James Kelman

  • Murdo a seize ans, il vient de perdre sa mère, emportée par un cancer, comme sa soeur Eilidh quelques années plus tôt. Son père l'emmène en voyage chez des cousins installés dans le sud des États-Unis. En chemin, Murdo rencontre une famille de musiciens de zydeco dans une petite ville où ils échouent par hasard entre deux bus longue distance ; il se met à jouer avec eux - il est accordéoniste - et ils l'invitent à un grand concert deux semaines plus tard, en Louisiane.

    En attendant, il s'ennuie vaguement, se réfugie dans sa chambre au sous-sol pour échapper à la pitié embarrassée des adultes, découvre les atlas, tente de marcher dans un pays où même les footings se font au centre commercial. Avec son père, qui fuit le chagrin en lisant tout le temps, les relations sont difficiles, marquées par l'incompréhension et la maladresse, malgré leurs efforts et tout l'amour qu'ils se portent.

    Spécialiste des flux de conscience et des âmes d'écorchés, Kelman nous embarque ici dans la tête d'un adolescent banal et génial, anxieux et naïf, avec la juste distance et une incroyable tendresse. On est Murdo, on a honte, on rougit, on tombe amoureux avec lui, on bataille pour devenir adulte, on pense que la musique peut nous sauver, et on a raison. Un immense roman qui remue et fait entrer la lumière.

  • Mo a dit

    James Kelman

    Helen travaille de nuit dans un casino comme croupière, et vit dans un minuscule appartement de la banlieue londonienne, avec sa petite fille de six ans et son compagnon, Mo, anglo-pakistanais, qui trouve qu'elle est tordue. Plus que tordue, dit-elle.

    Les pensées filent en roue libre - racisme ordinaire, sexisme à la petite semaine, résistance au quotidien -, Helen somnole, se souvient, rêve et s'obsède, comme une Molly Bloom de banlieue, en moins frivole. Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, entre la bouilloire qui fuit et le sommeil qui ne vient pas, l'avalanche des problèmes matériels et une vie exiguë qui paraît sans issue.

    Le monologue intérieur d'un personnage à la Ken Loach, dans la langue bouillonnante de James Kelman, toujours au plus près de ce qu'on n'appelle plus la classe ouvrière.

  • SHORTLISTED FOR SALTIRE FICTION BOOK OF THE YEAR, 2017 LONGLISTED FOR THE EDGE HILL PRIZE, 2018 A local tries to sell his sister to a trucker as he passes through town; a couple put their children to bed and hear a loud scratching at the wall; a man looks into a mirror and reflects on becoming more like his father. Sparky, touching and brilliantly daring, these stories uncover human feeling in the ordinary and the everyday, and are a reminder of Kelman's exceptional talent.

  • Un dimanche matin à Glasgow, Sammy, un ancien détenu pour vol à l'étalage, se réveille dans une ruelle, chaussé de souliers qui ne lui appartiennent pas, et tente de se rappeler ses deux dernières journées de beuverie. Sauvagement battu par la police, il se retrouve à nouveau en prison et, petit à petit, se découvre complètement aveugle. Les choses empirent encore : sa petite amie disparaît, la police l'interroge pour un crime mystérieux, il erre dans les rues pluvieuses de Glasgow, en tentant vainement de donner un sens au cauchemar qu'est devenue sa vie. Le médecin qu'il finit par consulter refuse d'admettre qu'il est aveugle et sa tentative d'obtenir des indemnités d'invalidité l'amène à se confronter à la bureaucratie kafkaïenne de l'Etat providence. Le livre est un long flux de conscience où Sammy essaye d'accepter sa cécité, de trouver un secours médical, de comprendre où a disparu sa petite amie et d'échapper à la police qui le croit lié à un type qu'ils soupçonnent de terrorisme politique. Le protagoniste navigue avec un curieux détachement entre ingénuité et acceptation, avec une combinaison de courage et de méfiance qui sonne vrai, de même que certains dialogues entre mettant en scène les diverses autorités, les flics et plus tard son fils adolescent, modèles de rudesse, de tension et d'humour. Ce récit fait d'une prose torrentielle qui ne faiblit jamais, dans le langage non censuré du prolétariat écossais, est une parabole politique subtile et noire sur la lutte et la survie, riche d'ironie et d'humour noir.

  • DIRT ROAD

    James Kelman

    Shortlisted for Saltire Fiction Book of the Year 2016 'A celebration of what it is to be human' Spectator Murdo, a teenager obsessed with music, dreams of a life beyond home. His recently widowed dad, Tom, stumbles towards the future, terrified of losing what remains of his family. Both are in search of something as they set out from rural Scotland on a journey to the American South.

  • Patrick Doyle enseigne dans un collège de Glasgow et se lasse peu à peu de son travail, ses élèves, ses collègues, à l'exception peut-être d'Alison, qu'il tente vaguement de séduire.
    En proie à un mal-être persistant, il a du mal à communiquer avec ses proches, notamment avec son frère Gavin. Même situation de blocage face à ses collègues, au sein de ce microcosme traversé de petites jalousies quotidiennes, de petites ambitions. James Kelman livre, comme en rafales, des morceaux de la vie de son personnage, des mots et des sentiments à l'état brut, dans une langue proche de l'oralité, une écriture de la dislocation.
    Par touches successives, il campe avec vigueur un personnage attachant à force de décalage, avec son univers ordinaire, dans une ambiance à la Ken Loach, traversée par l'humour. Patrick est victime de son non-conformisme et pose la question de l'adéquation de soi avec ses rêves, ceux des autres, sa propre vie.

  • Jeremiah Brown, le narrateur du dernier roman de James Kelman, a décidé de quitter les États-Unis pour rendre visite à sa mère en Écosse. Pendant cette dernière nuit dans son pays d'adoption - qui ne sera sans doute pas sa dernière nuit - Jeremiah échappe à sa sinistre chambre de motel, au fin fond de nulle part, pour aller faire la tournée des quelques bars du coin et réfléchir à sa vie, un peu ratée, d'immigré en Amérique. Une vie faite de petits boulots, de rencontres fortuites avec d'autres immigrés comme lui, mais animée aussi par son refus de l'ordre établi, quel qu'il soit, et son amour pour Jasmin, son ex-amie, chanteuse de jazz et mère de son enfant.
    /> Dans un long monologue intérieur, entrecoupé de menus incidents autour des bières qu'il déguste, Jeremiah tente confusément de comprendre sa rupture avec celle qu'il continue à aimer à sa façon, sans emphase et sans fioritures.
    Comme tant de personnages dans l'univers romanesque de James Kelman, Jeremiah Brown n'est ni héros ni antihéros : c'est un homme ordinaire, abonné aux jeux de hasard, y compris les plus extravagants (les paris sur les accidents d'avions...), athée et rétif à l'autorité dans un pays étrange, souvent peu accueillant pour l'immigré qu'il est, mais qu'il ne se résout pourtant pas à quitter.
    La voix de ce roman, tout comme celle du Poinçonneur Hines ou du Mécontentement, a toujours cette qualité rare, cette énergie puisée dans la vie de tous les jours. Elle tangue entre la violence du refus de Jeremiah d'accepter les contraintes d'une vie de salarié précaire et l'humour anarchique de celui qui n'arrive jamais à se prendre complètement au sérieux. James Kelman est un des grands explorateurs contemporains de l'existence des gens ordinaires.

  • Robert Hines est un jeune employé de bus de Glasgow, il rêve de devenir conducteur mais aux yeux des inspecteurs de la compagnie, il est trop original, il a trop de mal à se plier aux règles, aux horaires.
    Confronté à un quotidien " désastreux et étrangement banal ", il n'y survit que grâce à son amour pour sa femme et son fils et une imagination magnifiquement anarchique. Dans ce roman drôle, intelligent et réellement original, James Kelman met en scène avec une verve et un humour sans complaisance le dur milieu ouvrier de Glasgow : la religion, le foot, l'alcool, les copains, la pesanteur aliénante des réunions enfumées.
    Il décrit une vie de travailleur, sans héroïsme, simplement humaine, en créant un personnage attachant et inoubliable.

  • Anglais If it is your life

    James Kelman

    Giving voice to the dispossessed and crafting stories of lives on the edge, lives almost lost, lives held in the balance, James Kelman writes about the things that touch us all. With honesty, toughness and humour, he confronts the issues of language, class, politics, gender and age - identity in all its forms - with a sympathetic pen and a sharp and observant eye.

    No other British writer today penetrates so deeply into the hearts, minds and desperation of his characters, and this collection is as uncompromising, and as beautiful, as anything he has ever written.

  • Anglais Kieron Smith, boy

    James Kelman

    Rejected by his brother and largely ignored by his parents, Kieron Smith finds comfort - and endless stories - in the home of his much-loved grandparents. But when his family move to a new housing scheme on the outskirts of Glasgow, a world away from the close community of the tenements, Kieron struggles to find a way to adapt to his new life. Kieron Smith, boy is a brilliant evocation of an urban childhood. Capturing the joys, frustrations, injustices, excitements, revels, battles, games, uncertainties, questions, lies, discoveries and sheer of wonder of boyhood, it is a story of one boy and every boy. It is James Kelman at his very best.

  • So when he nips out for a quick drink on the eve of returning to his native Scotland after twelve years in America, anything could happen. Anything at all. Just one quick drink to help him sleep but there's something about this town and this bar that reminds him of his ex.

  • Modern fictionPaperback edition of the much-derided 1994 Booker-winner. >How Late It Was, How Late< tells the story of Sammy, a Glaswegian ex-con who awakens from a two-day drinking binge to find himself in a police cell and stricken blind. Bizarrely, many people thought this to be no excuse for bad language. Even more bizarrely some sections of the book trade seemed determined to sell as few copies of the book as possible. Strange. "As uplifting a novel as >Sunday Telegraph<

  • Anglais Disaffection

    James Kelman

    Modern fiction

  • "A 16 ans, quand j'ai quitté l'école, je ne savais même pas qu'il existait des écrivains écossais vivants. Je croyais qu'ils étaient tous morts [...]. J'ai découvert le contraire avec Alasdair Gray : j'ai eu un vrai choc physique en le voyant un jour dans une galerie d'art, il vendait les gravures qu'il avait faites pour Lanark. J'ai dit à l'ami avec qui j'étais : "Un écrivain ! A Paris, à New York, d'accord, mais en Ecosse !" "Ce souvenir d'Alan Warner (Libération, 30 août 2007) en dit long sur l'importance de l'oeuvre de Gray et du legs littéraire de cette fameuse" école de Glasgow " qui révolutionna le roman britannique. Dès les années 1970, Gray, Leonard, Owens et Kelman vont bousculer les normes linguistiques et redonner la parole, parfois violente, souvent comique, aux "dépossédés ". Plus que cela encore, ce collectif informel d'écrivains et d'artistes anti-Thatcher va réveiller l'imaginaire d'une nation en se jouant des mythes et des genres. Ces Histoires maigres, délestées de tout pathos, de toute convention par souci de justesse - de justice aussi -, sont tout à la fois un résumé esthétique et un manifeste littéraire, pour ne pas dire politique.

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