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Ker Editions
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Un regard décalé qui pousse à réflexion sur notre société.
Tous les jours, nous semons des détails de notre vie aux vents d'Internet. Une photo par-ci, une géolocalisation par-là.
Sous une apparence anodine, cette ombre digitale qui nous connaît mieux que nous-mêmes recèle des menaces profondes pour notre modèle de société. Pour notre mode de vie.
Jusqu'où tout cela pourrait-il aller?? C'est la question qui a été posée à treize écrivains. Chacun, à sa manière, nous pousse à réfléchir au monde que nous construisons, clic après clic, et à celui qu'en miroir, nous souhaiterions voir émerger.
Seule la première nouvelle de ce recueil n'est pas fictive?: Birgitta Jónsdóttir y raconte notamment comment elle a participé à la création de Wikileaks et comment elle s'est liée d'amitié avec Edward Snowden...
13 auteurs se réunissent pour composer ce recueil de nouvelles qui nous poussent à réfléchir sur notre société digitale construite sur Internet et les réseaux sociaux.
EXTRAIT DE Système Ledur
L'histoire des caméras de surveillance braqua un peu les projecteurs sur lui.
Son père lui avait acheté, puisqu'il était en maths fortes, une calculatrice Texas à 180 balles. Ce n'était pas obligatoire, mais le prof avait dit qu'en effet, c'était une bonne, et la meilleure du marché. En moins d'une semaine, il se l'était fait faucher. Impossible de dire où ni comment. Soit dans le cartable, soit dans le casier. Ce n'était pas compliqué de se faire un passe-partout et il y en avait qui circulaient, disait-on, et qui ouvraient tous les casiers.
Le père racheta une nouvelle machine sans sourciller. Qui disparut non moins vite. Les copains de Pascal expliquaient que certainement, quelqu'un les lui fauchait et les revendait sur «leboncoin.com » ou un site du genre. Pascal répercuta l'information à son père, qui trouva sur ce site et sur d'autres des dizaines de calculatrices identiques à vendre de seconde main. Il s'était écrié :
- C'est le marché du vol et de la revente, c'est incroyable ! Si je t'en rachète une demain, on te la fauche et après-demain, elle est de nouveau en vente sur le site et je pourrai la racheter ! On n'en finit plus ! On se fout de la gueule du monde ! Mais c'est quoi, cette école qui ne sait pas surveiller un minimum ses élèves délinquants et protéger les élèves corrects ! Je vais téléphoner à la directrice, ça ne va pas tarder !
Pascal, eu égard à sa discrétion, aurait préféré que son père n'appelât pas la directrice. Mais en même temps, il fallait admettre que ce n'était pas lui, Pascal, qui payait les calculatrices.
LES AUTEURS
Nicolas Ancion, Franck Andriat, Jean-Claude Bologne, Geneviève Damas, Vincent Engel, Pascale Fonteneau, Armel Job, Birgitta Jónsdótti, Fanny Lalande, Malika Madi, Colette Nys-Mazure, Grégoire Polet, Marianne Rubinstein -
Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales
Géniaux, mais avec de trop courtes jambes ! C'est ainsi que Louis-Paul Boon interpellait ses compatriotes flamands, dans les années cinquante. Que voulait-il dire exactement ? Boon est un écrivain de première grandeur, qui se fit plus souvent qu'à son tour l'imprécateur de sa communauté. Nous le connaissons surtout par le livre "Daens", qui inspira le film que l'on sait. Boon n'était pas croyant, mais il admirait ce prêtre ouvrier avant la lettre, qui avait oeuvré à Alost, la ville proche de son village d'Erembodegem. L'engagement du père Daens le touchait profondément, parce qu'il était profondément engagé lui-même.
Après avoir été rédacteur au "Rode Vaan", le quotidien communiste flamand, il collabora durant des décennies au journal socialiste "Vooruit", où il signait de petits éditos poético-sarcastiques, virulents et tendres, d'un pseudonyme qui lui ressemblait, Boontje, ce qui veut dire petit haricot, mais renvoie aussi à l'adorable expression "een boontje hebben voor iemand", qui veut dire qu'on est amoureux de quelqu'un. Boon avait sûrement un petit haricot pour la Flande, mais ça ne l'empêchait pas de lui dire plus souvent qu'à son tour sa façon de penser. Et une des manières qu'il avait de secouer les Flamands, était d'admettre qu'ils étaient géniaux, sûrement, mais qu'ils avaient de trop courtes jambes... Il ne s'excluait d'ailleurs pas du nombre, bien entendu.
Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la Flandre et des Flamands avec des écrivains comme Huguette de Broqueville, Georges-Henri Dumont ou encore Patrick Roegiers.
À PROPOS DE LA REVUE
Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait.
Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an.
LES AUTEURS
Jacques De Decker, Marianne Hendrickx, Caroline Lamarche, Georges-Henri Dumont, Françoise Lalande, Patrick Roegiers, Jean Claude Bologne, André Delcourt, Huguette de Broqueville, Laurent Demoulin, Anne-Marie La Fère, Adolphe Nysenholc, Corinne Hoex, Daniel Soil, Liliane Schraûwen, Guy Vaes, René Hénoumont, Yves Wellens, Roger Foulon, Jean-Pierre Dopagne, Anne-Michèle Hamesse, Patrick Virelles, Françoise Nice, Michel Torrekens, Daniel Simon et Philippe Jones. -
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Il est des moments où l'histoire fait le dos rond. Tout va si mal, les enjeux sont si opaques, les perspectives semblent sans issue. Un sentiment diffus nous envahit peu à peu, une nostalgie si prégnante que l'on aimerait autant que le temps s'arrête, et même qu'il reparte en arrière. Une nostalgie s'impose, dispose comme d'un pouvoir aimanté, nous attire vers le passé, parce que vu dans le rétroviseur, il semble comblé de tous les dons. Étrange sensation, à rebours des règles même du devenir, qui suppose qu'on s'y abandonne, puisqu'il n'est pas de marche arrière possible.
Ce sentiment, on peut gager qu'il est vieux comme le monde. Dans la conscience que toute existence a son terme, que le vecteur ne peut nous entraîner que vers un point ultime dont aucun voyageur ne revient, comme dit Hamlet, le désir s'accroît que cette loi puisse être vaincue, qu'il y ait une issue qui épargne de l'irrémédiable fin. Le comble du désir serait alors de remettre ses pas dans ceux déjà franchis, et même d'aller plus loin, en deçà du vécu, avant même le prélude, peut-être, tant qu'à faire, vers le vide initial...
Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la nostalgie avec des écrivains comme Chantal Boedts, Marc Lobet ou encore Yves Wellens.
À PROPOS DE LA REVUE
Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait.
Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an.
LES AUTEURS
Jacques De Decker, Alan Ward, Gérard Adam, Jean-Baptiste Baronian, Isabelle Bary, Jean-Pierre Berckmans, Chantal Boedts, Bernard Dan, Alain Dartevelle, Christo Datso, Alain De Kuyssche, Pascale de Trazegnies, Luc Dellisse, Catherine Deschepper, Rose-Marie François, Laurent Grison, Marc Guiot, François Harray, Corinne Hoex, Françoise Houdart, Jean Jauniaux, Jack Keguenne, Jean-Louis Lippert, Marc Lobet, Marc Meganck, Françoise Pirart, Jean-Marc Rigaux, Liliane Schraûwen, Daniel Simon, Jehanne Sosson, Monique Thomassettie, Jean-Chrysostome Tshibanda, Yves Wellens, Philippe Remy-Wilkin, Étienne Verhasselt et Jean-Pol Baras. -
Marginales 232 semira, monica, femmes de l'annee?
Collectif
- Ker Editions
- 5 Février 2018
- 9770025293800
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Que retiendra l'Histoire de cette pénultième année du siècle - et du millénaire - qui s'achève ? On ne le sait, d'autant que rien ne nous assure que l'on écrira encore notre histoire, que des chroniqueurs auront le courage de se pencher sur l'inflation d'informations qui nous caractérise, et qu'ils parviendront à y faire le tri. En ce sens, on pourrait dire que nous vivons la post-histoire de l'humanité, celle où le débordement de textes engendre un tel engorgement que plus personne n'y voit goutte...
Et pourtant, on ne peut pas dire que les papiers n'importent pas de nos jours ! Il suffit de voir quel sort est réservé à ceux qui en sont dépourvus, ou les forêts entières qui n'ont été abattues que pour consigner les ébats de l'homme le plus puissant de la planète avec une jeune stagiaire dans la pièce attenante à son bureau, qui doit son nom à sa forme ovale. D'un côté le manque, de l'autre l'excès. Aurait-elle disposé du document providentiel, la jeune Sémira n'aurait pas fini, étouffée, la tête dans le giron d'un gendarme. Ne serions-nous pas engagés dans une folie immature de ressassement des mêmes faits divers inlassablement martelés, les imprimantes d'ordinateurs n'auraient pas rendu superflue l'édition en bonne et due forme du rapport Starr. Voilà le premier livre parfaitement virtuel : pourquoi le confectionner encore, puisque les journaux l'ont anticipé et que chacun, pourvu de l'installation requise, a pu le glaner sur la toile et se bricoler une brochure personnalisée, ce qui est bien le moins en ce qui concerne des comportements aussi intimes ?
Des écrivains comme Didier Van Cauwelaert ou Caroline Lamarche revisitent à leur manière les sujets brûlants qui ont marqué l'actualité du siècle dernier.
À PROPOS DE LA REVUE
Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait.
Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an.
LES AUTEURS
Jacques De Decker, Didier Van Cauwelaert, Pierre Maury, Anne-Marie La Fère, Daniel Simon, Caroline Lamarche, Éric Brogniet, Werner Lambersy , Adolphe Nysenholc, Nadine Monfils, Pascal Vrebos, Carl Norac, Patrick Roegiers, William Cliff, Anne Richter, Serge Meurant, Daniel SoilHenri Ronse, Viatcheslav Glebovitch Kouprianov et Jos De Wit. -
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Un franc est un franc, une lire est une lire, un florin est un florin, une pesète est une pesète, disait l'adage. Cette tautologie chargeait les désignations des monnaies de bien davantage que de leur signification financière. Autour de ces mots fétiches, que de désirs, de regrets, de fantasmes ont couru et courront encore ! Imagine-t-on que, demain, dans la littérature, on entreprenne de pratiquer toutes les conversions ? Et pourra-t-on s'attendre à ce que les écrivains, du jour au lendemain, se mettent à compter en devises nouvelles ? Combien valent, en euros, les sacs et les briques de la conversation courante ? Ils datent d'avant le nouveau franc, c'est tout dire sur la résistance du langage quotidien, et de sa créativité cependant notoire, aux mesures monétaristes...
L'Euro, dira-t-on, c'est encore autre chose. Un symbole, le signe que le grand chantier européen s'est traduit en un emblème concret, sonnant et trébuchant, pas seulement un étendard claquant au vent, et qui nous fait voir des étoiles, nous grisant de sa cosmologie euphorisante. Tout autre chose que les réglementations opaques qui peuvent déclencher, comme en ce lundi de février bruxellois où l'orage n'est pas que dans les nuées, la rage des agriculteurs face au pouvoir sans visage. L'Europe, à travers sa monnaie, se décline déjà dans les tarifs, et y a-t-il, de nos jours, des énumérations plus familières ?
Des poèmes et nouvelles inspirés par la nouvelle monnaie européenne avec des écrivains comme Jean-Claude Bologne, Patrick Roegiers ou encore Francis Dannemark.
À PROPOS DE LA REVUE
Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait.
Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an.
LES AUTEURS
Jacques De Decker, Claude Javeau, Luc Dellisse, Éric Brogniet, Anne-Marie La Fère, Yves Wellens, Liliane Schraûwen, Jean-Baptiste Baronian, Emmanuèle Sandron, Véronique Bergen, Jacques Cels, Michel Torrekens, Daniel Simon, Jean-Claude Bologne, Patrick Roegiers, Francis Dannemark, Guy Vaes, Jean-Baptiste Lison, Christophe-Géraldine Métral, Juan Carlos Botero et Joris Iven. -
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Par les temps bouleversés que nous vivons, où la folie des hommes semble faire fi de toute prudence et nous conduit d'un jour à l'autre au bord du pire, il pourrait paraître inconvenant de se pencher sur le sort d'un petit pays prospère, situé au coeur de l'ensemble multinational le plus riche du monde. Pourquoi faire cas de querelles qui, en regard de ce qui se passe à deux heures de vol de Bruxelles, paraissent dérisoires ? Certes, nous sommes, au moment où nous mettons sous presse, à la veille d'une consultation importante, puisqu'en Belgique, le vote européen coïncide avec des scrutins à l'échelle du pays et de ses composantes. Le fait que ces élections soient les dernières du siècle ne suffit cependant pas à les rendre exceptionnelles. Et, face à la guerre qui broie des vies par centaines de milliers, on objectera qu'il y a là, de notre part, un singulier égocentrisme, cette indifférence des nantis que ne préoccupe que la pérennité de leur confort et de leur tranquillité.
Ce n'est pas faute d'avoir hésité que nous avons, malgré la guerre en ex-Yougoslavie, maintenu le thème prévu et, avouons-le, ourdi de longue date. Nous nous sommes même reproché de ne pas avoir laissé faire les événements, comme pour les centres d'intérêt précédents. Ici, pour une fois, nous avons pris en compte assez tôt un événement au demeurant connu depuis belle lurette. Et nous nous sommes demandé si l'Histoire ne nous donnait pas une leçon, en nous rappelant que l'on n'est jamais à l'abri d'une catastrophe, que la démence autodestructrice est une composante foncière de l'homme, et qu'une fois celle-ci déchaînée, on ne voit plus comment la contenir...
Des poèmes et nouvelles inspirés par la situation politique belge avec des écrivains comme Emmanuèle Sandron, Leo Gillessen ou encore Françoise Houdart.
À PROPOS DE LA REVUE
Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait.
Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an.
LES AUTEURS
Jacques De Decker, Gérard Adam, Véronique Bergen, Éric Brogniet, Jean-Pierre Dopagne, Claude Javeau, Jozef Deleu, Luc Dellisse, Frans Denissen, Alain Berenboom, Eddy Van Vliet, Jean-Louis Lippert, Emmanuèle Sandron, Leo Gillessen, Françoise Houdart, Daniel Simon, Monique Thomassettie, Jean-Baptiste Baronian, Jacques Sojcher, Michel Torrekens, Yves Wellens, Émile Clemens, Claire Lejeune et Adolphe Nysenholc. -
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Toute honte bue, Marginales aura donc sacrifié au Mondial. Et pourquoi la honte ? Parce qu'il est de bon ton, dans les milieux intellectuels, de mépriser le foot. Ce n'est qu'une idée reçue, que quelques grandes consciences de ce siècle, de Montherlant à Camus et de Handke à Montalbán, suffiraient à contester. Ils ont écrit sur le football, l'ont d'ailleurs aussi pratiqué, et s'ils le châtient quelquefois, c'est parce qu'ils l'aiment et détestent le voir dénaturer.
Reconnaissons que le dernier Mondial du siècle est parvenu à passionner les plus irréductibles. Parce qu'il se déroulait en France, sans doute, cette France qui reste un grand dispensateur en valeur ajoutée, et qu'il a suivi un scénario qui, au surplus, a mené cette même France à la victoire. Les semaines de son déroulement ont été vécues avec une tension sans cesse croissante, jusqu'à se terminer sur ce prodigieux but marqué en 92e minute, d'autant plus beau qu'il était inutile, comme l'extraordinaire couronnement d'une vaste entreprise d'exaltation du réel, d'une gigantesque occultation du pire au profit de l'épopée programmée, diffusée comme aucun événement de l'histoire humaine ne l'avait été jusque-là...
Des poèmes et nouvelles inspirés par la Coupe du monde de football 1998 avec des écrivains comme Thilde Barboni, Jacques Cels ou encore Luc Dellisse.
À PROPOS DE LA REVUE
Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait.
Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an.
LES AUTEURS
Thilde Barboni, Jacques Cels, Luc Dellisse, Françoise Houdart, Claude Javeau, Laurence Jyl, Françoise Lalande, Yves Laplace, Claire Lejeune, Jean-Louis Lippert, Franoise Lison-Leroy, Patrick Roegiers, Liliane Schraûwen, Daniel Simon, Monique Thomassetie, Michel Torrekens, Yves Wellens et Liliane Wouters.