Table Ronde

  • 2002, le préjudice planétaire des crimes d'identité s'est élevé à 73,8 milliards de dollars.
    En 2004, en France, la fraude documentaire a coûté 1,4 milliard d'euros à la Sécurité sociale... Chaque mois, 30 000 faux permis de conduire sont mis en circulation dans l'Hexagone... A ce jour, on ne sait toujours pas qui étaient 17 des 19 terroristes du 11 Septembre... Tels sont, entre autres, les chiffres cachés de l'explosion, aux quatre coins de la planète et à tous les niveaux de la société, de la criminalité liée à l'identité.
    Car, des Twin Towers aux réseaux d'émigration clandestine, des mafias internationales aux escroqueries ordinaires, ce sont les Etats, les entreprises, les individus que menace la prolifération, opaque et multiforme, des alias. Et c'est cette face noire de la mondialisation dont Christophe Naudin révèle ici la réalité, l'étendue, la gravité. Alternant révélations, statistiques, récits, faits divers, mêlant l'enquête policière, la recherche historique, l'investigation anthropologique, le questionnement philosophique, cet essai passionnant nous met face aux échecs de notre représentation identitaire.
    Et à la nécessité et l'urgence de réagir afin que la sécurité puisse garantir, demain, la première des libertés celle d'être soi.

  • L'avion est entré dans nos vies.
    Le terrorisme aérien aussi. Depuis quarante ans, criminels et terroristes adaptent leurs méthodes et leurs moyens pour tenter de faire pression sur l'histoire ou le destin en détournant, tuant, détruisant des aéronefs. Aujourd'hui, l'avion lui-même s'est transformé en " une bombe " de nouvelle génération projetable sur un objectif prédéfini. Que faire? Potentiellement, tous les objets sont dangereux! La fourchette, la bouteille de vin, les lacets, les piles, les ordinateurs, les coupe-ongles, les lampes-torches.
    En juillet 2006, un complot visant dix avions de ligne reliant l'Europe aux États-Unis le même jour est découvert: des explosifs liquides devaient être utilisés par des kamikazes ayant décidé de sacrifier leurs propres enfants à la cause. Dans la précipitation, les liquides sont désormais interdits à bord des avions de ligne. Les gouvernements poussent au plus loin le principe de précaution qui amène à la déresponsabilisation du citoyen.
    L'inspection se dégrade. Les agents de sûreté sont inadaptés à la tâche ingrate qui leur est confiée. La protection du transport aérien est une grande illusion entretenue par les responsables des aviations civiles. Or, depuis le 11 septembre 2001, le terrorisme aérien se doit d'être spectaculaire. Le pire est à craindre. Cependant, des solutions existent. Selon l'auteur, il faudrait moins se polariser sur les objets et s'intéresser davantage aux passagers...

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