Romain Rolland

  • "Au-dessus de la mêlée" est le plus célèbre manifeste pacifiste de la Grande Guerre. Comparable au "J'accuse" de Zola, il fut publié par Romain Rolland le 24 septembre 1914 dans le «Journal de Genève». Ce texte exceptionnel, qui exhorte les belligérants à prendre de la hauteur pour saisir l'ampleur du désastre, provoqua aussitôt de nombreuses réactions violentes et haineuses envers son auteur, dont la lucidité, l'idéal de non-violence et de communion entre les peuples furent néanmoins récompensés, dès l'année suivante, par le prix Nobel de littérature.

  • Vie de Beethoven

    Romain Rolland

    • Omnia
    • 13 Juin 2019

    L'intention de Romain Rolland dans cette biographie de Ludwig van Beethoven, parue pour la première en 1903 aux Cahiers de la Quinzaine de Charles Péguy, est de faire respirer aux hommes « le souffle des héros ». Du compositeur il dresse un portrait élevé : « J'appelle héros seuls ceux qui furent grands par le coeur. » C'est grâce à l'héroïsme que Beethoven fut plus fort que son propre destin. Ce sujet ne quittera d'ailleurs jamais l'esprit de Rolland.
    Voici, racontée depuis son enfance triste et misérable jusqu'à la maladie qui le conduisit à la mort, la vie d'un homme qui a beaucoup souffert et qui pourtant a fait de la Joie un thème central de son oeuvre. Comme le souligne Jean Lacoste dans sa longue présentation, il ne s'agit pas ici d'une oeuvre de musicologie : « La vie de Beethoven ne relève pas seulement de l'histoire de la musique ; elle doit apporter par son exemple un soutien et un réconfort, la présence d'un ami, d'un confident. C'est probablement cette dimension humaine, cette leçon de «résilience» - pour employer un terme récent - que Rolland retrouve dans la figure fraternelle de Beethoven. » Au moment où l'oeuvre de Romain Rolland connaît un second souffle, cette Vie de Beethoven apporte un éclairage décisif à la connaissance de cette pensée inspirée et généreuse.

    Jean Lacoste est philosophe et germaniste. Auteur de plusieurs ouvrages sur Goethe, il a également traduit Nietzsche et Walter Benjamin. Depuis de nombreuses années, il s'intéresse à l'oeuvre de Romain Rolland, dont il a établi l'édition du Journal de Vézelay 1938-1944 (Bartillat, 2012).

  • Jean-Christophe

    Romain Rolland

    Passionné de musique, Romain Rolland retrace le destin et la formation d'un compositeur de génie, héros romantique et « âme libre » à l'image du Werther de Goethe.
    De l'enfance à la maturité, Jean-Christophe Krafft découvre la douleur, l'injustice, affronte les épreuves de la vie pour enfin s'accomplir, trouver l'équilibre et la paix.
    Roman d'apprentissage, tableau du monde intellectuel européen de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, cette vaste fresque qui mêle pensée et poésie, réalisme et symbolisme, est autant une réflexion sur la création artistique que l'exploration sensible et profonde de l'âme humaine. Un chef-d'oeuvre et un classique.

    « Avant Jules Romains, Martin du Gard, Hermann Hesse et bien d'autres, Jean-Christophe fixa un genre qui s'imposa dans la littérature européenne des années 1930 et dont certains "grands romans" anglo-saxons sont encore tributaires ».
    Jean-Maurice de Montrému, Livres Hebdo.

  • Voyage en Espagne

    Romain Rolland

    • Casimiro
    • 21 Février 2020

    «Madrid est vraiment une très belle ville, à la fois très brillante et très populaire. La Puerta del Sol et les rues qui en rayonnent sont d'une animation extraordinaire. La calle de Alcala, le soir, a plus grand air que nos boulevards parisiens. Elle est d'une largeur de chaussée et de trottoirs que n'a, je crois, aucune de nos rues, et que remplit un flot de foule élégante, ou loqueteuse, mais qui semble toute également joveuse. Elle s'éléve par une pente assez monumentale du Prado a la Puerta del Sol qui est le centre de la vie.»

  • Farces allégoriques que les instances de propagande militariste se garderont bien d'offrir pour les étrennes des rescapés de la Grande Guerre, Liluli (« théâtre d'ombres » paru en 1919) et La Révolte des Machines (« cinéma de papier » publié en 1921) célèbrent à leur manière les noces d'un écrivain engagé et d'un graveur enragé, unis contre toutes ces « bonnes raisons » qui envoient de tous temps les hommes au casse-pipe.

  • Vie de Michel-Ange

    Romain Rolland

    Cette Vie de Michel-Ange parue en 1906 occupe une place éminente dans la série des biographies de Romain Rolland (ses « Vies des hommes illustres »), dans laquelle figurent notamment Beethoven et Tolstoï. Romain Rolland y déploie avec son art habituel une analyse subtile du caractère héroïque de Michel-Ange (1475-1564), un des créateurs les plus puissants du XVIe siècle. Rolland met en exergue les contradictions entre l'affaiblissement de la volonté et la puissance du génie. Il conte cette vie depuis l'enfance jusqu'à la mort en rappelant combien elle fut marquée par la solitude et la souffrance : en témoignent les nombreux récits des contemporains et les écrits de Michel-Ange lui-même, tant ses lettres que ses poèmes, abondamment cités. Immense sculpteur (le David), peintre de génie (la chapelle Sixtine), Michel-Ange est, dit Rolland, un vainqueur qui fut aussi un vaincu. Et c'est toute l'Italie de la Renaissance, à la fois effrayante et grandiose, qui revit dans ces pages.

    La Vie de Michel-Ange se révèle une pièce essentielle dans la redécouverte de l'oeuvre de Romain Rolland qui s'opère aujourd'hui. La présentation de Jean Lacoste le rappelle avec brio.

  • Publié dans sa forme définitive pour célébrer le centenaire de la naissance de Tolstoï en 1928, ce livre est le portrait d'un homme et d'une oeuvre, qui enseignent la recherche de l'absolu. Proche de Tolstoï, avec qui il correspondit, Romain Rolland narre, d'un même mouvement, l'origine et le sens des grandes fresques romanesques du maître de Iasnaïa Poliana, et montre en quoi sa vie fut elle-même un roman épique et titanesque : enfance aristocratique, guerre de Crimée, fuite dans l'inconnu et la mort dans la petite gare d'Astopovo ; ou encore comment Tolstoï fut un mystique, un prédicateur, un prophète de génie, et, dès lors, l'ennemi de l'Eglise orthodoxe et des religieux.

  • Ce livre a été publié en 1930. Il est le deuxième tome de l'Essai sur la mystique et l'action de l'Inde vivante, le premier tome étant La vie de Ramakrishna publié en 1929.
    Il présente la vie et la pensée du plus grand disciple de Ramakrishna, Vivekanda, qui allait reprendre son héritage et propager son oeuvre dans le monde entier.
    Swâmi Vivekananda est né en 1863 à Calcutta et il est mort en 1902 à moins de 40 ans. Il fut un philosophe, un maître spirituel de l'hindouisme et le fondateur de la Ramakrishna Mission.
    C'est lui qui fit connaître l'hindouisme au monde occidental lors de la séance inaugurale du Parlement des religions à Chicago en 1893 devant 7000 personnes. Homme de génie, esprit puissant, voyageur infatigable entre l'Orient et l'Occident, il pensait que l'advaita vedanta était le sommet de la spiritualité universelle.
    Le livre de Romain Rolland expose les différents yogas de Vivekanda et sa philosophie profonde. Il évoque aussi les figures de Tagore et d'Aurobindo et montre que la spiritualité de l'Inde rejoint la plus haute mystique chrétienne et grecque.
    Un ouvrage essentiel enfin réédité !

  • La vie de Ramakrishna

    Romain Rolland

    • Almora
    • 23 Septembre 2016

    Ce livre a été publié en 1929. Il est le premier tome de l'Essai sur la mystique et l'action de l'Inde vivante, le deuxième tome étant La vie de Vivekananda et l'évangile universel publié en 1930. Il présente la vie et la pensée d'un des plus grands sages de l'Inde : Ramakrishna.
    Ramakrishna est un saint du Bengale né en 1836 à Calcutta et mort dans cette même ville en 1886. Ramakrishna enseignait que toutes les religions recherchent le même but :
    L'union avec Dieu. Proche de l'Islam, du Christianisme et bien que profondément hindou, il a cherché à faire une synthèse des religions.
    Son message demeure plus que jamais d'actualité.

  • Romain Rolland, poète, écrivain et philosophe est à la tête d'une oeuvre éclectique et multiforme peu connue. La Grande guerre fut pour lui l'occasion d'une méditation sur l'avancée du siècle et le désastre qui envahit l'Europe, méditation qui aboutira à la rédaction d' Au-dessus de la mêlée (1914), dont on commémore aujourd'hui le centenaire : ce manifeste pacifi ste, intransigeant et polémique contribuera à l'obtention du prix Nobel de littérature en 1915. Son oeuvre se caractérise par la recherche d'une harmonie universelle, de paix et de justice. L'Éclair de Spinoza (1924) et Empédocle (1918) sont un exercice passionné de gratitude envers deux immenses penseurs, compagnons de route, qui auront contribué à forger le fonds même de sa pensée. Il s'y révèle styliste et pédagogue.

  • Le theatre du peuple

    Romain Rolland

    • Complexe
    • 16 Février 2003

    Si tout le monde connaît le Romain Rolland romancier, auteur de Jean-Christophe et de L'Âme enchantée, le théoricien du théâtre est aujourd'hui injustement méconnu en dépit de sa vision novatrice, voire révolutionnaire, de la scène.
    Dans son essai Le Théâtre du Peuple, Romain Rolland étudie les expériences passées (de la Révolution française au théâtre de Bussang de Maurice Pottecher, premier théâtre du peuple) et fait une série de propositions pour fonder un véritable théâtre populaire " machine de guerre coutre une société caduque et vieillie [...]. Il s'agit de fonder un art nouveau pour un monde nouveau. " La force révolutionnaire de ce projet fait reculer le gouvernement qui s'était pourtant engagé à soutenir cette initiative.
    Dans la préface à cette édition de Chantal Meyer-Plantureux, on peut suivre, grâce aux extraits d'un petit carnet inédit intitulé Le Théâtre du Peuple à Paris 1899-1900, le combat politique de Romain Rolland pour imposer son idée. Le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts procédera lui-même à l'enterrement de ce projet généreux et ambitieux. Le rôle précurseur de Romain Rolland fut oublié mais ses idées ont néanmoins irrigué et fécondé toutes les réalisations de théâtre populaire du XXe siècle.
    Le Théâtre du Peuple, cet essai fondateur, frappe par la justesse et la modernité des analyses de Romain Rolland.

  • Colas Breugnon

    Romain Rolland

    « Colas Breugnon est une réaction contre la contrainte de dix ans dans l´armure de Jean-Christophe, qui, d´abord faite de mesure, avait fini par me devenir trop étroite. J´ai senti un besoin invincible de libre gaieté gauloise, oui, jusqu´à l´irrévérence. En même temps, un retour au sol natal, que je n´avais pas revu depuis ma jeunesse, m´a fait reprendre contact avec ma terre de Bourgogne nivernaise, a réveillé en moi un passé que je croyais endormi pour toujours, tous les Colas Breugnon que je porte en ma peau. Il m´a fallu parler pour eux ».

    « Que les facteurs prennent ce livre comme il est, tout franc, tout rond, sans prétention de transformer le monde, ni de l´expliquer, sans politique, sans métaphysique, un livre à la « bonne françoise », qui rit de la vie, parce qu´il la trouve bonne, et qu´il se porte bien. Bref, comme dit La Pucelle (il était inévitable que son nom fût invoqué, en tête d´un récit gaulois), amis, prenez en gré...

  • Musiciens d'autrefois

    Romain Rolland

    Romain Rolland musicologue ? Oui, c'est là l'une des faces moins connues de l'activité et du talent de ce grand écrivain français mort en 1944. Son engagement politique est célèbre, comme son pacifisme «au-dessus de la mêlée» - qui a prêté le flanc à la critique - face à ce qu'il nommait «la faillite de la civilisation», de même que son admiration pour Gandhi et ses débats avec Sigmund Freud, Hermann Hesse ou Stefan Zweig.
    De l'écrivain, on admire surtout la vaste saga Jean-Christophe, qui lui valut le prix Nobel de littérature en 1915. Or, ce Jean-Christophe fut écrit dans la mouvance d'une Vie de Beethoven, que Rolland avait publiée en 1903.
    Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé d'histoire, il choisit pour sa thèse de doctorat ès lettres un thème de recherche particulièrement neuf et ignoré : Les Origines du théâtre lyrique moderne. Histoire de l'opéra avant Lully et Scarlatti. La publication de ce travail en 1895 lui vaut un début de notoriété. Celle-ci ne fait que croître au fil de sa brillante carrière littéraire. Mais, parallèlement - ce que l'on ignore souvent -, Romain Rolland ne cesse de poursuivre ses travaux dans le domaine musical, avec un égal souci de la précision historique et une grande acuité dans les jugements qu'il peut porter.
    En 1908, donc, Romain Rolland publie ces Musiciens d'autrefois, dont une dernière édition, reproduite ici, paraît en 1924. Par cette expression, il entend la culture musicale précédant le romantisme triomphant de son temps, c'est-à-dire pour l'essentiel la musique italienne des XVIIe et XVIIIe siècles et son importation en France, plus précisément l'histoire de l'évolution des formes dramatiques sur près de deux siècles. Les nombreuses données inédites sont ici réunies dans le fil d'une narration continue, d'autant plus intéressante que certaines des questions soulevées et des observations de l'auteur n'ont rien perdu de leur actualité, tout au contraire.

  • Ce livre rassemble une série de pages du Journal de Romain Rolland consacrées aux différents voyages faits de 1913 à 1937, au temps où il résidait en Suisse. Lors de ces divers retours au « pays » il a noté avec précision son itinéraire, décrivant la nature, les villes et les monuments, évoquant les rencontres qu'il y fit. La tonalité de ces récits diffère nettement selon l'état d'esprit et de sensibilité du moment. C'est un véritable « voyage intérieur ». On y découvre comment, avec le temps, Rolland se réconcilie avec Clamecy, sa ville natale, dont il exorcise peu à peu les fantômes d'une enfance dénuée de soleil. L'Européen, le Citoyen du monde retrouve sa « terre nourrice », « la terre grasse et douce de Bourgogne nivernaise ».

  • En 1938, Romain Rolland et sa femme quittent la Suisse et reviennent s'installer en France, à Vézelay précisément, où ils passeront toutes les années d'occupation. Le grand pacifiste de 1914, l'homme épris de culture et d'esthétique (auteur de biographies de Michel-Ange, de Beethoven ou de Tolstoï), l'immense romancier (le roman-fleuve Jean-Christophe fut un triomphe), l'éveilleur qui fit découvrir les spiritualités indiennes à l'Occident (Vivekananda, Ramakhrishna, Gandhi...), revient en France. Lui qui fut un grand germanophile et un compagnon de route du Front populaire se trouve confronté à l'Occupation allemande sur le territoire. Il n'en continue pas moins à tenir son journal, dont est publié dans ce volume la partie intégrale couvrant les années 1938-1944. Il s'agit du témoignage exceptionnel d'un écrivain au quotidien dans un village français pendant les années sombres. Il s'éteindra en 1944. Pendant ces années, la grande conscience que fut Rolland continue à s'interroger, nourrit un dialogue avec Claudel, écrit une somme sur son maître Charles Péguy, renoue avec des amitiés anciennes. Ce livre constitue un événement. 

  • Sur Berlioz

    Romain Rolland

    " Il y a quelque chose de symbolique à voir figurer sur une même couverture les noms de Berlioz et de Romain Rolland.
    Le plus grand musicien français romantique, sinon le plus grand musicien français, tout simplement. Et l'un des écrivains majeurs de la première moitié du XXe siècle. Émouvante, cette rencontre publiée aujourd'hui, car Berlioz, comme Romain Rolland, fait partie de ces génies d'une nation que la nation en question est soit incapable de reconnaître, soit prête à oublier très vite. Tel quel, le court texte publié en 1908 par Romain Rolland constitue, dans la passion qui anime l'écrivain, l'admiration qu'on osera qualifier de violente qu'il éprouve pour sa musique, l'une des meilleures introductions que l'on puisse trouver, plus d'un siècle après, non pas à la vie de Berlioz, mais à cette musique même.
    " (Pierre-Jean Rémy de l'Académie française)

  • Péguy

    Romain Rolland

    Romain Rolland (1866-1944) a été un des plus proches compagnons de combat de Péguy (1873-1914). Son roman Jean-Christophe, a d'abord été publié par Péguy dans les Cahiers de la quinzaine. Ils se sont battus côte à côte pour Dreyfus et ont vibré pour les mêmes idéaux socialistes.
    À la fin de sa vie, en pleine désillusion sur l'URSS, Romain Rolland nous livre une biographie de Péguy qui reste inégalée. Il reconstitue le parcours du poète philosophe, raconte la genèse et le contenu de ses oeuvres tout en dressant un portrait saisissant des fabuleuses années 1900 où Einstein formule sa première théorie, où le pape condamne le relativisme et met Bergson à l'index. Mais il ne cache pas non plus l'exaltation nationaliste de Péguy avant la guerre de 1914 et sa haine de Jaurès. On est frappé par la profondeur du travail et le style de Romain Rolland. Il sait nous entraîner dans ce fleuve qui le (et nous) déborde de toute part.
    Le sens des engagements de Péguy - que l'ami Rolland n'a, loin de là, pas toujours partagés - fait l'objet d'un décryptage minutieux. Son dreyfusisme " mystique ", son socialisme irréductible, sa détestation de la Sorbonne et du " parti intellectuel ", son bergsonisme jamais pris en défaut et son appel à la révolution dans l'Église deviennent enfin compréhensibles dans leur complémentarité.
    À qui appartient Péguy ? Romain Rolland montre comment cette oeuvre immense est irrécupérable par l'extrême droite et en quoi elle réjouira tous ceux qui ne se résignent pas au pouvoir de l'argent.

  • Publié en 1924, le livre de Romain Rolland est la première biographie consacrée à Gandhi :
    « De tranquilles yeux sombres. Un petit homme débile, la face maigre, aux grandes oreilles écartées. Coiffé d'un bonnet blanc, vêtu d'étoffe blanche rude, les pieds nus. Il se nourrit de riz, de fruits, il ne boit que de l'eau, il couche sur le plancher, il dort peu, il travaille sans cesse. Son corps ne semble pas compter. Rien ne frappe en lui, d'abord, qu'une expression de grande patience et de grand amour. (.) Voici l'homme qui a soulevé trois cents millions d'hommes, ébranlé le British Empire, et inauguré dans la politique humaine le plus puissant mouvement depuis près de deux mille ans. »   L'intérêt de cet ouvrage est de souligner la formation intellectuelle de Gandhi, aussi bien sa lecture de Tolstoï que celle plus surprenante du Nouveau Testament, et notamment les Sermons sur la Montagne. De son éducation en Angleterre comme juriste à son combat en faveur des Indiens en Afrique du Sud, Romain Rolland rappelle toutes les étapes de la vie de Gandhi tout en montrant qu'il fut un résistant actif et non ce « non-résistant » perçu par les Européens. Il rappelle tous les principes philosophiques de sa discipline : le voeu de vérité, le voeu de « non-tuer », le voeu de célibat, le voeu de non-voler, le voeu de non-possession. Eliminer le trop, simplifier la vie, tels sont les principes de vie et de pensée de Gandhi qui demeure d'actualité.
      L'intérêt de cet ouvrage est qu'il est écrit par un romancier et écrivain, l'auteur de Jean-Christophe, Prix Nobel de Littérature. Un pacifiste en rencontre un autre, alors que l'Europe se relève à peine de la première Guerre Mondiale et qu'elle sent les menaces peser sur elle. Deux grands écrivains, l'un occidental, l'autre oriental, semblent dialoguer pour améliorer la condition humaine, travailler à la paix universelle. Cette première biographie bouleversante d'humanité séduira autant les amateurs de spiritualité que de littérature. 

  • Jean-Christophe : la fin du voyage. Les amies / Romain Rolland Date de l'édition originale : 1924 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • En 1935, au moment où, signant un pacte d´alliance, la France et l´U.R.S.S. se rapprochent, Romain Rolland se rend à Moscou, invité par Gorki. Il y séjourne un mois, rencontre les dignitaires du régime : Iagoda, Boukharine..., et passe plusieurs heures avec Staline. Il note ses impressions, ses rencontres, il résume ses conversations. Rentré à Villeneuve, il fait le point, dresse les portraits des uns et des autres, s´interroge sur les contradictions qu´il a perçues. Malgré tout il reste fidèle à son engagement et défend l´U.R.S.S. Mais la mort de Gorki en 1936, puis les procès de Moscou commencent à ébranler sa foi. En 1938 il ajoute des « Notes complémentaires » au récit de son voyage. En 1939, après la signature du pacte germano-soviétique, il rompt nettement avec Moscou : « Cette magistrale scélératesse me dégoûte à jamais du Kremlin. » Bernard Duchatelet, professeur à l´université de Brest, spécialiste de l´oeuvre de Romain Rolland, retrace dans une présentation nourrie l´évolution politique du partisan de l´Indépendance de l´Esprit, depuis son enthousiasme, en 1895, pour le socialisme, jusqu´à l´aveu, en 1940, de ses erreurs - rappelant quels furent entre ces deux dates ses refus, ses hésitations, ses doutes et son engagement.
    Voyage à Moscou contribue à éclairer les ambiguïtés et les difficultés de l´engagement des intellectuels de l´entre-deux-guerres pris entre la nécessité de la lutte contre le fascisme et l´inévitable reconnaissance des dérives du régime stalinien.

  • Ces pages de Romain Rolland évoquent l'importance d'une de ses découvertes de l'adolescence : la rencontre avec « les mots de feu de Spinoza » à travers la lecture de l'Ethique. Nous découvrons dans ce récit, présenté au lecteur dans un ton intimiste, le secret de « son élixir de vie éternelle », en ces années 'd'adolescent incertain', quand l'auteur préparait son entrée à l'Ecole Normale : « Il a suffit d'une page, la première, de quatre Définitions, et de quelques éclats de feu qui ont sauté, au choc des silex de l'Ethique ».
    En partageant avec l'auteur sa lecture passionnée de Spinoza et de son Ethique, le lecteur devient l'invité de l'atmosphère rayonnante de sa pensée, dans l'étonnement des évidences simples et justes : « La joie est une passion qui augmente ou favorise la puissance du corps ...La joie est bonne...La gaieté ne peut avoir d'excès, et elle est toujours bonne...Le rire est un pur sentiment de joie, et il ne peut avoir d'excès, et il est bon...Plus nous avons de joie, et plus nous avons de perfection... ».
    Romain Rolland, l'auteur oublié de Jean Christophe, a toujours défendu une pensée de valeurs universelles fondées sur la paix et la fraternité.

  • Vie de tolstoi

    Romain Rolland

    "Tolstoï... Cette grande âme de Russie a été pour ceux de ma génération la lumière la plus pure qui ait éclairé leur jeunesse. Dans le crépuscule aux lourdes ombres du XIXe siècle finissant, elle fut l'étoile consolatrice, dont le regard attirait, apaisait nos âmes d'adolescents. Parmi tous ceux - ils sont nombreux en France - pour qui Tolstoï fut bien plus qu'un artiste aimé, un ami, le meilleur, et, pour beaucoup, le seul ami véritable dans tout l'art européen, j'ai voulu apporter à cette mémoire sacrée mon tribut de reconnaissance et d'amour."

  • Vie de tolstoi - une biographie critique de leon tolstoi ecrite par romain rolland. Nouv.

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