Glouglou

  • A Tôkyô, un dimanche après-midi, deux hommes absorbés dans la dégustation cérémonieuse d'une vieille bouteille de bourgogne Romanée-Conti 1935, usant de gorgées comme de ponctuations, poursuivent jusqu'à la lie le long texte désordonné de leurs souvenirs au fond d'une bouteille, ou bien la saveur d'un amour endormi.

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  • La seule histoire

    Julian Barnes

    Paul a dix-neuf ans et s'ennuie un peu cet été-là, le dernier avant son départ à l'université. Au club de tennis local, il rencontre Susan - quarante-huit ans, mariée, deux grandes filles - avec qui il va disputer des parties en double. Susan est belle, charmante, chaleureuse. Il n'en faut pas davantage pour les rapprocher... La passion ? Non, l'amour, le vrai, total et absolu, que les amants vivront d'abord en cachette. Puis ils partent habiter à Londres : Susan a un peu d'argent, Paul doit continuer ses études de droit. Le bonheur ? Oui. Enfin presque car, peu à peu, Paul découvre que Susan a un problème, qu'elle a soigneusement dissimulé jusque-là : elle est alcoolique. Il l'aime, il ne veut pas la laisser seule avec ses démons. Il tente tout pour la sauver et combattre avec elle ce fléau, en vain. Mais lui, alors ? Sa jeunesse, les années qui passent et qui auraient dû être joyeuses, insouciantes ? Il a trente ans, puis trente et un, puis trente-deux. Vaut-il mieux avoir aimé et perdre, ou ne jamais avoir aimé ?

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  • L'ivresse comme porte ouverte sur un ailleurs, dans la grande tradition chinoise.
    L'ailleurs de la création où le vin déborde la raison, le temps suspendu des fêtes et des réjouissances, mais aussi les règles et les protocoles qui tentent d'en réguler l'usage. Jacques Pimpaneau entrelace réflexions, histoires, anecdotes, légendes et poèmes pour nous livrer les vertus du vin et de cet art de vivre à la chinoise que, durant des siècles, les plus grands artistes ont pratiqué avec outrance ou raffinement.

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  • Jour zéro

    Stéphanie Braquehais

    Un jour, elle a décidé d'arrêter l'alcool. C'est le jour zéro. Le commencement d'une vie qu'elle va consigner dans un journal intime d'un genre nouveau, rythmé par le décompte des jours. Le ton, parfois cru, est celui de la confidence et, aussi, de l'ironie.
    Comment se défaire de la boisson ? Des habitudes (désinhibition, posture sociale) ? La narratrice y parviendra-t-elle ? Le texte repose sur un suspense. Le lecteur accompagne le sevrage, sans savoir si l'autrice va pouvoir mener à bien son entreprise.
    Stéphanie Braquehais décortique ce qui l'a menée à l'alcool. Elle montre de façon très concrète et surtout très utile les ressorts de l'addiction et les pistes qu'elle explore pour en sortir, y compris des recherches en neurosciences. Une expérience personnelle sans concession qui interroge notre rapport à la boisson.

  • plume à la main ou caméra au poing, hervé chabalier couvre toutes les guerres depuis plus de trente ans.
    pour son premier livre, il a choisi de raconter la sienne, contre l'alcool. les drames d'une vie, ses succès et ses belles aventures, l'envoûtement et le dégoût provoqués par cette maîtresse insatiable et destructrice, ses longues défaites et sa victoire sur lui-même... un récit intime qui frappe en plein coeur, mais aussi le journal de bord très concret d'une cure réussie : aujourd'hui, hervé chabalier ne boit plus, et son témoignage se lit comme un immense cri d'espoir offert à toutes celles et ceux que cette maladie encore largement taboue concerne.

  • «- Je m'appelle Frank T. et je suis un alcoolique.
    - Je m'appelle Elizabeth F. et je suis une alcoolique.
    Selon la condition sociale, le vêtement était luxueux, ou pauvre. Selon le degré d'éducation, variaient les manières et les voix. Mais l'origine, la culture, le costume, la fortune des hommes et des femmes qui parlaient ainsi et des hommes et des femmes à qui s'adressaient leurs propos n'avaient aucune importance. Ils étaient tous unis par un lien commun, plus fort que celui d'un milieu, d'une race, d'une famille, ou même d'un amour. Blancs ou Noirs, opulents ou misérables, illettrés ou savants, ils étaient solidaires, ils étaient frères à jamais, parce qu'ils avaient subi le même mal dévorant et qu'ils avaient laissé aux griffes du monstre leur chair et leur âme.» Ce célèbre reportage contribua à l'installation en France des Alcooliques Anonymes. Il conserve toute son actualité.

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  • Eau-de-feu

    François Nourissier

    "A ses débuts, un couple se vit comme stable et durable.
    Les partenaires ne guettent aucun changement, sauf, bien sûr, les tempêtes et ravages de la passion, inopinée et brutale. Ce n'est pas de passion qu'il est question ici, mais de l'ennui - le plus subtil des périls. Je me disais heureux, comme Reine se disait heureuse : pourquoi taquiner ces sentiments-là? Depuis quatre ans, la bataille où se débat Reine m'a laissé le loisir de me poser des questions.
    Je pense avoir compris combien j'avais laissé Reine s'appauvrir. "

  • Le buveur

    Hans Fallada

    Erwin Sommer, citoyen estimé de sa ville, mène une vie paisible. Heureux propriétaire d'un florissant magasin de produits agricoles, il est marié depuis quinze ans à Magda. Mais une série d'échecs professionnels et de tensions grandissantes dans son couple l'entraîne à boire. Il découvre alors la plénitude de l'ivresse, les joies de la débauche et de l'oubli. Lucide sur sa dépendance et sa lâcheté, Sommer continue malgré tout, précipitant sa déchéance, à faire le choix de l'alcool.
    Écrit en 1944, Le buveur est à la fois le témoignage brûlant d'une dépendance dont Fallada lui-même ne réussit jamais à se débarrasser et la peinture réaliste et grinçante des bas-fonds de la société allemande

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  • À la croisée de l'essai et des mémoires, Récits de la soif est un témoignage fascinant sur l'alcoolisme, le chemin vers la sobriété et leurs représentations. Prodigieuse érudition et plume acérée dignes d'une Susan Sontag ou d'une Joan Didion sont les ingrédients de cette cure salutaire.
    Quel point commun entre Billie Holiday et Stephen King ? Entre Amy Winehouse, Marguerite Duras et l'auteure de ce livre ? L'art - l'art et l'addiction.
    Après ses Examens d'empathie, Leslie Jamison se penche sur les liens entre écriture et toxicomanie, en commençant par sa propre expérience. De sa première gorgée de champagne au délitement de sa vie de jeune adulte, Leslie Jamison livre un témoignage sincère sur l'emprise de l'alcool et son chemin vers la sobriété. Elle met en regard sa propre trajectoire éthylique avec celles de femmes et d'hommes de lettres tels que Raymond Carver, William Burroughs, Jean Rhys et David Foster Wallace, déboulonnant page à page le mythe de l'ivresse inspirée. Ce choeur de voix dessine les contours d'un récit commun qui en dit autant sur les toxicomanes que sur la société qui, selon la couleur de leur peau, leur origine sociale ou leur genre, réécrit leurs histoires.
    À la croisée de l'enquête socio-littéraire et des mémoires, le nouveau livre de l'héritière de Susan Sontag et de Joan Didion est un témoignage fascinant ainsi qu'une somme d'une prodigieuse érudition sur l'addiction, et, plus encore, une cure collective salutaire.

  • « Je me soûlais au vin de palme depuis l'âge de dix ans. Je n'avais rien eu d'autre à faire dans la vie que de boire du vin de palme. » C'est ainsi que le narrateur, qui se nomme lui-même « Père-Des-Dieux-Qui-Peut-Tout-Faire-En-Ce-Monde », se présente. Les 560 000 palmiers de sa plantation lui fournissaient suffisamment de vin de palme pour en boire quotidiennement plus de deux cents calebasses. Mais un jour son « malafoutier », l'homme qui lui préparait son vin de palme, tombe du haut d'un arbre et se tue. Voilà un bien grand malheur ; impossible de trouver un « malafoutier » aussi expert que le défunt, et la soif se fait sentir. Le narrateur décide donc d'aller chercher son « malafoutier » dans la Ville-des-Morts, et ce sont ses aventures dans la Brousse et le Monde des Êtres Étrangers et Terribles, qui constituent le sujet de ce récit écrit directement en anglais par Amos Tutuola, Yoruba de l'ancienne Nigeria britannique. Raymond Queneau s'est efforcé de rendre le caractère d'« art brut » de ce conte et les « contradictions » d'un des tout premiers romans africains.

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  • Avec mordant et poigne, Exley décrit les profonds échecs de sa vie professionnelle, sociale et sexuelle. Ses tentatives pour trouver sa place dans un monde inflexible le mènent aux quatre coins du pays, mais surtout à l'hôpital psychiatrique d'Avalon Valley. Au gré des bars, des boulots et des rencontres improbables, l'obsession d'Exley pour la gloire, les New York Giants et leur joueur star, Frank Gifford, grandit. Dans ses mémoires fictifs, en plongeant la tête la première dans ce «long malaise» qu'est sa vie. Chargé en grande partie de ce qu'il appelle «les fardeaux du chagrin» et de catastrophes ordinaires, ce premier roman est un époustouflant voyage littéraire. C'est drôle. C'est touchant. C'est à la fois Nabokov et Bukowski et Richard Yates et Thomas Bernhard.

  • « Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la vie, sa mère et moi, en lui frottant le ventre de la tequila de ma bouteille, ou comment, m'en allant dans ma chambre en l'hôtel où nous fûmes heureux, le bruit d'égorgement en bas dans la cuisine me chassa dans l'éblouissement de la rue, et plus tard, cette nuit-là, le vautour accroupi dans la cuvette du lavabo ? Horreur à la mesure de nerfs de géant ! »

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  • Gueule de bois

    Olivier Maulin

    La meilleure façon d'éviter la gueule de bois ? Ne jamais dessoûler. Fort de ce principe, le journaliste « santé » Pierre Laval s'y attèle dès le déjeuner. Un peu de compagnie, dans ces cas-là, ne fait pas de mal : pour une tournée des grands-ducs, il faut des grands-ducs. En l'occurrence Ollier, écrivain raté, Fanfan, dégénéré supérieur mais dépressif, et Bassefosse, critique d'art pro-Waffen SS. Des princes de la picole, des as de la cuite à rallonge ! La nuit sera longue. Levez le coude et suivez le guide !

  • État d'ivresse brosse le portrait d'une femme brisée qui, en s'abîmant dans l'alcool, se fait violence à elle-même. La mère d'un adolescent, en état d'ivresse du matin au soir, se trouve en permanence en errance et dans un décalage absolu avec la réalité qui l'entoure. Épouse d'un homme absent, incapable d'admettre sa déchéance et plus encore de se confronter au monde réel, elle s'enferme dans sa bulle qui pourtant menace de lui éclater au nez.

    Comme dans ses deux précédents romans, on trouve sous la plume de Denis Michelis les thèmes de l'enfermement et de la violence conjugués à l'impossibilité d'échapper à son destin.

    « Il ne me reste plus qu'à prendre mon élan, qu'à courir pour sortir de cette maison et ne plus jamais y revenir. Mais quelque chose m'en empêche, et cette chose se trouve là, à mes pieds : mon verre tulipe. »

  • Un dimanche matin à Glasgow, Sammy, un ancien détenu pour vol à l'étalage, se réveille dans une ruelle, chaussé de souliers qui ne lui appartiennent pas, et tente de se rappeler ses deux dernières journées de beuverie. Sauvagement battu par la police, il se retrouve à nouveau en prison et, petit à petit, se découvre complètement aveugle. Les choses empirent encore : sa petite amie disparaît, la police l'interroge pour un crime mystérieux, il erre dans les rues pluvieuses de Glasgow, en tentant vainement de donner un sens au cauchemar qu'est devenue sa vie. Le médecin qu'il finit par consulter refuse d'admettre qu'il est aveugle et sa tentative d'obtenir des indemnités d'invalidité l'amène à se confronter à la bureaucratie kafkaïenne de l'Etat providence. Le livre est un long flux de conscience où Sammy essaye d'accepter sa cécité, de trouver un secours médical, de comprendre où a disparu sa petite amie et d'échapper à la police qui le croit lié à un type qu'ils soupçonnent de terrorisme politique. Le protagoniste navigue avec un curieux détachement entre ingénuité et acceptation, avec une combinaison de courage et de méfiance qui sonne vrai, de même que certains dialogues entre mettant en scène les diverses autorités, les flics et plus tard son fils adolescent, modèles de rudesse, de tension et d'humour. Ce récit fait d'une prose torrentielle qui ne faiblit jamais, dans le langage non censuré du prolétariat écossais, est une parabole politique subtile et noire sur la lutte et la survie, riche d'ironie et d'humour noir.

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