Arts et spectacles

  • Quand visiteurs de musées et oeuvres d'art se font face, il arrive d'étranges coïncidences...
    Coïncidences réunit une sélection de la série People matching artwork du photographe autrichien Stefan Draschen. Sous l'objectif de cet artiste viennois, un visiteur de musée et une oeuvre d'art se confondent, fusionnent visuellement, jusqu'à ne faire plus qu'un.
    Depuis des années, ce jeune photographe passionné d'histoire de l'art arpente les musées, chasse ses proies, muni de son appareil photo. Il attend ce moment furtif mais étonnant de communion entre une peinture, une photographie, une sculpture et celui qui la regarde. Parfois, le motif d'une robe, le détail d'une coiffure ou tout simplement une posture, une attitude raisonne avec l'oeuvre... et la magie opère. Ici, cette femme porte une robe dont l'imprimé se confond avec Les Nymphéas de Monet au Musée de l'Orangerie à Paris, là les cheveux d'une jeune femme se fondent avec le parquet du tableau de Gustave Caillebotte...
    Aussi étonnant que cela puisse paraître, Stefan Draschen n'utilise jamais la mise en scène dans ses photos. Ses clichés ne sont que le résultat d'un hasard, d'une coïncidence... et de beaucoup d'heures passées dans les salles de musées à chasser ses proies. Bien sûr, parfois il imagine la photo avant de la réaliser. Il repère l'individu qui pourrait se fondre avec le tableau, puis attend patiemment qu'il vienne se positionner face à l'oeuvre... et devant son objectif discret.

  • « Rêver le cinéma, demain », Agnès Salson et Mikael Arnal Guidés par une même passion, deux cinéphiles - Agnès Salson, étudiante en exploitation à La Fémis, et Mikael Arnal, réalisateur - se lancent pendant une année dans une aventure inédite : partir à la découverte d'une centaine de salles de cinéma indépendantes en France et rassembler sur une plateforme en ligne les initiatives innovantes qu'ils rencontrent sur la route. Leur objectif ? Exposer la vivacité de ce parc de salles unique au monde et dresser un portrait de l'exploitation cinématographique française à l'ère de la société numérique. De territoire en territoire et au fil des rencontres, une esquisse de la salle de demain prend forme : locale et globale, conviviale et connectée, toujours en réinvention.

    Le livre retrace chaque étape du voyage, les rencontres, les réflexions mais aussi les rêveries de ces deux voyageurs, de la genèse du projet à la fin du grand tour. Forts de cette expérience, ils proposent une boîte à idées thématique : Comment s'approprier les nouvelles technologies pour réinventer l'expérience de la salle ? Quels nouveaux espaces créer au sein d'un cinéma ? Quelle place pour les contenus alternatifs ? Quelles actions concrètes pour impliquer le public adolescent ? De l'organisation de rencontres d'équipes de films via Skype à la vente de tickets solidaires, en passant par la diffusion de séries télévisées en salle ou encore la création d'espaces de jeux pour les enfants et de soirées pop-corn, la salle de cinéma a de beaux jours devant elle.

  • Un chiffre résume la démesure du Off d'Avignon : 1 336. C'est le nombre de spectacles présentés chaque jour, pendant trois semaines, lors de la dernière édition. Cette profusion inouïe tient à la nature même de ce festival né voilà cinquante ans du geste de révolte d'un artiste avignonnais, André Benedetto, qui décida de jouer sa propre création en marge du prestigieux festival de Jean Vilar. Beaucoup l'imitèrent, toujours plus nombreux au fil du temps, dans un esprit d'abord libertaire puis en se pliant progressivement aux lois du marché... Dans le Off d'Avignon, vient qui veut, vient qui peut, car ce sont les artistes qui paient pour jouer. Comme dans un salon professionnel, le public en plus, ils cherchent à séduire les programmateurs venus de la France entière et à assurer la diffusion de leur spectacle, voire leur survie. Une chance pour certains, un miroir aux alouettes pour beaucoup, tant la concurrence entre compagnies est devenue féroce et le business omniprésent... Mais comment réformer un festival anarcho-capitaliste que personne ne dirige et dont personne ne contrôle la croissance débridée ? Comment y mettre en oeuvre des politiques culturelles au service des artistes ? Avant de tracer quelques pistes pour sortir de cette jungle, il fallait d'abord raconter la genèse de ce festival né d'une utopie, décrire ses mutations successives, rencontrer ses acteurs et comprendre les logiques qui s'y affrontent. Et pour la toute première fois, un ouvrage retrace cette histoire et tente de saisir le Off dans toute sa complexité, en le considérant non pas comme un appendice du In mais comme un phénomène unique en France.

  • Réenchanteur de ville, Jean Blaise Jean Blaise a transformé Nantes en galerie d'art à ciel ouvert et en théâtre urbain. Un parcours débuté aux franges de la ville, dans le maquis de friches industrielles, qui s'est déployé progressivement sur l'ensemble l'espace public. Aujourd'hui, si Paris s'inspire de Nantes pour sa Nuit Blanche, si Londres vient observer la façon dont s'articule l'urbanisme et la culture sur les bords de la Loire, si la France offre un dragon nantais à la Chine pour fêter l'anniversaire de ses relations diplomatiques, c'est parce qu'un esprit singulier est né et prospère sur les bords de Loire. Jean Blaise n'est, évidemment, pas le seul artisan ce ré-enchantement, mais il en est l'inventeur discret et l'infatigable chef d'orchestre.

  • Villes et rails ont toujours été étroitement mêlés. L'arrivée du chemin de fer a façonné la ville contemporaine au XIXe siècle et le ferroviaire joue depuis un rôle de premier plan dans l'invention urbaine. Les acteurs du rail possèdent un patrimoine exceptionnel, partout en Europe. Terrains, gares, bâtiments industriels, logements, bureaux sont repensés pour devenir de véritables pôles innovants, au coeur des agglomérations comme en périphérie des grandes villes. Aux manettes : des hommes et des femmes passionnés, qui nous ont ouvert leurs portes.

    Nos portfolios, nouvelles, BD, reportages, illustrations se mêlent dans une invitation au voyage façon kaléidoscope. Au fil des pages, on découvre les trésors des archives ferroviaires, les pépites des plus grands architectes ou les projets les plus en pointe. On perce les secrets d'une résidence hôtelière du rail, on assiste en coulisses à de grands travaux nocturnes. On réfléchit aux moyens de contourner la contrainte, souvent forte dans ces lieux où l'infrastructure dictait sa loi. On imagine la ville de demain : durable, solidaire, belle, drôle, métisse.

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