code civil, Code pénal, Code du travail, etc.) à la matière religieuse ; il qualifie les faits religieux au regard des catégories du droit commun qu'il applique. En revanche, le juge administratif applique à la matière religieuse un droit spécifique, le droit des cultes.
    Ces juridictions étatiques ne sont pas seules à intervenir. En effet, les collectivités religieuses affirment parfois leur compétence pour créer des juridictions religieuses qui prétendent appliquer elles-mêmes un droit religieux.

  • L'erreur judiciaire est, au pénal, une tragédie épouvantable.
    Elle déshonore tous les personnels qui y concourent : les juges qui ont commis l'irréparable ; les avocats incapables de la prévenir ; les enquêteurs désignant un innocent à l'opprobre de la justice. Fondé sur l'étude de dizaines de décisions anglo-saxonnes et sur l'accès direct aux dossiers d'instruction français, cet ouvrage tente de comprendre les mécanismes d'une telle catastrophe par une comparaison entre les erreurs judiciaires des pays d'outre-Manche et d'outre-Atlantique et celles, réelles ou supposées, de la France.
    Les premières (par exemple, pour la Grande-Bretagne, les Birmingham Six ; pour les Etats-Unis, Randall Adams ; pour le Canada, Donald Marshall Jr, etc.) prouvent que la conception même de la procédure porte une responsabilité terrible dans les désastres judiciaires. L'étude des affaires françaises définitives (Seznec, Deshays, Dils, Omar Raddad, Outreau) et l'évocation de celles qui surviennent maintenant (Marc Machin, Dany Leprince) montrent ce que la vérité a d'insaisissable.
    Ce livre illustre aussi - et surtout - l'incroyable faiblesse humaine, celle des juges, des avocats, des enquêteurs et - on le découvre - celle des accusés.

  • Les «experts» ont popularisé le crime au-delà de tout ce qui avait déjà été réalisé depuis qu'il existe une opinion publique et une presse pour raconter les faits divers. Sans le fait divers, peu de journaux, peu d'opéras, peu de théâtre, peu de films, peu de télévision, peu de discussions au café du commerce ou au petit déjeuner dominical. Non seulement l'émotion populaire participait alors en «voyant» le crime, désormais elle est immergée dans l'enquête.
    Certes, sa version télévisée réussit à faire en 52 minutes, publicité incluse, ce qui mettrait des jours ou des semaines à réaliser dans la vie réelle, mais chacun se sent un peu expert soi-même. Et quand l'ADN ne parle pas, quand l'empreinte n'est pas exploitable, quand il n'y ni écoutes ni interceptions, quand les réseaux sociaux ne permettent pas d'exploiter la bêtise du coupable, alors chacun reste désemparé face à la dure réalité : il faut aussi compter sur l'astuce, l'expérience, la compétence du policier ou du gendarme en charge de l'affaire.

  • Le 10 janvier 2011, après plus de soixante années de violence sur le sol espagnol, ETA annonce la fin de ses activités. Quelles sont les raisons qui l'ont conduite à baisser les armes ? Volonté réelle de rejoindre la voie politique ou conséquence des coups portés à l'organisation terroriste par la France et l'Espagne ?
    Entre l'annonce de la fin d'ETA et sa réalisation effective, il y a des marges que la coopération judiciaire et policière doit continuer à occuper. Dans le respect des libertés individuelles, les juges, procureurs et policiers qui la servent ne doivent pas relâcher la pression de la justice et du droit qui, seuls, sont en mesure de résorber un terrorisme anachronique en démocratie.

  • Essayons d'imaginer ce que sera l'avocat du futur. Jacques Vergès s'y est essayé. Laissons-lui la parole :
    " J'aimerais faire l'éloge de l'avocat du futur, capable de comprendre tous les hommes, les nomades du grand désert et les paysans des collines, les chasseurs de la brousse et les pêcheurs des lagunes, l'animiste, le chrétien, le bouddhiste et l'islamiste, l'athée et le taoïste. La victime et l'assassin, la dupe et l'escroc, la femme adultère et l'époux jaloux, l'aborigène et le colon, le terroriste et le légionnaire, le capitaliste et le prolétaire, le puritain et le débauché.
    Loup des steppes, renard des sables, à la fois numide, romain et grec capable de toutes les métamorphoses, homme et bête, magicien et poète, faisant de ses procès une création permanente et d'une tragédie individuelle celle de tous, toujours en mouvement et assumant mieux que personne l'humanité tout entière. " Avocat au barreau de Paris, Jacques Vergès est également auteur de nombreux ouvrages traduits en plusieurs langues. Il a notamment publié Les erreurs judiciaires (" Que sais-je ? ", 2002), La justice est un jeu (Albin Michel, 1992), De la Stratégie Judiciaire (Minuit, 1968 ; réédité en 1987), Dictionnaire amoureux de la justice (Plon, 2002), Que mes guerres étaient belles (Le Rocher, 2007).

  • Depuis le procès de Jésus jusqu'aux récents procès contemporains, les grandes affaires judiciaires ont passionné l'opinion et ont symbolisé diverses périodes de l'histoire. Cet ouvrage retrace, d'une manière vivante et avec rigueur, les différentes étapes de ces procès historiques dont les auteurs, familiers des prétoires, expliquent pourquoi ces moments judiciaires continuent d'exercer une telle fascination sur le public pour lequel c'est un affrontement où l'une des parties risque toujours son honneur, sa liberté et parfois même sa vie.

  • La criminalité identitaire, nouvel Eldorado criminel du XXIe siècle, connaît une croissance fulgurante depuis 2000. En 10 ans, 4 % des Français ont été victimes d'une atteinte à leur identité, soit 213 000 personnes par an. En 2014 ce chiffre pourrait être de 400 000. Les tentatives d'ouverture frauduleuse d'un compte ou d'un crédit sont passées de 3,61 % à 4,08 % de 2010 à 2011. De plus en plus de cartes d'identité, de passeports et de titres de séjour sont aujourd'hui délivrés indûment. Les escroqueries associées à toutes ces fausses identités sont en explosion et concernent principalement les fraudes sociales. Qui s'en émeut ? Personne ou presque, sinon les victimes dont les identités sont usurpées et qui sont injustement mises en cause. Pourtant l'État reconnaît bien 15 000 procédures judiciaires, 3 millions de faux permis de conduire, 80 000 alias à l'identité judiciaire, 17 milliards de fraude fiscale. Que faut-il donc de plus pour déclarer une catastrophe ? La République sociale se tait. Faut-il y voir le silence coupable d'une politique amblyope qui consiste à ne jamais vouloir que les plus défavorisés de nos concitoyens aient des responsabilités dans les abus qui détruisent la confiance entre le citoyen et la nation ? S'opposer, dénoncer, c'est déjà mériter d'être conspué selon une nouvelle forme de sociologie militante. Qui mettra fin à ce scandale en s'attaquant frontalement à la criminalité identitaire dans son ensemble ?

  • Parler de littérature exige un savoir partagé. Cela rend nécessaire un " arrêt sur les mots " que cet ouvrage propose. " Académie ", " censure ", " intrigue ", " libertinage ", " versification "... : en une centaine de notices sont ainsi présentés et définis les éléments fondamentaux de la littérature (la langue, le style, les genres), les principaux courants et écoles qui ont marqué l'histoire littéraire, et les enjeux esthétiques et idéologiques qu'ils impliquent. Il ne s'agit donc pas d'une histoire de la littérature en abrégé, mais bien d'un vademecum à usage de tous ceux qui, à un titre ou un autre, sont intéressés par la littérature et souhaitent savoir " ce que parler veut dire " quand il est question de celle-ci.
    Paul Aron est directeur de recherche au FNRS et professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il a publié aux PUF Histoire du pastiche (" Les Littéraires ", 2008).
    Alain Viala est professeur émérite à l'Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle et à l'Université d'Oxford. Il dirige aux PUF la collection " Les Littéraires ", dans laquelle il a publié La France galante (2008).
    Ces deux auteurs ont co-signé dans la collection " Que sais-je ? " La sociologie de la littérature et L'enseignement littéraire. Ils sont avec Denis Saint-Jacques les directeurs du Dictionnaire du littéraire (PUF, " Quadrige ", 2004).

  • Les usagers de la santé publique ont pris l'habitude d'attraire les médecins devant les juridictions.
    Chaque citoyen, usager actuel ou potentiel de la santé publique, s'interroge sur les risques qu'il encourt et la protection que le droit peut apporter dans l'organisation des soins et la réparation des éventuels dommages, car l'application des règles de responsabilité laisse un doute sur la capacité du droit à offrir une réparation satisfaisante et prévenir le renouvellement des erreurs. de l'affaire du sang contaminé à celle de l'hormone de croissance en passant par le drame de l'amiante qui pèsera sur la société pour au moins les trente prochaines années, l'ouvrage s'interroge sur les réponses apportées aux enjeux collectifs de la santé publique.
    Il met en exergue le rôle du juge pour préserver le principe du respect de la dignité humaine et satisfaire aux aspirations croissantes de ceux qui veulent bénéficier des dernières avancées scientifiques. il montre comment sur le terrain de la responsabilité individuelle et collective, et au-delà sur le terrain de l'analyse systémique, ces questions peuvent être résolues. il met également en lumière les difficultés et les atouts de la justice pour répondre, à partir du droit, aux grands enjeux de la santé publique.

  • L'intelligence économique est devenue un concept à la mode, dont les discours des hommes politiques et les articles des journalistes se font régulièrement l'écho. Cette soudaine visibilité médiatique s'explique par le fait que l'intelligence économique se situe à l'intersection de nombreuses préoccupations publiques majeures du monde contemporain : nouvelle politique industrielle, sécurité économique, intelligence territoriale, gestion de l'innovation... En bref, l'intelligence économique constitue l'un des leviers les plus puissants de la performance des entreprises, et de la réforme de l'État appelé à devenir stratège et partenaire : on comprend donc qu'elle suscite un intérêt croissant.
    Dans le cadre des politiques publiques actuellement mises en oeuvre et de l'implantation grandissante de la discipline dans l'enseignement supérieur, cet ouvrage présente aux publics intéressés (membres de la fonction publique, étudiants et professionnels) une ample et utile synthèse des concepts, catégories et outils de l'intelligence économique. Il fait également le point sur les grands débats dans lesquels s'inscrit aujourd'hui cette discipline en plein essor.

  • Héritière de la Lieutenance générale, la police judiciaire parisienne s'installe au 36, quai des Orfèvres dans la seconde moitié du XIXe siècle, après l'incendie du palais de justice qui a ravagé durant la Commune les anciens locaux de la police criminelle rue de Jérusalem. Dirigée par des hommes charismatiques tels que Vidocq, Canler ou Goron, l'adresse devient celle d'une véritable institution en 1913 avec la naissance d'une direction autonome sous l'impulsion de Célestin Hennion, le successeur de Louis Lépine.
    Liée à nombre d'événements tragiques des IIIe, IVe et Ve Républiques (affaires Stavisky, Petiot, Ben Barka, attentat du Petit-Clamart, Action directe, etc.), la " maison de la mort " traverse un XXe siècle politiquement instable où les réussites largement médiatisées de la Brigade criminelle et de l'antigang créée en 1964, mais aussi les nombreux romans de Simenon et les films de Clouzot et de Marchal, rendent le lieu tour à tour mystérieux, effrayant ou mythique.

  • Longtemps au centre de controverses, la prévention de la délinquance s'est imposée comme le complément indispensable de la répression. Avec la loi du 5 mars 2007, elle a accédé au rang de politique publique autonome. Cependant, espace souvent mal défini, transversal aux différents champs de l'action publique, où se croisent de nombreux acteurs venus d'horizons et de cultures différents, la prévention de la délinquance demeure un domaine complexe et méconnu. Deux professionnels reconnus, l'un venu de la politique de la ville, l'autre de la police, en livrent les clés de compréhension à un large public. À l'écart de tout a priori, leur approche pragmatique établit sans cesse le lien entre théorie et pratique de la prévention, entre histoire et actualité des politiques et dispositifs publics. Loin de se borner à la France, ils présentent un large panorama des expériences étrangères et des dispositifs européens et internationaux.
    "Éric Lenoir est directeur du service Citoyenneté et prévention de la délinquance de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances.
    Richard Bousquet est commissaire divisionnaire honoraire de la Police nationale.
    Ces deux auteurs ont publié plusieurs ouvrages sur les questions de sécurité, de prévention de la délinquance, de médiation sociale. Chargés de cours à l'IPAG de Clermont-Ferrand, ils interviennent régulièrement dans le cadre de formations supérieures. "

  • Volontairement inscrit au coeur de l'actualité, cet ouvrage met en lumière la
    prégnance du crime organisé dans l'économie mondiale au travers d'une
    présentation problématisée des principaux trafics illicites transnationaux. En
    retraçant les contours de ces flux, il expose les liens tissés entre
    globalisation du crime, géopolitique de l'illicite et développement économique.
    Au fil des pages, le soleil noir de la mondialisation, les relations
    internationales de l'illicite, se révèle. Faisant souvent l'objet d'études
    spécifiques et cloisonnées, ces grands trafics et l'économie criminelle qu'ils
    représentent sont rarement envisagés dans leur ensemble. Pourtant, simplement
    guidé par un arbitrage en opportunité entre rentabilité d'un trafic et son
    risque pénal, le crime organisé, d'essence polycriminelle, ne se limite pas à
    une mono-activité mais embrasse le vaste spectre de l'illicite. Fort de ce
    constat, cet ouvrage propose une mise en perspective globale, couvrant, point
    peu perçu, les angles morts constitués par les liens existant entre différents
    marchés criminels. Administrateur à la DG Justice, Liberté et Sécurité de la
    Commission européenne, Mickaël R. Roudaut est diplômé en droit public, droit
    communautaire et en criminologie. Ancien coopérant à l'Ambassade de France à
    Washington, il exerce depuis dix ans des fonctions en lien direct avec la lutte
    contre le crime organisé. Chargé de cours à l'École des Officiers de la
    Gendarmerie Nationale, il est également conférencier à l'Université de Paris II
    et à l'IPAG de Clermont-Ferrand. Il a publié différents articles consacrés aux
    problématiques criminelles.

  • l'insécurité a été au coeur des dernières élections présidentielles de 2002.
    elle le sera encore en 2007. le manque de conviction dans les dispositifs mis en oeuvre, la méconnaissance des réalités de terrain et le dogmatisme anti-sécuritaire avaient trop souvent conduit à une politique erratique et sans ambition qui fut, logiquement, sanctionnée par la population. l'arrivée d'une nouvelle majorité au pouvoir, élue en grande partie sur sa capacité à lutter contre la délinquance, devait traduire une rupture avec les errances antérieures.
    le ministère sarkozy engagea une réflexion globale sur la stratégie à conduire et mena des actions au pas de charge laissant, enfin, les idéologies désuètes au vestiaire. toutefois, attendre de la seule action policière la réussite d'une politique de lutte contre l'insécurité relève de l'aveuglement, de l'ignorance et du parti pris. des résultats importants ont, certes, été obtenus mais on ne peut régler, seul, une question qui relève de multiples acteurs.
    tant que les responsables politiques n'auront pas pris conscience de la nécessité d'une réflexion de fond sur l'ensemble de notre chaîne pénale (police, justice, administration pénitentiaire) et de ses satellites (éducation nationale, politique de la ville), la criminalité sera peut-être contenue mais, en aucun cas, éradiquée. c'est dans le cadre d'une politique globale que l'efficacité sera au rendez-vous.
    un ouvrage engagé, documenté, fort de plus de 100 propositions, sur les stratégies de sécurité mises en oeuvre depuis 2002.

  • Peut-on comprendre la criminalité en ignorant sa dimension géographique ? Peut-on continuer à parler d'aménagement urbain, de politique de la ville, de sécurité dans les transports et de développement durable pour les quartiers, sans comprendre la dynamique géographique du passage à l'acte délinquant ? Va-t-on encore longtemps penser l'insécurité comme un fait de société inéluctable dont nous serions condamnés à observer les mouvements sans capacité d'anticipation ? Fondant leurs recherches sur les premières expériences françaises et britanniques de cartographie du crime, les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada ont depuis vingt ans revisité la criminologie à la lumière des possibilités ouvertes par les nouvelles technologies.
    Puisant dans les ressources de l'École de Chicago et mariant la théorie aux technologies de l'information géographique, ils disposent maintenant d'outils d'analyse criminelle cartographique capables d'enrichir la panoplie des moyens de l'investigation scientifique et de susciter une véritable participation des habitants à partir d'une information solide. Des premières cartes publiées par Guerry et Quételet aux dernières recherches portant sur la prédiction des cambriolages en passant par le " geoprofiling ", cet essai explore le champ de la cartographie criminelle, de la théorie criminologique à la pratique.
    Avec cet ouvrage, on quitte enfin les rivages de l'illustration statistique pour entrer résolument dans le nouveau siècle de la police scientifique.

  • Les événements du 11 septembre 2001 ont constitué une nouvelle étape dans l'horreur et la détermination des acteurs du terrorisme international.
    Que ce soit dans le domaine aérien, à travers cette tragédie, ou dans le domaine maritime, avec l'attaque du pétrolier français limbourg le 6 octobre 2002, ou encore à la suite de l'attentat ferroviaire de madrid le 11 mars 2004 ou de celui du métro de londres le 7 juillet 2005, l'actualité récente nous rend compte de l'imagination meurtrière féconde déployée par les terroristes pour déstabiliser et désorganiser les etats.
    L'internationalisation des activités socio-économiques accentue cette tendance et met en évidence un certain nombre de faiblesses dans les dispositifs sécuritaires et " sûretaires " destinés à protéger la vulnérabilité de certaines activités. elle souligne également l'importance grandissante des moyens de transports publics et privés qu'ils soient aérien, maritime, terrestre, ferroviaire ou routier et fluvial.
    L'analyse des risques et des menaces conduit à s'interroger sur les mesures permettant de faire face efficacement au danger terroriste et à son " associé " le plus proche : le crime organisé. cet ouvrage invite le lecteur à faire le point sur l'ensemble des moyens de transport, leur intermodalité et leur interopérabilité à travers leur évolution historique et juridique, leurs problématiques et les risques face aux terrorismes et au crime organisé, de plus en plus liés dans leur croisade criminelle mondiale.
    Il propose in fine des mesures pratiques s'inscrivant dans une prospective de sûreté active et interactive efficace.

  • Les avocats français ne se lèvent pas en hurlant " objection, votre honneur ".
    Et le policier ne frappe pas à la porte d'un suspect muni d'un " mandat de perquisition ". les français croient souvent que leur justice ressemble à ce qu'ils voient à la télévision ou au cinéma. de fait, la justice anglo-saxonne est très présente sur les écrans. pourquoi fait-elle plus recette que la nôtre ? au travers de l'étude de films comme garde à vue, douze hommes en colère, justice est faite, le juge et l'assassin, témoin à charge, l'ivresse du pouvoir, erin brockovich, jugé coupable, l'affaire dominici, ou des documents de jean-xavier de lestrade (un coupable idéal, soupçons) ou raymond depardon (flagrants délits, dixième chambre), l'auteur explore les divergences procédurales entre les systèmes accusatoire et inquisitoire.
    Après l'affaire d'outreau, cet ouvrage intéressera tous ceux qui portent une attention, de près ou de loin, au monde de la justice et du cinéma. collection dirigée par frédéric debove.

  • La France a introduit en 2010 la possibilité pour tout justiciable de contester la constitutionnalité des lois à l'occasion d'un procès. Cette réforme constitue une évolution majeure pour la défense des droits et libertés mais soulève dans son application de nombreuses questions techniques : quels ont été les effets de cette réforme sur le droit pénal et la procédure pénale ? Quelle est la procédure applicable devant les juridictions ? Quel est le bilan, 3 ans après son introduction, en matière de libertés publiques ?
    C'est à ces questions que le présent ouvrage entend apporter des réponses, nourries de l'expérience de ses auteurs, magistrats et enseignants, qui ont participé à l'élaboration des textes et à la mise en oeuvre de cette réforme. Il propose ainsi une étude exhaustive de la mise en oeuvre du contrôle de constitutionnalité par les juridictions du fond et s'appuie sur des sources inédites, issues du travail des auteurs au sein de la Cour de cassation et de la Chancellerie, qui permettent de mettre en lumière les stratégies, parfois opposées, des principaux acteurs de la QPC, notamment les stratégies de défense pénale des avocats.

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