Langue française

  • Là où le feu et l'ours. Histoire de Violette est le récit de la rencontre d'une jeune femme et d'un ours nouveau-né. Leur périple, dans une steppe parcourue de vents de feu, les mènera jusqu'à l'Oasis, un lieu foisonnant qui leur réserve bien des surprises...

    Là où le feu et l'ours. Histoire de Violette est le premier roman de Corinne Morel Darleux, autrice de l'essai politique et littéraire Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce.
    Fortement empreint d'imaginaire, son récit vous transportera dans un univers déroutant, singulier et émouvant. Il est agrémenté d'un carnet réalisé par l'autrice qui permet de prolonger la lecture par des réflexions sur le climat, la société et notre rapport au vivant, en lien avec le roman.

  • « Ce livre d'Angela Davis est, pour moi, une révélation et une véritable rééducation. » (Toni Morrison) Blues et féminisme noir explore l'oeuvre de deux blueswomen quelque peu oubliées : Gertrude « Ma » Rainey (1886-1939) et Bessie Smith (1894-1937). La première incarne le blues traditionnel, la seconde, le blues classique. Dévalorisée par les spécialistes du blues et du jazz - qui sont en général des hommes blancs -, l'oeuvre de ces chanteuses porte un message spécifique : elle affirme la place et les revendications d'autonomie des femmes noires américaines.
    En analysant et en contextualisant les paroles de leurs chansons, Davis met en évidence les prémices du féminisme noir et les signes avant-coureurs des grandes luttes émancipatrices à venir. Elle montre que Ma Rainey et Bessie Smith furent les premières rock stars de l'histoire de la musique : or elles étaient noires, bisexuelles, fêtardes, indépendantes et bagarreuses.
    Elles posèrent les bases d'une culture musicale qui prône une sexualité féminine libre et assumée, qui appelle à l'indépendance et à l'autonomie des femmes aux lendemains de la période esclavagiste, en revendiquant avec détermination l'égalité de « race » et de genre.
    Cette réflexion s'étire aux années 1940 en évoquant l'oeuvre de Billie Holiday (1915-1959). Angela Davis réhabilite la conscience sociale de cette chanteuse d'envergure, trop souvent présentée sous le simple prisme des turpitudes de sa biographie.
    Blues et féminisme noir propose une histoire féministe et politique de la musique noire des années 1920 aux années 1940.

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  • La guerre menée par le gouvernement versaillais de Thiers contre la Commune de Paris s'est conclue par les massacres de la "Semaine sanglante", du 21 au 28 mai. Cet événement a été peu étudié depuis les livres de Maxime Du Camp (1879) et Camille Pelletan (1880). Des sources, largement inexploitées jusqu'ici, permettent de découvrir ou de préciser les faits. Les archives des cimetières, que Du Camp a tronquées et que Pelletan n'a pas pu consulter, celles de l'aimée, de la police, des pompes funèbres permettent de rectifier.
    Quelques décomptes : dans les cimetières parisiens et pour la seule Semaine sanglante, on a inhumé plus de 10000 corps. Auxquels il faut ajouter ceux qui ont été inhumés dans les cimetières de banlieue, qui ont brûlé dans les casemates des fortifications, et dont le décompte ne sera jamais connu, et ceux quisont restés sous les pavés parisiens, exhumés jusqu'en 1920... Avec cette étude implacable, Michèle Audin, grande connaisseuse de la Commune de Paris, autrice de Josée Meunier 19, rue des juifs (Gallimard) et Eugène Varlin, ouvrier-relieur (Libertalia), rouvre un dossier brûlant.

  • « Ce vendredi 13 novembre 2015, je suis avec deux amis à un concert de rock, au Bataclan. Nous sommes là pour boire des bières, écouter de la bonne musique. La vie, quoi.
    À environ 21 h 40, c'est par un bruit de pétards que l'Histoire me percute. Le temps, en me retournant, de voir un terroriste, son regard haineux, et les flammes sortir du canon de sa kalash, tout s'accélère, je suis projeté en avant dans la fosse. Pendant plusieurs minutes sous le feu, je perds de vue mes amis et parviens à me réfugier dans un «cagibi» à droite de la scène. Nous n'en sortons que deux heures plus tard, libérés par le Raid.
    Les jours suivants, je suis pris dans un tourbillon. Je dois gérer le deuil de mon ami Vincent et mon retour au travail. L'esprit bombardé de questionnements et de sollicitations, je décide d'écrire un journal pour coucher mes réactions à chaud, me vider, me reconstruire.
    Le texte est tel quel, brut, sans relecture et réécriture, avec la violence et l'absence de recul critique que cela peut entraîner.
    Avant d'être victime d'attentat, je suis enseignant et historien, j'ai travaillé sur l'Islam médiéval et sur les usages politiques de l'histoire. Avec les attentats, la violence du réel a frappé ma conscience du réel.
    Cinq ans après les attentats, deux ans après la fin de ce journal, il était temps de faire le bilan. »

  • Fin des animaux sauvages dans les cirques, remise en cause de l'élevage (émissions de gaz à effet de serre et déforestation), prise en compte des risques sanitaires liés à l'exploitation animale (zoonoses), vidéos dénonçant la réalité des abattoirs... tout ceci donne du crédit au mouvement dit « antispéciste ».
    Le mot « spécisme » n'est entré dans les dictionnaires que récemment, mais son usage se répand rapidement pour désigner des discriminations fondées sur l'espèce. Une des conséquences de l'antispécisme est le véganisme, vu comme refus de participer à l'exploitation d'animaux sensibles, capables d'une expérience subjective de la vie.
    Cet ouvrage concis et percutant permet de comprendre les liens de ce mouvement avec des courants de pensée comme le socialisme, l'anarchisme et le féminisme. Il appréhende son rapport avec l'écologie, les religions et la critique du capitalisme, et finalement aborde la question de la convergence des luttes, mais aussi d'une redéfinition de la place de l'humain sur notre planète.

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  • Il y a cinquante ans, en mars 1969, alors sur le point de gagner une course en solitaire, le navigateur Bernard Moitessier choisissait de ne pas franchir la ligne d'arrivée et de fuir le consumérisme. Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne et empreint de doute salutaire, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant les lucioles de Pasolini ou Les Racines du cielde Romain Gary et propose un choix radical : refuser de parvenir et restaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.

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  • Opération vasectomie ; histoire intime et politique d'une contraception au masculin Nouv.

    Histoire intime et politique d'une contraception au masculin.

    Depuis un siècle, des hommes font le choix de la vasectomie. Louée pour ses prétendues vertus rajeunissantes par des médecins, prônée comme réponse à la question sociale par des eugénistes et des néomalthusiens, adoptée comme méthode de contraception clandestine par des anarchistes, la stérilisation masculine fait parler d'elle en Europe dès les années 1920. Grâce à la simplicité de sa technique, elle est envisagée après la Seconde Guerre mondiale comme une solution face à la peur d'une explosion de la population mondiale. En France, elle demeure longtemps une pratique quasi exclusive des milieux libertaires avant d'entrer enfin dans les cabinets médicaux.
    La contraception masculine - notamment la vasectomie - suscite un intérêt croissant. Elle interroge la relation des hommes à la virilité ainsi que le partage des responsabilités contraceptives.
    Mais au-delà des questions de genre, réintégrer la vasectomie dans l'histoire et l'actualité de la contraception permet de décaler le regard sur les enjeux politiques de la procréation. Et de poser une question toute simple : alors les gars, quand est-ce que vous vous y mettez ?

  • La révolution palestinienne et les juifs Nouv.

  • « La Commune a succombé. Elle a succombé sous la force brutale. Mais en étouffant sa voix, on n'a pas même cicatrisé les plaies sociales qu'elle avait mission de guérir, et tous les déshérités des deux sexes, tous ceux qui veulent le règne de la vérité, de la justice, attendent sa résurrection. » Voici la première biographie en français de Léo Frankel (1844-1896), seul élu étranger de la Commune de Paris (1871). Militant de la Première Internationale, dont il intègre la direction lors de son exil à Londres, il est un proche de Karl Marx. Il est emprisonné sous le Second Empire. Pendant la Commune, il est élu à 27 ans responsable de la commission du Travail, puis condamné à mort par contumace par les versaillais.
    Ouvrier d'orfèvrerie, puis correcteur, enfin journaliste, il travaille et milite dans de nombreux pays d'Europe (Hongrie, Autriche, Allemagne, France, Grande- Bretagne). Véritable internationaliste, son parcours militant et ses articles montrent l'aspiration à un socialisme révolutionnaire qui réaliserait l'autoémancipation ouvrière.

    Ce livre s'appuie sur l'étude de nombreuses archives, de correspondances, de journaux révolutionnaires de plusieurs pays.
    L'ouvrage comprend des articles, discours et lettres (la correspondance avec Marx) de Léo Frankel traduits pour la première fois en français, notamment sur la Commune de Paris.

  • May Picqueray (1898-1983) n'a loupé aucun des grands rendez-vous de l'histoire du XXe siècle. Dès 1921, elle envoie un colis piégé à l'ambassadeur des États-Unis à Paris, pour protester contre la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti. En novembre 1922, elle est mandatée par la Fédération des métaux de la CGTU au congrès de l'Internationale syndicale rouge, à Moscou. Elle monte sur la table pour dénoncer un congrès en train de se goberger pendant que les ouvriers russes crèvent de faim, chante Le Triomphe de l'anarchie en fin de repas et refuse de serrer la main de Trotski, à qui elle est pourtant venue demander la libération des anarchistes. Pendant la guerre, elle fabrique des faux papiers. Puis elle s'investit dans les mobilisations du Larzac, de Creys-Malville, oeuvre en faveur des objecteurs de conscience. Rien ne prédisposait cette petite Bretonne ayant commencé à travailler à l'âge de 11 ans, devenue correctrice du Canard enchaîné, à côtoyer Sébastien Faure, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexandre Berkman, Marius Jacob... Ce livre d'une réfractaire à toutes les injustices est de ceux qui incitent à ne pas désespérer de l'espèce humaine.

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  • "On ne naît pas homme, on le devient." C'est en partant de ce postulat que Valérie Rey-Robert décortique la construction du genre, montrant que les codes masculins ont très nettement évolué au cours des siècles. Le Roi Soleil, parangon de puissance, portait perruque, poudre au visage et talons hauts. Il appartient de déviriliser nos sociétés, pour que les hommes cessent de tuer leurs compagnes et leurs enfants, qu'ils cessent de se tuer entre eux, qu'ils cessent de s'automutiler. Ceci ne pourra passer que par un grand travail de prise de conscience et d'éducation.
    Cette nouvelle synthèse de la bloggeuse féministe assure le parfait complément à son précédent livre.
    Nul doute: il y a là matière à débat. Un débat qui engage la salubrité publique et l'équilibre de nos sociétés.

  • Qu'est-ce que l'anarchisme ? Ce livre répond à cette question en 10 chapitres courts et concis qui s'intéressent à toutes les facettes de l'anarchisme, pour en comprendre les fondements et les aspirations. Tous les thèmes importants y sont abordés : la religion, le féminisme, le projet économique, l'approche écologiste, les stratégies d'action, etc. En fin d'ouvrage, on trouvera également une galerie de portraits des figures emblématiques du mouvement anarchiste, d'Emma Goldman ou Bakounine à Emile Pouget, Nestor Makhno ou Voltairine de Cleyre.
    Ce petit livre de vulgarisation, facile d'accès et à petit prix, donne des outils pour mieux appréhender des notions comme la lutte des classes, l'autogestion, l'anarcho-syndicalisme, qui sont les bases essentielles du mouvement anarchiste.

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  • En mars 2019, Libertalia publiait la première édition d'Une culture du viol à la française.
    Ce livre a accompagné l'émergence d'une nouvelle génération féministe.
    En un an, la cause des femmes a considérablement avancé : mise au ban de la Ligue du Lol, révélations d'Adèle Haenel, mobilisations croissantes contre le féminicide, dénonciation du harcèlement dans le monde du cinéma, émergence de nouvelles figures iconiques, batailles pour la féminisation de la langue, etc.
    Cette nouvelle édition, actualisée et complétée, fait le point sur l'immense travail qui reste encore à accomplir pour en finir avec la culture du viol.
    Elle paraîtra en même temps que le second livre de Valérie Rey-Robert : Le Sexisme, une affaire d'hommes.

  • Connaît-on vraiment l'intensité de l'engagement de Louise Michel, que ses camarades appellent la Grande Citoyenne » - mais jamais la « vierge rouge » ?
    Les précédentes anthologies ont eu tendance à cloisonner la richesse et la diversité d'une expression révolutionnaire variée en sélectionnant des formats: poésie/romans/essais.
    Tout en conservant cette diversité et ce souffle propre à Louise Michel, cette anthologie présente la Grande Citoyenne en action à travers un choix de textes parfois courts montrant comment elle ne cesse de s'engager et de mobiliser en invoquant les spectres de la Commune ou en traçant des horizons radieux, en reliant entre elles les luttes du monde entier ; appelant à l'émancipation des femmes ; à la compassion parfois, à d'implacables colères populaires souvent.

  • Le Roi Arthur n'a jamais été aussi présent sur les écrans.
    Il apparaît de façon revisitée dans la fantasy (Le Seigneur des anneaux), la science-fiction (Star Wars), ou dans des séries comme Kaamelott.
    Comment expliquer un pareil succès ? D'où vient ce renouveau ?
    Le Roi Arthur, un mythe contemporain se propose de répondre à ces questions en explorant la légende du souverain de Camelot et ses représentations au cinéma, à la télévision, dans la bande dessinée, dans les romans, mais aussi dans le champ politique.
    Ce voyage permet de percevoir les différentes mutations des figures arthuriennes : chevaliers de la Table ronde mobilisés par les colonisateurs britanniques puis le maccarthysme ; Morgane héroïne féministe ; ou encore Merlin en précurseur écologiste dans la fantasy.

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  • « Il y a parmi nous des militants qui ont été insultés, giflés, assommés dans les postes de police par les cosaques de la République [...]. Ohé ! les honnêtes gens ! Passez donc à cet apache la moitié de votre vertu et demandez-lui en échange le quart de son énergie et de son courage ! » Hiver 1910. Jean-Jacques Liabeuf, 24 ans, ouvrier cordonnier dans le quartier des Halles, est injustement condamné pour proxénétisme par des ripoux de la brigade des moeurs. Il entreprend de laver son honneur par ses propres moyens : des brassards cloutés, une lame affûtée et un revolver. Il devient un légendaire « tueur de flics » dont l'action d'éclat fera de nombreux émules, tout en gagnant la sympathie de la presse révolutionnaire. Après un procès retentissant, son exécution donnera lieu à l'une des plus grandioses émeutes populaires du XXe siècle, aux cris de : « Vive Liabeuf et mort aux vaches ! » Un an plus tard naissait la « bande à Bonnot ».

  • L'expression « droits de l'homme » reste un symbole fort de la société patriarcale, là où d'autres pays ont corrigé leurs textes en adoptant « droits humains », terme qui place les hommes et les femmes sur le même plan. La légitimité dont bénéficient les termes employés par les pouvoirs publics leur confèrent un poids tout particulier. Il est temps pour la communauté francophone dans son ensemble de prendre acte de la réalité des discriminations qui s'exercent contre les femmes et de modifier la langue française en conséquence pour éviter qu'elle y contribue.
    Ce livre manifeste rassemble écrits et dessins de personnes d'horizons divers (universitaires, comédiennes, avocates), connues ou méconnues, qui apportent un éclairage historique, linguistique et politique à cette requête.

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  • Flibustiers, femmes marchandes et simulacres de royaumes à Madagascar au XVIIIe siècle.

    « Je vais raconter une histoire de magie et de mensonges, de batailles navales et de princesses enlevées, de révoltes d'esclaves et de chasses à l'homme, de royaumes de pacotille et d'ambassadeurs imposteurs, d'espions et de voleurs de joyaux, d'empoisonneurs et de sectateurs du diable et d'obsession sexuelle, toutes choses qui participent des origines de la liberté moderne. » De 1989 à 1991, David Graeber accomplit une étude de terrain ethnographique à Madagascar. Il en tira sa thèse de doctorat sur la magie, l'esclavage et la politique dans la Grande Île. Lors de ce séjour, il découvrit l'existence d'un groupe ethnique formé des descendants métissés des nombreux pirates qui s'y étaient installés au début du xviiie siècle : les Zana-Malata.
    Il entreprit des recherches historiques sur cette population, ébaucha sur le sujet un essai. Ce n'est que dernièrement qu'il s'est décidé à finaliser cet écrit et à le faire éditer. Il y fait la lumière sur l'utopie pirate baptisée « Libertalia » par Daniel Defoe.
    Décryptant la mythologie propre aux légendes pirates et comparant d'un oeil critique les rares documents probants, l'auteur avance de très plausibles hypothèses sur l'impact qu'eurent les flibustiers et leurs descendants sur la culture et la politique malgache au siècle des Lumières - mais aussi sur l'influence qu'eurent les récits de pirates et les pratiques proto-démocratiques, voire libertaires, sur les penseurs desdites Lumières.
    Il en résulte un récit lumineux et passionnant, doublé d'une réflexion stimulante sur la nature et les origines de l'idéologie marchande, du colonialisme et de l'européocentrisme.

  • Née dans une famille bourgeoise et fouriériste, Alix Payen a 29 ans le 16 avril 1871 lorsqu'elle s'engage comme ambulancière dans le 153e bataillon de la garde nationale, celui dans lequel combat son mari, Henri Payen, un artisan-bijoutier. Ambulancière et infirmière, elle participe ainsi à la défense du fort d'Issy, qui protège Paris contre les assauts de l'armée versaillaise, puis à celles du fort de Vanves. Pendant les rares moments de calme, elle écrit à sa mère.
    Assez éloignée des stéréotypes de « la communarde », Alix Payen a peu attiré l'attention des historiens.
    Pourtant, elle a participé à la lutte avec courage et détermination, et elle a décrit, avec sensibilité et humour, les combats violents, souvent furieux - elle y a perdu son mari - et la vie du bataillon sous les obus.

  • étincelles pédagogiques : paroles d'élèves, pratiques de profs Nouv.

  • « Cela fait, depuis le Mouvement des occupations de mai 1968, que je passe - y compris aux yeux de mes amis - pour un indéracinable optimiste, à qui ses propres rengaines ont tourné la tête.
    Pourquoi mon attachement viscéral à la liberté s'encombrerait-il de raison et de déraison, de victoires et de défaites, d'espoirs et de déconvenues, alors qu'il s'agit seulement pour moi de l'arracher à chaque instant aux libertés du commerce et de la prédation, qui la tuent, et de la restituer à la vie dont elle se nourrit ?
    J'ai à l'endroit du sens humain la même confiance.
    La conscience que nous sommes des êtres à part entière et non des choses manipulables et monnayables n'a-t-elle pas traversé les siècles sans perdre sa faculté de renaître en dépit des pires barbaries ? »

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  • Codine fait partie d'un cycle de quatre récits qui composent la jeunesse d'Adrien Zograffi, personnage récurrent de l'oeuvre de Panaït Istrati et à portée autobiographique.
    Adrien Zograffi et sa mère, blanchisseuse, viennent d'emménager dans la Comorofca, un quartier pauvre de Braïla, à l'est de la Roumanie. Adrien est un garçon pauvre, bien élevé, propre sur lui, poli, qui ne s'intègre pas aux bandes qui jouent au foot dans la rue, tous dépenaillés et grossiers. Un jour, il fait la connaissance du « géant du port », le forçat au grand coeur, le fameux Codine, voyou redouté de tous tant pour sa force que sa violence. T ous deux se lient d'une amitié forte et exclusive, ils deviennent « frère de croix ». Mais la fatalité rattrapera bien vite le grand Codine...

  • En 1909, Victorine Brocher décide de publier ses souvenirs de la Commune de Paris, elle est alors âgée de 71 ans. Elle s'adresse à Lucien Descaves, ami politique, heureux d'aider cette « fille du peuple » dont le sacrifice à la cause « Commune » est devenu légendaire parmi ses compagnons anarchistes. Cantinière, puis ambulancière d'un bataillon de fédérés, toujours aux avant-postes, elle fut condamnée à mort en 1871 par les Versaillais. Dans leur hâte, ils fusillèrent sur place, comme ils fusillèrent Varlin, une autre pétroleuse quelque peu ressemblante à celle qu'ils pourchassaient.
    « Morte vivante », comme elle se nomme, elle a échappé à la répression en s'exilant en Suisse.

  • Sylvia Pankhurst (1882-1960) est une féministe britannique, fille d'Emmeline Pankhurst aux côtés de laquelle elle a animé le mouvement des suffragettes avant de s'en émanciper, le trouvant trop bourgeois. Elle fait partie des fondatrices du Parti communiste britannique mais en fut expulsée pour "gauchisme".
    Féministe et anticolonialiste avant l'heure qui faisait fi des conventions de son époque (se marier), elle appartient au panthéon des femmes révolutionnaires au même titre que ses contemporaines Emma Goldman, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxemburg et Clara Zetkin.
    Figure méconnue dans le monde francophone, ceci est sa première biographie.

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