Notre Sélection rentrée littéraire janvier 2021 Premiers romans

Notre Sélection rentrée littéraire janvier 2021 Premiers romans

  • Un homme se retrouve en prison. Brutalisé dans sa mémoire et dans sa chair, il décide avant de mourir de nous livrer le récit de son destin.

    Écrit dans un élan vertigineux, porté par une langue aussi fulgurante que bienveillante, Le Démon de la Colline aux Loups raconte un être, son enfance perdue, sa vie emplie de violence, de douleur et de rage, d'amour et de passion, de moments de lumière... Il dit sa solitude, immense, la condition humaine.

    Le Démon de la Colline aux Loups est un premier roman. C'est surtout un flot ininterrompu d'images et de sensations, un texte étourdissant, une révélation littéraire.

  • Elle, petite fille aux origines modestes. Envie de vivre plus forte que la mort.
    Elle, adolescente aux rêves de prince charmant. Bal des illusions perdues.
    Elle, femme libre, jalousée, traquée. Sacrifiée pour enterrer le passé.
    Il revient au fils de découvrir les secrets de famille. Histoires de haine et d'amour.
    Elle, la mère.

  • L'avantage

    Thomas André

    Marius a seize ans, ou peut-être dix-sept. Il participe à un tournoi de tennis, l'été, dans le sud de la France.
    Il vit chaque partie avec une intensité presque hallucinatoire, mais le reste du temps, dans la villa où il séjourne avec ses amis Cédric et Alice, rien ne semble avoir de prise sur lui. Il se baigne. Il constate qu'Alice rapproche de lui ses jambes nues. Il accompagne Cedric le soir dans les bars de la ville. Les événements se succèdent, moins réels que le vide qui se creuse en lui, jour après jour.
    Jusqu'à ce que Marius retrouve, sur l'immuable rectangle de terre battue, un nouvel adversaire...

  • Toni tout court

    Shane Haddad

    « Aujourd'hui, Toni a vingt ans. Elle se regarde dans la glace. J'ai vingt ans. Elle n'a pas l'impression d'avoir vingt ans. C'est son anniversaire et c'est jour de match. ».
    C'est l'histoire de Toni. Elle se lève un matin, s'habille, déjeune, ferme la porte et s'en va pour la journée. La journée de son anniversaire et d'un match de foot. Le match de son équipe, la sienne, celle qu'elle aime, qu'elle suit, celle à laquelle elle pense à chaque moment de son errance quotidienne. Ce soir, c'est match et toute la journée est une attente. Toute la journée est une projection de son entrée dans le stade, son entrée dans la tribune où déjà les supporters chantent son arrivée. Le tambour, l'épaisseur des fumigènes, la foule de tous ces inconnus. C'est dans cette tribune remplie d'hommes qu'elle trouvera sinon une place, du moins un espace où vivre pour un temps. Parce que la tribune est à la fois un espace qui n'imagine pas une présence féminine et à la fois un espace hétérogène, multiple, indéfinissable. C'est pour cela que Toni est un personnage qui ne veut pas se définir. Elle est entre première personne et troisième personne du singulier, entre deux âges, entre deux temporalités, entre existence et disparition, entre marche décisive et errance sans fond, entre rêve et conscience, entre tumulte et silence, entre femme et homme.
    Cette narration, à l'apparence minimaliste, est tendue comme un drame. Shane Haddad invente une voix, dans une adresse directe presque sans interruption, pour faire apparaître le portrait d'une jeune femme insoumise et perdue, banale et porteuse d'une colère intime qui traverse le corps féminin.

  • Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l'agitation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convaincus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrouver le bonheur et l'insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n'existent plus, d'oublier les trahisons ? Et si c'était en dehors de cette famille, auprès d'autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre ?
    Dans son premier roman, Carine Joaquim décrypte les mécaniques des esprits et des corps, les passions naissantes comme les relations détruites, les incompréhensions et les espoirs secrets qui embrasent ces vies.

  • Rien ne destinait mon grand-père à se survivre. Blessé à la face en 1918, il a, par la suite, exercé l'emploi réservé de cantonnier et mené une vie qu'on pourrait dire sans histoires jusqu'à sa mort en 1973. Il a disparu sans rien laisser derrière lui. Toutes les traces matérielles de son existence, et même son nom, se sont effacées. Il a demeuré dans ma mémoire au travers de quelques menues images.
    Mais plus que mes souvenirs d'enfance ce sont les signes qu'il ne cesse de m'adresser depuis sa mort, il y a près de cinquante ans, qui ont rendu ce récit nécessaire. Toute une série de coïncidences troublantes : le surgissement inattendu, dans le champ de mes perceptions, d'un être ou d'un animal, auquel il est en quelque façon associé ; des échos unissant, à travers le temps et l'espace, sa voix à d'autres ; des survivances répandues dans l'air, déposées sur les paysages. De lui j'ai hérité le goût des livres et de la marche.
    Pour l'évoquer, j'ai fait avec ce que j'avais. Je n'ai pas consulté les archives de la Grande Guerre, ou si peu. Si enquête il y a, elle porte sur l'énigme de sa présence toujours vive. Elle questionne ces appels intermittents et ténus, adressés à moi seule et que je tente de saisir à même la peau des choses, dans leur innocente nudité, leur supposée insignifiance.
    A. M.

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