Vendredi 15 février à 18h apéro littéraire avec Christian Guay-Poliquin   

 

Christian Guay Poliquin aux Traversées le 15 février à 18 h

      

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

Nous avons le plaisir de vous inviter à rencontrer Christian Guay-Poliquin, auteur du Poids de la neige, un très beau roman distingué par cinq prix prestigieux, dont le Prix France-Québec et le Prix du Gouverneur général du Canada.

Est défini par Henry Poulaille, fondateur du « Groupe des écrivains prolétariens de langue française », connu aussi sous le nom d'« école prolétarienne », comme auteur prolétarien tout auteur :

- né de parents ouvriers ou paysans

- autodidacte (ayant quitté tôt l'école pour travailler, ou à la rigueur ayant bénéficié d'une bourse - en général pour devenir instituteur dans le système primaire, « l'école des pauvres », à l'époque où deux systèmes scolaires cohabitaient)

- et qui témoigne dans ses écrits des conditions d'existence de sa classe sociale.

La littérature prolétarienne, entendue comme « des écrivains s'intéressant au prolétariat, et écrivant sur lui », ne se résume donc pas au groupe initié par Henry Poulaille dans les années 1930.

Elle s'est développée et continue son expression sous des formes diverses et hors de toute « école littéraire ».

En voici une sélection.

(DR)

Depuis 30 ans, et avec une certaine discrétion, Antoine Volodine et ses hétéronymes bâtissent une œuvre littéraire dense, multiple, magique : le post-exotisme.

Le post-exotisme est un ensemble, un édifice, plutôt qu'un courant.

Il connaît des sujets forts et récurrents : l'échec des révolutions, les utopies bafouées, un monde post-apocalyptique, la dégénérescence de l'humanité... L'humain y est blessé, diminué, mort souvent, errant entre deux états, rendu à son animalité parfois.

Les lieux sont de première importance également, d'une cellule à un camp de travail, de la Taïga au Bardo, espace indéfini où erre l'individu entre deux incarnations.

Dans cette noirceur, a priori peu d'espoir... Mais la beauté est toujours manifeste dans l’œuvre post-exotique.

Dans un souffle, dans une vision, adviennent de purs moments d'émerveillement.

C'est là que la magie opère : la langue de Volodine est de celles qui imposent leur rythme, travaillée à tel point qu'elle doit sortir de votre corps, et vous voilà lisant à haute voix d’invraisemblables confessions, des déclarations d'amours longtemps oubliées...

Ecrire l'art : Stéphane Lambert en résidence

 

 

copyright Keystone/AP/Dan Balilty

 

« Pour écrire un récit de quatre-vingt mille mots, il faut prendre environ un quart de million de décisions : non seulement concernant le développement de l'intrigue, qui vivrait ou mourrait, qui serait amoureux ou volage, qui s'enrichirait ou se ridiculiserait, quels seraient les noms, les visages, les habitudes et les occupations des personnages, la division en chapitres, le titre du livre (c'étaient là les décisions les plus simples, les plus générales), non seulement ce qu'il fallait raconter, passer sous silence, ce qui venait avant ou après, ce qu'il convenait d'exposer en détail ou par allusion (décisions faciles là aussi), mais des myriades de choix subtils s'imposaient encore, comme, par exemple, écrire bleu ou bleuté dans la troisième phrase avant la fin du paragraphe ? Ou peut-être azurée ? Azur ? Bleu foncé ? Ou bleu-gris ? (…) A moins de se contenter de quatre mots « la lumière du soir », sans la colorer de bleu-gris, d'azur cendré, etc ? » ( Une histoire d'amour et de ténèbres, Gallimard, p. 289)

Non loin de notre librairie, dans la petite rue de L'Arbalète, les éditions Caractères publient les œuvres de quelques-uns des plus grands poètes de notre temps, souvent accompagnées d'illustrations d'artistes reconnus.

« Elles s’efforcent de défendre les valeurs culturelles de l’humanité menacées par les périls de la violence, du profit et de l’ignorance. Elles tentent d’établir un dialogue entre les cultures. Dans un esprit d’accueil et de rencontre, sont organisées dans la galerie-librairie des éditions Caractères des expositions d’art, des soirées de poésie et des rencontres d’écrivains et d’artistes. »

En ce début d'année 2019, nous avons souhaité vous présenter quelques-uns des titres de leur catalogue.

 

A l'occasion de la parution d'une nouvelle traduction des œuvres de Kafka dans la Pléiade (sous la direction de Jean-Pierre Lefebvre), nous avons voulu rendre hommage à l'un des plus grands écrivains du XXe siècle.

"Aux confins du rêve insondable et du logarithme exact, roi de la langue allemande moderne et maître des mystères du temps présent, Kafka (1883-1924), le Pragois, le Juif, le plus grand romancier allemand du siècle avec Musil, hante nos châteaux, instruit nos procès, et observe nos métamorphoses avec humour et fraternité, parraine jusqu’au bout du monde la solitude et le désespoir." (J.-P. L.)

 

 

Une belle vitrine et une sélection d'ouvrages à l'occasion de l'exposition du Mahj: Sigmund Freud; du regard à l'écoute.

"Cette exposition, proposée à l’occasion des vingt ans du mahJ, est la première présentée en France sur Sigmund Freud (1856-1939). Par un ensemble de 200 pièces – peintures, dessins, gravures, ouvrages, objets et dispositifs scientifiques –, dont des œuvres majeures de Gustave Courbet (L’Origine du monde), Oskar Kokoschka, Mark Rothko ou Egon Schiele, elle jette un regard nouveau sur le cheminement intellectuel et scientifique de l’inventeur de la psychanalyse."

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