Seichô Matsumoto

  • Tokyo, fin des années 50. Via un entremetteur, Teiko épouse Kenichi Uehara, séduisant mais taciturne employé d'une agence de publicité tokyoïte. Lors d'un déplacement à Kanazawa avant sa mutation dans la capitale, Kenichi disparaît. Partie sur ses traces, Teiko découvre tout d'abord que son mari a été policier avant de rencontrer l'épouse d'un riche industriel qui semble avoir un lien avec les Japonaises se prostituant jadis pour l'occupant américain. Venu la soutenir, le frère de Kenichi est empoisonné dans son hôtel par une inconnue. Teiko pressent un lien entre cette mort et la disparition de son mari. Pour découvrir la vérité, elle devra remonter jusqu'au « point zéro », cet instant de la vie de Kenichi qui a scellé son destin.

  • Un double suicide d'amoureux et une sordide affaire de corruption.
    Un meurtrier très méticuleux et une enquête bien embrouillée qui pourrait ressembler à première vue à une visite touristique dans tout le japon. dans les bars de tokyo, l'inspecteur mihara découvre des pots-de-vin et la vérité au fond d'un verre. dans les trains, de kamakura à hokkaido, il a de curieux pressentiments devant un paysage de chiffres et apprend aussi la poésie japonaise dans un annuaire des chemins de fer.
    Tokyo express est un des plus célèbres polars japonais contemporains. c'est ce livre qui consacrera en effet matsumoto comme le meilleur écrivain de romans policiers du japon. vendu à plusieurs millions d'exemplaires, il obtint un succès légendaire et sa réédition faisait de lui un des plus grands best sellers de l'après-guerre.

  • Tsuneo Asai est en mission à Kôbe pour le compte du ministère de l'Agriculture lorsqu'il reçoit un coup de téléphone : son épouse est morte quelques heures plus tôt. Elle a succombé à une crise cardiaque tandis qu'elle se trouvait dans un magasin. Sous le choc, il décide de rentrer à Tôkyô par le premier train. Eiko avait le coeur fragile, il le savait, et la nouvelle de son décès ne l'a surpris qu'à demi. Les circonstances de sa mort, en revanche, ne laissent pas de l'étonner. Comment cette épouse docile, au caractère réservé, avec laquelle il menait une vie calme et sobre, qui ne s'absentait de la maison que deux ou trois après-midi par semaine pour aller à ses réunions de haïku, a-t-elle pu mourir dans une curieuse petite boutique de cosmétiques, dans un quartier où elle n'aurait jamais dû mettre les pieds ?
    Quelques jours plus tard, il décide d'aller s'excuser auprès de la commerçante de la gêne occasionnée. Il découvre alors, non loin de là, la villa Tachibana, une maison de rendez-vous. Son trouble grandit. Peu à peu, d'infimes détails, de curieux haïkus publiés à la mémoire de son épouse dans la revue de son cercle littéraire, les confidences du personnel des "villas" sur les couples illégitimes qui les fréquentent, le convainquent que sa femme menait une double vie.
    Dans ce roman écrit au début des années 1970, Seichô Matsumoto traque de l'intérieur un fonctionnaire appliqué brusquement débordé par un événement inattendu. Ce faisant, il nous donne à voir une société japonaise profondément ambivalente, à la fois pétrie de conventions et complice de ceux qui les ignorent.

  • La voix

    Seichô Matsumoto

    Crimes parfaits, petits meurtres sans importance dans le japon de tous les jours : faits divers nourris de petits malheurs quotidiens, de jalousies mesquines ou de peurs imaginaires qui finissent par devenir réalité.
    Employés ordinaires, fonctionnaires veules, maîtres chanteurs, amoureux déçus ou représentants de commerce sont les héros banals - victimes ou criminels de ces récits. matsumoto nous entraîne méticuleusement dans le sillage de ces assassins de tous les jours de la société japonaise, dans des trains, dans les rues de tokyo ou de petites villes de province traditionnelles. après tokyo express et le vase de sable, un choix des meilleurs récits policiers du " simenon japonais ".

  • Ces enquêtes où le lecteur est, dès le départ, mis au courant de l'identité du criminel, sont la forme classique du roman policier traditionnel chinois. Matsumoto en inscrivant ses histoires dans la société japonaise contemporaine marque le début de la critique sociale dans le nouveau polar japonais.
    La Voix : Dans ce recueil de nouvelles, seule La Voix est une enquête policière classique. Dans les autres nouvelles, de simples citoyens voient leur curiosité exacerbée par le minuscule détail qui cloche. Dans Tokyo Express, une affaire simple et ordinaire change soudainement de nature parce qu'un détail heurte la sensibilité, le sens de l'harmonie d'un vieil inspecteur. Dans Le Vase de sable, c'est le portrait du Japon au seuil de la modernité qui retient l'attention.

  • In the wee hours of a 1960s Tokyo morning, a dead body is found under the rails of a train, and the victim's face is so badly damaged that police have a hard time figuring out the victim’s identity. Only two clues surface: an old man, overheard talking in a distinctive accent to a young man, and the word “kameda.” Inspector Imanishi leaves his beloved bonsai and his haiku and goes off to investigate--and runs up against a blank wall. Months pass in fruitless questioning, in following up leads, until the case is closed, unsolved.
    But Imanishi is dissatisfied, and a series of coincidences lead him back to the case. Why did a young woman scatter pieces of white paper out of the window of a train? Why did a bar girl leave for home right after Imanishi spoke to her? Why did an actor, on the verge of telling Imanishi something important, drop dead of a heart attack? What can a group of nouveau young artists possibly have to do with the murder of a quiet and “saintly” provincial old ex-policemen? Inspector Imanishi investigates.

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