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laure teulières
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Greenbacklash : Qui veut la peau de l'écologie ?
Collectif, Steve Hagimont, Laure Teulières, Jean-Michel Hupé
- Seuil
- Écocène
- 10 Octobre 2025
- 9782021591231
En 2015, l’Accord de Paris sur le climat semblait signer une nouvelle ère, celle du consensus international face à la gravité du dérèglement climatique, celle du passage à l’action. Pourtant, on assiste depuis au démantèlement des politiques environnementales. Les programmes politiques et les discours ouvertement anti-écologiques prolifèrent. Malgré le désastre écologique, toute tentative de mise en œuvre d’une transition à la hauteur des enjeux suscite une puissante réaction, un greenbacklash planétaire.
Après Greenwashing, voici un nouveau manuel pour dépolluer le débat public. Scientifiques, activistes et journalistes y proposent une cartographie mondiale du phénomène de backlash anti-environnemental. Qui ? Comment ? Où et depuis quand ? Voilà les questions auxquelles nous devons répondre pour faire face à ces forces multiples qui menacent le vivre-ensemble sur notre planète.
Sous la direction de Laure Teulières, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, université Toulouse Jean Jaurès, Steve Hagimont, maître de conférences en histoire contemporaine, Sciences Po Toulouse, Jean-Michel Hupé, chercheur en écologie politique, CNRS. Avec les contributions de : Geneviève Azam, Christophe Cassou, Eve Darian Smith, Jean-Baptiste Fressoz, Stéphane Foucart, François Jarrige, Valérie Masson-Delmotte, Isabelle Stengers, Marie Toussaint... -
Greenwashing : manuel pour dépolluer le débat public
Collectif, Guillaume Carbou, Aurélien Berlan, Laure Teulières
- Seuil
- Anthropocène
- 25 Mars 2022
- 9782021492903
Saviez-vous que les objectifs de « neutralité carbone » reposent largement sur des technologies qui n’existent pas ? Que la destruction d’une zone naturelle peut être « compensée » par l’investissement dans un produit financier ? Que l’on ne produira jamais assez d’hydrogène « vert » pour remplacer le pétrole ? Alors que l’enjeu écologique est décisif, nous avons un besoin urgent de clarifier les débats sur le sujet. Le greenwashing est ce qui nous en empêche. Évoquant tour à tour un verdissement de façade, la récupération d’un discours environnementaliste vidé de sa substance, la mise en place d’innovations aux effets « écologiques » douteux, il biaise le débat public et empêche des choix démocratiques éclairés.
Fort de ses vingt-quatre entrées : croissance verte, économie circulaire, énergies décarbonées, dématérialisation, politiques publiques, nucléaire, transition, véhicule propre, ville durable… ce manuel d’autodéfense intellectuelle permet d’appréhender le greenwashing dans toute son ampleur. Trente-cinq scientifiques et spécialistes de ces questions révèlent les fausses promesses, les illusions rassurantes et les formes d’enfumage qui nous enferment dans des trajectoires insoutenables. Un outil essentiel pour ouvrir la voie aux bifurcations nécessaires.
Aurélien Berlan est docteur en philosophie, chargé de cours à l’université Toulouse Jean-Jaurès ; Guillaume Carbou est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Bordeaux ; Laure Teulières est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Toulouse Jean-Jaurès. Tous trois sont membres de l’Atécopol, collectif de chercheuses et de chercheurs réfléchissant à la question écologique. -
Immigrés d'Italie et paysans de France, 1920-1944
Laure Teulières
- Presses universitaires du Midi
- 27 Février 2020
- 9782810708512
Durant l'entre-deux-guerres, le Sud-Ouest de la France connaît une vague migratoire d'un nouveau genre. Des familles transalpines viennent du nord de la Péninsule pour s'employer dans l'agriculture de ses campagnes dépeuplées. Près de 80 000 Italiens s'établissent ainsi dans la région où ils deviennent une composante essentielle de la société locale. Originale par son mode d'implantation et ses caractéristiques sociologiques, cette population rencontre un Midi encore très rural, tandis que le contexte politique est marqué par les clivages nés du fascisme et l'aggravation des tensions internationales. Retracer l'histoire de cette immigration, c'est dire aussi la façon dont celle-ci est reçue et perçue, depuis les premières arrivées au début des années vingt jusqu'au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Acceptation et crispations, visions stéréotypées et nouveaux liens de voisinage, sentiment de proximité et perception de l'altérité : autant de figures contrastées au travers desquelles on voit se transformer l'histoire des relations entre ces Français et ces Italiens désormais amenés à vivre ensemble. Évolution complexe, dont le présent ouvrage s'efforce de mettre à jour les mécanismes, tout en offrant, par-delà l'examen d'un cas particulier, un modèle général pour l'étude des vicissitudes de l'opinion publique et de ses représentations croisées face à un phénomène migratoire.
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Migrations, mémoires, musées
Laure Teulieres, Sylvie Toux
- Presses universitaires du Midi
- 1 Septembre 2020
- 9782810710645
Migrations et immigration au musée. Le mouvement est international. Car ce nouveau sujet d'exposition recouvre de nouveaux questionnements autour de l'identité collective des sociétés contemporaines. Aux Etats-Unis, au Canada, en Australie ou en France, comment des institutions spécifiques abordent-elles l'histoire de l'immigration ? Comment la rattachent-elles au fait national ? Quel discours d'inclusion tissent-elles ? Quel imaginaire social les traverse ? Rencontrant les mémoires de migrants, la muséographie devient moyen de reconnaissance, vecteur de visibilité. Musée réceptacle d'une communauté ethnique. Musée virtuel documentant en ligne le passé d'une ville d'immigrants. Politique d'exposition sur la diversité des mémoires à l'échelle d'un espace régional... Autant d'expériences mises ici en perspective par des universitaires et des conservateurs français et étrangers. Mais ces thèmes n'émergent pas sans débat ni dissensus. Et ce qui se joue à cette occasion gagne à être évoqué au regard d'autres héritages conflictuels. D'où les analyses sur les limites de la prise en charge patrimoniale de l'esclavage aux Antilles, le point de vue indigène dans les « sociétés de colons », ou les affrontements mémoriels à propos du passé colonial français. Enfin, c'est hors des murs du musée qu'il faut regarder. Car c'est aussi par l'action culturelle au sens large que passent de tels enjeux. Du travail d'associations de terrain pour promouvoir les mémoires de « l'autre » ou des « Suds » auprès du grand public, jusqu'aux projets en gestation à l'échelle européenne autour du patrimoine des migrations.