Perrin

  • Portraits et destins Nouv.

    Portraits et destins

    Franck Ferrand

    • Perrin
    • 4 Février 2021

    Après le succès de « Franck Ferrand raconte », le prince de l'histoire revient avec vingt histoires écrites pour l'essentiel pour le magazine Historia. Dans la lignée des maîtres du « passé simple » - G. Lenôtre, André Castelot et Alain Decaux- il délivre des récits à la fois enlevés et d'un grand plaisir de lecture.
    Figurent notamment au menu :
    - Alexandre Le Grand, le dieu guerrier ;
    - La bataille de Salamine ;
    - Les bûchers oubliés de François Ier ;
    - La révolte des sabotiers ;
    - Colbert. L'ambitieux sans limites ;
    - La belle Aïssé, égérie de la régence ;
    - Le mystère Stradivarius ;
    - Louis XVI et Marie-Antoinette. Le mariage du Siècle.
    - L'énigme Louis XVII ;
    - 18 brumaire. Bonaparte prend le pouvoir ;
    - 1820. Le duc de Berry se meurt ;
    - Le sac du palais d'Eté ;
    - La IIIe République revoit sa copie ;
    - Versailles, la paix illusoire ;
    - La saga de Petrossian (1920) ;
    - Le burn-out de Paul Deschanel ;
    - Avril 1969. De Gaulle s'en va ;
    - Ils ont marché sur la lune.

  • Churchill

    Andrew Roberts

    • Perrin
    • 27 Août 2020

    De Churchill, croit-on, tout a été dit - en premier lieu lui par lui-même. Et pourtant, Andrew Roberts est parvenu à exhumer des articles de presse, des correspondances privées, des journaux intimes - le moindre n'étant pas celui du roi Georges VI, jusque-là sous clé - qui ne figurent dans aucune des mille biographies environ déjà consacrées à ce personnage essentiel de la Grande-Bretagne et du XXe siècle. Tout cela lui permet de proposer un récit extrêmement enlevé, fondé sur une abondance de citations désormais « classiques », mais également souvent peu connues voire inédites qui apportent une éclairage parfois convergent, parfois contrasté sur l'homme Churchill. Démêlant le vrai du faux, tordant le cou aux nombreux mythes voire aux calomnies qui lui collent à la peau, mais relevant les critiques justifiées dont il est loin d'être exempt, Roberts brosse avec maestria le portrait de ce « Vieux Lion » dont toute la vie avant 1940 n'a fait que préparer le grand oeuvre que demeurent ses années de guerre.
    Il livre là ce qui est sans doute la meilleure biographie de ce géant de l'histoire.

  • Le 27 septembre 52 avant notre ère, tout était réuni pour que Vercingétorix l'emporte à Alésia sur les légions de César ; or, c'est tout l'inverse qui se produisit. Comment expliquer ce désastre où se joua le destin de la Gaule ? Le 29 mai 1968, le général de Gaulle disparaît ; face au mouvement social, eut-il la tentation de se retirer, et qu'est-il allé dire et faire à Baden-Baden ? Le secret de ces heures capitales n'est pas entièrement élucidé. L'Atlantide était-il une contrée emportée par un tsunami au milieu de la mer Egée, ou une métaphore platonicienne ? Certains pensent que le linceul de Turin a enveloppé le corps du Christ, d'autres sont assurés du contraire. Qui a sculpté et dressé ces monumentales figures dans une île improbable du Pacifique Sud ?
    La grande histoire est faite aussi de ces incidents, hasards et affaires qui ont défrayé la chronique et conservé leur part de mystère tout en influant sur les destinées des pays. Ces énigmes, on s'épuise, parfois depuis des siècles, à les élucider, on s'en irrite souvent, mais elles conservent le charme des secrets de famille. Certaines d'entre elles, pourtant, ont influé sur les destinées du monde. Voici enfin, en un seul volume, ce qu'il est possible de savoir et de comprendre sur quarante d'entre elles, précédemment publiés dans les deux best-sellers dirigés par Jean-Christian Petitfils.

  • Le siècle des dictateurs

    Olivier Guez

    • Perrin
    • 22 Août 2019

    « Il est remarquable que la dictature soit à présent contagieuse, comme le fut jadis la liberté. » Paul Valéry, Regards sur le monde actuel.

    Si la dictature est aussi ancienne que l'histoire, le phénomène prend un tournant majeur au sortir de la Première Guerre mondiale avec l'avènement des totalitarismes soviétique et fasciste, avant que la crise de 1929 ne favorise le triomphe du nazisme.

    Quatre générations durant, sur tous les continents, des régimes hantés par l'idéologie vont faire régner un ordre de fer, présidant aux guerres et exterminations d'un siècle barbare qui a retourné le progrès contre l'humanité.

    Cette forme absolue de l'absolutisme est orchestrée par des chefs impitoyables et cruels, tous jouant par essence un rôle prépondérant au sein d'un régime qu'ils marquent au fer rouge de leur empreinte. Leurs profils et leurs caractères sont différents, souvent opposés, mais ils communient dans une même soif de pouvoir fondée sur la banalisation de la terreur, une même défiance envers leurs semblables et le mépris le plus profond de la vie humaine et, plus largement, de toute forme de liberté.

    Pour la première fois est ici brossé le portrait des plus édifiants d'entre eux, qu'ils soient célèbres, méconnus ou oubliés ; vingt-deux portraits d'envergure où l'exhaustivité de l'enquête se conjugue avec l'art narratif des meilleurs journalistes et historiens actuels réunis à dessein par Olivier Guez qui signe une préface magistrale.

  • Les Français connaissent les vingt-six maréchaux de Napoléon. Mais que savent-ils des dix-sept que Staliné a élevés ? On leur doit pourtant la création de l'Armée rouge et sa formidable victoire contre l'Allemagne nazie et le Japon impérial. Certains figurent parmi les plus grands capitaines du siècle passé : Toukhatchevski, Chapochnikov, Joukov, Vassilevski, Koniev, Rokossovski, Malinovski, Tolboukhine. A leurs noms s'attache aussi la conquête de l'Europe orientale et centrale, et son intégration au monde soviétique. L'on sait moins que nombre d'entre eux ont joué un rôle politique important dans les dix ans qui ont suivi la mort de Staline, et ce jusqu'à la fin des années soixante. Cet ouvrage unique en son genre, qui s'appuie sur des sources exclusivement russes, explique la logique à l'oeuvre dans les choix militaires et humains de Staline. Il donne à suivre des parcours individuels stupéfiants, parfois tragiques, quelque fois rocambolesques, toujours inattendus. Le récit de ces dix-sept vies parallèles compose ainsi une fresque immense qui va de la Première Guerre mondiale à la crise des fusées à Cuba, de l'océan Pacifique à Berlin, des défilés glorieux sur la Place rouge aux geôles de la Loubianka. Jaloux les uns des autres, apeurés devant leur maître, cachant parfois de terribles secrets, les dix-sept sortent enfin de l'injuste anonymat qui, pour la plupart, a été de règle jusqu'à aujourd'hui.

  • Dictionnaire des mafias

    Philippe Di Folco

    • Perrin
    • 28 Janvier 2021

    Philippe di Folco livre le premier dictionnaire consacré aux mafias et à leur univers tentaculaire.
    Des Big six - constitués des mafias d'origine italienne, des groupes russes, des yakuzas, des triades chinoises, des cartels de la drogue colombien et des cartels mexicains - aux groupes émergeants (Argentine, Brésil, Jamaïque, Panama, Puerto Rico, République dominicaine, Sierra Leone), il étudie toutes les organisations criminelles sans exception, se penche sur leur fonctionnement et leurs liens, leurs membres, leurs modes opératoires comme leur code de langage.
    Figurent naturellement les notices biographiques de grands mafieux comme Al Capone, Lucky Luciano, Meyer Lansky ou Yosho Kodama mais d'autres aussi thématiques, telles que intimidation, cadavre, extorsion des fonds ou blanchiment de l'argent.
    Un dictionnaire passionnant où les histoires se croisent et se lient pour dessiner une immense fresque des mafias et du crime organisé.

  • En 5 parties - « Les origines », « Le royaume de France », « La nation française », « À l'épreuve du XXe siècle » et « Vers la France de demain » - et en 100 cartes inédites et richement détaillées, des principaux sites préhistoriques à la carte de la pandémie du coronavirus, cet ouvrage novateur donne à voir une autre histoire de France, vivante, presque charnelle. 100 cartes pour 100 moments qui auront été pour notre pays, d'abord pendant sa construction, ensuite lors de son développement, des épisodes décisifs, des tournants, des points de bascule formant autant de repères sans lesquels le passé, avec ses continuités et ses ruptures, ne se comprend pas.
    La bataille d'Alésia, le partage de Verdun, la France des monastères et des cathédrales, le royaume de Saint Louis, les déchirures des guerres de Religion, la frontière fortifiée de Vauban, les Lumières, les guerres de Vendée, la France de Napoléon, la révolution de 1830, la construction du réseau ferré au XIXe siècle, l'école, l'urbanisation et les langues régionales en 1900, la Grande Guerre, ses victimes, le temps des colonies et de l'Algérie française, la décolonisation, les élections présidentielles de la Ve République, Mai 68, le réseau autoroutier, les étapes de la construction européenne, les bouleversements du modèle familial, les opérations militaires récentes ou encore la crise des Gilets jaunes : autant de sujets et autant de cartes, parmi beaucoup d'autres, que commente Jean Sévillia avec maestria et concision.
    Conjuguant plaisir de lecture et érudition, cette première Histoire de France inédite en 100 cartes permet surtout de comprendre l'évolution de notre pays, d'en appréhender les faiblesses et d'en apprécier les formidables richesses.

  • Les Borgia

    Jean-Yves Boriaud

    Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée.
    D'origine catalane, ces « Borja » vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455 Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492 Alexandre VI, qui, s'il compromet sa fonction dans plusieurs scandales, donne à l'Église, par la force, un territoire comparable à ceux des États-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Église, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. À Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille.
    Sous la plume légère et savante de Jean-Yves Boriaud, la saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Église, entre pourpre et sang, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

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  • Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore « le siècle ouvrier ». Faisant la part belle aux témoignages, l'auteur trace les contours du quotidien ouvrier : travail, engagements, combats, mais aussi vie de famille, logements, loisirs. Il inscrit l'histoire de ces hommes et ces femmes dans un siècle scandé par les crises, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930.
    Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la « centralité » ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.

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  • L'Empire assyrien ; histoire d'une grande civilisation de l'Antiquité Nouv.

    Au premier millénaire, époque nourrie par le rêve d'un empire universel, le roi Tiglath-phalasar entreprit une série de vastes opérations militaires et fonda ainsi le premier empire universel connu de l'Antiquité : l'Empire assyrien. De conquêtes en conquêtes - la Babylonie en -646, l'ouest, Chypre et l'Egypte - l'Empire assyrien assoit son pouvoir et atteint son apogée sous le règne des Sardonides. Mais la roche tragédienne est proche du Capitole, disait-on. L'Empire disparut brusquement en -610, laissant sa place à une énigme historique qui n'a cessé de fasciner.

    Reprenant le fil de l'histoire, Josette Elayi entreprend une vaste enquête et lève le voile sur l'une des premières grandes civilisations de l'Antiquité. La Bible disait des Assyriens qu'ils étaient un peuple féroce et sans culture. Les récentes découvertes faites au XIXe siècle sur le sol irakien montrent, au contraire, une civilisation comparable au « miracle grec ». Ce sont eux, notamment, qui les premiers fondèrent des grandes bibliothèques, des parcs botaniques et zoologiques et entreprirent des réformes sociales et religieuses. Cette grandeur culturelle, comme un écho de leurs exploits militaires, demeure gravée dans les Annales des rois soucieux de léguer à la postérité la gloire de leur règne.

    Se fondant sur les dernières découvertes et un nombre inouï de documents, Josette Elayi révèle les secrets de l'une des plus grandes civilisations de l'Antiquité en même temps qu'elle revient sur les événements majeurs qui ont marqué son histoire comme la destruction du royaume d'Israël ou de la fabuleuse Babylone, grande rivale de l'Assyrie. Un ouvrage essentiel sur le Proche-Orient des VIIe et VIIIe siècles avant J.-C., appelé à devenir un classique.

  • Quand la France commence-t-elle ? Nouv.

    Cette enquête historique s'inscrit dans un débat de fond, souvent houleux, qui s'est développé en France au cours de la décennie écoulée : celui des racines et de l'identité françaises, un débat qui n'est pas achevé et semble dans une impasse aux yeux de l'auteur.
    Son ambition est de passer de la polémique à l'histoire, en abattant nombre d'idées reçues qui font obstacle à une compréhension claire et raisonnée du sujet. À partir de quand la France commence-t-elle d'être la France ? Quels sont les critères qui définissent le pays ? Le nom ? La langue ? Les paysages ? Les frontières ? Le patrimoine ? Les arts ? Les héros ? La mémoire ? Un récit national ?
    L'auteur, suivant les pistes gauloise, franque et d'autres, plus récentes, détricote l'ensemble des poncifs généralement admis et montre que la naissance du pays est continue. Une gestation et non une révélation permise par le retour à la longue durée, sans préjugés ; afin d'éclairer le présent à la lueur du passé, et non le déformer. Une synthèse pédagogique et historique qui faisait défaut.

  • La première expédition organisée par les Chrétiens pour délivrer les lieux saints de l'occupation musulmane est l'un des épisodes les plus connu de l'histoire du XIe siècle. Pourtant, Peter Frankopan nous offre un panorama largement renouvelé des raisons qui y ont mené et du déroulement des opérations. En choisissant simplement de placer son enquête dans la capitale impériale, carrefour de l'Orient et de l'Occident : Constantiople.

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  • Sous le principat d'Hadrien (117-138), l'historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu'il consulte librement, il entreprend d'écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d'histoire qui ont bouleversé l'histoire de Rome. Son oeuvre, la Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d'amours déçues.
    Comment Auguste et Vespasien ont-ils pris Rome en passant pour des modèles de vertu ? Pourquoi Tibère, Caligula et Néron ont-ils sombré dans la tyrannie ? Claude était-il un idiot ou un administrateur génial ? Les empereurs ont-ils réellement subi l'influence de leurs affranchis ? Et les femmes dans tout cela ? Peut-on seulement envisager que des impératrices telles que Livie ou Agrippine aient été plus éperdues de pouvoir que les hommes ? De chapitre en chapitre, les mythes sur les Césars volent en éclats, laissant place à leur humanité dans toute sa complexité.

  • Histoire des cent jours Nouv.

    Histoire des cent jours

    Charles-Eloi Vial

    • Perrin
    • 25 Février 2021

    L'histoire des Cent-Jours ne cesse de fasciner à juste titre. Entre mars et juillet 1815, année sans pareille, la France passe de Louis XVIII à... Louis XVIII en passant par le spectaculaire retour de Napoléon et un gouvernement provisoire dirigé par Joseph Fouché, ancien et futur ministre de la police. La guerre entre l'abeille et le lys se double d'une nouvelle guerre européenne de trois jours qui se solde par la terrible débâcle de Waterloo, chant du cygne de la domination française sur l'Europe. Incroyable période, incroyables acteurs. Outre Napoléon et Louis XVIII, le lecteur voit notamment passer Talleyrand, Fouché, mais aussi Chateaubriand, Benjamin Constant, les maréchaux Ney et Grouchy, Wellington, Blücher et tant d'autres illustres ou oubliés.
    L'exceptionnalité du moment a attiré les plus grands écrivains (Aragon, Stendhal), politiques (Dominique de Villepin) et historiens (Houssaye, Waresquiel), chacun porté par sa sympathie ou sa répulsion pour la geste impériale et sa fin tragique.
    L'originalité du propos de Charles-Eloi Vial consiste à proposer une première histoire totale, à la fois globale et objective. Outre son sens consommé de la synthèse, il y parvient notamment par le dépouillement de sources nouvelles en particulier les rapports des préfets et les dépêches diplomatiques. Elles éclairent sous un jour neuf l'état de l'opinion et le jeu des puissances. Sa plume, sobre et inspirée, visite l'ensemble des lieux de l'épopée: Paris, Vienne, l'île d'Elbe, l'actuelle route Napoléon, Gand (refuge de la cour royale en exil) et naturellement la Belgique sans oublier un large tour dans les provinces systématiquement oubliées. L'ouvrage revient largement sur le dénouement spectaculaire qui voit Napoléon partir vers Sainte-Hélène tandis que le gouvernement de Louis XVIII peine à contenir la Terreur Blanche qui fait rage et condamne à terme la Restauration.
    Un grand livre d'histoire qui fera date.

  • De Gaulle

    François Kersaudy

    Des cinq grands protagonistes de la Seconde Guerre mondiale, Charles de Gaulle est le seul à avoir reçu une formation d'officier général, les quatre autres - Hitler, Staline, Roosevelt et Churchill - pouvant être considérés comme des stratèges amateurs. Mais l'ironie du sort a voulu qu'il ait été aussi le seul à n'avoir pratiquement pas d'armée...
    Pourtant, cet homme à la vocation militaire très précoce, ce général de brigade engagé malgré lui en politique, a joué au bénéfice de la France un rôle considérable durant la Seconde Guerre mondiale ; et pendant le quart de siècle qui a suivi, ce militaire devenu civil, qui n'a jamais cessé d'affirmer la primauté du civil sur le militaire, n'en a pas moins instauré dans le gouvernement civil une rigueur quasiment militaire - tout en posant les jalons d'une doctrine de dissuasion stratégique qui a rendu à la France son statut de grande puissance.
    En cette année qui marque à la fois le 80e anniversaire de l'appel du 18 Juin et le 50e anniversaire de la mort du Général, François Kersaudy, qui en est l'un des meilleurs spécialistes, explore dans ce dixième volume de la collection « Maîtres de Guerre » ce qu'ont été, au sommet comme sur le terrain, les conséquences de ses ambitions, de ses décisions et de ses anticipations.

  • De Staline à Hitler Nouv.

    Robert Coulondre (1885-1959) a été l'ambassadeur de France qui a signifié à Ribbentrop, le ministre des Affaires Etrangères allemand, la déclaration de guerre de la France. Mais Coulondre n'a pas seulement été en poste à Berlin. Il a en effet réalisé la passe de deux des totalitarismes, représentant aussi la France à Moscou, de 1936 à 1938. Il a surtout alerté en vain Paris sur la nécessité de maintenir des liens étroits avec l'URSS de Staline et d'empêcher sa lente dérive vers l'ogre nazi. Juste avant la déflagration, un ambassadeur s'est donc retrouvé aux deux endroits les plus explosifs de l'Europe, témoin, acteur privilégié placé au carrefour des équilibres, des tensions, et des manigances. Cinq ans après la fin de la guerre, ce Cassandre aux gants beurre frais prit une plume brillante pour égrener de son point de vue le compte à rebours fatidique, de 1936 à 1939. Sans se donner le beau rôle, sans non plus verser dans le règlement de comptes, il nous fait revivre chaque moment où la France a foncé dans le mur. Il raconte aussi avec un luxe de détails étonnant la Russie stalinienne dont il dresse le portrait des dirigeants. Il décrit enfin longuement Hitler qu'il rencontra à plusieurs reprises. On connaissait les Mémoires de son prédécesseur à Berlin, André François-Poncet. On avait oublié ce De Staline à Hitler, un complément indispensable. Le principal témoignage hexagonal qui permet de comprendre comment Hitler et Staline se tombèrent dans les bras. En voici la première édition critique, annotée et préfacée de main de maître par François-Guillaume Lorrain.

  • Le 21 janvier 1793, à Paris, Louis XVI est guillotiné publiquement. L'événement est considérable par sa radicalité. Henri III et Henri IV avaient été assassinés ; Louis XVI est exécuté au terme d'un jugement rendu au nom de la nation et de la République. La Révolution est victorieuse. Elle s'était réalisée peu à peu depuis 1789, quand le roi avait dû réunir les États généraux. D'affrontements en crises, elle s'était affirmée contre le monarque jusqu'à le chasser du trône le 10 août. Le 21 janvier marque une nouvelle ère pour le pays, ainsi que pour les pays européens : ce qui s'accomplit ce jour-là se veut exemplaire pour les peuples désireux de se libérer des princes et des rois. Conséquence inattendue, la guerre se généralise à tout le continent.
    La détermination nécessaire pour en arriver là explique le titre de ce livre : outre le fait que le mot « exécution » désigne une peine capitale appliquée après sentence d'un tribunal et évoque une destruction délibérée, il désigne plus largement une opération effectuée en appliquant des règles et des procédures, réalisée au terme d'un projet mûri.
    Pendant plusieurs mois, en effet, les Français hésitèrent à fixer le sort du souverain déchu et se déchirèrent d'abord pour définir les modalités du procès, ensuite pour savoir s'ils allaient le tuer. L'exécution légale a été un choix extrêmement difficile à faire, qui a laissé plus de traces mémorielles que l'acte lui-même. C'est pourquoi, l'ouvrage s'intéresse plus aux querelles et aux rapports de forces entre groupes révolutionnaires, qu'à l'examen de la responsabilité du roi et à sa personnalité. À côté du destin tragique de Louis XVI et de la rupture du lien du pays avec la monarchie en janvier 1793, la France se cherche entre Révolution et République dans ces mois d'automne-hiver 1792-1793 : c'est là que se trouve le coeur du livre. (Jean-Clément Martin).

  • Jean des Cars, avec le talent de conteur que nous lui connaissons et qui fait son succès, nous présente la vie des couples tragiques les plus célèbres de l'histoire. Qu'ils soient mariés ou clandestins, ces couples ont connu l'amour, la gloire, le divorce, l'exil, la prison ou encore la mort.
    De Louis XVI et Marie-Antoinette au chah d'Iran, Jean des Cars fait ici revivre les amours de roi, reine, empereur, impératrice... qui ont connu les affres de la passion et la tragédie de l'histoire.
    Liste des couples tragiques :

    Dom Pedro de Portugal et Inès de Castro ;
    François II et Marie Stuart ;
    Pierre III de Russie et Catherine d'Anhalt - Zerbst (future Catherine II) ;
    Louis XVI et Marie-Antoinette ;
    Napoléon Ier et Marie Walewska ;
    Le duc et la duchesse de Berry ;
    Maximilien et Charlotte du Mexique ;
    Le duc et la duchesse d'Alençon ;
    L'Archiduc François-Ferdinand de Habsbourg et Sophie de Hohenberg (Sarajevo) ;
    L'empereur Charles et l'impératrice Zita ;
    Le roi Zog et la reine Géraldine d'Albanie ;
    Le roi des Belges Léopold III et la princesse Liliane de Réthy ;
    Le roi Umberto II et la reine Marie-José d'Italie ;
    Le chah d'Iran et l'impératrice Fara ;

  • L'épopée napoléonienne ne s'est pas terminée à Paris avec l'abdication du 22 juin 1815. Dans un tout autre cadre, un rocher au milieu de l'Atlantique-Sud, et dans un registre intime, celui du confinement de quelques Français dans une demeure humide, elle s'est poursuivie pendant six années, dont Las Cases, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, n'a donné qu'un aperçu biaisé sur les premiers mois. Ce ne fut pas une extinction lente et passive. Jusqu'à sa mort le 5 mai 1821, Napoléon mena un combat rude et solitaire contre la fatalité. Jamais, placé dans des circonstances exceptionnelles, il ne renonça à l'espérance et à la gloire, qui l'avaient animé toute sa vie. En dépit de la paranoia de ses geôliers et des petitesses de son entourage, il ne renonça à rien, et suscita aussi des complicités inattendues, au point que sa captivité aurait pu tourner autrement. L'empereur n'aimait pas les histoires écrites d'avance. Sans doute est-ce pour cela aussi qu'il continue de fasciner.
    A partir de sources ignorées ou inédites, Pierre Branda traite des différents aspects matériels, politiques et moraux, de l'existence de l'illustre exilé et de ce qui s'y rattache. Tous les acteurs du drame, des compagnons les plus proches aux témoins les plus humbles, des gouvernants aux anonymes, prennent consistance et mouvement, à Sainte-Hélène mais aussi à Londres, à Paris, et partout où le sort de Napoléon obsède, inquiète ou apitoie. Toutes les situations, tous les incidents, sont passés au peigne fin et rendus à leur signification véritable. Il en ressort des éclairages insolites, des portraits toujours justes et parfois sévères, des remises en perspective et, au fil de jours parfois interminables, un récit saisissant, comme si le lecteur n'en connaissait pas la fin.

  • Le prince

    Machiavel

    A l'origine de la légende du "machiavélisme", Le Prince est en réalité un manuel destiné à fournir au "Prince" qui viendra gouverner l'Italie les recettes qui lui permettront de sauver le pays. Les guerres d'Italie l'ont en effet ravagé en tous sens, et les principautés italiennes n'ont pu opposer aux armées étrangères (françaises, espagnoles...) que d'inefficaces troupes de mercenaires, les condottieri. Machiavel, qui n'est plus aux affaires depuis le retour des Médicis à Florence, appelle donc à une refondation politique nécessaire, autour d'un Prince nouveau. A ce Prince, il faut fournir des modèles, et des "contre-modèles". Ce souci de l'efficacité vaudra à ce qui est sans doute le premier véritable manuel moderne de sciences politiques la réputation sulfureuse qui l'a poursuivi jusqu'à nos jours.

  • La saga des Bonaparte

    Pierre Branda

    Ils sont dix-sept et auraient pu être plus nombreux. Le premier d'entre eux, Napoléon, est un géant de l'histoire. Autour de lui une famille, les Bonaparte, qui participa à son épopée mais perpétua aussi sa grandeur. Chacun, animé de ses forces et faiblesses, joua un rôle éminent dans son époque. Tous ont mené plusieurs vies, parfois loin de la France, au point d'apparaître tels d'excellents personnages de romans que n'auraient reniés ni Balzac ni Dumas.
    Pour les étudier, l'auteur a mené l'enquête à partir de sources renouvelées, d'études récentes, battant en brèche nombre d'idées reçues ou de légendes devenues vérité au fil du temps. Sur fond d'intrigues et avec une large place accordée au récit, le style vivant et alerte de Pierre Branda nous fait revivre leurs improbables et attachantes destinées.

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    1 autre édition :

  • Laure Moulin (1892-1974) est la soeur du héros national Jean Moulin. À la Libération et jusqu'à sa mort, cette gardienne de la mémoire n'a eu de cesse de sillonner la France pour faire connaître l'action de son frère. Pour autant, elle, n'a pas vécu à travers le seul prisme fraternel.
    Si elle n'est pas au nombre de ces héroïnes qui maniaient la mitraillette comme Lucie Aubrac, elle s'inscrit cependant bel et bien dans la lignée de ces femmes résistantes, trop humble pour s'en prévaloir. Elle est la secrétaire de Jean, conservant des papiers compromettants et remplissant plusieurs missions pour lui. Tel est le passé magistralement relaté par Thomas Rabino à partir de sources inédites : archives familiales, privées, administratives et résistantes, témoignages de proches amis et connaissances.
    Il est aujourd'hui temps de lever le voile sur une femme d'exception, éternelle républicaine, et grande résistante.

  • à l'ombre de l'épée Nouv.

    Comprendre les conditions historiques de la naissance de l'islam est en lien direct avec ce qui l'anime encore aujourd'hui. Aussi complexe que soit l'émergence de l'Empire arabe au VIIe siècle, berceau de la nouvelle religion, sa compréhension autorise un questionnement salutaire sur cette puissante civilisation, faite d'une multitude d'influences diverses. Loin des querelles théologiques qui entourent ces sujets, l'historien Tom Holland nous convie à un récit novateur, étayé par une documentation impressionnante.

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  • Entre « Naître » et « Mourir », les vingt-deux chapitres de ce livre - appelé à devenir un classique - scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen-Âge.
    L'on découvre ainsi qu'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux, surtout la femme, n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place importante au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent même l'existence d'un art érotique. L'éducation, quant à elle, est décrite à la fois sur le plan religieux, pratique et intellectuel, et les anecdotes décrivent de façon plaisante la vie des étudiants dont Villon est l'un des représentants les moins recommandables.
    Les quantités de nourriture et de vin exagérées - aspects essentiels du quotidien - impressionnent assurément nos contemporains fervents de diététique, de même que la vie de ceux qui prient, qui combattent et qui travaillent, ces paysans qui sont l'essentiel de la population. La religion, naturellement, structure cette société et impose à tout homme de préparer sa mort - ce qui n'empêche pas de profiter des instants de loisir bien plus fréquents qu'on ne l'imagine. Jean Verdon brosse avec maestra un panorama sans équivalent, riche et foisonnant.

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    1 autre édition :

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