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  • La criminalité identitaire, nouvel Eldorado criminel du XXIe siècle, connaît une croissance fulgurante depuis 2000. En 10 ans, 4 % des Français ont été victimes d'une atteinte à leur identité, soit 213 000 personnes par an. En 2014 ce chiffre pourrait être de 400 000. Les tentatives d'ouverture frauduleuse d'un compte ou d'un crédit sont passées de 3,61 % à 4,08 % de 2010 à 2011. De plus en plus de cartes d'identité, de passeports et de titres de séjour sont aujourd'hui délivrés indûment. Les escroqueries associées à toutes ces fausses identités sont en explosion et concernent principalement les fraudes sociales. Qui s'en émeut ? Personne ou presque, sinon les victimes dont les identités sont usurpées et qui sont injustement mises en cause. Pourtant l'État reconnaît bien 15 000 procédures judiciaires, 3 millions de faux permis de conduire, 80 000 alias à l'identité judiciaire, 17 milliards de fraude fiscale. Que faut-il donc de plus pour déclarer une catastrophe ? La République sociale se tait. Faut-il y voir le silence coupable d'une politique amblyope qui consiste à ne jamais vouloir que les plus défavorisés de nos concitoyens aient des responsabilités dans les abus qui détruisent la confiance entre le citoyen et la nation ? S'opposer, dénoncer, c'est déjà mériter d'être conspué selon une nouvelle forme de sociologie militante. Qui mettra fin à ce scandale en s'attaquant frontalement à la criminalité identitaire dans son ensemble ?

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