Bonnetto 2

  • Les histoires poignantes mais souvent joyeuses de ce livre composent la tendre chronique d'un homme qui se souvient de son père. Un génial représentant de commerce et grand amoureux de la pêche, géant captivant et charmeur aux yeux de l'enfant qu'il était. Les chroniques commencent simplement, par ce regard de l'enfance, puis elles se développent pour illustrer la prise de conscience d'un garçon qui grandit et observe le monde autour de lui. Si elles reconstituent l'histoire de sa famille, avec en arrière-plan celle de l'Europe centrale, elles sont en réalité beaucoup plus que cela : de touchantes méditations sur la vie et la survie, la mort et la mémoire, l'humour, la justice et la compassion.L'humour et l'originalité de cette oeuvre largement autobiographique ont permis à Ota Pavel de devenir un classique dans son pays, au même titre que Jaroslav Hasek et Bohumil Hrabal.

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  • Hanta, ouvrier depuis trente-cinq ans dans une usine de papiers destinés au recyclage, boit de la bière, déambule dans les rues de Prague, lit et ressasse la mission dont il s'est lui-même investi : sauver la culture en arrachant à la mort des trésors injustement condamnés. Instruit presque malgré lui par la lecture des ouvrages interdits destinés au pilon, il va faire renaître ces chefs-d'oeuvre sous la forme d'une autre oeuvre : les pages broyées sont transformées en balles de papier décoratives et décorées. Bientôt, il se retrouve seul, entouré de ses créations.
    Divers incidents et personnages tragi-comiques viennent émailler cette fable sensible et émouvante qui est aussi un cri de révolte lancé à l'assaut des société totalitaristes.
    Publié en 1976 à Prague, Une trop bruyante solitude est le chef-d'oeuvre d'un des plus grands écrivains tchèques. Il a été adapté au cinéma par Vera Caïs en 2011 avec Philippe Noiret dans le rôle principal.

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  • Bohumil Hrabal a conçu un stratagème malicieux en trois volets pour se regarder, s'écouter, se critiquer, se souvenir : faire parler sa femme. Tout commence le jour où la jeune Eliska fait la connaissance de son professeur alors qu'il est à quatre pattes en train de brosser le plancher de son rez-de-chaussée miteux, où ils logeront pendant vingt ans. Et c'est de ce quartier de Liben, à Prague, que l'on découvre peu à peu un Bohumil Hrabal tel qu'en ses livres - extravagant, bambocheur, farfelu, qui a fait tous les métiers, qui aime biner les potagers et se promener sur les bords de la Vltava mais se noie dans la bière et le cognac. Et qui tape frénétiquement sur sa machine Perkeo.
    Tendres et ironiques, chaleureuses et lucides, Les Noces dans la maison sont aussi, grâce à la plume multiple et bigarrée de Bohumil Hrabal, une invitation à aimer la vie, à la fêter avec jubilation et générosité.

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  • Une petite gare de bohême pendant la guerre.
    Un stagiaire tente de s'ouvrir les veines par chagrin d'amour.
    L'adjoint du chef de gare profite d'une garde de nuit pour couvrir de tampons les fesses d'une jolie télégraphiste. mais il y a aussi l'héroïsme, le sacrifice, la résistance. dans un pays qui a donné tant de richesses à la littérature mondiale, hrabal est un des plus grands.

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  • En Tchécoslovaquie, des années 1920 aux purges staliniennes, l'irrésistible ascension et la chute d'un garçon de café devenu richissime : telle est la trame du plus ébouriffant des romans de Hrabal.
    Bâtard, de petite taille, animé d'une ambition à la mesure de ses complexes, le narrateur raconte ici, avec une candeur et un amoralisme déconcertants, son incroyable trajectoire. Grandeur et décadence : ce destin s'écroulera après le coup d'État communiste en 1948, le héros échouant dans un camp pour millionnaires déchus !
    Ce long monologue est un des joyaux du grand conteur de Prague : tout Bohumil Hrabal est là, avec son humour féroce, son sens inné du baroque, sa truculence magnifique.

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  • Quel est ce curieux spécimen humain aux mains vertes ? Sous forme d'almanach, Capek observe avec humour et tendresse les manies du jardinier, partageant son effort et ses émerveillements au gré des floraisons. Cette promenade poétique de janvier à décembre est devenue un classique.

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  • Les « Salamandres » de Capek sont secrètement parvenues, parallèlement à l'homme, à un degré d'évolution presque comparable. Ce sont de braves créatures peuplant discrètement, à l'abri des requins, certains hauts-fonds de nos côtes maritimes. L'homme (en la personne truculente du Capitaine Van Toch) les découvre d'abord au large de l'Indonésie, sur une petite île sauvage. Ce sont des êtres paisibles, corvéables à merci et même comestibles. Asservies, exploitées, les salamandres finiront cependant par se révolter, initiées en cela par la pensée marxiste et sensibilisées aux droits accordés aux ouvriers. Emportées par leur élan, ces dernières découvriront alors l'impérialisme, le nationalisme, grignotant peu à peu l'habitat terrestre, nos côtes s'effondrant dans leurs océans. Succéderont-elles alors à l'homme, seules maîtresses d'un globe aquatique, imitant celui-ci jusque dans sa manie d'autodestruction ?
    « Alors que la situation mondiale se présentait on ne peut plus mal sur le plan économique et pire encore sur le plan politique, j'eus l'occasion d'écrire la phrase suivante : «Ne pensez pas que l'évolution qui a abouti à notre vie soit la seule possibilité d'évolution sur cette planète.» C'est cette phrase qui est coupable, c'est l'origine de la guerre des salamandres. » (Karel Capek)

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  • En 1936, tandis que la Seconde Guerre mondiale menace, l'écrivain tchèque Karel Capek (1890-1938) entreprend un voyage dans le Nord de l'Europe. Forêts à perte de vue, fjords échancrés, vaches noir et blanc, fermes rouges, myriade d'îles ponctuent sa traversée du Danemark, de la Suède et de la Norvège. Au fil du récit, derrière une naïveté feinte et un lyrisme tempéré, où affleurent une tendre ironie et un humour mordant, se profile le portrait troublant, éblouissant de nature et de lumière, d'un continent en sursis. Car, en route vers le cap Nord, Capek pressent la fin d'une époque et dessine une Europe qui, bientôt, sombrera dans le chaos.

  • Des empreintes qui s'arrêtent soudainement dans la neige, un homme qui a pour seul tort de paraître suspect, un voleur de cactus qui disparaît à l'autre bout du monde, un poète qui se transforme en détective, Dieu qui apparaît comme témoin de la justice humaine, une cellule de prison dont les occupants se repentissent, un cadavre retrouvé dans une valise déposée à la consigne d'une gare... Dans ces quarante-huit nouvelles, dont plus de la moitié était inédite en français jusqu'à présent, Karel Capek mêle comme à son habitude l'ordinaire et l'extraordinaire, l'humour à la satire.
    Crimes, disparitions, énigmes, mystères, enquêtes, ces récits, qui relèvent du genre policier avant l'heure, dissèquent la vérité et jouent avec notre capacité à juger. Ces textes en forme de paraboles, qui continuent de nous hanter longtemps après leur lecture, prouvent encore une fois l'importance de Capek dans l'histoire littéraire.

    Traduit du tchèque par Barbora Faure et Maryse Poulette.

  • Josef Škvorecký a été le premier écrivain tchèque à tenter de faire le bilan du Printemps de Prague, d'en situer les péripéties et d'en démystifier les protagonistes.
    Irrévérencieux et mordant comme savent l'être les humoristes de son pays, il traite un certain nombre de faits réels au niveau du reportage, tout en les insérant dans une trame romanesque appelée à rendre compte des tendances idéologiques et des problèmes humains en présence. Un fait divers survenu dans les années 1950 dans une petite église de Bohême sert de point de départ à cette fresque : la statut d'un saint a bougé en plein milieu du sermon dominical.
    Les paysans, restés attachés au catholicisme, crient aussitôt au miracle. En fait il s'agit d'une provocation policière destinée à évincer un curé par trop populaire : accusé d'avoir lui-même fabriqué ce " miracle ", celui-ci sera torturé avant de disparaître dans les geôles staliniennes. Partant de là, le romancier nous conduit dans les milieux politiques et intellectuels de la capitale, procède à une véritable radiographie des leurres et des lâchetés des puissants d'hier ou de demain, sans oublier pourtant certains militants de base qui luttent patiemment pour un monde meilleur auquel ils veulent croire.
    Comme le signale Milan Kundera dans sa préface, même les personnages imaginaires sont ici plus vrais que nature. Miracle en Bohême vient clore la trilogie dont Les Lâches et L'Escadron blindé constituent les deux premiers volets. Après avoir montré l'ambiguïté d'une Libération où les troupes soviétiques venaient se substituer à l'occupant allemand, puis retracé les mésaventures d'un brave conscrit de l'armée communiste, Josef Škvorecký raconte ici les déboires du simple citoyen au long de cinquante ans d'une histoire par trop mouvementée.

  • À Prague, en 1968, dans le contexte du Printemps de Prague et de l'invasion du pays par l'URSS, Tomas oscille entre deux amours. Tereza, qui veut l'amour pur et exclusif, et Sabina, qui incarne l'amour physique. La légèreté occidentale s'oppose à la gravité lourde de l'Est. Le Kitsch jette un voile sur la laideur. Dans ce roman d'amours et d'infidélités irréconciliables, Milan Kundera s'interroge sur la nature de l'existence au XXe siècle. Dans un monde où la vie est façonnée par des choix irrévocables et par des événements fortuits, un monde dans lequel tout ne se produit qu'une fois et nous échappe souvent, l'existence semble perdre sa substance, son poids. Ainsi nous ressentons « l'insoutenable légèreté de l'être ». Ponctué de réflexions philosophiques aussi brillantes qu'amusantes, ce roman inoubliable explore tous les aspects de l'existence humaine à travers le destin de personnages bouleversants.

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  • La plaisanterie

    Milan Kundera

    De retour dans sa ville natale, Ludvik Jahn se remémore un épisode de sa jeunesse étudiante lourd de conséquences. Pour avoir écrit une plaisanterie politique sur une carte postale, il est renvoyé de l'université et enrôlé de force dans l'armée. Jaroslav, qui fut son meilleur ami, et Helena, la destinataire du courrier, sont les autres narrateurs du récit. Premier roman de Milan Kundera, La plaisanterie lui a valu une grande popularité dans son propre pays et a lancé sa réputation littéraire dans le monde entier.

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  • La lenteur

    Milan Kundera

    Le roman se situe dans un château où Vera et Milan Kundera passent la nuit, et où se tient un colloque d'entomologistes. C'est aussi le château où Vivan Denon, écrivain libertin du XVIIIe siècle, fait se dérouler son récit. Kundera n'y est qu'observateur d'occasion et c'est le récit de Denon qui lui fournit un tremplin pour des réflexions désabusées sur les petits drames du colloque. Le lecteur suit l'écrivain à travers une nuit d'été au cours de laquelle deux récits de séduction, séparés de plus de deux cents ans, s'imbriquent et oscillent entre le sublime et le ridicule.Ce premier roman de Milan Kundera écrit en français est porté par une formidable analyse existentielle. La lenteur (et la rapidité), la discrétion (et l'exhibitionnisme) en sont les concepts principaux, et constituent une clé essentielle pour comprendre la vie dans notre monde contemporain.

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  • Risibles amours

    Milan Kundera

    Risibles amours est un recueil de sept histoires parues à Prague avant 1968, puis interdites. Toutes ont pour sujet l'amour, ou plutôt les stratagèmes érotiques qu'emploient les femmes et, plus souvent encore, les hommes, et dont les conséquences s'avèrent souvent terrifiantes. Un jeune couple en vacances entame un jeu de simulation qui menace de détruire leur relation. Deux hommes partent à la recherche de filles qu'ils ne veulent pas vraiment. Un jeune homme renoue le contact avec une femme plus âgée qui se sent humiliée par son corps vieillissant. Un médecin utilise sa belle épouse pour augmenter son attrait et servir sa vanité sexuelle...Ce recueil constitue une sorte de laboratoire pour les premiers romans de Milan Kundera. On y retrouve les thèmes chers à l'auteur - l'amour, la fidélité, l'identité, l'être et le paraître - éclairés d'un regard lucide et désabusé sur la société.

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  • « Tout ce livre est un roman en forme de variations. Les différentes parties se suivent comme les différentes étapes d'un voyage qui conduit à l'intérieur d'un thème, à l'intérieur d'une pensée, à l'intérieur d'une seule et unique situation dont la compréhension se perd pour moi dans l'immensité.
    C'est un roman sur Tamina et, à l'instant où Tamina sort de la scène, c'est un roman pour Tamina. Elle est le principal personnage et le principal auditeur et toutes les autres histoires sont une variation sur sa propre histoire et se rejoignent dans sa vie comme dans un miroir.
    C'est un roman sur le rire et sur l'oubli, sur l'oubli et sur Prague, sur Prague et sur les anges. »

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  • La vie est ailleurs

    Milan Kundera

    L'auteur avait tout d'abord pensé intituler ce roman L'âge lyrique. L'âge lyrique, selon Kundera, c'est la jeunesse, et ce roman est avant tout une épopée de l'adolescence ; épopée ironique qui corrode tendrement les valeurs tabous : l'Enfance, la Maternité, la Révolution et même - la Poésie. En effet, Jaromil est poète. C'est sa mère qui l'a fait poète et qui l'accompagne (immatériellement) jusqu'à ses lits d'amour et (matériellement) jusqu'à son lit de mort. Personnage ridicule et touchant, horrible et d'une innocence totale (« l'innocence avec son sourire sanglant » !), Jaromil est en même temps un vrai poète. Il n'est pas salaud, il est Rimbaud. Rimbaud pris au piège de la révolution communiste, pris au piège d'une farce noire.

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  • La valse aux adieux

    Milan Kundera

    Dans une ville d'eaux au charme suranné, huit personnages s'étreignent au gré d'une valse qui va s'accélérant : une jolie infirmière ; un gynécologue fantaisiste ; un richard américain (à la fois saint et don Juan) ; un trompettiste célèbre ; un ancien détenu, victime des purges et sur le point de quitter son pays...
    Un «songe d'une nuit d'été».
    Un «vaudeville noir».
    Les questions les plus graves y sont posées avec une blasphématoire légèreté qui nous fait comprendre que le monde moderne nous a privés même du droit au tragique.

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