Suro

  • « On raconte que les mourants revoient dans les derniers instants leur vie entière, en commençant par la fin. C'est ainsi que je vais vous raconter celle de Guillaume Apollinaire, des hasards de la maladie aux hasards de l'origine : une fin, comme un commencement, pris dans le mystère. » Prenant le contrepied des biographies, François Sureau a choisi de remonter le cours de la vie d'Apollinaire, pour mieux s'approcher de ce qui a hanté de manière permanente l'existence de Guillaume : la mort, la vie, la guerre, les femmes, la France, l'étranger. Ce n'est pas tant le destin du poète qui importe à François Sureau, que l'acuité avec laquelle il a perçu le monde dans lequel il vivait et la retranscription unique qu'il en a livré dans son oeuvre. Ma vie avec Apollinaire montre combien elle résonne encore, intacte, un siècle après que la grippe espagnole a emporté l'écrivain.

  • Ce livre est le libre récit d'une vie d'homme d'action. Celle de Patrocle Passavant des Baleines, lieutenant de vaisseau, agent de l'État, aventurier bien vivant, qui, à l'instar de Moravagine ou de Battling, ses prédécesseurs, aurait pu, tout aussi bien, n'être qu'une créature de fiction.
    Mais, l'auteur peut en témoigner, cette vie de héros, Passavant l'a conduite sans faiblir vingt ans durant. Yougoslavie, Cambodge, Djibouti, Afghanistan...
    Comment épouser le mouvement d'une pareille existence, sinon en inventant ce long poème, qui chante un monde où l'action est vraiment la soeur du rêve ?

    Ajouter au panier
    En stock
  • Sans la liberté

    François Sureau

    « Personne d'autre que le citoyen libre n'a qualité pour juger de l'emploi qu'il fait de sa liberté, sauf à voir celle-ci disparaître. Ainsi la loi ne peut-elle permettre à l'État de restreindre abusivement la liberté d'aller et venir, de manifester, de faire connaître une opinion, de s'informer, de penser pour finir. » Lorsque Chateaubriand déclare que « sans la liberté il n'y a rien dans le monde », ce n'est pas seulement un propos de littérateur. Il exprime cette vérité trop souvent oubliée que « sans la liberté », il n'y a pas de société politique, seulement le néant de ces individus isolés auquel l'État, porté à l'autoritarisme et à l'ordre moral, a cessé d'appartenir. Tel est bien le danger de la démocratie moderne que François Sureau s'emploie ici à désigner tant dans nos moeurs sociales que dans notre vie politique et, sans concession, à la lumière de nos responsabilités individuelles et collectives. L'homme est voué à la liberté ; il lui revient continûment, avec « patience et souffle », d'en reformuler le projet politique et de n'y rien céder.

    Ajouter au panier
    En stock
  • « La Seine est le fleuve sur le bord duquel j'aurai passé l'essentiel de ma vie. Je me suis aperçu très tard que cette mince coulée grise et verte formait le centre d'un territoire, réel et imaginaire, dont je n'avais cessé de vouloir déchiffrer le secret. »Comment raconter un fleuve ? Comment dire ses boucles, ses méandres, les villes qui le bordent, les ponts, les ports, les entrepôts ? Comment dire les générations qui l'ont façonné, ont bâti ses rives, ont cultivé ses terres ?Dans L'Or du temps, François Sureau part de la source et descend, chapitre après chapitre, vers l'embouchure. Il s'arrête avec pour seule nécessité le rêve et le souvenir. Ses haltes se transforment ainsi en autant de récits. De la géographie surgit l'Histoire, la grande, mais aussi la plus intime.Vies héroïques, riches heures d'écrivains et de peintres égarés, moments mystiques, secrets conciliabules, digressions impromptues sur le droit, la politique, l'anarchie, la diplomatie. De la source à Troyes de Samois à Évry, Bercy, Paris... François Sureau avance de proche en proche, et forme peu à peu un livre unique, étonnant, libre, où s'entrecroisent tous les grands thèmes qui le fondent.

  • «Je me suis demandé depuis, presque chaque jour, si j'aurais pu rédiger autre chose que ce que j'avais écrit».

    Paris, début des années 1980. Un ancien militant basque refuse de rentrer en Espagne après vingt ans d'exil. Il réclame la protection de la France, car il se dit menacé de mort dans son pays.
    Pour la justice française, l'affaire est délicate. Accéder à cette demande, c'est nier le retour de l'Espagne à la démocratie et à l'État de droit. Refuser serait faire preuve d'aveuglement sur la réalité de ces assassinats visant régulièrement les ex-opposants du franquisme. C'est au narrateur de ce livre, un jeune juriste encore inexpérimenté, qu'il va revenir de trancher.
    De la décision de justice qui sera prise et du drame qui en découlera François Sureau a tiré le plus bref et le plus saisissant de ses textes.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Jeanne réside dans le palais du Tau, qui jouxte la cathédrale de Reims, avec ses enfants. C'est le palais épiscopal, résidence des rois lors du sacre. Elle est reine, enfin ! Elle jouit pleinement de ce moment de grâce en attendant d'assister au sacre du comte de Flandre, Louis de Nevers. Elle n'aura pas le temps de profiter de la cérémonie car de tristes évènements requièrent son « expertise ».

  • Inigo

    François Sureau

    « J'ai longtemps détesté Ignace de Loyola, lui trouvant l'air d'un égaré baigné de larmes, nous appelant sans discrétion aux sacrifices qu'une imagination médiévale lui faisait concevoir.
    Je n'aimais ni sa phrase, ni ses deux étendards, ni son passé de soldat ni son avenir de général du pape, ni son visage au front étroit et fuyant. Son militarisme m'écoeurait, tout comme ses règles et ses disciplines et les mille arguties de sa correspondance. je ne voyais pas comment le même homme qui avait voulu, selon la tradition orientale, devenir "fou pour le Christ", et méprisé, pouvait dans ses lettres peser à ce point le pour et le contre et composer avec les puissants.
    » En un portrait bref et acéré, François Sureau fait céder l'image trop lisse d'un homme auquel les livres pieux sont impuissants à rendre justice.

  • Jeanne de Bourgogne envoie au château d'Hesdin, fief de Mahaut d'Artois, Evrard d'Orléans en ambassadeur, les bras chargés d'un cadeau prestigieux : Les Heures de Notre Dame, un manuscrit dont le frontispice représentera dame Mahaut elle-même. Ce cadeau ravit la maîtresse des lieux, mais la joie est de courte durée et l'ambiance change rapidement à l'arrivée d'un chef de guerre.

  • 1293, dans le château de Montbard. Une noble femme est en train d'accoucher : c'est Agnès de France, fille de Saint Louis. Au grand désarroi de son mari, le duc Robert II, elle donne encore naissance à une fille, la troisième. Dotée d'une jambe plus courte que l'autre, on chuchote déjà que la petite Jeanne porte la marque de l'Enfer et que Dieu est courroucé. Du saint sort le diable...

  • À deux reprises, François Sureau a plaidé devant le Conseil Constitutionnel la non-conformité à notre Constitution de dispositions législatives antiterroristes, en tant qu'avocat représentant la Ligue des droits de l'homme : la première pénalisait la consultation de sites terroristes, la seconde créait un « délit d'entrepriseindividuelle terroriste».
    À deux reprises, il a gagné.
    Ces deux plaidoiries constituent un magistral essai de défense de nos libertés contre la tentation totalitaire d'un État qui, face au péril djihadiste, est tenté d'abandonner ce qui fait l'essence de notre démocratie.
    Convoquant Hugo, Tocqueville, Alain, Blum, Maritain ou Simone Weil, François Sureau nous livre ici un petit précis de pensée politique dans une langue altière et ample qui sembleconcentrerl'âme même de la France.

    Ajouter au panier
    En stock
  • L'infortune

    François Sureau

    Au début du siècle, un petit château dans le Berry.
    Les habitants du pays croient que chaque nouveau propriétaire apporte avec lui une nouvelle guerre. Augustin Pieyre est chirurgien à la Pitié-Salpêtrière. Il aime son métier. Il a pris, croit-il la mesure de sa vie, entre l'hôpital et ses misères, son père, libraire place Saint-sulpice, l'amour qu'il porte à sa ville, et les plaisirs de l'amitié. il lui reste encore à passer de l'autre côté du miroir.
    Augustin Pieyre et le château de Bussy se rencontrent. Commence pour Augustin un parcours initiatique où, sur les traces de ses aînés, il est mis en face de la folie, de l'amour, de la guerre, et de sa propre mort. Le Berry, étangs et forêts, Paris et l'hôpital, la Macédoine et Salonique, l'Egypte et l'Alsace, sont à l'arrière-plan de ce long voyage dicté par le désir de traverser les apparences.

  • Nicolas Herman (1614-1691) est un simple frère carme, simple et modeste, affecté à la cuisine de son couvent. Très jeune cependant il est attiré par la vie de prière, la compagnie de Dieu seul lui suffit et il développe une spiritualité simple, faite de détachement du monde et de satisfaction dans la seule présence divine.
    Son rayonnement est grand aussi bien auprès de ses contemporains qu'à travers les siècles tant sa spiritualité convient à tous les états de vie.

  • Je ne pense plus voyager est une méditation sur la mort de Charles de Foucauld (1858-1916).
    Prenant comme point de départ des éléments nouveaux découverts sur Madani, principal complice des assassins de Foucauld, et sur le capitaine Florimont, qui l'interrogea 30 ans après les faits, François Sureau revient sur le dénuement absolu dans lequel a fini Foucauld au désert et tente de relire son itinéraire à cette lumière.
    Tout entier abandonné à Dieu, n'ayant converti personne, lâché par l'institution religieuse - c'est la radicalité des derniers jours de la vie de Foucauld qui intéresse François Sureau et qu'il souligne dans ce livre. Radicalité de cet homme qui a grandi dans une famille où dépression et folie de ses parents marquèrent profondément son enfance. Radicalité de sa vie de noceur et d'officier, qui s'oppose à l'extrême pauvreté de ses derniers jours. Radicalité de cet homme qui s'intéresse aux tribus d'Afrique du Nord, en recueille les poèmes et la langue, quand les colons ne les considèrent que comme des ennemis. Radicalité encore de Foucauld qui voyagea en Afrique du Nord dans un déguisement de rabbin et fit l'expérience du regard haineux porté sur les juifs à l'époque. Radicalité de sa lecture des évangiles, dont il retient la figure de Jésus parfait anonyme à Nazareth, qui travaille de ses mains et ne prêche pas encore.
    Après Inigo et Le chemin des morts, François Sureau signe un nouveau récit de vie, où échecs, creux, et manques valent plus que hauts faits et triomphes.
    Parution simultanée dans la collection blanche d'un recueil de poésie : Sur les bords de tout.

  • Le soir venu, deux hommes parlent.
    Ils parlent de littérature d'abord, et aussi de politique et de morale. Le premier a connu plusieurs vies : il a été directeur du Figaro, il est journaliste, il est surtout romancier. Il met la littérature au-dessus de tout. Le second croit encore qu'on peut mener de front plusieurs existences, écrire et agir à la fois. Ils se sont rencontrés par hasard. Ils ont trouvé beaucoup de chose à se dire. Interroger Jean d'Ormesson, c'est laisser de côté le succès d'Au plaisir de Dieu, de La gloire de l'Empire et lui demander, sans complaisance, ce qu'il a fait de sa vie.
    Quel profit il a retiré d'être né au centre du monde, d'avoir connu Malraux, Aron, Caillois, Lazareff, Pompidou, Agnelli, bien d'autres encore. Les masques retirés, on découvre ici un homme qui s'accommode simplement des incertitudes terrestres, qui se consacre désormais aux quelques livres qu'il lui reste à écrire.

  • L'aéroport de Cap Juby sur la côte marocaine sert d'escale de ravitaillement des lignes de l'aéropostale. Antoine de Saint Exupéry y est nommé chef d'aérodrome. Il est en autre chargé de la sécurité du site tout comme de l'approvisionnement des machines. Ce qui, entre les raids nomades et les intempéries, n'est pas une mince affaire. Lorsqu'arrive un hydravion en flamme les choses se compliquent.

  • Vauban

    Simon Surreaux

    « Vauban, dont il suffit de prononcer le nom ». Alors qu'ils utilisent plusieurs lignes pour présenter les sept autres grands-croix originels, en mai 1693, du nouvel ordre royal et militaire de Saint-Louis, c'est par ces mots uniques qu'Alexandre Mazas et Théodore Anne présentent Vauban dans leur histoire de cet ordre au milieu du XIXe siècle. Un nom ayant valeur de talisman national, 150 ans, alors, après sa mort. « Vauban » : six lettres débutant par le V, symbole churchillien de la victoire ayant avant tout la forme qu'il donna à sa contre-garde dans son système de fortifications. « Vauban », un nom qui claque comme le fouet d'un cocher sur un attelage soulevant des nuages de poussière sur les routes du royaume, pour joindre une place forte à une autre. « Vauban », un nom aux vertus quasi prophylactiques comme la formule royale thaumaturgique du toucher des écrouelles après le sacre du souverain : « le roi te touche, Dieu te guérisse ! », quand lui, Vauban, semble intouchable tant il est vénéré sur l'autel des héros de la nation et qu'il ne saurait y être sacrifié alors même que tout ce qu'il touche deviendrait inaltérable. « Vauban », deux syllabes dont l'écho résonne et se réplique telle une formule magique tant son titulaire a oeuvré pour la grandeur du pays et la construction, par son « pré carré », du sentiment national. Un nom dont la transmission et la mémoire semblent faire l'unanimité.

  • Comment faire grandir ses enfants dans une vision catholique ? Voici le premier guide qui propose non seulement des éléments d'analyse sur les fondamentaux de l'éducation chrétienne et les étapes de la croissance psychologique et spirituelle, mais aussi des conseils pratiques sur la formation religieuse, la prière en famille et la liturgie de l'Église, ainsi que des questions/réponses complètes sur les sacrements. Agréablement présenté, il est illustré de nombreux encadrés, conseils de lecture, précisions de vocabulaire qui en font un outil accessible à tous.

  • 1751. Sous la coupe du pape Benoît XIV, Abeau et Cylinia mûrissent leur projet : éliminer Weltman... Ce dernier, dissimulé sous le nom de baron d'Holbach, un esprit brillant résolument athée, a réuni sous son toit les plus grands penseurs de Paris pour célébrer son engagement au sein de l'Encyclopédie de d'Alembert. Ce même soir, il se voit dérober un bien très précieux : un éclat de météorite.

  • Franck, journaliste, n'est pas insensible aux charmes de Maréva, océanologue qui étudie le dauphin Jean-Louis en Bretagne. Aussi, lorsque Maréva apprend la disparition de son père adoptif, Richard, Franck accompagne la jeune femme en Polynésie, et ensemble ils vont mener l' enquête. Très vite, il apparait que la disparition de l'avion n'était pas un accident. Un roman d'aventure dépaysant, plein de fraîcheur, une grande et belle évasion ! Un premier roman très réussi ! LCL

  • XIIIe siècle. Les terres de Payen de Roquebrune, convoitées par Adémar de Hauteterre, font l'objet d'une guerre sans relâche. L'épouse du seigneur Payen lui donne un héritier :Abeau. Mais la nuit même de sa naissance, il est arraché à son berceau par d'étranges créatures ailées. Sept ans plus tard, élevé par les fées, Abeau est sur le point d'être sacrifié sur l'autel du Clan des Chimères.

empty