Sciences humaines & sociales

  • C'est par ce troisième livre, rédigé plus tardivement, que Michel de Montaigne affirme le mieux le projet de son oeuvre : se livrer tout entier à l'étude, dans la spontanéité de ses humeurs et les limites de son expérience. Une réalité mouvante au plus près de l'homme en train de se faire, et qu'il dévoile au lecteur avec une honnêteté sans fard.
    Sommet d'érudition et de réflexions personnelles, ce dernier volume vient clore l'entreprise d'une vie. L'édition critique, présentée et commentée par Maurice Rat, nous rappelle l'histoire et la modernité d'un chef-d'oeuvre, considéré aujourd'hui encore comme un des fondements de notre culture occidentale.

  • Paul et Virginie est depuis sa parution en 1788 une des oeuvres les plus lues, éditées et diffusées de la littérature française. La présente édition s'efforce de donner les éléments nécessaires pour comprendre l'oeuvre dans son contexte premier et dans le projet général de l'auteur.

  • Il y a près de deux cent quarante ans paraissait, sous le titre La Raison par alphabet, la dernière des éditions séparées du Dictionnaire philosophique qui se sont succédé depuis le lancement du "portatif" en 1764. On trouvera dans la présente édition le texte des 118 articles tel qu'il figure dans l'édition de 1769, accompagné d'un choix de variantes. Il s'agit surtout de la première édition dont l'annotation exploite les recherches menées à bien, sous la direction de Christiane Mervaud, par la dizaine de chercheurs qui ont effectué l'édition critique de ce texte publiée en 1994 dans les tomes 35 et 36 des oeuvres complètes de Voltaire (Oxford, Voltaire Foundation).

  • Selon Lanson, les Lettres philosophiques sont « la première bombe lancée contre l'Ancien Régime ». L'esprit libéral de Voltaire y examine la société française à l'aune du modèle anglais. L'ouvrage connaît deux éditions, la première publiée à Londres en 1733 et l'édition française, augmentée d'une dernière lettre, « Sur les Pensées de M. Pascal », imprimée l'année suivante. Les Lettres anglaises sont devenues philosophiques, elles sont immédiatement condamnées. Le lecteur trouvera le texte de 1734, accompagné d'un choix de variantes et d'un apparat critique mettant en perspective la pensée de Voltaire dans le contexte intellectuel des Lumières. La présente édition fait le pari de montrer la cohérence de l'ouvrage à la suite de l'adjonction de l'anti-Pascal.

  • Le second tome du Mémorial de Sainte-Hélène couvre la période allant de juillet 1816 à novembre 1816, moment où le comte de Las Cases est expulsé de l'île par les autorités anglaises. La figure de Napoléon en personnage historique héritier de la Révolution continue de s'y construire au fil des conversations.

  • La Religion dans les limites de la simple raison (1793) appartient au programme philosophique que Kant trace dès la Critique de la raison pure (1781). La nouvelle traduction ici proposée fait paraître sa pleine inscription dans ce programme, sans rien atténuer de son évidente actualité.

  • Retrouver les expressions de notre enfance, c'est comme déguster une madeleine de Proust ! Cet ouvrage propose de revenir sur le sens de ces expressions et proverbes déjà passés de mode, mais que nous avons beaucoup entendus et utilisés. Les amateurs des plaisirs de la langue française pourront parcourir les entrées de ce recueil plein d'humour et de surprises, mélange d'expressions populaires qui ont eu cours dans la deuxième moitié du xxe siècle, de répliques adaptées de slogans publicitaires ou tirées des films à succès.
    De « saperlipopette » à « grave », en passant par « à tirelarigot », « c'est balaud », « ce n'est pas folichon » ou « j'en trave que dalle », on retrouvera au fil des pages ces expressions et ces proverbes qui en disent beaucoup sur notre époque et sur la société.

  • Orthographe capricieuse, grammaire absconse : le français est réputé difficile. Pourtant, toutes ces règles dont on se fait une montagne peuvent être apprivoisées. Grâce à Roland Eluerd, qui signe les deux volumes inaugurant la collection, on saura désormais pourquoi il faut écrire « ils se sont entraidés » mais « ils se sont succédé » ; quand il convient de choisir « fatigant » plutôt que « fatiguant » ; et pourquoi ces fleurs sont rose orangé, et non roses orangées. À travers deux volumes complémentaires, le lecteur s'appropriera les règles et usages de la langue française, des questions d'accord à l'emploi des majuscules en passant par les difficultés des mots homophones ou du genre. Comprendre et connaître les subtilités de l'orthographe, c'est se donner les moyens de la maîtriser... pour mieux s'en amuser.

  • Orthographe capricieuse, grammaire absconse : le français est réputé difficile. Pourtant, toutes ces règles dont on se fait une montagne peuvent être apprivoisées. Grâce à Roland Eluerd, qui signe les deux volumes inaugurant la collection, on saura désormais pourquoi il faut écrire « ils se sont entraidés » mais « ils se sont succédé » ; quand il convient de choisir « fatigant » plutôt que « fatiguant » ; et pourquoi ces fleurs sont rose orangé, et non roses orangées. À travers deux volumes complémentaires, le lecteur s'appropriera les règles et usages de la langue française, des questions d'accord à l'emploi des majuscules en passant par les difficultés des mots homophones ou du genre. Comprendre et connaître les subtilités de l'orthographe, c'est se donner les moyens de la maîtriser... pour mieux s'en amuser.

  • Les Helléniques de Xénophon donnent une suite à l'histoire de la Guerre du Péloponnèse, que Thucydide n'avait pu mener à son terme. La première partie couvre donc la période qui va de l'automne 411 jusqu'à la chute d'Athènes en 404. Puis l'auteur entreprend de raconter les événements marquants de l'histoire de la Grèce jusqu'à la bataille de Mantinée (362) qui consacra à la fois l'abaissement définitif de Sparte et la ruine des ambitions thé- baines. Il s'agit d'une présentation unique de cette dernière période où les cités grecques furent encore maîtresses de leur destin, sous l'arbitrage de la Perse. Cette histoire animée par une violence généralisée, la recherche vaine d'une paix commune et les tensions entre désir d'autonomie et tendance au fédéralisme, fait écho à notre propre histoire.

  • Un voyage littéraire, artistique mais aussi amoureux des régions.

    De Paris à Marseille, du Creusot à Gargilesse, de Strasbourg au Mont-Saint-Michel, de La Rochelle à Tahiti... La France vue par ses grands écrivains et illustrée en peinture offre de visiter les régions françaises en compagnie de célèbres guides. Les écrivains et les artistes partagent avec le public un certain regard sur la France, un lien affectif, souvent ancien et profond, qui les unit à un territoire. Ce livre propose donc un voyage littéraire, artistique mais aussi amoureux des régions.

    Chaque lieu décrit et représenté dans cet ouvrage est introduit par une notice donnant au lecteur les informations historiques et culturelles qui permettent de mieux connaître la nature du lien privilégié entre la ville décrite et les artistes qui la font passer à la postérité en lui consacrant une oeuvre. Un QR-code présent en regard de chaque extrait donne accès à la version audio du texte.

  • Cet essai étudie deux formes extrêmes de la bêtise : celle de l'idiot et celle de l'esprit de sérieux. L'idiot est celui qui manque de sérieux. L'esprit de sérieux est pesant. La bêtise est ici étudiée en tant que phénomène : elle est décrite dans ses manières de se dévoiler. Loin de vouloir ériger une théorie de la bêtise, cet essai analyse les variantes de ce phénomène, en l'intégrant à des problématiques concrètes inspirées par des penseurs et des écrivains qui se sont risqués à son examen (Jean-Paul Sartre, Gustave Flaubert, Marcel Proust, Gilles Deleuze, etc.).

  • Partout l'on entend dire que le français est dévoré par l'anglais. Sans cesse on s'insurge contre les anglicismes. À juste titre, parfois ; mais pas toujours. Danielle Candel et John Humbley, après avoir défini le concept même d'anglicisme, reviennent sur la longue histoire de ces emprunts, institutionnalisés ou spontanés, passés dans la langue officielle ou considérés comme fautifs.
    Faisant le point sur la situation actuelle en France, comparant notre situation à celle du Québec ou d'autres pays, ils offrent au lecteur un tableau nuancé qui embrasse aussi bien les aspects linguistiques, nombreux exemples à l'appui, que les facettes culturelles et sociales de cette question plus que jamais d'actualité.

  • La langue est l'outil de l'écrivain, sa matière première, son pain quotidien. Souvent, les auteurs ont, dans leurs oeuvres ou leur correspondance, exprimé leur rapport particulier à ce matériau qu'ils utilisent avec art (et dont ils souffrent parfois mille maux...). Travail du style, réformes de l'orthographe, réflexions sur le carcan grammatical, exaltation des mots devenus presque objets de chair, tout se retrouve sous leur plume, du Moyen Âge à nos jours. Cet ouvrage se propose d'explorer ce rapport intime des écrivains avec le français à travers des citations commentées et mises en contexte. Comme un grand chant d'amour à cette langue qui est notre trésor commun.

  • Première histoire moderne de la dette publique en France, de François I er à François Hollande, ce livre montre que nos gouvernements ont très longtemps maltraité leurs créanciers. Jusqu'au xx e  siècle, la principale cause de la dette publique était la guerre. Au xix e , s'ajoutent les tra- vaux publics et, au xx e , les dépenses sociales. Le sujet demeure d'actualité. Si, en France, la dernière de ces banqueroutes violentes date de 1797, les gouvernants en avaient déjà inventé une autre forme, sournoise, engendrée par l'infl ation. Les deux guerres mondiales retiendront ce modèle. Aujourd'hui les rentiers de l'État français sont protégés, tant par des indexations que par l'existence de l'euro qu'émet la banque centrale européenne... jusqu'à la prochaine guerre ?

  • Saison est la première revue papier entièrement consacrée aux séries. Son comité de rédaction composé de journalistes, d'essayistes, d'universitaires et de professionnels du secteur audiovisuel (scénaristes, monteurs, réalisateurs), ainsi que de plumes spécialisées, tous grands amateurs de séries, s'en emparent comme matériau filmique et narratif, mais aussi comme phénomène de société inédit. Chaque numéro propose des articles dédiés à des séries très différentes, et des articles plus transversaux, utiles aux sériephiles consacrés ou dilettantes, aux lecteurs avides d'informations et d'analyses, comme aux fans incollables.

  • Plus qu'un énième guide des règles orthotypographiques, cet ouvrage invite à une déambulation curieuse dans le monde de la typographie et de la correction de la langue.
    Les normes et usages sont recensés plaisamment, et l'on prend peu à peu la mesure de l'importance des choix typographiques, auxquels le lecteur ne prête souvent aucune attention particulière. Richard Herlin offre une perspective nouvelle sur la langue, le texte et sa mise en forme. Niant l'existence d'une règle absolue et intangible, il rend visible l'art changeant de la langue et de l'écrit, souligne la subtilité du travail du correcteur, et donne à chacun des clés pour mieux s'exprimer à l'écrit.

  • L'orthographe française est réputée difficile ; nombreux sont ceux qui la prétendent même tout à fait absconse. Pourquoi écrire « ils se sont succédé » mais « ils se sont vus ? ». Comment savoir si l'on doit mettre un ou deux g dans le mot « aggraver » ? Et quel est exactement le rôle du point-virgule au sein d'une phrase ?
    Dans cet ouvrage clair, moderne et pratique, Roland Eluerd répond à ces questions et à bien d'autres en expliquant les subtilités de notre langue, ainsi que les règles et usages en vigueur pour la ponctuation. Illustré de nombreux exemples littéraires, agrémenté d'aperçus et anecdotes historiques ou encore de la présentation de curiosités linguistiques, L'Orthographe et la Ponctuation allie savoir et plaisir pour permettre à chacun de s'exprimer dans un excellent français.

  • L'histoire littéraire et artistique laisse peu de place aux femmes. Nombre de leurs oeuvres ont été dépréciées ou simplement oubliées. En réalité, les femmes ont souvent oeuvré dans l'ombre, au service d'un « grand homme ». Ces formes de créativité mal définies méritent un éclairage particulier.

  • La pensée économique médiévale est étudiée comme phénomène complexe, dans lequel l'effort de l'homme pour comprendre les faits économiques se mesure à sa capacité de lire les relations qui les légitiment. Les sources examinées vont des Pères de l'Église jusqu'à l'humanisme civil.

  • Lorsqu'il établit son édition savante des OEuvres philosophiques de Descartes entre 1963 et 1973, Ferdinand Alquié entend élargir la compréhension d'une oeuvre majeure de la philosophie française. Le soin apporté à l'appareil critique, aux notes explicatives, ainsi qu'à la traduction française systématique des textes écrits en latin, apporte sur la philosophie cartésienne un regard neuf et demeure aujourd'hui encore une référence incontournable pour tout lecteur de Descartes. Ce second volume comprend Les Méditations en latin et leur traduction française, les Objections et les réponses, la seconde édition des Méditations, les Septièmes Objections et réponses, la Recherche de la vérité par la lumière naturelle, ainsi que les lettres écrites entre 1640 et 1642.

    Ferdinand Alquié fut professeur à la Sorbonne et membre de l'Institut. Illustre cartésien, il contribua tout au long de sa vie à la connaissance de la pensée de Descartes par le biais d'essais, dont La Découverte métaphysique de l'homme chez Descartes (Paris, 1950), et d'une édition critique des OEuvres philosophiques (Paris, 1973). Son oeuvre monumentale fait désormais référence dans le champ philosophique français.
    Denis Moreau est professeur à l'université de Nantes et membre de l'Institut. Spécialiste de la philosophie du xviie siècle et de la philosophie de la religion, il a voué plusieurs études à l'oeuvre de Descartes. Il a également dirigé le Dictionnaire des monothéismes (Paris, 2013), ainsi que de nombreuses éditions critiques de Descartes, de Malebranche et de saint Thomas d'Aquin.

  • Lorsqu'il établit son édition savante des OEuvres philosophiques de Descartes entre 1963 et 1973, Ferdinand Alquié entend élargir la compréhension d'une oeuvre majeure de la philosophie française. Le soin apporté à l'appareil critique, aux notes explicatives, ainsi qu'à la traduction française systématique des textes écrits en latin, apporte sur la philosophie cartésienne un regard neuf et demeure aujourd'hui encore une référence incontournable pour tout lecteur de Descartes. Ce volume, préfacé par Denis Moreau, rassemble les premiers écrits du philosophe, dont les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde et le Traité de l'homme, Le Discours de la méthode, le Traité de la mécanique, et des lettres écrites entre 1629 et 1637.

    Ferdinand Alquié fut professeur à la Sorbonne et membre de l'Institut. Illustre cartésien, il contribua tout au long de sa vie à la connaissance de la pensée de Descartes par le biais d'essais, dont La Découverte métaphysique de l'homme chez Descartes (Paris, 1950), et d'une édition critique des OEuvres philosophiques (Paris, 1973). Son oeuvre monumentale fait désormais référence dans le champ philosophique français.
    Denis Moreau est professeur à l'université de Nantes et membre de l'Institut. Spécialiste de la philosophie du xviie siècle et de la philosophie de la religion, il a voué plusieurs études à l'oeuvre de Descartes. Il a également dirigé le Dictionnaire des monothéismes (Paris, 2013), ainsi que de nombreuses éditions critiques de Descartes, de Malebranche et de saint Thomas d'Aquin.

  • Savez-vous qu'il existe un autre français que celui que nous employons communément à l'écrit et à l'oral ? C'est la langue des signes française, une langue à part entière avec ses règles, ses usages, ses codes et ses subtilités. Olivier Marchal, auteur notamment d'un Précis de la langue des signes française, en conte l'histoire et le fonctionnement, et montre combien l'humour est présent dans ce français signé. Il n'est qu'à penser au fait que pour désigner Nicolas Sarkozy, le signe imite un haussement de sourcils, l'un des tics les plus connus de l'ancien président !

  • Nous employons chaque jour des dizaines de locutions figées ou expressions dites « idiomatiques ». Leur sens nous paraît évident, parce que nous y sommes accoutumés. Mais si l'on prend la peine d'observer ces formules, on en vient vite à s'interroger : pourquoi dit-on dare-dare ? Comment s'explique la syntaxe étrange de Advienne que pourra ? Et d'où vient la formule à vau-l'eau ? Mêlant histoire et linguistique, convoquant les autres langues en regard du français, citant des exemples littéraires, Salah Mejri dévoile les dessous curieux de notre langue dans deux volumes dont l'un concerne les expressions et locutions employées dans des phrases, et l'autre, les proverbes et phrases sentencieuses.

empty