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Candide & Cyrano
-
Les liaisons dangereuses
Pierre Choderlos de Laclos
- Candide & Cyrano
- Candide & Cyrano
- 1 Janvier 2012
- 9782806231789
Une édition de référence des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
« J'espère qu'on me comptera pour quelque chose l'aventure de la petite Volanges, dont vous paraissez faire si peu de cas : comme si ce n'était rien, que d'enlever, en une soirée, une jeune fille à son Amant aimé, d'en user ensuite tant qu'on le veut et absolument comme de son bien, et sans plus d'embarras ; d'en obtenir ce qu'on n'ose pas même exiger de toutes les filles dont c'est le métier ; et cela, sans la déranger en rien de son tendre amour... En sorte qu'après ma fantaisie passée, je la remettrai entre les bras de son Amant, pour ainsi dire, sans qu'elle se soit aperçue de rien. » (Extrait de la lettre 115.) -
Une édition de référence d'Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur de Maurice Leblanc, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
« Arsène Lupin parmi nous ! l'insaisissable cambrioleur dont on racontait les prouesses dans tous les journaux depuis des mois ! l'énigmatique personnage avec qui le vieux Ganimard, notre meilleur policier, avait engagé ce duel à mort dont les péripéties se déroulaient de façon si pittoresque ! Arsène Lupin, le fantaisiste gentleman qui n'opère que dans les châteaux et les salons, et qui, une nuit, où il avait pénétré chez le baron Schormann, en était parti les mains vides et avait laissé sa carte, ornée de cette formule : « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, reviendra quand les meubles seront authentiques. » Arsène Lupin, l'homme aux mille déguisements : tour à tour chauffeur, ténor, bookmaker, fils de famille, adolescent, vieillard, commis-voyageur marseillais, médecin russe, torero espagnol ! » (Extrait du chapitre 1) -
Une édition de référence de Jane Eyre de Charlotte Brontë, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
« Injustice ! injustice ! » criait ma raison excitée par le douloureux aiguillon d'une énergie précoce, mais passagère. Ce qu'il y avait en moi de résolution, exalté par tout ce qui se passait, me faisait rêver aux plus étranges moyens pour échapper à une aussi insupportable oppression ; je songeais à fuir, par exemple, ou, si je ne pouvais m'échapper, à refuser toute espèce d'aliments et à me laisser mourir de faim.
Quel abattement dans mon âme pendant cette terrible après-midi, quel désordre dans mon esprit, quelle exaltation dans mon coeur, quelle obscurité, quelle ignorance dans cette lutte mentale ! Je ne pouvais répondre à cette incessante question de mon être intérieur : Pourquoi étais-je destinée à souffrir ainsi ? Maintenant, après bien des années écoulées, toutes ces raisons m'apparaissent clairement.
(Extrait du Chapitre 1, Tome I) -
Une édition de référence d'Hamlet de William Shakespeare, traduit par François-Victor Hugo, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
« Hamlet. Être, ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ? Mourir... dormir, rien de plus... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du coeur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ? » (Extrait de l'acte III, scène 1.) -
Une édition de référence du Cid de Corneille, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
« DON DIÈGUE
Porte, porte plus haut le fruit de ta victoire :
Je t'ai donné la vie, et tu me rends ma gloire ;
Et d'autant que l'honneur m'est plus cher que le jour,
D'autant plus maintenant je te dois de retour.
Mais d'un coeur magnanime éloigne ces faiblesses ;
Nous n'avons qu'un honneur, il est tant de maîtresses !
L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir.
DON RODRIGUE
Ah ! que me dites-vous ?
DON DIÈGUE
Ce que tu dois savoir. »
(Extrait de l'acte III, scène 6) -
Une édition de référence du Malade Imaginaire de Molière, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
« Argan. Mais toujours faut-il demeurer d'accord que, sur cette matière, les médecins en savent plus que les autres.
Béralde. Ils savent, mon frère, ce que je vous ai dit, qui ne guérit pas de grand'chose : et toute l'excellence de leur art consiste en un pompeux galimatias, en un spécieux babil, qui vous donne des mots pour des raisons, et des promesses pour des effets.
Argan. [...] Mais, enfin, venons au fait. Que faire donc quand on est malade ?
Béralde. Rien, mon frère.
Argan. Rien ?
Béralde. Rien. Il ne faut que demeurer en repos. La nature, d'elle-même, quand nous la laissons faire, se tire doucement du désordre où elle est tombée. C'est notre inquiétude, c'est notre impatience qui gâte tout ; et presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies. » (Extrait de l'Acte III, scène 3)