Boris Valentin

  • L'histoire des hommes est essentiellement paléolithique : pendant trois millions d'années, les humains se sont passés d'agriculture et d'élevage, la totalité de leurs ressources provenant de la collecte. Ces sociétés préhistoriques n'en ont pas moins suivi des cheminements divers, tandis que les Hommes eux-mêmes connaissaient une évolution anatomique.
    Être paléolithicien, c'est essayer d'appréhender cette lointaine histoire humaine, de penser les origines de l'art, l'émergence du langage ou encore la naissance d'innovations techniques à partir de sources lacunaires et sur des échelles de temps inhabituelles.
    Cet ouvrage nous invite à comprendre comment les chercheurs enquêtent sur ces temps immémoriaux et quelles sont aujourd'hui nos connaissances sur une période d'autant plus captivante qu'elle nous confronte à la fois à l'histoire ancienne de notre propre espèce et à des formes d'humanité très éloignées de la nôtre.

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  • Faire de l'histoire avant l'histoire. Est-ce possible et comment ? Ce livre tente de répondre en prenant l'exemple des sociétés se succédant dans le Bassin parisien à la fin du dernier cycle glaciaire (XIVe-Xe millénaire av. J.-C.) : tour à tour chasseurs des steppes puis des forêts clairsemées ; tailleurs de silex tantôt méticuleux, tantôt expéditifs. C'est l'occasion de dresser la synthèse la plus complète du moment sur les traditions magdalénienne, azilienne et belloisienne en France septentrionale, et bien au-delà. Sur le Mésolithique postglaciaire des mêmes régions (Xe-Vle millénaire av. J.-C.), on dessine plutôt un programme de travail, et l'histoire de l'armement y tient une place essentielle. Un détour par les tout derniers chasseurs-cueilleurs d'Israël, les sédentaires natoufiens, détaille le potentiel scientifique de telles recherches approfondies sur l'équipement de chasse dans ces moments précédant d'assez peu le succès des économies agro-pastorales. Ce faisant, l'ouvrage se revendique d'une démarche paléohistorique étroitement complémentaire de la palethnologie chère à A. Leroi-Gourhan. Cette exigence double impose une façon particulière d'interpréter les faits et, au préalable, de les construire - ici au moyen d'une étude des techniques à visée systémique.

  • Jean-Michel Geneste a été conservateur de la grotte de Lascaux et il a coordonné les recherches dans celle de Chauvet. Il parcourt également le monde - depuis la Dordogne jusqu'à la Colombie-Britannique, en passant par l'Australie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l'Altaï - sur la trace des chasseurs-cueilleurs d'hier ou d'aujourd'hui, de leurs techniques et des arts rupestres dans leur splendeur et leur diversité.
    Il raconte ici ses recherches à Boris Valentin, professeur d'archéologie préhistorique, et tous deux échangent sur leur passion pour l'histoire très ancienne de l'humanité, pour de grands lointains qui leur sont devenus très proches. Une telle familiarité exige de pousser l'étude parfois jusqu'aux limites du perceptible. C'est un des émerveillements que ce livre veut faire partager.

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